Perdre un enfant ou un proche est une épreuve très douloureuse. À la mort de son fils Ibrâhîm, le Prophète Muhammad ﷺ endura cette perte avec patience et sans se plaindre (sabr jamîl). Il fut extrêmement attristé par la mort de son enfant, alors à peine âgé d'un an et demi. Comme le rapporte Ibn Sa‘d, il versa des larmes et dit : « L'œil pleure et le cœur s'attriste, mais nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Par Dieu, Ibrâhîm, nous sommes tristes de te quitter. »
L'éclipse et la lutte contre la superstition
Le même jour, une éclipse solaire eut lieu et plusieurs personnes prétendirent qu'elle était un signe de deuil pour la mort du petit Ibrâhîm. Beaucoup voyaient alors en cette manifestation céleste un présage, et pensaient que les éclipses arrivaient au moment de la mort de personnes importantes. Mais malgré la tristesse, le Prophète ﷺ restait lucide et continuait de privilégier les enseignements de la foi et de lutter contre la superstition du temps de l'ignorance pré-islamique. Il répondit alors : « Non, le soleil et la lune sont les signes de la puissance de Dieu. Leur éclipse n'a rien à faire avec la mort d'un être humain. »



