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Ce mot, souvent traduit par calomnie revêt un sens beaucoup plus subtil car il désigne plus précisément le fait de transmettre une information que l’on a reçue sans s'être assuré de sa source et véracité.",{"data":481,"content":482,"nodeType":131},{},[483],{"data":484,"marks":485,"value":486,"nodeType":120},{},[]," ",{"data":488,"content":489,"nodeType":131},{},[490,494,499,503,507],{"data":491,"marks":492,"value":493,"nodeType":120},{},[],"‘Â’isha au cœur de cette « calomnie » fut accusée d’adultère avec le compagnon ",{"data":495,"marks":496,"value":498,"nodeType":120},{},[497],{"type":125},"S",{"data":500,"marks":501,"value":502,"nodeType":120},{},[],"afwân b. al-Mu‘a",{"data":504,"marks":505,"value":178,"nodeType":120},{},[506],{"type":125},{"data":508,"marks":509,"value":510,"nodeType":120},{},[],"al, alors même que les deux étaient connus pour leur grande piété. 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La rumeur prit une telle ampleur qu'elle alla même jusqu'à faire douter le Prophète Muhammad ﷺlorsqu'elle arriva à lui.",{"data":512,"content":513,"nodeType":131},{},[514],{"data":515,"marks":516,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":518,"content":519,"nodeType":131},{},[520,524],{"data":521,"marks":522,"value":523,"nodeType":120},{},[],"Face à la rumeur, le comportement et l’exemplarité du meilleur des êtres humains ﷺs'exprima car il ne formula ni jugement hâtif, ni ne relaya l’information à la principale concernée. Il mena son enquête et demanda conseil à ses proches quant à l’attitude à adopter. Après avoir été rassuré par ceux-ci, il rejoignit ‘Â’isha et lui dit : ",{"data":525,"marks":526,"value":528,"nodeType":120},{},[527],{"type":474},"« O ‘Â’isha ! Il m’est parvenu telle et telle chose sur ton compte ; si tu es innocente, Dieu t’innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Dieu et repens-toi, car quand le serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Dieu accepte son repentir. »",{"data":530,"content":531,"nodeType":131},{},[532],{"data":533,"marks":534,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":536,"content":537,"nodeType":131},{},[538],{"data":539,"marks":540,"value":541,"nodeType":120},{},[],"Et c'est ce même comportement face à l’information qui nous est explicitement enjoint dans le Coran :",{"data":543,"content":544,"nodeType":131},{},[545,550],{"data":546,"marks":547,"value":549,"nodeType":120},{},[548],{"type":474},"« Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » ",{"data":551,"marks":552,"value":553,"nodeType":120},{},[],"(49 : 6)",{"data":555,"content":556,"nodeType":131},{},[557],{"data":558,"marks":559,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":561,"content":562,"nodeType":131},{},[563],{"data":564,"marks":565,"value":566,"nodeType":120},{},[],"À l'époque actuelle de l'internet et de l’hyper-information, cet enseignement est plus que jamais d’actualité face à une profusion des fake news relayées par les médias et toute personne, notamment à travers les réseaux sociaux. Ces fake news peuvent réellement causer du tort à autrui et les personnes participant à les relayer ne sont à l'abri, ni de médisance ni de calomnie si l’information se révèle par la suite fausse.",{"data":568,"content":569,"nodeType":131},{},[570],{"data":571,"marks":572,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":574,"content":575,"nodeType":131},{},[576],{"data":577,"marks":578,"value":579,"nodeType":120},{},[],"C’est d’ailleurs ce que nous enseigne l'histoire de la calomnie de ‘Â’isha : après une longue épreuve durant laquelle tout le monde la calomniait, la Mère des croyants ‘Â’isha fut finalement innocentée par Dieu dans le Coran :",{"data":581,"content":582,"nodeType":131},{},[583],{"data":584,"marks":585,"value":587,"nodeType":120},{},[586],{"type":474},"« Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. À chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment. » (24 : 11)",{"data":589,"content":590,"nodeType":131},{},[591],{"data":592,"marks":593,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":595,"content":596,"nodeType":131},{},[597],{"data":598,"marks":599,"value":600,"nodeType":120},{},[],"Ces accusations étaient donc pure calomnie et Dieu, lorsqu'il dénonça les coupables à travers ce verset, nous met en garde contre de telles pratiques.",{"data":602,"content":603,"nodeType":131},{},[604,608,613],{"data":605,"marks":606,"value":607,"nodeType":120},{},[],"Nous pouvons ainsi retenir de ce récit qu'il est du devoir du croyant de se prémunir contre l'injustice du ",{"data":609,"marks":610,"value":612,"nodeType":120},{},[611],{"type":474},"’ifk, ",{"data":614,"marks":615,"value":616,"nodeType":120},{},[],"en vérifiant la véracité des informations qu'il partage. En suivant la méthodologie prophétique et par cette simple action, le croyant parera intelligemment les attaques des propagateurs du faux en se préservant et protégeant ainsi la société tout entière de leur perversion.","Quand la Mère des croyants ‘Â’isha a été la victime des fake news.",{"metadata":619,"sys":622,"fields":629},{"tags":620,"concepts":621},[],[],{"space":623,"id":625,"type":18,"createdAt":626,"updatedAt":626,"environment":627,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":624},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1aCUNnpY4wftQ89X6PDqDg","2024-06-18T09:25:52.819Z",{"sys":628},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":630,"description":29,"file":631},"IMG 2697",{"url":632,"details":633,"fileName":638,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/1aCUNnpY4wftQ89X6PDqDg/caaac7a242c8601d0128584c36596a32/IMG_2697.jpeg",{"size":634,"image":635},254681,{"width":636,"height":637},727,1046,"IMG_2697.jpeg",false,{"metadata":641,"sys":644,"fields":655},{"tags":642,"concepts":643},[],[],{"space":645,"id":647,"type":99,"createdAt":648,"updatedAt":649,"environment":650,"publishedVersion":652,"revision":432,"contentType":653,"locale":26},{"sys":646},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"94z9pKhMN10fvVaGr6cCd","2024-02-15T19:09:48.565Z","2024-02-15T19:14:22.730Z",{"sys":651},{"id":22,"type":14,"linkType":23},365,{"sys":654},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":656,"url":657,"description":658,"shortDescription":807,"preview":808,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Est-il vrai que le Prophète ﷺ a fait exécuter des centaines de personnes à la suite du siège du quartier des Banû Qurayza ?","est-il-vrai-que-le-prophete-a-fait-executer-des-centaines-de-personnes-a-la",{"data":659,"content":660,"nodeType":418},{},[661,668,675,682,689,696,703,710,717,751,758,765,772,779,786,793,800],{"data":662,"content":663,"nodeType":131},{},[664],{"data":665,"marks":666,"value":667,"nodeType":120},{},[],"En l’an 5 de l’hégire, les musulmans de Médine furent la cible d’une coalition dirigée par Quraysh et rassemblant plusieurs autres tribus qui, afin de mettre un terme à l’influence grandissante de l’islam dans la péninsule arabique et pour en finir définitivement avec le Prophète Muhammad ﷺ, formèrent une armée de dix mille combattants et assiégèrent Médine. Désavantagés par leur faible nombre, les musulmans adoptèrent une stratégie consistant à creuser un fossé barrant la principale entrée de la ville, celle située au Nord. Cette stratégie se révéla efficace puisque la bataille prit fin avec le retrait des troupes coalisées après un mois de siège.\r Durant cette bataille, connue sous le nom de bataille des Coalisés ou bataille du Fossé, l’une des principales tribus juives de Médine, les Banû Qurayza, s’allia à la coalition mecquoise ennemie, brisant ainsi le pacte d’assistance mutuelle qu’elle avait conclu auparavant avec le\r reste des tribus de Médine. Ce pacte d’assistance mutuelle était l’une des clauses de la Constitution de Médine, qui sous l’impulsion du Prophète ﷺ, avait permis d’unifier les différentes communautés médinoises.\r\n\rLe siège des Banû Qurayza, qui eut lieu immédiatement après la bataille des Coalisés en réponse à l’acte de haute trahison des Banû Qurayza, et plus particulièrement l’exécution des combattants de cette tribu, fait l’objet de discussions encore de nos jours, certains affirmant que des centaines, et même des milliers de personnes auraient été exécutées par les musulmans.\r\n\rCette étude, réalisée par les chercheurs du Centre de Recherche et d’Études de la ville de Médine, avec lequel l’Institut SIRA est partenaire, a pour objectif d’apporter une réponse à cette question du nombre de personnes ayant été exécutées, ainsi que de mettre en lumière les circonstances entourant le jugement qui fut réservé aux Banû Qurayza à la suite de cette trahison.\r\n\rEn l’an 5 de l’hégire, se déroula la bataille des Coalisés. Après un mois de siège, la coalition de dix mille combattants menée par les Mecquois leva le siège de Médine, et les différentes armées des tribus de la coalition rentrèrent chez elles sans succès. Ladite bataille des Coalisés fut immédiatement suivie par le siège du quartier des Banû Qurayza. Il s’agit d’une tribu juive de Médine qui, durant le siège de la ville, avait trahi le pacte d’assistance mutuelle qui la liait au reste des Médinois, rejoignant ainsi le camp de la coalition mecquoise.\r Notre article portera sur ce sujet, et s’intéressera plus particulièrement au bilan humain de ce siège, qui constitue un sujet de divergence pour de nombreux auteurs. Nous nous demanderons pourquoi le Prophète ﷺ a assiégé les Banû Qurayza. Combien d’hommes comptait l’armée de cette tribu ? Combien de personnes ont été tuées durant et après cette bataille ? De quelle manière ont-elles été tuées ? Par qui et où leurs corps ont-ils été ensevelis ?\r\n\r\nAvant de nous intéresser à ces questions qui constitueront le cœur de cette étude, commençons par analyser les rapports que les musulmans entretenaient avec les tribus juives de Médine. Nous étudierons ensuite la loi qui fut appliquée pour juger les combattants à l’issue de cette bataille.\r\n\r\nMUSULMANS ET JUIFSÀ MÉDINE\r\n\rQuel rapport entretenaient les musulmans et les tribus juivesà Médine ?\r\n\r\nQuand le Prophète ﷺ arriva à Médine, il posa les bases de l’État de droit qui allait constituer le ciment de la société médinoise, à travers le Pacte citoyen de Médine. L’aboutissement de cette véritable constitution écrite demanda une longue période de temps, comme le nécessite la négociation de tout traité établi entre plusieurs parties. Ces négociations commencèrent immédiatement après l’Hégire, lors du séjour du Prophète ﷺchez les Banû ‘Amr b.‘Awf à Quba’, et ne se terminèrent que peu avant la bataille de Badr, presque deux ans après l’Hégire.\r En ce qui concernait les relations entre musulmans et juifs, le traité se fonda en premier lieu sur la relation entretenue avec les juifs du clan des Banû ‘Awf, pour ensuite la définir comme matrice des relations entre les musulmans et les autres clans juifs de Médine.\r\n\rDans chacune des clauses qui traitent de cette question se répète la même expression : « À l’instar des juifs des Banû ‘Awf», suivie du nom du clan en question. Or, comme nous le disions plus haut, les Banû ‘Awf habitaient Qubâ’ et leur clan est le premier clan avec lequel le Prophète ﷺ fut en contact lors de son arrivée à Médine. Le traité commence par définir les relations entre musulmans, puis explicite les relations entre les musulmans et les juifs des Banû ‘Awf, et enfin, il adjoint les différents clans selon l’ordre dans lequel ils se sont successivement associés à la nouvelle communauté médinoise en signant le pacte. En regardant de plus près, il apparaît d’ailleurs que le document cite les Aws en premier lieu puis les Khazraj, ce qui donne peut-être une indication sur la chronologie de l’établissement de ce pacte.\r\n\r\nQuelques clauses du traité :\r\n\r- Les juifs et les croyants sont solidaires de leurs dépenses en temps de guerre.\r\n\r- Les juifs des Banû ‘Awf forment avec les croyants une communauté. Les juifs et les musulmans disposent chacun de leur propre religion, de leurs propres administrés, et de leurs personnes. Ces droits sont inaliénables si ce n’est en ce qui concerne celui qui est injuste ou fautif. Ce dernier ne nuit alors qu’à sa propre personne et qu’aux siens.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû al-Najjâr se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû al-Hârith se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû Sâ‘ida se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû Jashm se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû al-Aws se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.\r\n\r- À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû Tha‘laba se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions, si ce n’est celui qui est injuste ou fautif. Ce dernier ne nuit alors qu’à sa propre personne et qu’aux siens.\r\n\r- Les alliés du clan des Banû Tha‘laba leur sont égaux.",{"data":669,"content":670,"nodeType":131},{},[671],{"data":672,"marks":673,"value":674,"nodeType":120},{},[],"Ce traité et les clauses qui l’accompagnent sont bien connus des spécialistes. En effet, l’imam al-Shâfi‘î a affirmé qu’il ne connaissait pas un seul savant spécialisé dans la vie du Prophète ﷺ qui remette en doute l’institution par le Prophète ﷺ d’un traité avec les juifs dès son arrivée à Médine, sans qu’il ne fut imposé à ceux-ci de payer la jizya. De même, Ibn Taymiyya a dit que ce sujet était si connu parmi les savants qu’il relève du domaine de la certitude.\r Se pose alors une question : pourquoi le document ne cite-t-il pas explicitement les trois grandes tribus juives de Médine, à savoir les Banû Qaynuqa‘, les Banû al-Nadir, et les Banû Qurayza ?\r En réalité, le pacte fait référence à ces tribus de deux manières. D’abord, le document cite les juifs de manière générale, incluant par conséquent ces trois tribus. Ensuite, ces trois tribus étaient déjà alliées à des tribus membres de ce pacte, et de cette manière elles étaient rattachées à ce pacte.\r Les Banû al-Nadîr et les Banû Qurayza étaient les alliés des Aws et le document fait référence à eux à la fois de manière explicite et implicite.\r Pour ce qui est de la référence explicite, elle est contenue dans les deux clauses suivantes :",{"data":676,"content":677,"nodeType":131},{},[678],{"data":679,"marks":680,"value":681,"nodeType":120},{},[],"- « Les juifs des Banû ‘Awf forment avec les croyants une communauté. »\r\n\r- « Les juifs et les musulmans disposent chacun de leur propre religion, de leurs propres administrés et de leurs personnes [ces droits sont inaliénables]si ce n’est celui qui est injuste ou fautif. Ce dernier ne nuit alors qu’à sa propre personne et qu’aux siens. »\r\n\r\nLe document continue en citant les clans un par un, puis reprend avec une référence implicite et générale : « À l'instar des juifs des Banû ‘Awf, les juifs des Banû al-Aws se joignent à ce traité selon les mêmes dispositions.»\r Par la suite, le document mentionne explicitement les différents clans des Aws, indiquant par là que certains clans des Aws s’étaient eux-mêmes convertis au judaïsme, tandis que d’autres clans médinois juifs étaient leurs alliés ou leur devaient allégeance. Le document stipule en effet :\r\n\r« Les juifs des Aws se joignent, ainsi que leurs alliés et ceux qui leur doivent allégeance, à ce traité, avec les parfaites garanties du respect des signataires de ce traité. À cela, ils s’enga-gent dans le bien, et sans violations ni fautes. Nul fautif ne nuira si ce n’est à lui-même, et Dieu est témoin de ce traité et de ce qu’il contient de meilleur. »\r\n\rQuant aux Banû Qaynuqâ‘, ils étaient alliés aux Khazraj. Le document les cite dans plusieurs clauses successives après avoir mentionné les clans juifs des Aws. Le traité précise ainsi les clans dont est composée la tribu des Khazraj : les Banû al-Najjâr, les Banû al-Hârith, les Banû Sâ‘ida, les Banû Jashm et les Banû Tha‘laba.\r Ce pacte, aussi appelé par les spécialistes modernes de la sîra « Constitution de Médine », atteste clairement des rapports d’entente instaurés entre les musulmans et les tribus et clans juifs de Médine. Ils étaient tous, en tant qu’habitants de la ville, unis dans le cadre de l’État de droit de Médine, qu’ils se devaient tous de défendre et protéger. ",{"data":683,"content":684,"nodeType":131},{},[685],{"data":686,"marks":687,"value":688,"nodeType":120},{},[],"Quelles sont les lois appliquéesà Médine ? Les lois juives ou les lois musulmanes ?\r\n\r\nLa Constitution de Médine énonce clairement que « les juifs ont leur religion et les musulmans ont la leur ». Le Prophète ﷺ a ainsi garanti aux juifs une entière indépendance en ce qui concerne leur foi, leurs lois et leurs règlements.\r Cet aspect est un élément essentiel à la com-préhension des événements qui se déroulèrent par la suite en relation avec les tribus juives, notamment les Banû Qaynuqâ‘, les Banû al-Nadîr et les Banû Qurayza. En effet, tout litige les concernant était réglé par l’application de leurs propres lois, conformément au Pacte de Médine.\r Ce récit d’al-Bukhârî en est un exemple : « Ibn ‘Umar rapporte qu’un homme et une femme juifs ayant commis l’adultère furent amenés au Prophète ﷺ. Ce dernier demanda alors quel sort était réservé aux personnes commettant cet acte selon la religion juive. On lui répondit qu’elles devaient être “couvertes d’opprobre et bannies”. Le Prophète ﷺdemanda à\r consulter la Torah pour confirmer cette règle religieuse : “Apportez la Torah et lisez-la. Je veux savoir si ce que vous dites est vrai.” Ils apportèrent donc la Torah et, lorsque l’un des leurs se mit à lire le texte traitant du châtiment réservé à l’adultère, le Prophète ﷺremar-qua qu’il occultait une partie du texte avec sa main. Il demanda alors à l’homme de la retirer. La partie du texte que celui-ci tentait de cacher ordonnait la lapidation en châtiment de l’adultère. L’homme dit au Prophète ﷺ : “Ô Muhammad, l’adultère est sanctionné par la lapidation, mais c’est quelque chose que nous cachons.” Le châtiment fut donc appliqué, conformément à la loi de la Torah.»",{"data":690,"content":691,"nodeType":131},{},[692],{"data":693,"marks":694,"value":695,"nodeType":120},{},[],"Quelle était la loi appliquée lorsqu’il y avait un conflit entre un musulman et un juif ?\r\n\rLe Prophète ﷺs’appuyait sur les principes énoncés dans la Constitution de Médine pour interagir avec les tribus juives, en faisant preuve de bienveillance et de justice, comme l’illustrent les deux exemples suivants.\r\n\r\nLE REFUS DES DISCRIMINATIONS RELIGIEUSES\r\n\rAl-Bukhârî rapporte le hadith suivant : « Un musulman et un juif s’insultèrent. Le musulman jura alors : “Par Celui qui a préféré Muhammad au reste des êtres des mondes !” Ce à quoi, le juif répliqua :“Par Celui qui a préféré Moïse au reste des êtres des mondes !”Sur ce, le musulman leva la main et gifla le juif. Ce dernier alla trouver le Prophète ﷺ et se plaignit de l’incident. Le Prophète ﷺdit alors : “Ne me préférez pas à Moïse, car, le Jour de la Résurrection, les gens seront foudroyés et je le serai aussi, et je serai le premier à être ressuscité. Moïse sera alors bien accroché au Trône et je ne saurai s’il est de ceux qui étaient foudroyés et ont été ressuscités avant moi, ou de ceux que Dieu a épargnés.” »\r\n\r\nL’APPLICATION IMPARTIALE DE LA JUSTICE SANS DISTINCTION DE RELIGION ENTRE JUIFS ET MUSULMANS\r\n\r\nSelon l’exégète al-Tabarî, ce verset à travers lequel Dieu s’adresse au Prophète ﷺ : « Nous t’avons révélé le Coran, ce message de vérité afin que tu puisses juger entre les hommes d’après ce que Dieu t’aura enseigné. Ne prends donc jamais sur toi de défendre les scélérats ! » (4 : 105) fut révélé au sujet d’un homme médinois nommé Tu‘ma b. Ubayriq, du clan des Banû Dhifr b. al-Harith. Cet homme, un musulman, avait dérobé un bouclier appartenant à son voisin nommé Qutâda b. Nu‘mân. Afin de commettre son larcin, il avait dissimulé ce bouclier dans un sac plein de farine. Malheureusement pour lui, le sac était troué, laissant\r la farine se répandre et marquer ses pas. Quand il s’en aperçut alors qu’il était déjà arrivé chez lui, il se rendit devant la demeure d’un homme juif, connu sous le nom de Zayd b. al-Samîn, et y plaça le sac contenant le bouclier. Les propriétaires réclamèrent d’abord l’objet à Tu‘ma, après avoir suivi les traces de farine qu’il avait laissées sur son chemin. Mais il nia les faits et s’écria tout en jurant : « Je ne l’ai point vu et je ne sais rien à ce sujet !» Ils continuèrent alors leurs recherches et, guidés par les traces de farine, se dirigèrent vers la maison de l’homme juif où ils trouvèrent leur bien. Accusé à tort, l’homme rétorqua avoir obtenu l’objet des mains de Tu‘ma b. Ubayriq. Les membres du clan de Tu‘ma se rendirent chez le Prophète ﷺ pour lui faire part de l’événement. Ils lui dirent : « Si tu ne juges pas avec justice, notre compagnon [Tu‘ma] sera accusé d’être un perfide.» Le Prophète ﷺprit alors la décision de punir l’homme juif, le pensant coupable. C’est dans ce contexte que Dieu révéla le verset suivant à Son Messager ﷺ: « Nous t’avons révélé le Coran, ce message de vérité afin que tu puisses juger entre les hommes d’après ce que Dieu t’aura enseigné. Ne prends donc jamais sur toi de défendre les scélérats !» (4 : 105). À la suite de cette révélation, le juif fut publiquement innocenté et Tu‘ma fut déclaré coupable.\r\n\r\nL’APPLICATION D’UNE JUSTICE IMPARTIALE SANS DISTINCTION DE RANG OU DE STATUT SOCIAL PARMI LES JUIFS EUX-MÊMES\r\n\r\nAvant l’avènement de l’islam, les différents clans juifs de Médine et d’Arabie étaient hiérarchisés et les lois communes à tous ne s’appliquaient pas de la même manière : elles dépendaient du statut et de la tribu de chacun. Ibn ‘Abbâs rapporte ainsi : « Les Banû Qurayza et les Banû al-Nadîr étaient deux tribus juives de Médine. Les Banû al-Nadîr avaient la préséance sur les Banû Qurayza. En conséquence, si un homme des Banû Qurayza tuait un homme des Banû al-Nadîr, il était exécuté en retour, tandis que si un homme des Banû al-Nadîr tuait un homme des Banû Qurayza, il payait le prix du sang qui faisait 100 wasq de dattes.»",{"data":697,"content":698,"nodeType":131},{},[699],{"data":700,"marks":701,"value":702,"nodeType":120},{},[],"Après l’avènement du Prophète ﷺ, un homme des Banû al-Nadîr tua un homme des Banû Qurayza. Ceux-ci voulurent l’exécuter en retour, mais les Banû al-Nadîr demandèrent l’arbitrage du Prophète ﷺqui jugerait de la situation [selon la Constitution de Médine qui stipule que tout litige juridique doit être tranché par le Prophète ﷺen sa qualité de chef de l’État de Médine]. Le verset suivant fut donc révélé : « Mais si tu les juges, fais-le donc en toute équité !» (5 : 42) Or, l’équité devait se traduire, selon le contexte, par la mise en œuvre du principe « œil pour œil, dent pour dent. » Après cet événement, Dieu révéla : « Regretteraient-ils les sentences rendues au temps de la période païenne ? Mais qui donc est meilleur juge que Dieu pour un peuple qui a foi en Lui ? » (5 : 50) \rUne autre version de cet épisode est rapportée dans un autre hadith en guise de commentaire au verset suivant : «S’ils [les juifs de Médine] s’adressent à toi pour arbitrer un différend, libre à toi d’en juger ou de t’en abstenir. Si tu t’abstiens d’intervenir, ils ne sauront te nuire en aucune manière ; mais si tu les juges, fais-le en toute équité ! Dieu aime ceux qui sont équitables.» (5 : 42) Ibn ‘Abbâs explique : « Lorsqu’un homme des Banû al-Nadîr tuait un homme des Banû Qurayza, les Banû al-Nadîr ne payaient que la moitié du prix du sang, et lorsqu’un homme des Banû Qurayza tuait un homme des Banû al-Nadîr, les Banû Qurayza payaient le prix du sang entièrement. Le Prophète ﷺa alors rétabli entre eux le même prix du sang.»\r\n\r\nQUELQUES ÉLÉMENTS CONCERNANT LA BATAILLE DES COALISÉS\r\n\r\nIbn Ishâq et d’autres rapportent qu’un groupe de notables juifs de la ville de Khaybar (située à environ 200 kilomètres au nord de Médine) se rendirent à La Mecque (à 460 kilomètres au sud de Médine) pour rencontrer les Quraysh et les inciter à entrer en guerre contre l’État médinois, leur promettant en échange de\r les soutenir. Dans ce groupe étaient présents Salâm b. Abû Haqiq al-Nadri, Huyayy b. Akhtab al-Nadrî, Kinâna b. al-Rabî‘ b. Abû Haqiq al-Nadrî, Hawdha b. Qays al-Wâ’ilî, et Abû ‘Ammâr al-Wâ’ilî, tous des notables issus des tribus des Banû al-Nadîr et des Banû Wâ’il.\r Les Qurayshites leur demandèrent : « Ô juifs, vous qui êtes les premiers gens du Livre, et qui avez connaissance de ce qui nous a plongés en désaccord avec Muhammad, selon vous, notre religion est-elle meilleure que la sienne ?» Les notables juifs leur répondirent : «Votre religion est certes meilleure que la sienne, et vous êtes les premiers détenteurs de la vérité. » C’est à leur sujet que Dieu révéla ce verset : «N’as-tu pas remarqué que ceux qui ont reçu une partie des Écritures continuent à croire à la sorcellerie et aux idoles, en disant des païens qu’ils étaient sur une voie meilleure que celle des croyants ?» (4 : 51-55) Les Qurayshites se réjouirent de cette réponse, ce qui les incita à répondre favorablement à cette invitation à la guerre contre le Messager de Dieu ﷺ.\r Les juifs de Khaybar partirent, quant à eux, à la rencontre de la tribu de Ghatafân. Ils les poussèrent de la même manière à livrer bataille contre le Messager de Dieu ﷺ, leur affirmant qu’ils seraient à leurs côtés contre lui, et que les Qurayshites les suivraient également. Les Ghatafân tinrent conseil et leur répondirent favorablement.\r C’est ainsi que les Qurayshites se mirent en route avec, à leur tête, Abû Sufyân b. Harb, de même que les Ghatafân, menés par ‘Uyayna b. Husn b. Hudhayfa b. Badr du clan des Banû Fizâra, al-Hârith b. ‘Awf b. Abû Hâritha al-Murrî du clan des Banû Murra, et Mus‘ar b. Rakhîla b. Nuwayra b. Tarîf b. Sahma b. ‘Abdallâh b. Hilâl b. Khalâwa b. Ashja‘ b. Rayth b. Ghatafân.\r Lorsque le Prophète ﷺ fut informé de leurs projets, il ordonna de creuser une tranchée au nord de Médine, qui donnerait par la suite son nom à la bataille. Les musulmans avaient fini de creuser la tranchée lorsque les Qurayshites arrivèrent, forts de dix mille combat-tants avec, parmi eux, ceux qui les avaient rejoints de la tribu de Banû Kinâna et du clan de Tuhâma. Les Ghatafân et leurs alliés arrivèrent quant à eux du Najd, jusqu’à un point situé près du mont Uhud.\r\n\r\nPendant ce temps-là, le Prophète ﷺavait quitté le centre de Médine, à la tête d’une armée de trois mille musulmans afin de garder le fossé. Il établit le campement de son armée de sorte à ce que le fossé séparait celle-ci des camps ennemis, avec le mont Sal‘ situé à l’arrière de ce campement. Il ordonna de mettre les femmes et les enfants à l’abri dans des tours fortifiées à l’arrière du front, au cœur de la ville de Médine. Les coalisés tenteront de traverser le fossé pendant plusieurs semaines, mais en vain. Ils finiront par quitter Médine.\r\n\r\nLE SIÈGE DES BANÛ QURAYZA DANS LE CORAN\r\n\r\nLe siège des Banû Qurayza est causé par leur alliance avec les tribus coalisées de Quraysh et de Ghatafân qui annonce la rupture du pacte qu’ils avaient conclu avec le Messager de Dieu ﷺet les autres tribus médinoises. L’événement est relaté dans la sourate « Les Coalisés » : plusieurs versets en explicitent les raisons et les circonstances, notamment au regard de la situation des croyants, de la relation qu’ils entretenaient avec la tribu des Banû Qurayza, et du rôle qu’avaient joué ces derniers durant la bataille des Coalisés.\r\n\rDieu dit : « Ô vous qui croyez ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu à votre égard lorsque, pour vous délivrer des armées qui marchaient contre vous, Nous suscitâmes contre elles un ouragan et des troupes que vous ne pouviez voir, car rien n’échappe à la vigilance du Seigneur. Et au moment où les ennemis vinrent d’au-dessus de vous et d’en-dessous de vous, vos yeux étaient hagards d’épouvante et la frayeur vous prenait à la gorge, pendant que vous vous livriez sur Dieu à toutes sortes de conjectures. C’est là que les croyants furent mis à rude épreuve et ébranlés par une\r terrible secousse, tandis que les hypocrites et les sceptiques disaient : “Dieu et Son Prophète ne nous ont fait donc que de vaines promesses !”, et qu’au même moment certains d’entre eux s’écriaient : “Ô gens de Yathrib ! Vous n’avez plus rien à faire ici ! Retournez chez vous !”,alors que d’autres demandaient au Prophète la permission de se retirer de la bataille, en disant que leurs foyers étaient restés sans défense. Or, leurs foyers n’étaient pas en danger ; la réalité, c’est qu’ils voulaient seulement s’enfuir. Et si la ville avait été envahie en quelques points, et que les envahisseurs leur avaient de-mandé d’abjurer leur foi, ils se seraient exécutés sans hésiter longtemps à le faire. Et pourtant, ils s’étaient engagés, auparavant, devant Dieu à ne pas battre en retraite devant l’ennemi. Or, il est toujours rendu compte de tout pacte conclu avec le Seigneur. Dis-leur : “La fuite ne vous servira à rien, si vous fuyez pour ne pas mourir ou pour ne pas être tués au combat, car, de toute manière, vous ne jouirez que peu de temps de la vie.” Dis-leur aussi : “Qui peut aller contre la volonté de Dieu s’Il veut vous accabler d’un malheur ou s’Il veut vous gratifier d’une faveur ?” Aussi ne trouveront-ils en dehors de Dieu ni allié ni protecteur. Certes, Dieu connaît bien ceux d’entre eux qui sèment le défaitisme et qui disent à leurs frères : “Ralliez-vous à nous !”, sans jamais déployer eux-mêmes au combat que peu d’ardeur, par avarice à votre égard. Mais quand ils se sentent eux-mêmes en danger, tu les vois porter sur toi des regards angoissés, comme s’ils étaient à l’article de la mort. Et dès que le danger est passé, ils s’acharnent sur vous de leurs langues acérées, par cupidité pour le butin. Ces gens-là n’ont rien des vrais croyants. Aussi Dieu réduira-t-Il leurs œuvres à néant, et cela est si facile pour Lui. Ils pensent que les coalisés sont tou-jours là. Mais même si ces derniers revenaient, les hypocrites préféreraient se trouver dans le désert, parmi les nomades, et se contenter de prendre de loin de vos nouvelles. D’ailleurs, fussent-ils parmi vous, ils n’auraient fait preuve au combat que de peu d’ardeur. Vous avez, dans le Messager de Dieu, un si bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jugement dernier, et qui évoque souvent le Nom du Seigneur. Et quand les croyants virent les coalisés, ils s’écrièrent : “Voici ce que nous avaient promis Dieu et Son Prophète ! Dieu et Son Prophète ont donc dit la vérité.” Et cela n’a fait que renforcer leur foi et leur soumission. Il est parmi les croyants des hommes qui ont tenu loyalement leur engagement vis-à-vis de Dieu. Certains d’entre eux ont déjà accompli leur destin ; d’autres attendent leur tour. Mais ils n’ont jamais rien changé à leur comportement, de sorte que Dieu récompensera les hommes loyaux pour leur sincérité, et châtiera, s’Il le veut, les hypocrites ou leur pardonnera. En vérité, Dieu est Indulgent et Compatissant. Dieu a fait rebrousser chemin aux infidèles, le cœur plein de rage et sans qu’ils n’aient acquis aucun avantage. Dieu épargna ainsi le combat aux croyants, car Dieu est Fort et Puissant. Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui avaient prêté assistance aux coalisés, et a jeté l’effroi dans leurs cœurs. Vous en avez tué une partie et vous en avez capturé une autre. Dieu vous a fait ainsi hériter de leur pays, de leurs demeures, de leurs richesses et d’une terre que vos pieds n’avaient jamais foulée. La puissance de Dieu n’a point de limite. » (33 : 9 à 27)\r\n\r\nLe Coran fait référence au rôle des Banû Qurayza dans cette bataille dans la première partie du verset 10 de la sourate Les Coalisés :\r « Et au moment où les ennemis vinrent d’au-dessus de vous et d’en-dessous de vous, vos yeux étaient hagards d’épouvante et la frayeur vous prenait à la gorge, pendant que vous vous livriez sur Dieu à toutes sortes de conjectures.» (33 : 10)\r En effet, ceux « qui vinrent d’au-dessus » sont, d’après le célèbre exégète Mujâhid, les tribus coalisées menées par ‘Uyayna b. Badr et venant du Najd. Quant à ceux « qui vinrent d’en dessous», il s’agirait des Mecquois menés par Abû Sufyân, ainsi que des Banû Qurayza qui se sont alliés à eux14. Autrement dit, ceux qui « vinrent d’au-dessus de vous », sont ceux qui vinrent du haut de la vallée, dont la partie la plus haute est située à l’Est. C’est de là qu’arrivèrent ‘Awf b. Mâlik (de la tribu des Banû Nasr), ‘Uyayna b. Husn de la région de Najd, et Tulayha b. Khuwaylid al-Asdî de la tribu des Banû Asad. Quant à ceux qui « vinrent d’en-dessous de vous », il s’agit de ceux qui vinrent du cœur de la vallée à l’Ouest, par la face avant du fossé. C’est de ce côté qu’arrivèrent Abû Sufyân\r b. Harb et les Mecquois, Yazîd b. Jahsh (qui menait Quraysh), ainsi qu’Abû al-A‘war al-Salmî et Huyayy b. Akhtab des Banû al-Nadir, accompagnés de ‘Âmir b. Tufayl et des combattants de la tribu de Qurayza.\r\n\r\nPar ailleurs, le rôle des Banû Qurayza est explicitement mentionné dans un autre verset de la même sourate : « Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux[parmi]des gens du Livre qui les avaient soutenus [les Coalisés]» (33 : 26). Ce verset désigne les Banû Qurayza qui avaient soutenu les tribus coalisées de Quraysh et de Ghatafân, rompant par là le pacte conclu entre eux et le Messager de Dieu ﷺ.\r\n\r\nLA TRAHISONDES BANÛ QURAYZA\r\n\rPlusieurs récits ont été rapportés au sujet de la par-ticipation des Banû Qurayza à la bataille des Coalisés. Ils nous apprennent notamment que le pacte ne fut pas trahi d’emblée, mais après l’arrivée des tribus coalisées à Médine, et plus précisément au cours du siège que ces dernières imposèrent à la ville.\r Huyayy b. Akhtab al-Nadrî alla à la rencontre de Ka‘b b. Asad al-Qurazî qui, en tant que chef des Banû Qurayza, était responsable du pacte établi entre ceux-ci et le Prophète ﷺ. Au nom de sa tribu, il avait fait serment de paix et d’assistance mutuelle avec les musulmans et le reste des Médinois. Ka‘b ferma les portes de sa forteresse lorsqu’il apprit la venue de Huyayy et refusa d’abord de lui ouvrir malgré ses demandes répétées pour entrer. Huyayy l’appela : « Ô Ka‘b, ouvre-moi !» Ka‘b répondit : « Ô Huyayy, malheur à toi ! Tu es porteur d’un mauvais présage. J’ai établi un pacte avec Muham-mad, et je ne trahirai pas ce qu’il y a entre lui et moi, car je n’ai vu de lui que fidélité et honnêteté.» Huyayy dit : « Ouvre-moi afin que je te parle », ce que Ka‘b refusa de nouveau. Huyayy s’écria : « Par Dieu, tu ne t’enfermes que par crainte de devoir partager tes biens avec moi [l’accusant ainsi de manquer de générosité, valeur dont les tribus d’Arabie de l’époque, arabes comme juives, étaient fortement imprégnées].» Ka‘b lui ouvrit finalement la porte et Huyayy reprit : « Ô Ka‘b, je t’apporte la plus grande gloire de tous les temps et un océan de bienfaits. Je viens à toi en compagnie des chefs et des commandants de Quraysh, que j’ai amenés jusqu’au puits de Rûma, ainsi que de ceux de Ghatafân, que j’ai amenés par Nuqma près du mont Uhud. Ils m’ont promis et juré de ne quitter ce lieu que lorsqu’ils auront éradiqué Muhammad et tous ceux qui l’accompagnent. » Ka‘b b. Asad lui répondit :«Par Dieu, tu es venu à moi avec la plus grande ignominie du monde, tel un nuage vidé de son eau, jetant le tonnerre et des éclairs, mais ne portant en lui nul bienfait. Laisse Muhammad et moi à ce que nous avons conclu, car je n’ai vu de lui que sincérité et fidélité. »\r Huyayy continua de harceler Ka‘b, si bien qu’il lui fit changer d’avis, et lui promit solennellement que si Quraysh et Ghatafân n’arrivaient pas à bout de Muhammad ﷺ, il entrerait lui-même dans la forteresse des Banû Qurayza, resterait aux côtés de Ka‘b et des siens, et ferait face, à leurs côtés, à tout ce qui leur arriverait. C’est ainsi que Ka‘b rompit finalement son pacte avec le Prophète ﷺ et se parjura.\r\n\r\nLorsque le Prophète ﷺ entendit la nouvelle, il envoya Sa‘d b. Mu‘âdh, du clan des Banû al-Ashhal, et chef de la tribu des Aws, avec Sa‘d b. ‘Ubâda du clan des Banû Sâ‘ida b. Ka‘b b. al Khazraj, chef de la tribu des Khazraj, et avec eux ‘Abdallâh b. Rawâha et Khawât b. Jubayr du clan des Banû ‘Amr b. ‘Awf. Le Prophète ﷺleur dit : « Allez vérifier la rumeur qui nous est parvenue. Si elle est véridique, transmettez-moi un signal que je puisse seul reconnaître, afin de ne pas affaiblir le moral des gens. Si\r elle se révèle fausse, et qu’ils [Banû Qurayza] demeurent fidèles au pacte qui nous lie à eux, alors annoncez-le ouvertement.»\r\n\r\nLorsque les quatre hommes se rendirent chez les Banû Qurayza, ce qu’ils virent était bien pire que ce que le Prophète ﷺavait annoncé. Ces derniers proféraient des injures envers le Prophète ﷺet disaient : « Il n’y a plus de pacte entre nous et Muhammad ﷺ, ni de contrat. » Sa‘d b. ‘Ubâda, qui était dur de caractère, les insulta et ils l’insultèrent en retour. Sa‘d b. Mu‘âdh tenta alors de le tempérer en lui disant : « Ne te livre pas aux échanges injurieux avec ces gens, car ce qu’il y a entre eux et nous est bien plus grave. »\r Les deux hommes et leurs compagnons retournèrent auprès du Prophète ﷺ, le saluèrent, et lui dirent simplement : « ‘Adl et al-Qâra ». Ces deux noms faisaient référence à deux tribus qui avaient gravement trahi les musulmans. Le Prophète ﷺ déclara alors : « Dieu est le plus grand. Ô croyants, accueillez cette bonne nouvelle[que Dieu ne nous laissera pas vaincus] ». L’épreuve à venir prit toute son ampleur aux yeux des croyants, intensifiant leur crainte, alors que leurs ennemis apparaissaient de toutes parts, « de devant », comme « de derrière » eux, pour reprendre les termes du verset précédemment cité.\r Cette trahison fait état d’une attitude belliqueuse des Banû Qurayza, dont la détermination à attaquer les musulmans s’exprima par ailleurs lorsqu’ils tentèrent d’envahir le fort de Fâri‘, dans lequel s’étaient réfugiés les femmes, les enfants et les personnes âgées. C’est ainsi que fut tué l’un des leurs sur les remparts du fort À ce sujet, ‘Urwa b. al-Zubayr21a rapporté un témoignage de Safiyya bint ‘Abd al-Muttalib qui lui avait dit : « Je suis la première femme à avoir tué un homme. Tandis que j’étais dans le fort Fâri‘ de Hassân b. Thâbit, avec Hassân, auprès des femmes et des enfants, et alors que le Prophète ﷺ gardait la tranchée, je vis un homme juif[des Banû Qurayza] rôder autour du fort. Voyant qu’il nous espionnait et craignant qu’il n’informe les ennemis de notre faiblesse, je fis part de ma crainte à Hassân et lui demandai, en l’absence du Prophète ﷺ et de ses compagnons, de tuer cet homme. Hassân[qui était un poète et non un guerrier]refusa : “Que Dieu te pardonne, fille de ‘Abd al-Muttalib, je ne peux faire cela.” Ne pouvant ainsi rien attendre de lui, je pris une poutre et descendis tuer l’homme. »\r C’est certainement en raison de cette tentative d’agression contre le fort de Fâri‘, dans lequel s’étaient réfugiés des femmes et des enfants, que la trahison des Banû Qurayza fut qualifiée de « guerre » par Ibn ‘Umar dans le récit qui nous a été rapporté par al-Bukhârî : «Les Banû al-Nadîr et les Banû Qurayza nous déclarèrent la guerre une première fois. Le Prophète ﷺexila les Banû al-Nadîr qui avaient initié cette première trahison. Il donna une deuxième chance aux Banû Qurayza, jusqu’à ce qu’ils nous déclarent la guerre de nouveau. » Les épisodes que nous venons de mentionner démontrent bien que les agissements des Banû Qurayza constituaient une trahison. ",{"data":704,"content":705,"nodeType":131},{},[706],{"data":707,"marks":708,"value":709,"nodeType":120},{},[],"COMMENT LES BANÛ QURAYZA FURENT-ILS JUGÉS ?\r\n\rLa bataille du Fossé s’acheva avec la victoire du Prophète ﷺc ontre les Coalisés, qui se divisèrent après la bataille. À son retour au centre de Médine, Dieu envoya au Prophète ﷺ l’ange Gabriel, qui lui ordonna de se rendre immédiatement au quartier des Banû Qurayza.\r D’après ‘Â’isha : « Quand il rentra de la bataille du Fossé, le Messager de Dieu ﷺdéposa ses armes et se lava. L’ange Gabriel, qui avait participé à la bataille, lui apparut et lui dit : “Tu as déposé les armes alors que je ne les ai pas déposées.” Le Prophète ﷺlui demanda : “Où veux-tu aller combattre ?” L’ange Gabriel lui indiqua alors la direction du quartier des Banû Qurayza. Le Prophète ﷺs’exécuta et se dirigea vers leur quart-ier.» Ainsi fut établi un siège tout autour du village fortifié des Banû Qurayza, qui fut maintenu durant 25 nuits consécutives.\r À la suite du siège, les Banû Qurayza se rendirent, acceptant sans condition le jugement que rendrait le Prophète ﷺà leur égard. Ce fut toutefois Sa‘d b. Mu‘âdh que le Prophète ﷺchargea de rendre ce juge-ment. Sa‘d était le chef du clan des Banû ‘Abd al-Ashhal de la tribu des Aws, et l’allié des Banû Qurayza avant l’avènement de l’islam.\r\n\r\nUn texte a été rapporté par al-Bukhârî à ce sujet :\r D’après ‘Â’isha : « Sa‘d fut blessé lors de la bataille du Fossé, par Hibbân b. Qays, connu sous le nom de Hibbân b. al-‘Ariqa. Ce dernier faisait partie de Quraysh, du clan des Banû Ma‘îsb. ‘Âmir b. Lu’ayy. Le Prophète ﷺmonta alors une tente dans la mosquée afin que Sa‘d y soit soigné et resta près de lui. Le Prophète ﷺrentra ensuite, déposa ses armes et se lava. L’ange Gabriel lui apparut et lui dit : “Tu as déposé les armes alors que je ne les ai pas déposées. Va donc les affronter.” Le Prophète ﷺlui demanda : “Où veux-tu que j’aille ?” L’ange Gabriel lui indiqua alors la direction du quartier des Banû Qurayza. Le Prophète ﷺs’y rendit alors, à la suite de quoi les Banû Qurayza déclarèrent ac-cepter le jugement qu’il rendrait à leur égard. Il chargea alors Sa‘d de rendre ce jugement.»\r Sa‘d fut ainsi chargé de juger les Banû Qurayza pour leur trahison. Selon ‘Â’isha, Sa‘d déclara : « Voici mon jugement : exécutez tous les combattants[…].» Selon Abû Sa‘îd al-Khudrî, les Banû Qurayza acceptèrent d’être jugés par Sa‘d, qui se rendit auprès du Prophète ﷺ à la demande de ce dernier. Le Prophète ﷺ s’adressa alors aux membres présents des Banû Qurayza : «Levez-vous pour accueillir votre chef.» Sa‘d s’assit près du Prophète ﷺ, qui lui dit : « Ces gens ont accepté le jugement que tu rendras à leur égard.» Sa‘d déclara alors : «Voici mon jugement : exécutez tous les combattants[…]. » Le Prophète ﷺ lui répondit ensuite : «Tu as prononcé le même jugement que le Roi.»\r Ainsi, Sa‘d les jugea selon leurs propres lois et non selon celles de l’islam. Ces lois ont (notamment) pour source le Deutéronome, dans la Torah :\r\n\r« Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés31. »\r\n\r\nCOMBIEN DE PERSONNES DU CLAN DES BANÛ QURAYZA FURENT TUÉES ?\r\n\rÀ ce propos, Dieu dit dans le Coran : « Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les Coalisés] et Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs. Un groupe d’entre eux vous tuiez, et vous faisiez prisonniers un autre groupe. » (33 : 26)\r\n\r\nL’agencement des mots à la fin de ce verset n’est pas anodin. Habituellement, en langue arabe, le complément d’objet direct est placé, comme en français, après le sujet et le verbe. Pourtant, dans « un groupe d’entre eux vous tuiez», le complément d’objet direct (un groupe) est placé avant le sujet et le verbe (vous tuiez). Cette inversion est une possibilité qu’offre la langue arabe et qui serait incorrecte en français. Il s’agit d’une figure de style classique qui permet de mettre en exergue le complément d’objet direct dont il est question, et dont la finalité serait ici de souligner l’importance de ce groupe et l’attention particulière qui lui était accordée.\r Ainsi, seules les personnalités les plus importantes des Banû Qurayza - les initiateurs du conflit et les chefs des combattants - furent exécutées, et non tous les hommes de cette tribu. C’est en cela que ce groupe serait important Par conséquent, ce verset confirme les anal-yses précédemment exposées selon lesquelles seule une partie d’entre eux fut exécutée, également corroborées par les textes issus des deux compilations les plus authentiques de la tradition musulmane, celles d’al-Bukhârî et Muslim.\r\n\r\nAprès avoir ainsi établi que seule une partie des hommes des Banû Qurayza fut exécutée, est-il possible de déterminer leur nombre avec précision ?\r Les différentes versions qui furent rapportées au sujet du nombre de personnes ayant été exécutées suite au siège de Banû Qurayza et leur divergence\r. Le verset coranique n’a pas révélé cette information et, si les récits d’al-Bukhârî et Muslim relatent que ceux qui furent tués étaient les guerriers seulement, ils n’en précisent pas non plus le nombre. En revanche, plusieurs textes et traditions ont été relatés à propos de leur nombre. Néanmoins, ils ne fournissent à ce propos que des indications vagues et non une comptabilisation précise.\r\n\r\nVoici les différentes versions relatives à ce nombre : ",{"data":711,"content":712,"nodeType":131},{},[713],{"data":714,"marks":715,"value":716,"nodeType":120},{},[],"- Une première version affirme qu’ils étaient 400. Jâbir b. ‘Abdallâh a rapporté : « Sa‘d b. Mu‘âdh fut blessé par une flèche qui lui coupa la veine médiane du bras. Le Messager de Dieu ﷺcautérisa alors sa blessure. La main de Sa‘d enfla et se mit à saigner. Le Messager de Dieu ﷺla cautérisa une nouvelle fois, mais la main de Sa‘d enfla de nouveau. Constatant que son état ne s’améliorait pas, il pria : “Ô Dieu, ne prends pas mon âme avant que je ne voie la justice rendue quant à la trahison des Banû Qurayza.” Le vaisseau se compressa alors et plus aucune goutte de sang ne coula de la plaie. Par la suite, les Banû Qurayza acceptèrent d’être jugés par Sa‘d b. Mu‘âdh et le Prophète ﷺle fit venir. Sa‘d décida que leurs hommes soient exécutés, que leurs biens soient partagés, et que leurs femmes et enfants soient réduits en captivité. Le Messager de Dieu dit après avoir entendu ce jugement : “Le jugement que tu as porté était celui de Dieu.” Ils étaient alors quatre cents. Lorsque l’exécution de la sentence fut achevée,\r la veine de Sa‘d se rompit et il mourut. »\r\n\r- Dans une deuxième version, on rapporte qu’ils étaient entre 600 et 900. Selon Ibn Ishâq, six cents ou sept cents personnes ont été condamnées. La plupart des personnes qu’il a interrogées au moment où il étudiait la question lui ont dit qu’ils étaient entre huit cents et neuf cents.\r\n\r- La troisième version, celle d’Ibn ‘Abbas, dénombre 750 condamnés.\r\n\r- La quatrième version comptabilise 700 condamnés. Ibn ‘Â’idh rapporte qu’ils étaient 700 selon Qatâda. Mais son récit est relaté dans un hadith mursal, ce qui signifie que l’information ne remonte pas jusqu’au Messager de Dieu ﷺ.\r\n\r- La cinquième version recense quant à elle 40 condamnés. Ibn Zanjawayh a rapporté, selon une chaîne de transmission remontant à Ibn Shihâb al-Zuhrî : « Le Messager de Dieu ﷺ se rendit au quartier des Banû Qurayza, et les assiégea jusqu’à ce qu’ils acceptent d’être jugés par Sa‘d b. Mu‘âdh. Ce dernier condamna leurs hommes à mort, et ordonna le partage de leurs biens et la mise en captivité de leurs femmes et enfants. Quarante hommes d’entre eux furent tués. »\r\n\rEn somme, les textes divergent grandement sur ce sujet et portent à confusion.\r\n\r\nCe niveau de divergence sur les chiffres est-il habituel dans le domaine des sources de la sîra ?\r Il serait tentant d’expliquer cette divergence par un manque de rigueur dans les récits de la sîra sur les questions de pure statistique, auxquelles peu d’attention aurait été accordée, en avançant des arguments liés à la culture orale prédominante dans la société des Arabes de l’époque par rapport à la culture écrite. Toutefois, cette hypothèse est rapidement écartée devant les données chiffrées précises à disposition au sujet de nombreux autres événements. En effet, le nombre de personnes ayant participé aux épisodes les plus marquants de la sîra, comme les batailles de Badr, d’Uhud, du Fossé, ou au traité de Hudaybiya, est à chaque fois rapporté de manière précise et s’il existe quelques divergences, celles-ci restent faibles et ne remettent pas en cause, comme c’est le cas ici, l’ordre de grandeur du nombre lui-même. Par ailleurs, on constate que ces cas de divergences relatives au nombre de participants aux événements restent minoritaires.\r\n\r\nÀ titre d’exemple, il existe un consensus parmi les historiens de la sîra sur le nombre de compagnons ayant participé à la bataille de Badr, qui se situe autour de 310, et leur désaccord porte sur une différence ne dépassant pas une dizaine de combattants par rapport à ce nombre. Par ailleurs, les récits sont souvent d’une précision telle que pour certains événements, ils vont jusqu’à répertorier le nombre de montures et de boucliers utilisés, en plus du bilan chiffré et nominatif des morts dans les deux camps. Ceci est même vrai pour certains récits relatifs à des événements plus anciens, dans lesquels les participants sont énumérés nominativement, et qui font l’objet de peu de divergences d’une version à l’autre. C’est le cas par exemple pour le nombre et les noms des compagnons qui ont émigré vers l’Abyssinie, alors que cet épisode de la sîra a eu lieu bien longtemps avant la bataille de Banû Qurayza.\r Ainsi, l’ampleur du désaccord sur le nombre de condamnés parmi les Banû Qurayza contraste avec l’exactitude habituelle des récits de la sîra. Par conséquent, il est nécessaire de collecter et d’examiner très attentivement d’autres indices et preuves afin de connaître le nombre exact de morts. Cela permettra de déterminer la version la plus plausible, qui concorderait au mieux avec les faits historiques qui ont véritablement eu lieu.\r\n\r\nDeux incohérences de la thèse selon laquelle des centaines de personnes parmi les Banû Qurayza auraient été exécutées\r. ",{"data":718,"content":719,"nodeType":131},{},[720,724,729,733,738,742,747],{"data":721,"marks":722,"value":723,"nodeType":120},{},[],"Plusieurs sources se sont accordées pour dire que l’exécution du jugement n’eut pas lieu au sein des enceintes des villages fortifiés de Banû Qurayza. L’ex-écution n’eut pas non plus lieu à l’endroit du fossé qui avait été creusé pour défendre le nord de la ville durant la bataille des Coalisés. Le fossé, étant déjà creusé, aurait pourtant été un choix naturel afin de faciliter l’enterrement. De la même façon, l’exécution n’eut pas lieu à proximité du cimetière d’al-Baqî‘.\r Les différents textes dont nous disposons s’accor-dent pour dire que les condamnés furent conduits vers le centre de Médine. Ibn Ishâq rapporte : «Puis ils [les Banû Qurayza]se rendirent. Le Messager de Dieu ﷺ les emprisonna alors à Médine, dans la maison de la fille d’al-Hârith, une femme des Banû al-Najjâr.»\r Dans son ouvrage intitulé",{"data":725,"marks":726,"value":728,"nodeType":120},{},[727],{"type":474}," al-Maghâzî",{"data":730,"marks":731,"value":732,"nodeType":120},{},[],", al-Wâqidî rapporte qu’après leur défaite, les Banû Qurayza furent capturés. On les conduisit alors chez Usâma b. Zayd, tandis que les femmes et les enfants furent emmenés chez la fille d’al-Hârith. Ibn Hajar dit dans",{"data":734,"marks":735,"value":737,"nodeType":120},{},[736],{"type":474}," Fath al-Bârî",{"data":739,"marks":740,"value":741,"nodeType":120},{},[]," : « Ibn Ishâq mentionne l’emprisonnement des Banû Qurayza dans la maison de la fille d’al-Hârith. Abu al-Aswad a rapporté, en citant ‘Urwa b. al-Zubayr, qu’ils ont été emprisonnés dans la maison d’Usâma b. Zayd. Si on prend pour vraies ces deux versions, on en déduit qu’ils furent placés dans deux maisons. Cela concorde avec le récit de Jâbir rapporté par Ibn ‘Â’idh où il est dit que les Banû Qurayza furent placés dans deux maisons suite à leur capture.»\r Les récits historiques évoquent que les esclaves, les femmes et les enfants furent déplacés vers le centre de Médine. Par conséquent, à supposer que le nombre des condamnés pût véritablement se compter par centaines, les femmes et les enfants se seraient alors comptés par milliers.\r Cela conduit à constater deux incohérences majeures : aucun récit ne fait état du déplacement de centaines de condamnés vers Médine.\r\n\r\nTout d’abord, comment le déplacement de tant d’individus aurait-il pu être assuré alors que plus de 7 km les séparaient du centre de Médine ? Déplacer des milliers de personnes aurait demandé une logistique trop importante, qui aurait été décrite dans les récits que nous avons à notre disposition.\r\n\rLes lieux où les condamnés furent logés ne peuvent pas avoir accueilli des centaines de personnes\r. À l’argument cité précédemment s’ajoute une deuxième incohérence de taille. En effet, le grand traditionniste Ibn Hajar a déduit de l’ensemble des récits historiques que les captifs (combattants condamnés et civils faits prisonniers à la suite du jugement de Sa‘d) furent installés dans deux maisons seulement, celle d’Usâma b. Zayd et celle de Ramla bint al-Hârith. La demeure d’Usâma b. Zayd n’était pas connue à Médine. Par conséquent, nous ne disposons pas d’informations sur son emplacement, ni sur sa capacité d’accueil ou sur sa superficie. Ceci contraste avec la notoriété dont bénéficiaient les maisons avoisinant la mosquée du Prophète ﷺ malgré leur grand nombre. Ainsi, certaines de leurs caractéristiques telles que leur superficie, leur emplacement les unes par rapport aux autres, et leur valeur immobilière, sont connues encore aujourd’hui du fait de la multitude de textes mentionnant ces détails. La moindre spécificité caractérisant une demeure, telle que son insalubrité, ou encore le fait qu’elle ait accueilli un événement important comme un mariage, se trouve mentionnée, de même que l’on trouve de nombreuses précisions sur la superficie plus ou moins spacieuse des demeures.\r Parmi toutes les maisons que l’on trouve décrites par au moins un hadith, celle d’Usâma b. Zayd n’a jamais été évoquée. Cela signifie qu’elle était tout à fait ordinaire et n’avait aucune distinction particulière. De plus, Usâma b. Zayd était un ",{"data":743,"marks":744,"value":746,"nodeType":120},{},[745],{"type":474},"mawlâ",{"data":748,"marks":749,"value":750,"nodeType":120},{},[],", terme qui s’emploie pour désigner un esclave, un affranchi ou fils d’affranchi [son père Zayd, avait été affranchi par le Prophète ﷺ]. Par conséquent, n’appartenant pas à une classe sociale aisée, il est improbable qu’il ait possédé une vaste maison, qui aurait pu accueillir des dizaines, voire des centaines de condamnés.\r\n\rQuant à la seconde maison où furent hébergés les captifs déplacés, elle appartenait à Ramla bint al-Hârith et était destinée à accueillir les délégations étrangères venues rencontrer le Prophète ﷺ.\r La maison de Ramla se situait légèrement à l’est de la mosquée du Prophète ﷺ à une distance d’environ 200 à 300 mètres, au niveau du parc al-Rumiya qui a existé jusqu’à une époque récente.\r Le Prophète ﷺ ordonnait qu’on accueille les délégations dans la maison de Ramla et chargeait Bilâl ainsi que d’autres compagnons de veiller à ce que les invités ne manquent de rien. Or, les recherches conduites sur le nombre de délégations reçues dans cette maison montrent que la plus grande délégation que Ramla bint al-Hârith ait accueillie était celle des Banû ‘Udhra, qui comptait dix-neuf hommes. Ce lieu a également hébergé :\r\n\r- La délégation des Fuzâra, qui comptait une di-zaine d’hommes ;\r\n\r- Celle des ‘Abd al-Qays lors de leur première visite, qui comptait treize hommes ;\r\n\r- Celle des Salâmân, qui ne comptait que sept hommes ;\r\n\r- Celle des Banû Tha‘laba, qui comptait quatre hommes ;\r\n\r- Celle de Ghassân, qui comptait trois hommes.\r\n\rEn revanche, la délégation de Nakha‘, qui comptait deux cents hommes, fut hébergée dans une grande maison, connue sous le nom de : Maison des Invités (dâr al-adyâf). Toutes les grandes délégations étaient accueillies dans cette maison, qui avait une capacité d’accueil de deux cents personnes environ ; si leur nombre était supérieur, une tente était alors dressée à l’extérieur pour pouvoir recevoir tous ses membres. Ce fut le cas lors de la visite de la délégation des Thaqîf.\r Ainsi, si la maison de Ramla avait une capacité d’accueil nettement inférieure à celle de la Maison des Invités, qui elle-même ne pouvait pas accueillir plus de 200 personnes, comment la maison de Ramla et celle d’Usâma auraient-elles pu accueillir des centaines ou des milliers de condamnés ? Étant donné que l’on sait que tous les condamnés ont été hébergés dans ces deux maisons, leur nombre devait être donc bien plus faible, pour qu’ils puissent effectivement être accueillis dans des maisons de si modeste taille.\r\n\rL’étude des lieux d’hébergement des condamnés est donc un premier argument rendant irréaliste que des centaines de personnes aient été exécutées.",{"data":752,"content":753,"nodeType":131},{},[754],{"data":755,"marks":756,"value":757,"nodeType":120},{},[],"ÉTUDE DU LIEU OÙ LES COMBATTANTS DES BANÛ QURAYZA FURENT EXÉCUTÉS\r\n\r\nLes deux points précédents permettent à eux seuls de démontrer l’incohérence et le caractère irréaliste de l’hypothèse selon laquelle il y aurait eu des centaines de condamnés à mort parmi les Banû Qurayza. Nous allons à présent étudier plusieurs éléments qui nous permettrons de faire une estimation plus précise de leur nombre, et de déterminer la version la plus réaliste parmi celles qui ont été précédemment rapportées, au regard des informations dont nous disposons.\r\n\r\nLieu de l’exécution capitale et de l’inhumation",{"data":759,"content":760,"nodeType":131},{},[761],{"data":762,"marks":763,"value":764,"nodeType":120},{},[],"\r\rAfin d’identifier la version la plus réaliste concernant le nombre de tués chez les Banû Qurayza, nous allons à présent nous intéresser aux conditions de leur exécution. Al-Wâqidî rapporte que le Prophète ﷺ se rendit au marché le matin suivant l’annonce de la sentence, et ordonna de creuser une tranchée rectangulaire. Celle-ci fut creusée à un endroit du marché situé entre la maison d’Abû Jahm al-‘Adawî et les pierres à huile du marché. La tranchée commençait donc à la maison d’Abû Jahm al-‘Adawî et s’arrêtait au niveau des pierres à huile. Il est important de préciser pour la suite de ce raisonnement que le marché de Médine se terminait au niveau des pierres à huile et du tombeau du compagnon Mâlik b. Sinân.\r Nous allons à présent établir les distances entre ces deux lieux, ce qui nous permettra de connaître la longueur de la tranchée d’exécution, ce qui nous donnera une idée de l’ordre de grandeur du nombre de condamnés qui y ont été exécutés. D’autre part, connaître la distance qu’il y a entre cette tranchée et le lieu où les condamnés étaient détenus44nous permettra d’estimer le temps qu’a pris chaque exécution, sachant qu’elles n’avaient pas lieu simultanément, comme cela sera explicité par la suite.\r\n\r\nLIMITE 1 : LA MAISON D’ABÛ JAHM\r\n\rAu sujet de la maison d’Abû Jahm, d’après un hadith rapporté par Mâlik, son oncle Abû Suhayl b. Mâlik a entendu son père dire : « Nous entendions la récitation de ‘Umar b. al-Khattâb[faite à la mosquée]de la maison d’Abû Jahm qui se trouvait à al-Balât. » Or, al-Balât est un lieu proche du marché de Médine, qui existe depuis l’époque du Prophète ﷺ. Ce lieu est mentionné dans plusieurs hadiths. Al-Balât s’étend jusqu’à la limite du marché de la ville, au niveau des pierres à huile et du tombeau de Mâlik b. Sinân, c’est-à-dire du côté ouest de la mosquée du Prophète ﷺ.\r Un autre récit permet d’évaluer aisément la distance entre la mosquée et la maison d’Abû Jahm. Ismâ‘îl a rapporté, d’après Abû Suhayl, le témoignage du père de celui-ci qui avait dit avoir entendu ‘Umar b. al-Khattâb réciter le Coran durant la prière du matin [alors qu’il se trouvait au niveau de la maison d’Abû Jahm]. Isma‘îl précise : «Il y avait entre eux environ sept cents coudées.» Ainsi, quand Mâlik rapporta qu’on entendait « la récitation de ‘Umar depuis la maison d’Abû Jahm au al-Balât», c’était dans le but de souligner la force de la voix de ‘Umar, du fait de la distance éloignée entre la maison et la mosquée. Il s’avère ainsi que la maison d’Abû Jahm se situait à 700 coudées, soit environ 500 mètres à l’ouest de la mosquée du Prophète ﷺ, du côté des pierres à huile et du tombeau de Mâlik b. Sinân.",{"data":766,"content":767,"nodeType":131},{},[768],{"data":769,"marks":770,"value":771,"nodeType":120},{},[],"LIMITE 2 : LES PIERRES À HUILE ET LE TOMBEAU DE MÂLIK B. SINÂN\r\n\r\nLes pierres à huile : un lieu connu à l’époque des événements\r. Les pierres à huile ont été mentionnées dans plusieurs hadiths. ‘Umayr, l’affranchi d’Abû al-Lahm, rapporte qu’il vit le Prophète ﷺ se tenant debout à côté d’al-Zawrâ’, au niveau des pierres à huile, et implorant Dieu d’amener la pluie. Il invoquait Dieu avec les mains levées au niveau de son visage, sans qu’elles ne dépassent la hauteur de sa tête.\r\n\rEmplacement des pierres à huile\r : Yâqût a dit : « C’est un endroit où il y avait des pierres. Celles-ci furent enterrées [pour faciliter le passage] lorsqu’on fit passer la route par là. Ibn Jubayr a dit [à propos de ces pierres à huile] : “Ces pierres existent toujours et il est encore possible de les trouver. C’est en ce lieu que le Prophète ﷺ faisait la prière de la pluie.”»\r\n\rD’autre part, nous savons que le compagnon Mâlik b. Sinân a été tué durant la bataille d’Uhud et qu’il a été enterré chez les gens d’al-‘Abâ’. Ibn Zubâla ajoute à ce sujet : « Et il y avait là-bas des pierres à huile et le tombeau de Mâlik b. Sinân, qui est bien connu.» Quant aux pierres à huile, on les trouvait selon Ibn Shabba à al-Zawrâ‘ qui faisait partie intégrante du marché de Médine. Le lieu où se trouvaient les pierres à huile a été ensuite intégré à la mosquée de Mâlik b. Sinân, qui fut édifiée sur le lieu de la tombe de ce compagnon. Cette mosquée a existé jusqu’à une époque récente. Au regard de l’étude des lieux, il est impossible que des centaines de personnes aient été exécutées\r.",{"data":773,"content":774,"nodeType":131},{},[775],{"data":776,"marks":777,"value":778,"nodeType":120},{},[],"Après avoir localisé d’une part la maison d’Abû Jahm, qui indique le début de la tranchée d’exécution (située à environ 500 mètres de la mosquée, tel que vu précédemment), et d’autre part les pierres à huile (qui délimite la tranchée d’exécution), il apparaît que cette zone ne suffirait pas à enterrer plusieurs centaines de personnes, pour différentes raisons que nous allons à présent détailler.\r Le premier argument démontrant l’improbabilité que des centaines de personnes aient pu être exécutées à cet emplacement est la faible longueur de la tranchée en question. En effet, enterrer plusieurs centaines de personnes aurait nécessité une fosse plus large et plus longue. En outre, le lieu choisi est un important lieu de rassemblement, situé près des habitations. La place vient donc à manquer.\r\n\rLe deuxième argument réside dans le choix du lieu de cette exécution, qui a la particularité d’être localisé à l’extrémité du marché.\r Il semble que le Prophète ﷺ a voulu renforcer le caractère moral de cette exécution et faire un exemple des combattants qui avaient trahi le Pacte de Médine. Pour cela, il a choisi un lieu fortement fréquenté où tous pourraient être témoins du sort qui était réservé à ceux qui trahissaient ce pacte et mettaient en danger la paix et la sécurité des citoyens. La volonté de faire un exemple des combattants de Banû Qurayza apparaît également dans une autre version mentionnée dans les prochaines pages, lorsque le Prophète ﷺ répartit certains condamnés des Banû Qurayza sur des clans des tribus des Aws, leurs anciens alliés, pour qu’ils soient exécutés par ces derniers.\r Cependant, l’utilisation d’une zone située à proximité du marché pour renforcer le caractère moral de cette exécution n’aurait pas été faisable si les tués s’étaient comptés par centaines. Il aurait été en effet impossible de tous les exécuter et de les enterrer dans un lieu public. Cela aurait impliqué que des centaines de personnes aient été enterrées dans le marché et ses environs. Or, le creusement d’une grande\r tranchée d’exécution, qui aurait fait du marché une grande fosse commune avec des centaines de personnes enterrées, serait en inadéquation totale avec sa fonction première, qui est d’être le lieu principal de la vie économique. Une telle fosse aurait endommagé durablement la zone, tant sur le plan urbain que sanitaire. Cette contrainte était déjà connue à l’époque, puisqu’il existait des cimetières séparés des lieux d’habitation, à Médine comme ailleurs dans le monde. D’autre part, pourquoi creuser une nouvelle fosse alors même que le fossé utilisé pour repousser les coalisés n’avait pas encore été rebouché ? De la même manière, pourquoi une fosse aussi importante aurait-elle été creusée aux dépens du marché de la ville, cœur de la vie économique, l’endommageant durablement, alors que des étendues importantes de terrains non utilisés situées entre les différents quartiers de la ville étaient disponibles ?\r\n\rEnfin, il est important de noter que cette zone fut le théâtre d’importants travaux à une époque récente. Ces travaux ont permis d’agrandir la zone se trouvant à proximité de la mosquée du Prophète ﷺ et de construire des routes et des commerces. L’ensemble des terrains de la zone ont été creusés jusqu’à dix mètres de profondeur. Par conséquent, si les tués des Banû Qurayza s’étaient comptés par centaines, on aurait retrouvé des restes de leurs corps, comme ce fut le cas pour les diverses fosses communes que les archéologues ont pu découvrir à travers le monde. Nous avons interrogé des ouvriers et des ingénieurs ayant travaillé sur ce chantier. Ils nous ont affirmé n’avoir jamais rien trouvé de tel.\r\n\r\nL’exécution du jugement\r\n\rIntéressons-nous maintenant, plus en détail, à l’exécution du jugement rendu contre les Banû Qurayza. Plusieurs questions sont à soulever :\r Le jugement fut-il exécuté en présence du Prophète ﷺ?\r Les condamnés furent-ils tous exécutés en un même lieu ?\r Existe-t-il des traces des échanges qui eurent lieu entre le Prophète ﷺ et les condamnés ? Par qui la sentence fut-elle exécutée et à quel moment ?\r La sentence s’appliqua-t-elle à des femmes ou à des enfants, ou uniquement à des hommes ?\r\n\r\n1. LE JUGEMENT FUT-IL EXÉCUTÉ EN PRÉSENCE DU PROPHÈTE ﷺ?\r\n\rLe Prophète ﷺ assista avec plusieurs compagnons à l’exécution de la sentence. Les récits historiques rapportent même, comme nous le verrons, qu’il discuta avec certains condamnés et qu’il en gracia d’autres.\r\n\r\n2. LES CONDAMNÉS FURENT-ILS TOUS EXÉCUTÉS EN UN MÊME LIEU ?\r\n\rTous les condamnés ne furent pas exécutés au même endroit. Il apparaît qu’ils furent séparés en deux groupes. Le premier groupe fut exécuté en présence du Prophète ﷺ comme nous le verrons par la suite, dans la partie traitant des discussions qu’il eut avec certains d’entre eux. Le second groupe fut exécuté par certains clans des Aws, avec lesquels les Banû Qurayza avaient été alliés par le passé. L’exécution de la sentence pour les condamnés de ce groupe ne se fit pas en un seul lieu mais elle fut répartie entre les Aws de manière à ce que tous les quartiers principaux de la tribu soient impliqués.\r Dans son ouvrage intitulé « al-Maghâzî », al-Wâqidî aborde ce sujet :\r « Sa‘d b. ‘Ubâda et al-Hubbâb b. al-Mundhir dirent au Prophète ﷺ : “Ô Prophète ﷺ, exécuter les Banû Qurayza à l’endroit où ils signèrent leur traité répugnerait aux Aws”. Sa‘d b. Mu‘âdh (des Aws) répliqua : “Ô Prophète, les gens de bien parmi les Aws ne s’y opposeront jamais. Quant à ceux qui s’y opposeraient, que Dieu ne soit pas satisfait d’eux !” Usayd b. Hudayr intervint alors : “Ô Prophète, n’omets point un seul quartier parmi ceux des Aws dans la répartition des condamnés. Si quelqu’un s’y oppose, il sera perdant. Envoie donc le premier groupe dans mon quartier.”Le Prophète ﷺenvoya alors deux con-damnés chez les Banû ‘Abd al-Ashhal : l’un fut exécuté par Usayd b. Hudayr, et l’autre par Abû Nâ’ila. Il envoya également deux condamnés chez les Banû Hâritha,\r dont l’un fut exécuté par Abû Burda b. al-Nayyâr et Muhaysa et l’autre par Abû ‘Abs b. Jabr et Zahîr b. Râfi‘. Il envoya ensuite deux condamnés chez les Banû Zufr. À ce propos, Ya‘qûb b. Muhammad relate que selon ‘Âsim b. ‘Umar b. Qatâda, l’un des condamnés fut exécuté par Qatâda b. al-Nu‘mân et l’autre par Nadr b. al-Hârith.\r Selon ‘Âsim : “Ayyûb b. Bashîr al-Mu‘âwî a dit : ‘Deux condamnés furent envoyés chez les Banû Mu‘âwiya, l’un fut exécuté par Jabr b. ‘Atîk et l’autre par Nu‘mân b. ‘Asr, l’un de leurs alliés.’”\r D’après d’autres sources : “Le Prophète ﷺenvoya également deux condamnés chez les Banû ‘Amr b. Awf, ‘Uqba b. Zayd et son frère Wahb b. Zayd, dont l’un fut exécuté par ‘Uwaym b. Sâ‘ida et l’autre par Sâlim b. ‘Umayr.” »\r\n\rC’est ainsi que les condamnés furent répartis entre les Aws, eux-mêmes demeurant à divers endroits de Médine, afin que tous les Aws sachent ce qu’il était advenu d’eux. De cette manière, la recommandation de Usayd b. Hudayr fut réalisée : « N’omets point une seule demeure parmi celles des Aws dans la réparti-tion des condamnés. Si quelqu’un s’y oppose, il sera perdant. » Or, ces clans des Aws étaient répartis aux quatre coins de Médine. Au regard du faible nombre de condamnés qui furent envoyés à chaque clan (les récits cités font état d’un à deux condamnés par clan), le nombre total d’exécutés était donc proportionnellement faible. En effet, dans le cas contraire, si les condamnés s’étaient comptés par centaines, bien plus de condamnés auraient été attribués à chaque clan.\r\n\r\n3. EXISTE-T-IL DES TRACES DES ÉCHANGES QUI EURENT LIEU ENTRELE PROPHÈTE ﷺET LES CONDAMNÉS ?\r\n\rMême après que Sa‘d avait rendu le jugement ordonnant l’exécution des combattants de Banû Qurayza sur la base de la juridiction juive, le Prophète ﷺ instaura un dialogue avec eux dans l’espoir qu’ils expriment du regret pour leur trahison. En effet, les différentes versions montrent que les innocents et tous ceux qui se repentaient sincèrement et qui souhaitaient vivre dans un climat de paix étaient pardonnés. En témoignent plusieurs récits rapportant des échanges avec quatre condamnés : Huyayy b. Akhtab, Nubâsh b. Qays, Ghazâl b. Samû’al, et Ka‘b b. Asad.\r\n\rL’échange avec Huyayy b. Akhtab\r\n\rDans son ouvrage intitulé « al-Kabîr », al-Tabarânî rapporte de ‘Urwa les propos suivants : « Huyayy b. Akhtab fut amené pour être exécuté. Le Prophète ﷺlui demanda : “Penses-tu maintenant que Dieu t’a humilié ?” Huyayy répondit : “Tu m’as vaincu, mais je ne regrette pas ce que je t’ai fait.” Le Prophète ﷺdonna donc l’ordre de son exécution.»\r\n\rSelon la version d’al-Wâqidî, Huyayy b. Akhtab fut amené, les mains attachées près de son cou. Il portait un vêtement rouge de valeur qu’il avait mis pour son exécution, et déchiré pour que personne ne puisse l’utiliser par la suite. Le Prophète ﷺ lui dit : « Ennemi de Dieu, Dieu ne t’a-t-Il pas vaincu ? » Huyayy répondit : « Si, mais je ne regrette pas de t’avoir pris comme ennemi. J’ai cherché mon honneur là où je le devais et Dieu t’a donné la victoire. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, mais celui qui trompe Dieu est ensuite trompé. »\r\n\r\nL’échange avec Nubâsh b. Qays\r\n\rSelon le récit d’al-Waqidî, Nubâsh b. Qays fut amené. Il avait fortement tiré l’homme qui le con-duisait, à plusieurs reprises, et celui-ci avait alors frappé Nubâsh au nez, provoquant un saignement. Le Prophète ﷺdemanda à l’homme : « Pourquoi lui as-tu fait cela ? N’est-ce pas suffisant qu’il doive\r être exécuté ?» L’homme lui répondit : « Ô Messager de Dieu ﷺ, c’est lui qui m’a tiré fortement en tentant de s’enfuir.» Nubâsh b. Qays dit alors : « Il ment ô Abû al-Qâsim, et je jure par la Torah que s’il m’avait laissé, je n’aurais jamais manqué de venir là où mon peuple a été tué, pour y être tué à mon tour.» Le Prophète ﷺ ordonna alors à propos des autres détenus : « Assurez-vous de leur confort, de leur repos, donnez-leur à boire jusqu’à ce qu’ils soient rafraîchis avant leur exécution. N’ajoutez pas la chaleur du soleil à la peine de l’épée.» Ces faits se déroulaient un jour de forte chaleur.\r\n\r\nL’échange avec Ghazâl b. Samû’al\r\n\rLorsque Ghazâl b. Samû’al fut amené au Prophète ﷺ, celui-ci lui demanda : « Dieu n’a-t-il pas permis que tu sois vaincu ? » Ghazâl lui rétorqua : « Si, ô Abû al-Qâsim. » Le Prophète ﷺ donna alors l’ordre de l’exécution.\r\n\r\nL’échange avec Ka‘b b. Asad\r\n\rKa‘b b. Asad fut amené, les mains nouées au niveau du cou. Il avait un beau visage. Le Prophète ﷺ l’interpella en ces mots : « Ô Ka‘b b. Asad ?» Ka‘b lui répondit : « Oui, Abû al-Qâsim.» Le Prophète ﷺ lui dit : « Qu’avez-vous fait du conseil d’Ibn Khirâsh, qui croyait en moi ? Ne vous a-t-il pas dit de me suivre et de me saluer en son nom si vous me voyiez ?» Ka‘b répondit : « Si, et je jure par la Torah, ô Abû al-Qâsim, que si je n’avais pas craint que les juifs se moquent de moi et disent que je crains le combat, je t’aurais suivi ; mais j’ai suivi la religion juive.» Le Prophète ﷺ ordonna alors qu’il soit exécuté.",{"data":780,"content":781,"nodeType":131},{},[782],{"data":783,"marks":784,"value":785,"nodeType":120},{},[],"Ces récits attestent bien de l’existence des discussions qui furent initiées par le Prophète ﷺ. Or, les textes présentés précédemment montrent bien que la durée totale de l’ensemble des exécutions était courte. Ceci démontre une fois de plus que le nombre d’exécutés ne peut avoir atteint des centaines.\r Une autre indication corroborant cette thèse se trouve dans le récit de la discussion qui eut lieu avec al-Zubayr b. Bâtâ. Celui-ci avait été épargné par le Prophète ﷺà la demande de l’un des musulmans, qui avait intercédé en sa faveur. Al-Zubayr voulut savoir ce qui était advenu de plusieurs de ses compagnons. Lorsqu’il apprit leur exécution, il refusa d’être gracié, ne voulant pas vivre sans eux. Lorsqu’al-Zubayr mentionna les hommes de son peuple, il les cita et les décrivit un à un. Si l’exécution avait concerné tous les hommes de sa tribu, il ne se serait pas enquis du sort de certains d’entre eux en particulier, puisqu’il aurait su qu’ils étaient tous condamnés à mort. Ses questions auraient également eu moins de sens si le nombre d’exécutés avait été très important, puisqu’il lui aurait fallu men-tionner beaucoup de noms pour connaître la sen-tence des autres condamnés de sa tribu. Ses paroles semblent plutôt indiquer que les hommes exécutés représentaient une partie réduite des hommes de Banû Qurayza.\r\n\rAl-Bayhaqî et Ibn Zanjawayh rapportent les propos suivants de ‘Urwa : « Thâbit b. Qays b. Shammâs se rendit auprès du Prophète ﷺet lui dit : “Accorde-moi le pardon du juif al-Zubayr, je lui suis redevable pour son aide lors de la bataille de Bu‘âth.” Le Prophète ﷺaccorda alors à al-Zubayr sa remise en liberté. Thâbit alla à la rencontre d’al-Zubayr, et lui demanda : “Ô père de ‘Abd al-Rahmân, me recon-nais-tu ?” Al-Zubayr répondit : “Oui, comment un homme peut-il ignorer son frère ?” Thâbit lui dit : “Je veux te rendre ce que je te dois pour l’aide que tu m’as apportée le jour de la bataille de Bu‘âth.” Al-Zubayr dit : “Fais donc, l’homme digne récompense son semblable.” Thâbit répondit : “Je l’ai fait, j’ai intercédé auprès du Prophète ﷺen ta faveur et il t’a accordé la liberté.” Celui-ci objecta : “Je n’ai nulle part où aller, puisque vous avez pris ma femme et mon fils.” Thâbit\r s’absenta un moment, puis revint auprès d’al-Zubayr et lui dit : “Le Prophète ﷺ te rend ta femme et ton fils.” Al-Zubayr ajouta alors : “Ma famille et moi ne pouvons vivre sans la terre qui nous nourrit.” Thâbit consulta alors de nouveau le Prophète ﷺ, qui lui accorda ce qu’al-Zubayr souhaitait. Thâbit revint voir al-Zubayr et lui dit : “Le Prophète ﷺ ne t’a-t-il pas rendu ta famille et tes biens ? Repens-toi donc à Dieu et tu seras épargné.” Al-Zubayr s’enquit alors du sort des autres condamnés, et Thâbit lui dit : “Ils ont été exécutés. Peut-être Dieu t’a-t-Il gardé en vie pour un bien.” Al-Zubayr l’implora : “Thâbit, je te demande devant Dieu et en retour de l’aide que je t’ai rendue le jour de Bu’âth, que tu me laisses les suivre, car cette vie sans eux n’a désormais plus aucune valeur pour moi.” Thâbit rapporta la requête d’al-Zubayr au Prophète ﷺ, qui[la lui accordant]ordonna qu’al-Zubayr soit exécuté. »\r\n\rCe récit fut aussi cité par Muhammad b. Ishaq b. Yasâr, rapportant les dires d’al-Zuhrî à propos d’al-Zubayr b. Bâtâ ; ainsi que par Mûsâ b. ‘Uqba, qui mentionna qu’al-Zubayr était alors âgé et aveugle. Le récit d’al-Bayhaqî et d’Ibn Zanjawayh précise qu’al-Zubayr mentionna le nom des hommes de son peuple. Le récit d’al-Wâqidî apporte davantage de détails à ce propos : « Al-Zubayr demanda : “Ô Thâbit, qu’est devenu celui dont le visage brille comme un miroir de Chine, Ka‘b b. Asad ?” ; Thâbit l’informa de son exécution. Al-Zubayr demanda : “Qu’est devenu le seigneur de la cité et du désert, celui qui nous conduit à la guerre et qui nous nourrit, Huyayy b. Akhtab ?” ; Thabit l’informa de son exécu-tion. Al-Zubayr demanda : “Qu’est devenu le premier à soutenir et protéger les juifs à chacun de leurs déplacements, Ghazâl b. Samû’al ?” ; Thâbit l’in-forma de son exécution. Al-Zubayr demanda : “Qu’est devenu celui au cœur avisé, qui apaise toute tension et résout tout conflit, Nubâsh b. Qays ?” ; Thâbit l’informa également de son exécution. Al-Zubayr demanda : “Qu’est devenu le porteur de drapeau, Wahb b. Zayd ?” ; Thâbit l’informa de son exécution. Al-Zubayr demanda : “Qu’est devenu le protecteur des pauvres parmi les juifs, le père des orphelins et des veuves parmi les juifs, ‘Uqba b. Zayd ?” ; Thâbit l’informa de son exécution. Al-Zubayr demanda : “Que sont devenus les deux ‘Umar qui étudiaient la Torah” ; comme pour tous les compagnons qu’al-Zubayr venait de citer, Thâbit l’informa de l’exécution des deux hommes. Al-Zubayr s’écria alors : “Ô Thâbit, quel bien me resterait-il à vivre après ces hommes ? Comment puis-je retourner vivre dans une demeure où ils se trouvaient si je dois y vieillir sans eux?” »\r\n\r\n4. PAR QUI LA SENTENCE FUT-ELLE EXÉCUTÉE, ET À QUEL MOMENT ?\r\n\rLa sentence des condamnés autres que ceux qui furent mis à mort par les Aws fut mise en application par deux jeunes compagnons, ‘Alî et al-Zubayr, comme cela fut rapporté : «‘Alî et al-Zubayr exécutèrent les condamnés en présence du Prophète. » Seuls ‘Alî et al-Zubayr étaient habilités pour cela.\r L’exécution se déroula entre la période du ‘Asr (prière de l’après-midi) et la fin du crépuscule, selon les ordres du Prophète ﷺ : « En ce jour de grande chaleur, ne leur faites pas endurer à la fois la peine de la chaleur ardente du soleil et celle de l’épée.»\r\n\rSelon le calendrier hégirien, ces événements se déroulèrent entre la fin du mois de Dhû al-Qi‘da et le début du mois de Dhû al-Hijja de l’an 5 de l’hégire, ce qui correspond au mois d’avril de l’an 627 du calendrier grégorien.\r Selon les horaires des prières de Médine, au cours du mois d’avril, l’appel à la prière du ‘asr avait lieu à 15h54 et celui de la prière du maghrib à 18h38. En outre, le crépuscule prend fin environ une demi-heure après le coucher du soleil, qui coïncide avec la prière du maghrib. Ce constat soulève une incohérence non négligeable : comment deux personnes auraient-elles pu, à elles seules, exécuter des\r centaines de condamnés sur une période de temps aussi courte? Cette incohérence est d’autant plus remarquable que l’exécution d’un certain nombre de condamnés fut précédée d’une discussion avec eux. En effet, les exécutions ne se firent pas collectivement mais individuellement, comme nous l’avons vu précédemment.\r\n\rDe plus, comme nous l’avons vu précédemment, les condamnés étaient hébergés chez Usâma b. Zayd et Ramla bint al-Hârith, aux abords immédiats de la mosquée, dans le quartier des Banû al-Najjâr. Ils étaient donc séparés du lieu de l’exécution par 500 mètres environ, ce qui représente une dizaine de minutes de marche pour deux personnes dont l’une d’entre elle serait enchainée. D’autre part, les récits que nous avons précédemment exposés attestent du fait que le Prophète ﷺ a discuté avec les condamnés, pendant plusieurs minutes parfois. Chaque exécution n’a donc pas pu prendre moins d’une dizaine de minutes, dont au moins cinq, temps d’exécution inclus, où chaque condamné était seul, en présence du Prophète ﷺ, sur le lieu de l’exécution.\r En tenant compte de ces informations, il apparaît comme évident que l’exécution de plusieurs centaines de personnes aurait nécessité bien plus de temps que les trois heures (environ) qui séparent la prière du ‘asr et la fin du crépuscule.",{"data":787,"content":788,"nodeType":131},{},[789],{"data":790,"marks":791,"value":792,"nodeType":120},{},[],"5. LA SENTENCE S’APPLIQUA-T-ELLEÀ DES FEMMES OU À DES ENFANTS,OU UNIQUEMENT À DES HOMMES ?\r\n\r\nConcernant les femmes\r\n\rSeule une femme des Banû Qurayza fut condamnée. Toutefois, son exécution n’était pas fondée sur son appartenance à cette tribu, mais sur un crime qu’elle avait commis en tuant Khallâd b. Suwayd, sur lequel elle avait jeté une pierre à moudre du haut des remparts. En conséquence de cet acte, elle fut jugée pour meurtre et condamnée à mort.\r Dans son ouvrage, al-Wâqidî rapporte les détails suivants : « Une femme de la tribu des Banû al-Naḏîr nommée Nabâta était mariée à un homme des Banû Qurayza et tous deux s’aimaient. Le siège devenant de plus en plus éprouvant, elle se lamenta sur son sort et lui dit : “Tu vas me quitter [car tu seras bannie ou tué].” Son mari lui répondit : “Sur la Torah, voudrais-tu, puisque tu es une femme, jeter cette pierre à moudre sur eux, étant donné que nous n’avons encore tué aucun d’entre eux ? Même si Muhammad ﷺ découvre que nous avons commis ce meurtre, il ne te tuera pas, car il ne tue point les femmes.” En réalité, il craig-nait que sa femme ne soit capturée en cas de défaite et préférait qu’elle soit tuée pour un crime qu’elle aurait commis[Il lui mentit donc volontairement, en sachant qu’elle serait condamnée pour son crime, comme elle l’aurait été en temps de paix.]Alors que Nabâta était dans la forteresse d’al-Zubayr b. Bâtâ, elle jeta une pierre à moudre du haut de l’édifice, au pied duquel se trouvaient les musulmans, se reposant sans doute à l’ombre. Ceux-ci s’enfuirent à la vue du projectile, qui atterrit toutefois sur Khallâd b. Suwayd, qui était assoupi, et lui fendit le crâne. Les musulmans menacèrent alors les habitants de la forteresse [de représailles]. Le jour de l’exécution des condamnés, Nabâta se rendit chez ‘Â’isha, riant, et lui dit : “Les nota-bles des Banû Qurayza se font exécuter. Si tu entends quelqu’un appeler ‘Nabâta’, sache, par Dieu, qu’il s’agira de moi.” ‘Â’isha lui demanda : “Pourquoi cela ?”.\r Nabâta lui répondit :“Mon mari m’a tuée.” Elle était une jeune femme qui s’exprimait d’une belle manière. ‘Â’isha s’étonna :“Ton mari t’a tuée ? Que signifie cela ?” Nabâta lui expliqua : “Alors que j’étais dans la forteresse d’al-Zubayr b. Bâtâ, sur ordre de mon mari, j’ai jeté une pierre à moudre sur les compagnons de Muhammad ﷺ et ainsi fendu le crâne de l’un d’entre eux, qui en est mort. Je serai donc certainement exécutée pour cet acte.” Le Prophète ﷺ ordonna en effet son exécution en conséquence du meurtre qu’elle avait commis. ‘Â’isha raconte : “Je n’oublierai jamais la bonté et la bonne humeur de Nabâta malgré son exécution imminente.”»\r\n\rSi nous tenons le récit d’al-Wâqidî pour vrai, nous pouvons en déduire que les civils des Banû Qurayza, qui n’avaient pas été condamnés [puisqu’ils n’étaient pas derrière la trahison], étaient libres d’aller et venir puisque Nabâta se trouvait chez la Mère des Croyants, ‘Â’isha, et que cette dernière ne s’était pas du tout aperçue que Nabâta était condamnée à mort avant que celle-ci ne soit appelée pour être exécutée.\r\n\r\nConcernant les enfants\r\n\rAbû Dâwûd rapporte le récit de ‘Aṯiyya al-Qurazî : « Je faisais partie des Banû Qurayza et j’étais parmi les condamnés à mort. Néanmoins, seuls les adultes d’entre eux étaient exécutés. Ceux qui étaient encore impubères furent graciés. Quant à moi, j’étais encore impubère. » Ainsi, les jeunes garçons étaient graciés même s’ils avaient pris part à la bataille, comme ce fut le cas pour ‘Atiyya al-Qurazî et Rifâ‘a b. Samu’âl. ",{"data":794,"content":795,"nodeType":131},{},[796],{"data":797,"marks":798,"value":799,"nodeType":120},{},[],"CONCLUSION\r\n\r\nEn définitive, cette étude circonstanciée de chacun des détails concernant l’exécution des condamnés des Banû Qurayza conduit in fineà réfuter les récits dénombrant des centaines de condamnés. En effet, l’analyse des informations qui nous sont parvenues à ce sujet soulève plusieurs questions qui remettent profondément en question la cohérence de ces récits : si les combattants de Banû Qurayza qui furent exécutés se comptent réel-lement par centaines, où auraient-ils été hébergés ? Qui se serait occupé d’eux ? Comment auraient-ils été transportés d’un endroit à l’autre ? Combien de temps leur exécution aurait-elle pris dans les condi-tions relatées ? Combien de personnes auraient dû être sollicitées pour procéder à ces exécutions en si peu de temps ? Où auraient-ils été enterrés ? Ces questions ne trouvent aucun élément de réponse permettant d’appuyer la thèse selon laquelle les condamnés se seraient comptés par centaines. En d’autres termes, chacune des contradictions et incohérences ainsi révélées suffit à elle seule à démentir cette thèse : qu’en est-il alors lorsqu’on considère les arguments présentés dans leur totalité ?\r\n\r\nÀ ces éléments viennent s’ajouter les versets coraniques et les récits extraits des recueils authentiques d’al-Bukhârî et Muslim cités au début de cette étude. En conclusion, l’ensemble de ces données permettent de déduire que la version rapportée par Ibn Zanjawayh, selon laquelle seule une quarantaine de personnes ont été condamnées, est la plus plausible. Il s’agit de la seule version compatible avec les informations et les arguments qui ont servi à l’élaboration de cette étude, et qui reflètent eux-mêmes l’état actuel de la connaissance que l’on a aujourd’hui du siège des Banû Qurayza.\r\n\r\nCette analyse a permis de démontrer que malgré sa présence dans plusieurs livres de la sîra, la thèse estimant le nombre des con-damnés de Banû Qurayza à plusieurs centaines n’est pas soutenable lorsqu’elle est soumise à une démarche de raisonnement scientifique, étant donné le manque de fondement logique pouvant être constaté vis-à-vis des arguments qui la composent.\r\n\r\nL’Institut SIRA s’aligne sur l’avis proposé ici par les chercheurs du Centre de Recherche de Médine, qui au terme des analyses précédemment citées, tant à travers les sources textuelles et traditionnelles, que sur le plan archéologique, retient que la version rapportant le nombre de tués des Banû Qurayza la plus en adéquation avec les résultats des recherches, est celle d’une quarantaine de morts, comme le rapporte Ibn Zanjawyah.",{"data":801,"content":802,"nodeType":131},{},[803],{"data":804,"marks":805,"value":806,"nodeType":120},{},[],"\r","La polémique autour des Banu Qurayza expliquée (article de la revue Miséricorde 3).",{"metadata":809,"sys":812,"fields":819},{"tags":810,"concepts":811},[],[],{"space":813,"id":815,"type":18,"createdAt":816,"updatedAt":816,"environment":817,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":814},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2UZeEPSN8dLqQjxwomnzJu","2024-02-11T09:11:03.170Z",{"sys":818},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":820,"description":29,"file":821},"su",{"url":822,"details":823,"fileName":828,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/2UZeEPSN8dLqQjxwomnzJu/8eec8799fafe6d742376e657e360499d/su.png",{"size":824,"image":825},562979,{"width":826,"height":827},399,577,"su.png","image/png",{"metadata":831,"sys":834,"fields":844},{"tags":832,"concepts":833},[],[],{"space":835,"id":837,"type":99,"createdAt":838,"updatedAt":838,"environment":839,"publishedVersion":841,"revision":25,"contentType":842,"locale":26},{"sys":836},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7cIzEhDVk0edPqxBzN8l6","2023-03-17T16:00:09.628Z",{"sys":840},{"id":22,"type":14,"linkType":23},8,{"sys":843},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":845,"url":846,"description":847,"shortDescription":892,"preview":893},"L'importance de la miséricorde","limportance-de-la-misericorde",{"data":848,"content":849,"nodeType":418},{},[850,857,864,871,878,885],{"data":851,"content":852,"nodeType":131},{},[853],{"data":854,"marks":855,"value":856,"nodeType":120},{},[],"À travers sa vie et ses enseignements, le Prophète ﷺ nous a réellement incités à vivre cette valeur essentielle qu'est la miséricorde, comme le témoignent ses paroles :  « Ayez de la miséricorde pour ceux qui sont sur Terre. Ainsi, Celui Qui est au Ciel vous aura en Sa miséricorde. » La Sourate « Le Miséricordieux » - l’un des noms de Dieu - nous démontre que la miséricorde est une valeur fondamentale en Islam. D’autre part, Dieu interpelle dans cette sourate l’humanité et l’invite à méditer sur sa création. Dans le verset 10, Il rappelle « Quant à la Terre, Il l'a aménagée pour tous les êtres vivants. » Ce verset s’illustre dans le soin que le Prophète ﷺ a porté à l’environnement, nous incitant à en faire de même et à respecter la vie quelle qu’elle soit.",{"data":858,"content":859,"nodeType":131},{},[860],{"data":861,"marks":862,"value":863,"nodeType":120},{},[],"Comme nous avons pu l’aborder dans des précédentes publications, il est du devoir des musulmans de se porter garant du respect de son environnement.",{"data":865,"content":866,"nodeType":131},{},[867],{"data":868,"marks":869,"value":870,"nodeType":120},{},[],"Cela dit, préserver son environnement ne doit pas être une fin en soi, ni se résumer à un seul geste utilitariste, ou encore une manière de nous protéger nous-mêmes. En effet, certains voudraient se contenter de « sauver la planète » car, par la permission de Dieu, elle nous nourrit et nous abrite. Pourtant, la Terre, la faune et la flore ne sont pas à préserver pour cette seule raison. Véritablement, être  établi sur cette Terre est un droit intrinsèque que Dieu a donné à toutes ses créatures.",{"data":872,"content":873,"nodeType":131},{},[874],{"data":875,"marks":876,"value":877,"nodeType":120},{},[],"De plus, il faut garder à l’esprit que la création de Dieu est un élément important dans notre relation avec Lui. Effectivement, Dieu, le Créateur, nous invite à plusieurs reprises dans son Noble Coran à aller à sa rencontre et à la recherche de la vérité par  la contemplation et la méditation de sa Création. Toujours dans la même sourate, à la musicalité particulière, Dieu nous apostrophe dans ce sens à plusieurs reprises. Il nous demande après chaque énumération de l’un de Ses bienfaits :  « Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous renier ? »",{"data":879,"content":880,"nodeType":131},{},[881],{"data":882,"marks":883,"value":884,"nodeType":120},{},[],"De même, Abraham, Père des croyants, et Muhammad ﷺ, Sceau des prophètes, reçurent tous deux la révélation divine au cours d’un processus de méditation. Ainsi, c’est dans la contemplation de la nature qu’Abraham chercha la Vérité. De même que son descendant, Muhammad ﷺ, qui se retirait pour méditer dans la grotte de Hirâ', en marge des hommes et du monde. Ibrahim et Muhammad ﷺ ne sont-ils pas des exemples exceptionnels dans l’adoration de Dieu ? ",{"data":886,"content":887,"nodeType":131},{},[888],{"data":889,"marks":890,"value":891,"nodeType":120},{},[],"Par ailleurs, il ne faut pas se méprendre dans cette recherche et oublier que la Nature mène aussi à la science. C’est ainsi que Dieu déclare « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Dieu. » (S35V28) Dieu suggère ainsi que la recherche et l’acquisition du savoir nous rapproche de Lui. Et comme nous l’avons mentionné plus haut, cette recherche de science, de sagesse et de vérité s’acquiert aussi par la contemplation de la Création avec le cœur et l’esprit.","« Ayez de la miséricorde pour ceux qui sont sur Terre. Ainsi, Celui Qui est au Ciel vous aura en Sa miséricorde. » [Rapporté par Abû Dâwûd]",{"metadata":894,"sys":897,"fields":904},{"tags":895,"concepts":896},[],[],{"space":898,"id":900,"type":18,"createdAt":901,"updatedAt":901,"environment":902,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":899},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7MtX7CcFeqblmcN7TgMexO","2023-03-01T16:46:13.741Z",{"sys":903},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":905,"description":29,"file":906},"Rawda",{"url":907,"details":908,"fileName":912,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/7MtX7CcFeqblmcN7TgMexO/7624c7c2c1f65df221b605147414bebb/PXL_20230215_101400239.jpg",{"size":909,"image":910},3339865,{"width":60,"height":911},2268,"PXL_20230215_101400239.jpg",{"metadata":914,"sys":917,"fields":926},{"tags":915,"concepts":916},[],[],{"space":918,"id":920,"type":99,"createdAt":921,"updatedAt":921,"environment":922,"publishedVersion":841,"revision":25,"contentType":924,"locale":26},{"sys":919},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4LJa4UIiiGOtRCNsXhOw5R","2023-03-10T16:00:03.124Z",{"sys":923},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":925},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":927,"url":928,"description":929,"shortDescription":1061,"preview":1062},"Quand le Coran a innocenté un juif","quand-le-coran-a-innocente-un-juif",{"data":930,"content":931,"nodeType":418},{},[932,939,945,952,958,965,971,987,993,1000,1006,1013,1019,1026,1032,1048,1054],{"data":933,"content":934,"nodeType":131},{},[935],{"data":936,"marks":937,"value":938,"nodeType":120},{},[],"Le Coran a été révélé progressivement sur une durée totale de 23 années. Certains versets ont été dévoilés dans un contexte bien spécifique : soit  lors d’épisodes particuliers ou encore dans des circonstances bien précises. On parle alors de la cause circonstancielle de la révélation. ",{"data":940,"content":941,"nodeType":131},{},[942],{"data":943,"marks":944,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":946,"content":947,"nodeType":131},{},[948],{"data":949,"marks":950,"value":951,"nodeType":120},{},[],"Ainsi, diverses situations ont été à l’origine de la révélation d’un ou de plusieurs versets. Mais saviez-vous que des versets avaient été révélés pour rétablir la justice et innocenter un juif médinois accusé à tort d’un vol qu’il n’avait pas commis ?",{"data":953,"content":954,"nodeType":131},{},[955],{"data":956,"marks":957,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":959,"content":960,"nodeType":131},{},[961],{"data":962,"marks":963,"value":964,"nodeType":120},{},[],"Dieu dit dans le Coran, s’adressant au Prophète ﷺ: « Nous t’avons révélé le Coran, ce Message de vérité, afin que tu puisses juger entre les hommes d’après ce que Dieu t’aura enseigné. Ne prends donc jamais sur toi de défendre les scélérats ! » (4 : 105)",{"data":966,"content":967,"nodeType":131},{},[968],{"data":969,"marks":970,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":972,"content":973,"nodeType":131},{},[974,978,983],{"data":975,"marks":976,"value":977,"nodeType":120},{},[],"Selon l’exégète al-Tabarî, ce verset a été révélé au sujet d'un homme médinois nommé Tu‘ma b. 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Le voleur, ayant commis son larcin de nuit, négligea ce détail et ne se rendit pas compte que de la farine continuait de tomber du bouclier, marquant ainsi ses pas.",{"data":988,"content":989,"nodeType":131},{},[990],{"data":991,"marks":992,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":994,"content":995,"nodeType":131},{},[996],{"data":997,"marks":998,"value":999,"nodeType":120},{},[],"Après être arrivé chez lui, craignant avoir été vu, il prit ce bouclier et alla demander à son voisin juif, Zayd b. al-Samîn, s’il pouvait le lui confier temporairement et le déposer chez lui.",{"data":1001,"content":1002,"nodeType":131},{},[1003],{"data":1004,"marks":1005,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1007,"content":1008,"nodeType":131},{},[1009],{"data":1010,"marks":1011,"value":1012,"nodeType":120},{},[],"Au matin, le propriétaire du bouclier se rendit compte que celui-ci avait été volé. Après avoir aperçu les traces de farine laissées la veille, il les suivit, ce qui le mena chez Tu‘ma. Interrogé, celui-ci nia catégoriquement avoir vu ce bouclier. Il s’écria : « Je ne l'ai point vu et je ne sais rien à ce sujet ! »",{"data":1014,"content":1015,"nodeType":131},{},[1016],{"data":1017,"marks":1018,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1020,"content":1021,"nodeType":131},{},[1022],{"data":1023,"marks":1024,"value":1025,"nodeType":120},{},[],"Le propriétaire continua donc de suivre le liseré de farine, qui le mena cette fois-ci jusque chez le voisin juif, chez qui il trouva effectivement le bien volé. L’homme innocent se défendit en expliquant que ce bouclier lui avait été confié par Tu‘ma b. Ubayriq. Celui-ci, plein d’hypocrisie, nia catégoriquement les faits et ne présenta aucun scrupule à ce qu'un innocent soit sur le point d'être  accusé du vol qu’il avait lui-même commis.",{"data":1027,"content":1028,"nodeType":131},{},[1029],{"data":1030,"marks":1031,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1033,"content":1034,"nodeType":131},{},[1035,1039,1044],{"data":1036,"marks":1037,"value":1038,"nodeType":120},{},[],"Les membres du clan des Banû ",{"data":1040,"marks":1041,"value":1043,"nodeType":120},{},[1042],{"type":125},"Dh",{"data":1045,"marks":1046,"value":1047,"nodeType":120},{},[],"ifr se rendirent alors chez le Prophète ﷺ, ultime arbitre lors de litiges, conformément au texte du Pacte de Médine. Ils lui exposèrent la situation, souhaitant aboutir à une peine juste et conforme aux lois de Dieu. Convaincus de l’innocence de Tu‘ma, ils dirent au Prophète ﷺ « Si tu ne juges pas avec justice, notre compagnon [Tu‘ma] sera alors désigné comme coupable. » ",{"data":1049,"content":1050,"nodeType":131},{},[1051],{"data":1052,"marks":1053,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1055,"content":1056,"nodeType":131},{},[1057],{"data":1058,"marks":1059,"value":1060,"nodeType":120},{},[],"Face aux éléments de preuve apparents, le Prophète ﷺ avait pour intention de punir l'homme juif, quand Dieu révéla douze versets qui vinrent innocenter cet homme et rétablir ainsi la justice.","Saviez-vous que des versets ont été révélés pour innocenter un juif ?",{"metadata":1063,"sys":1066,"fields":1073},{"tags":1064,"concepts":1065},[],[],{"space":1067,"id":1069,"type":18,"createdAt":1070,"updatedAt":1070,"environment":1071,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":1068},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3BI7NeLRimjhQneoopvunf","2023-03-01T16:40:51.651Z",{"sys":1072},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":1074,"description":29,"file":1075},"Médine en 1881",{"url":1076,"details":1077,"fileName":1082,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/3BI7NeLRimjhQneoopvunf/b97b7e911ade6c5f91dd99e5c034f360/1881.jpg",{"size":1078,"image":1079},508067,{"width":1080,"height":1081},2048,1473,"1881.jpg",{"metadata":1084,"sys":1087,"fields":1097},{"tags":1085,"concepts":1086},[],[],{"space":1088,"id":1090,"type":99,"createdAt":1091,"updatedAt":1091,"environment":1092,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":1095,"locale":26},{"sys":1089},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"10AF4v1fCeBZhC3C7p1BoI","2023-03-03T16:00:08.526Z",{"sys":1093},{"id":22,"type":14,"linkType":23},9,{"sys":1096},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1098,"url":1099,"description":1100,"shortDescription":1117,"preview":1118},"Extrait Miséricorde 2 - « Sortir de l'esclavage : les mécanismes que la révélation met en place »","extrait-misericorde-2-sortir-de-lesclavage-les-mecanismes-que-la-revelation",{"data":1101,"content":1102,"nodeType":418},{},[1103,1110],{"data":1104,"content":1105,"nodeType":131},{},[1106],{"data":1107,"marks":1108,"value":1109,"nodeType":120},{},[],"« Dans la société médinoise que le Prophète ﷺ construit, les esclaves sont intégrés à la vie sociale, politique et spirituelle de la cité. De plus, ils étaient considérés comme les égaux à la fois de leur maître, mais également de leur concitoyens. Le Prophète ﷺ applique cette égalité dans toutes les sphères de la société.",{"data":1111,"content":1112,"nodeType":131},{},[1113],{"data":1114,"marks":1115,"value":1116,"nodeType":120},{},[],"Tout d’abord, le vocabulaire change. Ainsi le Prophète ﷺ a ordonné : « Qu'aucun de vous ne dise ‘ mon esclave ’, car vous êtes tous les esclaves de Dieu [...] Qu'il dise mon serviteur ou ma servante, mon garçon ou ma fille. » Ce changement de vocabulaire entraîne un changement de regard envers les esclaves. En effet, il y avait initialement une différence fondamentale de statut entre les serviteurs et les esclaves, que le Prophète ﷺ voulait effacer, afin d’élever la condition sociale des esclaves, et briser par-là une part importante de l’attitude hiérarchique et hautaine dont la société faisait preuve envers les esclaves, considérés avant l’islam comme des objets. A travers cette évolution du langage, le Prophète ﷺ habitua les maîtres à l’évolution essentielle qu’il avait mis en place : le maître ne possédait plus l’être humain, mais seulement la force de travail de la personne. »","Une réforme totale qui passe par le changement de vocabulaire",{"metadata":1119,"sys":1122,"fields":1129},{"tags":1120,"concepts":1121},[],[],{"space":1123,"id":1125,"type":18,"createdAt":1126,"updatedAt":1126,"environment":1127,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":1124},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"6Y5rc8mQV8yC2AKc2RXSKC","2023-03-01T16:29:51.006Z",{"sys":1128},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":1130,"description":29,"file":1131},"Palmier",{"url":1132,"details":1133,"fileName":1138,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/6Y5rc8mQV8yC2AKc2RXSKC/2f4a03e3f480d6c0fb6bd8bf0275265b/blue-blue-sky-bright-925682.jpg",{"size":1134,"image":1135},2122091,{"width":1136,"height":1137},5184,3456,"blue-blue-sky-bright-925682.jpg",{"metadata":1140,"sys":1143,"fields":1152},{"tags":1141,"concepts":1142},[],[],{"space":1144,"id":1146,"type":99,"createdAt":1147,"updatedAt":1147,"environment":1148,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":1150,"locale":26},{"sys":1145},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1RchGXiVJzmMjziHLhP4G6","2023-03-01T16:24:23.945Z",{"sys":1149},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":1151},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1153,"url":1154,"description":1155,"shortDescription":1186,"preview":1187},"Puits de Salmân","puits-de-salman",{"data":1156,"content":1157,"nodeType":418},{},[1158,1165,1172,1179],{"data":1159,"content":1160,"nodeType":131},{},[1161],{"data":1162,"marks":1163,"value":1164,"nodeType":120},{},[],"Les émigrés (Muhâjirîn), aussi bien que les auxiliaires (Ansâr), considéraient Salmân comme faisant partie de chacun de leur groupe jusqu’à ce que le Prophète ﷺ dise : « Salmân fait partie de ma famille ».",{"data":1166,"content":1167,"nodeType":131},{},[1168],{"data":1169,"marks":1170,"value":1171,"nodeType":120},{},[],"Salmân le Perse était esclave lorsque le Prophète ﷺ lui demanda de se racheter auprès de son maître. Cependant, ce dernier lui demanda plus d’un kilo d’or (40 onces plus exactement) et plus de trois cents pousses de palmiers qui donnent des dattes (sachant que toutes les pousses ne donnent pas forcément de dattes). Le Prophète ﷺ demanda alors à ses compagnons d’aider Salmân à racheter sa liberté. Ensuite, il accompagna Salmân à la plantation, dans le quartier de Ma‘âly près de Qubâ’ au Sud de Médine, où il travaillait et planta lui-même trois cents pousses avec l’aide de celui-ci. Il arrosa ces pousses de l’eau du puits duquel il fit ses ablutions et il accomplit une prière. Lorsque les trois cents pousses germèrent, Salmân recouvrit sa liberté.",{"data":1173,"content":1174,"nodeType":131},{},[1175],{"data":1176,"marks":1177,"value":1178,"nodeType":120},{},[],"À travers cet épisode, le Prophète ﷺ traduit l’une de ses paroles en action : « Si la fin du monde venait à survenir alors que l'un d'entre vous tenait dans sa main une plante, alors s'il peut la planter avant la fin du monde, qu'il le fasse ! » .",{"data":1180,"content":1181,"nodeType":131},{},[1182],{"data":1183,"marks":1184,"value":1185,"nodeType":120},{},[],"En effet, s’il a planté ces trois cents pousses, ce n’est pas uniquement pour aider Salmân, mais également parce qu’à « chaque fois qu’un musulman plante un arbre ou sème une graine, il aura à son actif comme aumône tout ce qui aura été mangé du produit de cette plante par un oiseau, un homme ou un quadrupède. » Le Prophète ﷺ avait ainsi à coeur la préservation de la nature, de notre environnement, des créatures de Dieu et a fortiori de notre planète.","Saviez-vous que le Prophète ﷺ  a planté des arbres pour faire libérer son compagnon esclave ?",{"metadata":1188,"sys":1191,"fields":1198},{"tags":1189,"concepts":1190},[],[],{"space":1192,"id":1194,"type":18,"createdAt":1195,"updatedAt":1195,"environment":1196,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":1193},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2K8pQenO0HLNXhDdTVFHOY","2023-03-01T16:24:16.394Z",{"sys":1197},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":1153,"description":29,"file":1199},{"url":1200,"details":1201,"fileName":1206,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/2K8pQenO0HLNXhDdTVFHOY/7305046ed11c3ba0fd0068646afee07c/2022-10-05.jpg",{"size":1202,"image":1203},736269,{"width":1204,"height":1205},1284,889,"2022-10-05.jpg",{"metadata":1208,"sys":1211,"fields":1221},{"tags":1209,"concepts":1210},[],[],{"space":1212,"id":1214,"type":99,"createdAt":1215,"updatedAt":1215,"environment":1216,"publishedVersion":1218,"revision":25,"contentType":1219,"locale":26},{"sys":1213},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3GvLslCPPOZwZquvrYJAMT","2022-10-24T08:38:23.141Z",{"sys":1217},{"id":22,"type":14,"linkType":23},45,{"sys":1220},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1222,"url":1223,"description":1224,"shortDescription":1524,"preview":1525},"Le Mawlid","le-mawlid",{"data":1225,"content":1226,"nodeType":418},{},[1227,1234,1240,1247,1272,1279,1286,1310,1317,1323,1330,1336,1352,1359,1375,1391,1407,1413,1419,1426,1433,1440,1466,1473,1480,1487,1494,1501,1517],{"data":1228,"content":1229,"nodeType":131},{},[1230],{"data":1231,"marks":1232,"value":1233,"nodeType":120},{},[],"Depuis plusieurs jours, nous sommes dans le mois de Rabî‘ al-Awwal, celui que Dieu a choisi pour faire naître le plus noble des êtres humains, la meilleure des créatures, le Prophète Muhammad ﷺ. À cette occasion, nous commémorons sa naissance ainsi que les autres événements ayant eu lieu durant ce mois. En effet, c’est le mois où le Messager de Dieu ﷺ a reçu la révélation (selon beaucoup d’historiens), celui où il a fait l’Hégire, mais également celui où il est décédé, retournant ainsi à son Seigneur. Cette commémoration, suivie par des centaines de millions de musulmans, est nommée plus communément le Mawlid, en référence au plus joyeux de ces événements : la naissance du Messager de Dieu ﷺ.",{"data":1235,"content":1236,"nodeType":131},{},[1237],{"data":1238,"marks":1239,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1241,"content":1242,"nodeType":131},{},[1243],{"data":1244,"marks":1245,"value":1246,"nodeType":120},{},[],"Qu’est-ce que le Mawlid ?",{"data":1248,"content":1249,"nodeType":131},{},[1250,1254,1259,1263,1268],{"data":1251,"marks":1252,"value":1253,"nodeType":120},{},[]," Dans les milieux savants, la tradition quant à la célébration du Mawlid consiste en la lecture d’une œuvre portant sur la vie du Prophète ﷺ. Depuis les premiers siècles de l’islam,  certains savants se regroupent dans la maison où le Prophète ﷺ est né à La Mecque, et lisent des livres décrivant les traits de caractères du Prophète ﷺ  (ou ",{"data":1255,"marks":1256,"value":1258,"nodeType":120},{},[1257],{"type":474},"shamâ’il)",{"data":1260,"marks":1261,"value":1262,"nodeType":120},{},[],". Des chaînes de transmission ainsi que des rapports des",{"data":1264,"marks":1265,"value":1267,"nodeType":120},{},[1266],{"type":474}," majâlis (tibâq al-samâ‘",{"data":1269,"marks":1270,"value":1271,"nodeType":120},{},[],") attestent ce fait.",{"data":1273,"content":1274,"nodeType":131},{},[1275],{"data":1276,"marks":1277,"value":1278,"nodeType":120},{},[]," En effet, depuis les premiers temps de l’Islam, la maison de naissance du Prophète  ﷺ est un lieu où certains pieux se rendent pour prier individuellement. A ce sujet, il est connu qu’al-Khayzurân (m. 785), la mère du calife abbasside Hârûn al-Rashîd, s’est approprié la maison natale du Prophète ﷺ  dans ce but. ",{"data":1280,"content":1281,"nodeType":131},{},[1282],{"data":1283,"marks":1284,"value":1285,"nodeType":120},{},[]," Toutes sortes de rédactions scientifiques dédiées à la vie du Prophète ﷺ sont apparues avec le temps, notamment les poésies ou proses stylistiques, retraçant sa vie et destinées à la mémorisation auprès du public. Quelques axes essentiels constituent le plan commun de ces œuvres : la présentation de la famille du Prophète ﷺ avant sa naissance, la description de sa naissance et les événements miraculeux qui auraient eu lieu à ce moment, la présentation succincte de sa vie personnelle, la description de son caractère, la description de son physique (corporel et vestimentaire) et la présentation de sa lignée généalogique. Ces livres, intitulés livres de Mawlid, forment toute une littérature dans la science de l’étude de la vie du Prophète ﷺ.",{"data":1287,"content":1288,"nodeType":131},{},[1289,1293,1298,1302,1306],{"data":1290,"marks":1291,"value":1292,"nodeType":120},{},[]," Il est rapporté que les ",{"data":1294,"marks":1295,"value":1297,"nodeType":120},{},[1296],{"type":474},"majâlis",{"data":1299,"marks":1300,"value":1301,"nodeType":120},{},[]," (assises) scientifiques publiques de Mawlid sont des ",{"data":1303,"marks":1304,"value":1297,"nodeType":120},{},[1305],{"type":474},{"data":1307,"marks":1308,"value":1309,"nodeType":120},{},[]," de sciences et de belles lettres. De nombreux musulmans de tous types y assistent afin d’apprendre les détails de la vie du Bien-aimé ﷺ et les convenances des savants. C’est ainsi que les anciennes générations, notamment dans les capitales scientifiques du monde musulman,  se transmettaient  les détails de la vie du Prophète ﷺ, afin d’accroître et renforcer leur amour pour lui. ",{"data":1311,"content":1312,"nodeType":131},{},[1313],{"data":1314,"marks":1315,"value":1316,"nodeType":120},{},[]," Malheureusement, certains musulmans ont développé des dérives qu’ils pratiquent à l’occasion de cet événement, dérives que nous n’approuvons évidemment pas.  L'amour du Prophète ﷺ ne doit jamais devenir une quelconque adoration. Entre l’ignorance totale du Mawlid et les dérives apparentes, nous prenons une position médiane, enseignée par les savants sunnites depuis des siècles. Celle-ci se traduit par des assemblées scientifiques et pédagogiques pour transmettre les enseignements du Prophète ﷺ à tous.",{"data":1318,"content":1319,"nodeType":131},{},[1320],{"data":1321,"marks":1322,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1324,"content":1325,"nodeType":131},{},[1326],{"data":1327,"marks":1328,"value":1329,"nodeType":120},{},[],"Quelle est l’origine du Mawlid ?",{"data":1331,"content":1332,"nodeType":131},{},[1333],{"data":1334,"marks":1335,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1337,"content":1338,"nodeType":131},{},[1339,1343,1348],{"data":1340,"marks":1341,"value":1342,"nodeType":120},{},[],"Le cheikh ‘Abd al-Ḥayy al-Kattānī (m.1962), grand savant du hadith marocain, a publié un livre nommé ",{"data":1344,"marks":1345,"value":1347,"nodeType":120},{},[1346],{"type":474},"al-Ta’âlîf al-mawlidiyya",{"data":1349,"marks":1350,"value":1351,"nodeType":120},{},[]," où il répertorie les rédactions des livres de Mawlid. Selon ses consultations, la plus ancienne œuvre de Mawlid vient de l'imam al-Shaybâni (m. 900) aussi connu sous le nom d’Ibn Abi ‘Âsim, qui est un érudit irakien particulièrement connu pour son travail dans le domaine de la science du hadith. Malheureusement, son œuvre est aujourd’hui perdue.",{"data":1353,"content":1354,"nodeType":131},{},[1355],{"data":1356,"marks":1357,"value":1358,"nodeType":120},{},[],"Cependant, la tradition de célébrer officiellement la naissance du Prophète ﷺ n’existait pas. Ce n’est qu’au XIIe siècle de l’ère chrétienne que le Mawlid s’instaure comme commémoration collective à La Mecque, distincte des commémorations intimes déjà existantes. Cette transition du secteur privé au secteur public s’explique par divers facteurs : l’augmentation des conversions à l’islam et l’urbanisation rapide développée dans l’empire islamique, en particulier à partir du IXe siècle. Les changements sociaux progressifs qui ont été signalés ont entraîné, avec le temps, une augmentation notable du nombre de visiteurs qui se rendaient à la maison du Prophète ﷺ, ouverte au public toute la journée. Les savants de cette époque ont longuement débattu de l’apparition de cette commémoration, mais finalement,  la majorité d’entre eux a retenu qu’elle est une innovation juridiquement défendable, car ils considèrent qu’elle appartient à la catégorie des innovations jugées louables. En effet, ceux-ci y voyaient notamment un moyen de contrer et  d’éradiquer des innovations plus graves qui commençaient à se démocratiser chez les musulmans, comme la célébration de la naissance de Jésus ou d’autres fêtes chrétiennes.",{"data":1360,"content":1361,"nodeType":131},{},[1362,1366,1371],{"data":1363,"marks":1364,"value":1365,"nodeType":120},{},[]," Historiquement, il est établi que des célébrations du Mawlid existent déjà sous le règne de l'Émir de Damas et d'Alep, Nûr al-Dïn Mahmûd Zenki — ",{"data":1367,"marks":1368,"value":1370,"nodeType":120},{},[1369],{"type":474},"al-Malik al-'Âdil",{"data":1372,"marks":1373,"value":1374,"nodeType":120},{},[]," — (m. 1174), connu pour être le prédécesseur de Saladin. Il existe aussi des commémorations dans divers endroits de Syrie et d’Irak comme à Mossoul et Irbil entre 1150 et 1200. C'est d’ailleurs à Irbil, sous le règne d'al-Malik al-Muzaffar al-Dîn Kôkbûrî, vassal de Saladin,  qui accède au pouvoir en 1190, que le Mawlid s'uniformise sous les traits sunnites, se distinguant ainsi du Mawlid instauré à la même époque en Egypte par les Fatimides, une dynastie chiite. Quand les Ayyûbides prennent le pouvoir aux Fatimides, ils célèbrent à leur tour le Mawlid à la cour du Caire. Cette commémoration sunnite est à la fois une cérémonie officielle dont l'étiquette est réglée par le prince, et une fête populaire qui attire les visiteurs de plusieurs villes comme Mossoul, Nisâbîn, Bagdad, etc. C’est le prince qui l'organise avec l'appui des cercles mystiques locaux. Ce qui explique peut-être que le premier manuscrit parlant du Mawlid qui nous est parvenu vient du grand savant hanbalite ‘Abd al-Qâdir al-Jilâni, qui a vécu la majorité de sa vie à Bagdad (m.1166). ",{"data":1376,"content":1377,"nodeType":131},{},[1378,1382,1387],{"data":1379,"marks":1380,"value":1381,"nodeType":120},{},[]," Finalement, le Mawlid se propage très vite dans l'Occident musulman. On retrouve le deuxième manuscrit parlant du Mawlid ",{"data":1383,"marks":1384,"value":1386,"nodeType":120},{},[1385],{"type":474},"al-Durru al-munaẓẓam fi al-mawlidi al-mu‘aẓẓam",{"data":1388,"marks":1389,"value":1390,"nodeType":120},{},[]," sous la plume du savant malikite ‘Abû  al-‘Abbās al-‘Azafī de Ceuta (m. 1235). L’auteur est confronté à une problématique spécifique de son temps:  la célébration des fêtes chrétiennes de Noël (al-Mīlād), le Nouvel an (Yinnīr) et Saint-Jean (d’al-‘Anṣarah), par les Andalous et les gens de Ceuta, ce qu’il désapprouve fortement. En effet, l’institution de telles célébrations chez les musulmans peut pousser à de nombreuses dérives. Il écrit donc ce livre afin de consolider la pratique du Mawlid an-Nabawī. Son ouvrage  a une influence importante dans le Maghreb et l’Andalousie, légitimant et renforçant ainsi cette commémoration ancrée dans l’histoire des musulmans et le souvenir du Prophète Muhammad  ﷺ.",{"data":1392,"content":1393,"nodeType":131},{},[1394,1398,1403],{"data":1395,"marks":1396,"value":1397,"nodeType":120},{},[],"\nUn siècle plus tard, le grand savant andalou malikite Ibn Abbad de Ronda (m. 1390) appuit cette initiative dans son ouvrage ",{"data":1399,"marks":1400,"value":1402,"nodeType":120},{},[1401],{"type":474},"Rasâ’il al-kubrâ",{"data":1404,"marks":1405,"value":1406,"nodeType":120},{},[]," où il donne une fatwa célèbre. Cette dernière est la plus importante de l’époque à ce sujet et est reprise de nombreuses fois, y compris dans le commentaire du Mukhtasar de Khalîl (œuvre maîtresse de l’école de droit malikite). D’ailleurs, elle devient la fatwa de référence chez les savants malikites par la suite. Son argumentaire peut se résumer ainsi : le Mawlid ne peut être qu’un moment de joie car la naissance du Prophète  ﷺ ne peut procurer au musulman que du bonheur. Dès lors, tout ce qui nous permet d’exprimer cette joie, fait partie de ce qui est autorisé. Magnifier la naissance du Prophète  ﷺ est donc une bonne chose. ",{"data":1408,"content":1409,"nodeType":131},{},[1410],{"data":1411,"marks":1412,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1414,"content":1415,"nodeType":131},{},[1416],{"data":1417,"marks":1418,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":1420,"content":1421,"nodeType":131},{},[1422],{"data":1423,"marks":1424,"value":1425,"nodeType":120},{},[],"L’historique du Mawlid étant désormais complété, nous vous partageons l’argumentaire de la fatwa de Jalâl al-Dîn al-Suyûtî (m.1505), savant égyptien, reconnu aujourd'hui comme un des auteurs les plus prolixes de toute la littérature musulmane, et qui excella dans la plupart des sciences islamiques. Pourquoi lui ? Car il fut doté d’une immense érudition dans un premier temps et est encore aujourd’hui connu et reconnu pour sa science. De plus, sa fatwa est d’une grande richesse et elle est souvent citée en la matière. Par ailleurs, il fut surtout un amoureux du Prophète ﷺ, qui a voulu introduire cet amour dans le cœur des musulmans, fondement parfois oublié de la foi du croyant. La défense de la célébration du Mawlid n'est donc pour Suyutî qu'une façon parmi d'autres d'orienter les cœurs vers la Lumière du Messager  de Dieu  ﷺ. Dans un hadith, le Prophète  ﷺ aurait déclaré : ",{"data":1427,"content":1428,"nodeType":131},{},[1429],{"data":1430,"marks":1431,"value":1432,"nodeType":120},{},[],"« Il fut écrit dans la Mère du Livre qui se trouve auprès de Dieu, que je suis le Sceau des prophètes, alors qu'Adam était encore de l'argile étendue au sol. Je vais vous donner l'interprétation de cela : Je suis la réponse à l'imploration d'Abraham et la bonne nouvelle annoncée par Jésus. C'est aussi cela le sens de la vision qu'a eue ma mère lors de ma naissance, lorsqu'elle vit une lumière sortir d'elle et éclairer les châteaux du Bilad al-Sham. [Je suis la lumière] que virent toutes les mères mettant au monde un enfant destiné à devenir Prophète  ﷺ. »",{"data":1434,"content":1435,"nodeType":131},{},[1436],{"data":1437,"marks":1438,"value":1439,"nodeType":120},{},[],"(D'après ‘Arbâd b. Sâriya, rapporté notamment par al-Hâkim al-Nïsâbûrî, qui le juge acceptable)",{"data":1441,"content":1442,"nodeType":131},{},[1443,1447,1452,1457,1462],{"data":1444,"marks":1445,"value":1446,"nodeType":120},{},[]," \nL’argumentaire de Suyûtî se résume ainsi : le Mawlid  est une innovation louable (",{"data":1448,"marks":1449,"value":1451,"nodeType":120},{},[1450],{"type":474},"bid‘a ",{"data":1453,"marks":1454,"value":126,"nodeType":120},{},[1455,1456],{"type":125},{"type":474},{"data":1458,"marks":1459,"value":1461,"nodeType":120},{},[1460],{"type":474},"asana",{"data":1463,"marks":1464,"value":1465,"nodeType":120},{},[],"). Les arguments opposés à cette pratique ne concernent que des dérives. La véritable célébration du Mawlid est une commémoration de la naissance du Messager de Dieu  ﷺ. ",{"data":1467,"content":1468,"nodeType":131},{},[1469],{"data":1470,"marks":1471,"value":1472,"nodeType":120},{},[]," Puisque la commémoration du Mawlid est une innovation, Suyûtî revient  sur cette notion en guise de préambule. Il s'appuie sur la définition qu'en donne le célèbre Nawawî (m.1277) qui distingue la bonne innovation de l'innovation blâmable. En outre, les  arguments invoqués par Suyûtî pour montrer que nous avons affaire à une innovation louable ayant des appuis scripturaux sont les suivants :",{"data":1474,"content":1475,"nodeType":131},{},[1476],{"data":1477,"marks":1478,"value":1479,"nodeType":120},{},[],"- Questionné sur la raison pour laquelle il jeûnait chaque lundi, le Prophète ﷺ répondit que ce jour est celui où il était né.",{"data":1481,"content":1482,"nodeType":131},{},[1483],{"data":1484,"marks":1485,"value":1486,"nodeType":120},{},[],"- Abû Lahab, oncle paternel et ennemi acharné du Prophète  ﷺ, verra son châtiment allégé en Enfer le lundi, pour s'être réjoui de la naissance du Prophète  ﷺ. Si donc Abû Lahab, mécréant notoire qui est condamné par le Coran, a obtenu une récompense - bien qu'il soit en Enfer - pour s'être réjoui de la naissance du Prophète  ﷺ, qu'en sera-t-il du musulman qui fait partie de sa communauté et qui exprime sa joie et son amour par la commémoration de sa naissance ?",{"data":1488,"content":1489,"nodeType":131},{},[1490],{"data":1491,"marks":1492,"value":1493,"nodeType":120},{},[]," \nSuyutî enrichit la défense du Mawlid en ajoutant un argument qui a échappé à ses prédécesseurs (selon ses dires) :",{"data":1495,"content":1496,"nodeType":131},{},[1497],{"data":1498,"marks":1499,"value":1500,"nodeType":120},{},[],"«J'ai trouvé un autre fondement à la pratique du Mawlid qui est mentionné par Bayhaqî. Ce dernier rapporte selon Anas : “Le Prophète ﷺ a accompli la ‘aqîqa pour lui-même après le début de la mission prophétique.”  Nonobstant le fait que l'on rapporte que son grand-père, 'Abd al-Muttalib, lui a coupé les cheveux sept jours après sa naissance et que la ‘aqîqa ne doit pas être réalisée une seconde fois. On comprend que le Prophète  ﷺ a accompli cela afin de mettre en évidence sa reconnaissance envers Dieu de l'avoir envoyé comme miséricorde pour les mondes et pour honorer sa communauté. »",{"data":1502,"content":1503,"nodeType":131},{},[1504,1508,1513],{"data":1505,"marks":1506,"value":1507,"nodeType":120},{},[]," Pour Suyutî, comme pour les savants sur lesquels il s'appuie, le sens de la commémoration du Mawlid est ",{"data":1509,"marks":1510,"value":1512,"nodeType":120},{},[1511],{"type":474},"izhàr al-shukr",{"data":1514,"marks":1515,"value":1516,"nodeType":120},{},[],", c’est-à-dire manifester sa joie et rendre grâce à Dieu pour avoir envoyé le Prophète ﷺ comme dernier messager du ciel et miséricorde pour les mondes. Afin d'éviter les excès blâmables, Suyutî décrit même les modalités par lesquelles cette joie doit s'exprimer.",{"data":1518,"content":1519,"nodeType":131},{},[1520],{"data":1521,"marks":1522,"value":1523,"nodeType":120},{},[]," \nNous tenons à remercier le Dr. Abû Zakariyyâ al-Husaynî, recteur de l’institut shâfi’î, pour ses nombreux conseils lors de l’écriture de cet article. ","Dans cet article, vous découvrirez notre positon sur le Mawlid, en quoi il consiste,  son histoire et un résumé de la fatwa de Suyutî à ce sujet.",{"metadata":1526,"sys":1529,"fields":1536},{"tags":1527,"concepts":1528},[],[],{"space":1530,"id":1532,"type":18,"createdAt":1533,"updatedAt":1533,"environment":1534,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":1531},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4ZBtZADQlpzNFacB7MnsYO","2022-10-24T08:38:06.150Z",{"sys":1535},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":1537,"description":29,"file":1538},"53C68540-CAEC-404E-849C-CD820CBA2C4F",{"url":1539,"details":1540,"fileName":1543,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/4ZBtZADQlpzNFacB7MnsYO/3d01508016808dd7d3947d7b601f33ad/53C68540-CAEC-404E-849C-CD820CBA2C4F.jpeg",{"size":1541,"image":1542},406596,{"width":35,"height":35},"53C68540-CAEC-404E-849C-CD820CBA2C4F.jpeg",{"metadata":1545,"sys":1548,"fields":1559},{"tags":1546,"concepts":1547},[],[],{"space":1549,"id":1551,"type":99,"createdAt":1552,"updatedAt":1553,"environment":1554,"publishedVersion":1556,"revision":432,"contentType":1557,"locale":26},{"sys":1550},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1b58z4IguWi4gCYKsu6AbG","2022-10-07T16:39:53.020Z","2023-03-01T16:15:39.782Z",{"sys":1555},{"id":22,"type":14,"linkType":23},100,{"sys":1558},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1560,"url":1561,"description":1562,"shortDescription":1782,"preview":1783},"La mort du Prophète Muhammad ﷺ ","la-mort-du-prophete-muhammad",{"data":1563,"content":1564,"nodeType":418},{},[1565,1572,1614,1621,1668,1674,1681,1697,1703,1709,1762,1775],{"data":1566,"content":1567,"nodeType":131},{},[1568],{"data":1569,"marks":1570,"value":1571,"nodeType":120},{},[],"La dernière fois que le Prophète Muhammad ﷺ a dirigé la prière",{"data":1573,"content":1574,"nodeType":131},{},[1575,1579,1583,1587,1592,1597,1602,1606,1610],{"data":1576,"marks":1577,"value":1578,"nodeType":120},{},[],"Depuis l’hégire, le Prophète ﷺ avait toujours tenu à prier avec ses compagnons les cinq prières rituelles. Et ce, jusqu’à la maladie qui a précédé sa mort. Quelques jours avant qu’il ne pousse son dernier soupir, alors qu’il était alité, il s’était difficilement levé pour diriger la prière du crépuscule dans sa mosquée, comme il en avait l’habitude. Mais, atterré par sa migraine, il n’a réussi à sortir qu’avec un tissu qui lui serrait le crâne afin de supporter sa douleur. C’est appuyé sur Usama b. Zayd b. ",{"data":1580,"marks":1581,"value":982,"nodeType":120},{},[1582],{"type":125},{"data":1584,"marks":1585,"value":1586,"nodeType":120},{},[],"âritha, qu’il aimait tant, qu’il est sorti de chez lui, et qu’il est parvenu à faire les quelques mètres qui le séparaient de la mosquée, jusqu’à l’avant de la mosquée, où se situe son ",{"data":1588,"marks":1589,"value":1591,"nodeType":120},{},[1590],{"type":474},"mi",{"data":1593,"marks":1594,"value":126,"nodeType":120},{},[1595,1596],{"type":125},{"type":474},{"data":1598,"marks":1599,"value":1601,"nodeType":120},{},[1600],{"type":474},"râb",{"data":1603,"marks":1604,"value":1605,"nodeType":120},{},[],". Il a alors lu la sourate des « Envoyés », dernière sourate qu’il ne lira jamais aux musulmans. Après être rentré chez lui, dans l’appartement de sa femme, ‘Â’isha, il s’endormit. Il se réveilla plus d’une heure plus tard, alors que l’heure de la prière de la nuit était déjà passée. Il demanda alors : « Les gens ont-ils prié ?»  ‘Â’isha et ses autres femmes répondirent alors : « Non, ils t’attendent.»  Il leur demanda de lui verser de l’eau dans une coupe pour qu’il puisse effectuer ses ablutions. Après s’être lavé, il s’est levé, mais avant de sortir de la pièce, il s’est évanoui. Il s’est ensuite réveillé et a demandé de nouveau : « Les gens ont-ils prié ? » . Elles lui répondirent « Non, ils t’attendent. »  Il redemanda qu’on lui verse de l’eau dans une coupe pour effectuer les ablutions.. Il s’est alors lavé, puis s’est levé, et avant de sortir de la pièce, il tomba évanoui une fois de plus. Il s’est ensuite réveillé et a encore demandé : « Les gens ont-ils prié ? » . On lui répondit qu’ils l’attendaient toujours. Pendant tout ce temps, les musulmans attendaient dans la mosquée. Le Prophète Mu",{"data":1607,"marks":1608,"value":126,"nodeType":120},{},[1609],{"type":125},{"data":1611,"marks":1612,"value":1613,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ a alors demandé qu’on aille chercher Abû Bakr, afin qu’il dirige la prière. Il est marquant de voir l’attachement du Prophète ﷺ à diriger la prière, et l’importance qu’il y a accordée jusqu’à son dernier souffle.",{"data":1615,"content":1616,"nodeType":131},{},[1617],{"data":1618,"marks":1619,"value":1620,"nodeType":120},{},[],"\nLe dernier sourire du Prophète Muhammad ﷺ",{"data":1622,"content":1623,"nodeType":131},{},[1624,1628,1632,1636,1640,1644,1648,1652,1656,1660,1664],{"data":1625,"marks":1626,"value":1627,"nodeType":120},{},[],"C’était un lundi matin. Le Prophète Mu",{"data":1629,"marks":1630,"value":126,"nodeType":120},{},[1631],{"type":125},{"data":1633,"marks":1634,"value":1635,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ était malade depuis maintenant deux semaines. Il avait d’ailleurs arrêté de diriger la prière depuis plusieurs jours, trop souffrant pour se lever. Alors qu’Abû Bakr dirigeait la prière du matin, les musulmans furent surpris de constater que tout à droite du premier rang des fidèles, quelqu’un écartait le rideau qui ouvrait sur l’appartement de ‘Â’isha, la Mère des croyants. Cette personne, c’était le Messager de Dieu, Mu",{"data":1637,"marks":1638,"value":126,"nodeType":120},{},[1639],{"type":125},{"data":1641,"marks":1642,"value":1643,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ. Celui-ci, pâle comme «la page d’un livre », selon l’expression du compagnon Anas b. Mâlik, les observait dans leur prière. Il sourit alors, de son beau sourire que ses compagnons, ses amis, n’oublieront jamais. ‘Abdallâh b. al-",{"data":1645,"marks":1646,"value":982,"nodeType":120},{},[1647],{"type":125},{"data":1649,"marks":1650,"value":1651,"nodeType":120},{},[],"ârith disait d’ailleurs, qu'il n'avait jamais connu qui que ce soit qui souriait plus souvent que le Messager de Dieu ﷺ, comme l’a rapporté al-Tirmidhî. Abû Bakr, comme beaucoup d’autres compagnons, pensa alors que l’état de santé du Prophète ﷺ s’était enfin amélioré, et qu’il venait le remplacer pour diriger la prière. Il commença à faire un pas sur le côté pour laisser la place au Messager de Dieu ﷺ. C’est là que, voyant les fidèles si joyeux de le revoir après plusieurs jours d’absence qu’ils en étaient décontenancés, le Prophète Mu",{"data":1653,"marks":1654,"value":126,"nodeType":120},{},[1655],{"type":125},{"data":1657,"marks":1658,"value":1659,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, souriant toujours, leur fit signe de continuer de prier, et il relâcha le rideau. Il mourut le jour même, avant que ne tombe la nuit. Ce visage souriant, fut la dernière image que les compagnons garderont de leur Prophète bien-aimé, leur ami, leur frère, Mu",{"data":1661,"marks":1662,"value":126,"nodeType":120},{},[1663],{"type":125},{"data":1665,"marks":1666,"value":1667,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ.",{"data":1669,"content":1670,"nodeType":131},{},[1671],{"data":1672,"marks":1673,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":1675,"content":1676,"nodeType":131},{},[1677],{"data":1678,"marks":1679,"value":1680,"nodeType":120},{},[],"Et le Prophète ﷺ rendit son dernier soupir",{"data":1682,"content":1683,"nodeType":131},{},[1684,1688,1693],{"data":1685,"marks":1686,"value":1687,"nodeType":120},{},[],"C’est dans les bras de sa femme ‘Â’isha, la personne qu’il aime le plus au monde, que le Prophète Muhammad ﷺ rend son dernier soupir. Elle rapporte ce moment si douloureux dans un hadith qui nous a été rapporté par Bukhârî : « ",{"data":1689,"marks":1690,"value":1692,"nodeType":120},{},[1691],{"type":474},"Parmi les bienfaits dont Dieu m’a honorée se trouve le fait que le Prophète ﷺ soit décédé dans ma maison, durant un jour où il était chez moi, et entre mon cou et ma poitrine.",{"data":1694,"marks":1695,"value":1696,"nodeType":120},{},[]," » Dans ses derniers instants, alors que le Prophète ﷺ est souffrant dans les bras de ‘Â’isha, il utilise un siwâk pour se nettoyer l’intérieur de la bouche. Il lève ensuite la main, regarde vers le plafond et bouge les lèvres. ‘Â’isha l’entend alors dire : « Aux côtés de ceux comblés de Ta grâce, ainsi qu’avec les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les bienfaisants ; ô Mon Dieu, pardonne-moi, fais-moi miséricorde et permets-moi de Te trouver ; ô Ultime compagnon ! permets-moi de Te trouver. » Il répète cette dernière parole trois fois. Sa main retombe. Il a trouvé son Créateur. Cet événement se produit en fin de matinée, le lundi 12 du mois de Rabî‘ al-Awwal de la onzième année de l’hégire. Après 23 années d’appel à l’islam, 23 années de lutte sur le chemin de Dieu, 23 années durant lesquelles le Prophète ﷺ a tout donné pour réformer le monde, il décède dans les bras de sa femme qu’il aime tant, suite à la maladie et à des douleurs très intenses. Il est alors âgé de soixante-trois ans. ",{"data":1698,"content":1699,"nodeType":131},{},[1700],{"data":1701,"marks":1702,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":1704,"content":1705,"nodeType":131},{},[1706],{"data":1707,"marks":1708,"value":108,"nodeType":120},{},[],{"data":1710,"content":1711,"nodeType":131},{},[1712,1715,1719,1723,1727,1731,1735,1739,1743,1747,1751,1754,1758],{"data":1713,"marks":1714,"value":119,"nodeType":120},{},[],{"data":1716,"marks":1717,"value":126,"nodeType":120},{},[1718],{"type":125},{"data":1720,"marks":1721,"value":1722,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ fut un véritable choc pour ses compagnons. Soudain, ils venaient de perdre le dernier lien direct que l’humanité n’aurait plus jamais avec Dieu. Plus de messagers, plus de prophètes, plus de révélations. Mais peut-être que le plus difficile encore était que les compagnons, hommes comme femmes, perdaient brusquement la personne que chacun d’entre eux aimait le plus au monde. Ils perdaient le Messager de Dieu, Mu",{"data":1724,"marks":1725,"value":126,"nodeType":120},{},[1726],{"type":125},{"data":1728,"marks":1729,"value":1730,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, qui les soutenait tous les jours, qui les aidait, qui les consolait et qui était « plus généreux et plus prodigue de sa bonté que le vent tumultueux n’est rapide et puissant », selon l’expression de ‘Abdallah b. al-‘Abbâs, dans un hadith rapporté par al-Bukhâri. Face à cette perte immense, certains compagnons refusèrent d’accepter la réalité qui était sous leurs yeux, comme ‘Umar b. al-Kha",{"data":1732,"marks":1733,"value":178,"nodeType":120},{},[1734],{"type":125},{"data":1736,"marks":1737,"value":1738,"nodeType":120},{},[],"âb par exemple. Ce dernier refusa nettement cette idée, et appela les musulmans à ne pas y croire non plus. On fit alors appeler Abû Bakr, qui était à ce moment-là dans un autre quartier de la ville de Médine. Il accourut, entra dans l’appartement de ‘Â’isha, sa fille, et demanda à toutes les personnes présentes de sortir de la pièce. Il découvrit alors le visage du Prophète ﷺ, dont le corps avait été enveloppé d’un tissu rayé blanc et rouge. Il regarda alors le visage de son ami de toujours, Mu",{"data":1740,"marks":1741,"value":126,"nodeType":120},{},[1742],{"type":125},{"data":1744,"marks":1745,"value":1746,"nodeType":120},{},[],"ammad, son frère, son Prophète ﷺ, son guide, son chef. Et effectivement, il constata que son meilleur ami était bel et bien décédé. Face à cette douleur intense, sa première pensée va à Dieu, qu’il cite en récitant : « Tu mourras, et ils mourront également » (39 : 30) Il a alors embrassé le visage de son Prophète ﷺ et a pleuré. Il a ensuite enlacé le Messager de Dieu ﷺ, et, a embrassé le front de son ami. Puis, dans sa souffrance intense, il s’est repris, a séché ses larmes et s’est levé. Il sortit de l’appartement, et appela les compagnons à lui. Ces derniers, qui étaient regroupés autour de ‘Umar, laissèrent ce dernier et allèrent vers Abû Bakr. Celui-ci prit alors la parole et annonça : « Ô gens ! Que ceux parmi vous qui adorent Mu",{"data":1748,"marks":1749,"value":126,"nodeType":120},{},[1750],{"type":125},{"data":1752,"marks":1753,"value":250,"nodeType":120},{},[],{"data":1755,"marks":1756,"value":126,"nodeType":120},{},[1757],{"type":125},{"data":1759,"marks":1760,"value":1761,"nodeType":120},{},[],"ammad est mort. Et que ceux qui adorent Dieu, qu’ils sachent que Dieu est vivant et ne meure jamais ! Dieu le Très Gracieux et le Très Haut a dit : « Muhammad n’est qu’un Prophète parmi tant d’autres qui sont passés avant lui. Seriez-vous hommes à abandonner le combat, s’il venait à mourir ou à être tué? Ceux qui abandonnent le combat ne nuisent en rien à Dieu. Mais Dieu saura récompenser ceux qui sont reconnaissants. » (3 : 144) Les compagnons qui étaient présents ce jour-là ont ensuite relaté ce moment. Abdallah b. al-‘Abbâs disait que c’était comme si aucun compagnon ne se souvenait plus de ce verset avant qu’Abû Bakr ne le récite ainsi. Anas b. Mâlik, après avoir servi pendant dix ans le Prophète ﷺ, décrivait par la suite ce jour-là comme le jour le plus noir qu’il ait jamais vécu, le jour où la ville de Médine « s’est obscurcie ».",{"data":1763,"content":1764,"nodeType":131},{},[1765,1768,1772],{"data":1766,"marks":1767,"value":297,"nodeType":120},{},[],{"data":1769,"marks":1770,"value":126,"nodeType":120},{},[1771],{"type":125},{"data":1773,"marks":1774,"value":305,"nodeType":120},{},[],{"data":1776,"content":1777,"nodeType":131},{},[1778],{"data":1779,"marks":1780,"value":1781,"nodeType":120},{},[],"\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n","Nous sommes arrivés au mois de Rabi' al-Awwal qui est certes le mois de la naissance du Prophète ﷺ mais aussi celui de sa mort.",{"metadata":1784,"sys":1787,"fields":1794},{"tags":1785,"concepts":1786},[],[],{"space":1788,"id":1790,"type":18,"createdAt":1791,"updatedAt":1791,"environment":1792,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":1789},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"6U0LsmEnzpnvyXhw7kKDbn","2022-10-07T16:22:32.207Z",{"sys":1793},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":1795,"description":29,"file":1796},"20191028 124221",{"url":1797,"details":1798,"fileName":1801,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/6U0LsmEnzpnvyXhw7kKDbn/1e8fbfe7dccb22ce5eb44a643d666bb9/20191028_124221.jpg",{"size":1799,"image":1800},3934589,{"width":60,"height":61},"20191028_124221.jpg",{"metadata":1803,"sys":1806,"fields":1815},{"tags":1804,"concepts":1805},[],[],{"space":1807,"id":1809,"type":99,"createdAt":1810,"updatedAt":1810,"environment":1811,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":1813,"locale":26},{"sys":1808},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7rwoDzm2N52aw96vVKb4E2","2022-09-30T14:00:02.967Z",{"sys":1812},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":1814},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1816,"url":1817,"description":1818,"shortDescription":1902,"preview":1903},"La modestie des appartements du Prophète ﷺ","la-modestie-des-appartements-du-prophete",{"data":1819,"content":1820,"nodeType":418},{},[1821,1837,1843,1850,1856,1863,1869,1876,1882,1889,1895],{"data":1822,"content":1823,"nodeType":131},{},[1824,1828,1833],{"data":1825,"marks":1826,"value":1827,"nodeType":120},{},[],"À son arrivée à Médine, le Prophète ﷺ construit ses appartements tout près de la mosquée. Ses appartements étaient attenants aux murs de la mosquée, et on remarque qu'ils n'étaient pas placés du côté de la ",{"data":1829,"marks":1830,"value":1832,"nodeType":120},{},[1831],{"type":474},"qibla",{"data":1834,"marks":1835,"value":1836,"nodeType":120},{},[],", la direction vers laquelle les musulmans s’orientent pour prier. En effet, à l'époque, les musulmans se dirigeaient en direction de Jérusalem pour prier. Ce n'est que quelques mois plus tard que le Prophète ﷺ recevra l'ordre de prier en direction de la Mecque. Le Prophète ﷺ avait placé ses appartements du côté de l'entrée de la mosquée. Que peut-on alors en déduire et en comprendre du caractère du Prophète ﷺ ? ",{"data":1838,"content":1839,"nodeType":131},{},[1840],{"data":1841,"marks":1842,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1844,"content":1845,"nodeType":131},{},[1846],{"data":1847,"marks":1848,"value":1849,"nodeType":120},{},[],"Nous pouvons y voir l'humilité du Prophète ﷺ ! Bien qu'il soit l’imam de la mosquée, le chef de la ville et le Messager de Dieu, il avait choisi de construire sa maison à l’arrière de la qibla, et à droite de la mosquée par rapport à celle-ci. Il rentrait donc, initialement, modestement par l’arrière, soit du côté par lequel rentraient la plupart des compagnons. D'ailleurs, lorsque le Prophète ﷺ et ses compagnons voyageaient, les étrangers ne reconnaissaient pas le Prophète ﷺ parmi les autres, car il ne portait aucun signe distinctif. Le Prophète ﷺ n'a jamais voulu paraître supérieur aux autres et n'a jamais aimé flatter son ego.",{"data":1851,"content":1852,"nodeType":131},{},[1853],{"data":1854,"marks":1855,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1857,"content":1858,"nodeType":131},{},[1859],{"data":1860,"marks":1861,"value":1862,"nodeType":120},{},[],"Cette humilité et ce refus d'orgueil transparaissent également dans son mode de vie très humble. Il s’habillait simplement, et se nourrissait, ainsi que sa famille de peu, même dans les périodes où il avait de l’argent. D'ailleurs, lorsqu'il meurt, le Prophète ﷺ ne laisse derrière lui, dans ce bas monde, que très peu de biens matériels. Si le Prophète ﷺ laisse très peu de biens derrière lui, c'est qu'en plus de son caractère humble, il n'est pas attaché à ce monde d'ici-bas. Il aurait pu amasser bien des richesses, mais cela relevait de son choix de vivre dans l'humilité et non pas dans l'opulence. Il était conscient du caractère éphémère des choses de ce monde, seules les actions et leurs intentions ont une réelle valeur : c’est pourquoi le Prophète ﷺ s'est exclusivement concentré là-dessus. ",{"data":1864,"content":1865,"nodeType":131},{},[1866],{"data":1867,"marks":1868,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1870,"content":1871,"nodeType":131},{},[1872],{"data":1873,"marks":1874,"value":1875,"nodeType":120},{},[],"Au moment de sa mort, la maison du Prophète ﷺ était presque vide. Il y avait  un récipient  pour les ablutions, un verre pour boire de l'eau, une assiette pour manger, une assiette pour les invités ainsi qu’un miroir, un peigne et du khôl. Ces derniers éléments nous montrent que même si le Prophète ﷺ vivait humblement, il ne se négligeait pas. Et la propreté faisant partie intégrante de la foi, il ne négligeait pas non plus son apparence physique. Dieu est Beau et Il aime la beauté ! Le Prophète ﷺ avait trouvé un équilibre lui convenant, entre humilité et bonne santé. Rappelons d'ailleurs que le corps est un dépôt divin. À nous, donc, de trouver un équilibre dans nos vies ! ",{"data":1877,"content":1878,"nodeType":131},{},[1879],{"data":1880,"marks":1881,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1883,"content":1884,"nodeType":131},{},[1885],{"data":1886,"marks":1887,"value":1888,"nodeType":120},{},[],"Et si le Prophète ﷺ n'a pas laissé de richesses et de biens matériels, il a laissé derrière lui des hommes et des femmes qui invoquent Dieu pour lui. Des hommes et des femmes qui l'aiment sans même l'avoir jamais vu. Le Prophète ﷺ n'a pas laissé de trésors matériels, mais il a laissé de grandes civilisations qui se sont construites sur les valeurs essentielles qu’il a enseignées. Il a transmis le Message divin inaltéré, que personne d'autre n'aurait pu transmettre à part lui.",{"data":1890,"content":1891,"nodeType":131},{},[1892],{"data":1893,"marks":1894,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1896,"content":1897,"nodeType":131},{},[1898],{"data":1899,"marks":1900,"value":1901,"nodeType":120},{},[],"Et nous, que voulons-nous laisser derrière nous ?","Taille et position de la demeure du Prophète ﷺ",{"metadata":1904,"sys":1911,"fields":1919},{"tags":1905,"concepts":1910},[1906],{"sys":1907},{"type":14,"linkType":1908,"id":1909},"Tag","exposition",[],{"space":1912,"id":1914,"type":18,"createdAt":1915,"updatedAt":1915,"environment":1916,"publishedVersion":1918,"revision":25,"locale":26},{"sys":1913},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"452ehHwgov3Hz7MHx6MALA","2022-09-01T13:10:22.109Z",{"sys":1917},{"id":22,"type":14,"linkType":23},7,{"title":1920,"description":29,"file":1921},"Hujra",{"url":1922,"details":1923,"fileName":1928,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/452ehHwgov3Hz7MHx6MALA/d6313e942475f10dcf9c9e22a29db6b9/Screenshot_2022-09-01_at_15.09.54.png",{"size":1924,"image":1925},5411343,{"width":1926,"height":1927},1520,1540,"Screenshot 2022-09-01 at 15.09.54.png",{"metadata":1930,"sys":1933,"fields":1942},{"tags":1931,"concepts":1932},[],[],{"space":1934,"id":1936,"type":99,"createdAt":1937,"updatedAt":1937,"environment":1938,"publishedVersion":1918,"revision":25,"contentType":1940,"locale":26},{"sys":1935},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"TgqoYPF6n2E6axWfcPsiK","2022-09-23T13:00:03.493Z",{"sys":1939},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":1941},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":1943,"url":1944,"description":1945,"shortDescription":2084,"preview":2085},"Le souci du Prophète Muhammad ﷺ pour sa communauté","le-souci-du-prophete-muhammad-pour-sa-communaute",{"data":1946,"content":1947,"nodeType":418},{},[1948,1972,1978,1985,1991,1998,2004,2011,2017,2024,2030,2037,2043,2058,2064,2071,2077],{"data":1949,"content":1950,"nodeType":131},{},[1951,1955,1960,1964,1968],{"data":1952,"marks":1953,"value":1954,"nodeType":120},{},[],"Dans son recueil de hadiths authentiques, l’imam Muslim rapporte que ‘Abdallah b. ‘Amr b. al-’Â",{"data":1956,"marks":1957,"value":1959,"nodeType":120},{},[1958],{"type":125},"s",{"data":1961,"marks":1962,"value":1963,"nodeType":120},{},[]," a entendu le Prophète Mu",{"data":1965,"marks":1966,"value":126,"nodeType":120},{},[1967],{"type":125},{"data":1969,"marks":1970,"value":1971,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ réciter deux versets du Coran.",{"data":1973,"content":1974,"nodeType":131},{},[1975],{"data":1976,"marks":1977,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1979,"content":1980,"nodeType":131},{},[1981],{"data":1982,"marks":1983,"value":1984,"nodeType":120},{},[],"Le premier verset reprend l’invocation du Prophète Abraham : « Ô Seigneur, elles [les idoles] ont égaré un grand nombre d’hommes ! Quiconque me suivra sera des miens. Mais quiconque me désobéira, Seigneur, Tu es Clément et Miséricordieux. » (S14 : V36)",{"data":1986,"content":1987,"nodeType":131},{},[1988],{"data":1989,"marks":1990,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":1992,"content":1993,"nodeType":131},{},[1994],{"data":1995,"marks":1996,"value":1997,"nodeType":120},{},[],"Quant au second verset, il reprend l’invocation que fit Jésus au sujet de son peuple et de sa communauté : « Si tu les châties, ils sont tes serviteurs. Et si tu leur pardonnes, c’est toi le Puissant, le Sage. » (S5 : V118)",{"data":1999,"content":2000,"nodeType":131},{},[2001],{"data":2002,"marks":2003,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2005,"content":2006,"nodeType":131},{},[2007],{"data":2008,"marks":2009,"value":2010,"nodeType":120},{},[],"Après cette lecture, le Prophète ﷺ a levé ses mains au ciel et a dit « Mon Seigneur ! Ma communauté, ma communauté », puis il pleura.",{"data":2012,"content":2013,"nodeType":131},{},[2014],{"data":2015,"marks":2016,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2018,"content":2019,"nodeType":131},{},[2020],{"data":2021,"marks":2022,"value":2023,"nodeType":120},{},[],"Dieu l’Omniscient ordonna alors à l’ange Gabriel d’aller s’enquérir auprès du Prophète ﷺ de la raison de ses pleurs.",{"data":2025,"content":2026,"nodeType":131},{},[2027],{"data":2028,"marks":2029,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2031,"content":2032,"nodeType":131},{},[2033],{"data":2034,"marks":2035,"value":2036,"nodeType":120},{},[],"L’ange Gabriel s’est exécuté puis il est revenu pour en informer son Seigneur. Dieu lui a alors ordonné de transmettre au Prophète ﷺ le message suivant : « Tu seras satisfait du sort que nous réserverons à ta communauté et tu n’en seras pas peiné. »",{"data":2038,"content":2039,"nodeType":131},{},[2040],{"data":2041,"marks":2042,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2044,"content":2045,"nodeType":131},{},[2046,2050,2054],{"data":2047,"marks":2048,"value":2049,"nodeType":120},{},[],"Ce hadith montre la grande place que nous, communauté musulmane, avions dans le cœur du  Bien-Aimé Prophète Mu",{"data":2051,"marks":2052,"value":126,"nodeType":120},{},[2053],{"type":125},{"data":2055,"marks":2056,"value":2057,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ. Il éprouvait une énorme compassion envers nous. Animé par un profond amour, son souci et sa préoccupation quant à l’avenir de sa communauté ne le quittait pas. Après avoir oeuvré durant 40 ans pour une société plus juste et plus droite en tant que simple Mecquois, il a consacré les derniers 23 ans de sa vie à cette communauté musulmane et à l’humanité.",{"data":2059,"content":2060,"nodeType":131},{},[2061],{"data":2062,"marks":2063,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2065,"content":2066,"nodeType":131},{},[2067],{"data":2068,"marks":2069,"value":2070,"nodeType":120},{},[],"Cet amour, Dieu en parle dans le Coran : « Un Prophète, issu de vous-mêmes, est venu vers vous ! 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Quant au Prophète ﷺ, il intercédera en faveur de sa communauté dans l’au-delà.","“Ma communauté, ma communauté\"",{"metadata":2086,"sys":2089,"fields":2097},{"tags":2087,"concepts":2088},[],[],{"space":2090,"id":2092,"type":18,"createdAt":2093,"updatedAt":2093,"environment":2094,"publishedVersion":2096,"revision":25,"locale":26},{"sys":2091},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3tHxWL9VgXPOihaSdlZG4m","2022-09-01T12:59:18.900Z",{"sys":2095},{"id":22,"type":14,"linkType":23},5,{"title":2098,"description":29,"file":2099},"salman-preeom-cGx--Onkd8A-unsplash",{"url":2100,"details":2101,"fileName":2105,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/3tHxWL9VgXPOihaSdlZG4m/4289fa8be2f7fffe655e02314877ca8c/salman-preeom-cGx--Onkd8A-unsplash.jpg",{"size":2102,"image":2103},1049018,{"width":2104,"height":2104},2220,"salman-preeom-cGx--Onkd8A-unsplash.jpg",{"metadata":2107,"sys":2110,"fields":2119},{"tags":2108,"concepts":2109},[],[],{"space":2111,"id":2113,"type":99,"createdAt":2114,"updatedAt":2114,"environment":2115,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":2117,"locale":26},{"sys":2112},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7E2vy2MN1unkqv8RTgvFSn","2022-09-16T13:00:03.768Z",{"sys":2116},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":2118},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2120,"url":2121,"description":2122,"preview":2312},"Le droit à la vie en islam","le-droit-a-la-vie-en-islam",{"data":2123,"content":2124,"nodeType":418},{},[2125,2155,2171,2177,2192,2198,2214,2220,2227,2233,2240,2246,2253,2259,2286,2292,2299,2305],{"data":2126,"content":2127,"nodeType":131},{},[2128,2132,2137,2141,2146,2151],{"data":2129,"marks":2130,"value":2131,"nodeType":120},{},[],"La vie est un don de Dieu, Le Vivant, ",{"data":2133,"marks":2134,"value":2136,"nodeType":120},{},[2135],{"type":474},"al-Hayy",{"data":2138,"marks":2139,"value":2140,"nodeType":120},{},[]," en arabe. C’est Lui qui donne la vie et la mort. Bien plus, le Coran souligne à plusieurs reprises que Dieu a insufflé en chacun de nous de Son Souffle (",{"data":2142,"marks":2143,"value":2145,"nodeType":120},{},[2144],{"type":474},"Rû",{"data":2147,"marks":2148,"value":126,"nodeType":120},{},[2149,2150],{"type":125},{"type":474},{"data":2152,"marks":2153,"value":2154,"nodeType":120},{},[],"). \n",{"data":2156,"content":2157,"nodeType":131},{},[2158,2162,2167],{"data":2159,"marks":2160,"value":2161,"nodeType":120},{},[],"Dès lors, toute personne est dépositaire d’une part de ce Souffle Divin, ce qui donne à la vie humaine toute sa sacralité. C’est Dieu Lui-même qui a marqué la vie par ce caractère sacré, comme Il le dit dans le Coran ",{"data":2163,"marks":2164,"value":2166,"nodeType":120},{},[2165],{"type":474},"« ",{"data":2168,"marks":2169,"value":2170,"nodeType":120},{},[],"la vie de leurs semblables que Dieu a déclaré sacrée » (25 : 68), interdisant de faire périr une seule âme si ce n’est dans des cas particuliers comme en cas de légitime défense. ",{"data":2172,"content":2173,"nodeType":131},{},[2174],{"data":2175,"marks":2176,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":2178,"content":2179,"nodeType":131},{},[2180,2184,2188],{"data":2181,"marks":2182,"value":2183,"nodeType":120},{},[],"Ce sont très certainement ces principes coraniques ainsi que sa miséricorde innée, qui orientèrent le Prophète Mu",{"data":2185,"marks":2186,"value":126,"nodeType":120},{},[2187],{"type":125},{"data":2189,"marks":2190,"value":2191,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ à éviter autant que faire se peut toute perte humaine durant sa mission. En effet, lors des sept batailles qui  eurent lieu durant les dix années qui  suivirent l’hégire, il y eut moins de 400 morts toutes parties confondues, musulmans et non-musulmans. ",{"data":2193,"content":2194,"nodeType":131},{},[2195],{"data":2196,"marks":2197,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2199,"content":2200,"nodeType":131},{},[2201,2205,2210],{"data":2202,"marks":2203,"value":2204,"nodeType":120},{},[],"Toutes les stratégies militaires mises en place par le Prophète ﷺ et les compagnons eurent ainsi  pour objectif d’éviter qu’il y ait des vies perdues : devancer l’ennemi qui planifie une attaque pour le surprendre et le forcer ainsi, sans confrontation, à accepter une solution pacifique ; attaquer les caravanes mecquoises afin de porter atteinte à leur économie et les inciter à négocier la paix ou encore privilégier un pacte de paix, comme celui d’",{"data":2206,"marks":2207,"value":2209,"nodeType":120},{},[2208],{"type":474},"al-Hudaybiyya",{"data":2211,"marks":2212,"value":2213,"nodeType":120},{},[]," qui en apparence, était largement en défaveur des musulmans.",{"data":2215,"content":2216,"nodeType":131},{},[2217],{"data":2218,"marks":2219,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2221,"content":2222,"nodeType":131},{},[2223],{"data":2224,"marks":2225,"value":2226,"nodeType":120},{},[],"Pour préserver la vie, un certain nombre de valeurs et principes sont essentiels en islam : justice et équité, pardon et bienveillance, solidarité et fraternité… Ils délimitent un cadre afin que chacun puisse jouir pleinement de sa vie. À côté de ces grands principes qui doivent animer chaque société et chaque individu, il convient également d’assurer les conditions matérielles nécessaires à cet épanouissement. Il ne s’agit pas de permettre aux individus de vivre en les laissant dans des conditions de précarité et de misère. La dimension sociale et solidaire traverse ainsi la majorité des pratiques religieuses. ",{"data":2228,"content":2229,"nodeType":131},{},[2230],{"data":2231,"marks":2232,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2234,"content":2235,"nodeType":131},{},[2236],{"data":2237,"marks":2238,"value":2239,"nodeType":120},{},[],"Ainsi, l’aumône légale, la zakât en arabe, redonne aux nécessiteux la part qui leur revient de droit dans les biens des personnes aisées. Plus généralement, il est fortement recommandé de prendre soin des pauvres, orphelins, voyageurs... Dans le même sens, une grande récompense est réservée à celles et ceux qui offrent de quoi rompre le jeûne aux jeûneurs, notamment lors du mois de ramadan. Nous pourrions aussi citer la démarche de l’islam de libérer l’être humain de toute forme d’oppression et d’esclavage (qu’elle soit physique, émotionnelle, économique, spirituelle…). Car l’oppression et l’esclavage sont l’une des pires atteintes à ce droit à la vie. Nous pourrions multiplier les exemples tant ils sont nombreux.",{"data":2241,"content":2242,"nodeType":131},{},[2243],{"data":2244,"marks":2245,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2247,"content":2248,"nodeType":131},{},[2249],{"data":2250,"marks":2251,"value":2252,"nodeType":120},{},[],"Débarrassé de ses préoccupations matérielles de survie, l’être humain pourra mieux se consacrer au rôle qu’est le sien sur Terre : connaître Dieu en cheminant vers Lui. En aspirant à L’adorer et L’aimer, tout en diffusant la paix et en étant une source de bien. Et qu’il  est difficile de s’adonner à cette noble mission lorsqu’on ne trouve pas de quoi manger et boire ou encore, quand on craint pour sa sécurité. ",{"data":2254,"content":2255,"nodeType":131},{},[2256],{"data":2257,"marks":2258,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2260,"content":2261,"nodeType":131},{},[2262,2266,2271,2275,2282],{"data":2263,"marks":2264,"value":2265,"nodeType":120},{},[],"En résumé, les principes que la religion musulmane prône visent à permettre aux humains d’être en pleine possession de toutes leurs capacités (physiques, intellectuelles, émotives, spirituelles, économiques…) Et ce, de manière optimale afin que ces derniers puissent remplir, autant individuellement que collectivement, leur rôle sur Terre. Une autre raison qui nous semble importante est que, se faisant, chaque personne pourra analyser (et ",{"data":2267,"marks":2268,"value":2270,"nodeType":120},{},[2269],{"type":474},"in fine",{"data":2272,"marks":2273,"value":2274,"nodeType":120},{},[]," accepter ou non) en toute objectivité le Message Divin que le Prophète ﷺ nous a transmis : « ",{"data":2276,"marks":2277,"value":2281,"nodeType":120},{},[2278,2279],{"type":474},{"type":2280},"bold","Dis : « Je ne vous exhorte qu’à une seule chose : vous dire de vous redresser pour Dieu, avec autrui ou individuellement, et surtout de réfléchir (...) ",{"data":2283,"marks":2284,"value":2285,"nodeType":120},{},[],"». (34 : 46) La suite du verset oriente notre réflexion vers le porteur du Message : car sa vie est une concrétisation du message et du vouloir Divin. ",{"data":2287,"content":2288,"nodeType":131},{},[2289],{"data":2290,"marks":2291,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2293,"content":2294,"nodeType":131},{},[2295],{"data":2296,"marks":2297,"value":2298,"nodeType":120},{},[],"Enfin, ce droit à la vie et cette sacralité englobent toute la création : minéraux, végétaux et animaux méritent toute notre attention, notre soin et notre affection. Outre le fait qu’ils aient été créés par Dieu et qu’ils portent ainsi l’empreinte Divine en eux (ce qui devrait nous suffire), la préservation de la vie humaine est intimement liée à celle de la Nature. Car il ne serait pas cohérent de vouloir préserver la vie humaine en détruisant ou en laissant détruire son environnement. La qualité (et la présence) de l’eau, de l’air, de la nourriture saine sont autant d’éléments qui permettent la vie humaine. Prenons-en soin. ",{"data":2300,"content":2301,"nodeType":131},{},[2302],{"data":2303,"marks":2304,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2306,"content":2307,"nodeType":131},{},[2308],{"data":2309,"marks":2310,"value":2311,"nodeType":120},{},[],"Dieu est le Plus Savant.",{"metadata":2313,"sys":2319,"fields":2326},{"tags":2314,"concepts":2318},[2315],{"sys":2316},{"type":14,"linkType":1908,"id":2317},"quran",[],{"space":2320,"id":2322,"type":18,"createdAt":2323,"updatedAt":2323,"environment":2324,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":2321},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5JvrFJ4Oj1jmJTFp0wQghP","2022-09-01T12:55:03.317Z",{"sys":2325},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":2327,"description":29,"file":2328},"adli-wahid-tfD5vnMMewA-unsplash",{"url":2329,"details":2330,"fileName":2335,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/5JvrFJ4Oj1jmJTFp0wQghP/e435b2389bd0a91165a295c7b40d23ca/adli-wahid-tfD5vnMMewA-unsplash.jpg",{"size":2331,"image":2332},2623624,{"width":2333,"height":2334},5836,3610,"adli-wahid-tfD5vnMMewA-unsplash.jpg",{"metadata":2337,"sys":2340,"fields":2350},{"tags":2338,"concepts":2339},[],[],{"space":2341,"id":2343,"type":99,"createdAt":2344,"updatedAt":2344,"environment":2345,"publishedVersion":2347,"revision":25,"contentType":2348,"locale":26},{"sys":2342},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2gOmKYRmrEo0TfxBD3EGgA","2022-09-09T13:00:03.036Z",{"sys":2346},{"id":22,"type":14,"linkType":23},15,{"sys":2349},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2351,"url":2352,"description":2353,"shortDescription":2443,"preview":2444},"Eduquer par la douceur","eduquer-par-la-douceur",{"data":2354,"content":2355,"nodeType":418},{},[2356,2363,2370,2385,2392,2399,2406,2413,2420],{"data":2357,"content":2358,"nodeType":131},{},[2359],{"data":2360,"marks":2361,"value":2362,"nodeType":120},{},[],"Comme nous l'avons présenté à travers l'histoire de Zayd, seul compagnon dont le nom est cité dans le Coran, le Prophète ﷺ était un éducateur hors pair. Sa méthodologie d'éducation se fondait sur les principes suivants : le respect, l’humanisme et l’écoute. Et ce, dans le but de laisser l'empreinte la plus forte possible aussi bien chez les enfants que les adultes.",{"data":2364,"content":2365,"nodeType":131},{},[2366],{"data":2367,"marks":2368,"value":2369,"nodeType":120},{},[],"L’une des caractéristiques les plus importantes de son éducation mais malheureusement des moins connues, est certainement sa douceur. Cette douceur exprimée au travers des comportements et des enseignements du Prophète ﷺ était un élément très marquant dont ont pu témoigner les compagnons.",{"data":2371,"content":2372,"nodeType":131},{},[2373,2377,2381],{"data":2374,"marks":2375,"value":2376,"nodeType":120},{},[],"Anas b. Mâlik a accompagné au quotidien le Prophète Mu",{"data":2378,"marks":2379,"value":126,"nodeType":120},{},[2380],{"type":125},{"data":2382,"marks":2383,"value":2384,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ pour le servir durant les 10 années qu’il vécut à Médine avant son décès. Il est certainement l’un des compagnons qui a le plus bénéficié de son éducation, puisqu’il n’avait que 10 ans au moment de l’hégire. Son témoignage est donc extrêmement précieux, dans une période de sa vie où le Prophète ﷺ était certainement le plus investi et préoccupé par la gestion politique et sociale de l’État qu’il était en train de fonder à Médine.",{"data":2386,"content":2387,"nodeType":131},{},[2388],{"data":2389,"marks":2390,"value":2391,"nodeType":120},{},[],"Pourtant, le Prophète ﷺ trouvait le temps de rendre visite à la famille de Anas qui était orphelin de père. Il allait ainsi souvent visiter la mère d’Anas, Umm Sulaym. Chez elle, il prenait le temps de parler avec le petit frère d’Anas alors qu’il n’avait que 3 ans, en le questionnant au sujet de l’état de santé de son oiseau avec lequel il jouait. D’ailleurs, un jour, le Prophète ﷺ vint rendre visite à Umm Sulaym, et y trouva l’enfant attristé de la mort de son oiseau. Il prit alors le temps, malgré son statut de chef d’un État, d’aller consoler le petit enfant en peine.",{"data":2393,"content":2394,"nodeType":131},{},[2395],{"data":2396,"marks":2397,"value":2398,"nodeType":120},{},[],"Cette douceur, le Messager de Dieu ﷺ la manifestait au quotidien, et elle était au cœur même de l’éducation qu’il prodiguait. Il montrait ainsi l’affection qu’il avait pour ses compagnons et sa famille en public, en embrassant ses petits-enfants par exemple.",{"data":2400,"content":2401,"nodeType":131},{},[2402],{"data":2403,"marks":2404,"value":2405,"nodeType":120},{},[],"Pourtant, rien ne l’avait préparé à avoir cette douceur, du moins en apparence, lui qui avait grandi orphelin de ses deux parents dans une société tribale qui n’accordait de valeur qu’au plus fort. Sa douceur était d’ailleurs souvent surprenante pour les Arabes de l’époque, et elle le serait très certainement aussi pour les sociétés d’aujourd’hui.",{"data":2407,"content":2408,"nodeType":131},{},[2409],{"data":2410,"marks":2411,"value":2412,"nodeType":120},{},[],"D’autant plus que cette douceur n’était pas seulement réservée à son traitement envers les enfants, mais elle concernait aussi ses rapports avec les adultes.",{"data":2414,"content":2415,"nodeType":131},{},[2416],{"data":2417,"marks":2418,"value":2419,"nodeType":120},{},[],"Citons par exemple cet épisode qui eut lieu dans sa propre mosquée. Au cours d’un de ses prêches, un bédouin vint innocemment uriner sur le pilier au niveau duquel le Prophète ﷺ dirigeait habituellement la prière. Quand les compagnons le virent, ils voulurent l’interrompre et l’expulser de la mosquée, qui est encore aujourd’hui, le deuxième des trois lieux saints de l’islam. Que fit alors le Prophète ﷺ ? Il le protégea et empêcha les compagnons présents d’interrompre ce musulman dans sa besogne. Il attendit que celui-ci eût fini puis demanda à ses compagnons de verser un seau d’eau sur l’urine.",{"data":2421,"content":2422,"nodeType":131},{},[2423,2427,2431,2435,2439],{"data":2424,"marks":2425,"value":2426,"nodeType":120},{},[],"C’est avec cette douceur, cette modestie, et cette grande proximité empreinte de patience que Mu",{"data":2428,"marks":2429,"value":126,"nodeType":120},{},[2430],{"type":125},{"data":2432,"marks":2433,"value":2434,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ parvint à éduquer ses concitoyens, enfants et adultes, et à les faire sortir en un laps de temps très court des coutumes barbares de la société préislamique de la péninsule arabique en leur faisant ainsi adopter des pratiques plus justes et plus respectueuses. Pour finir, citons à nouveau Anas, qui dira tout au long de sa longue vie, qui le fit voyager de Médine à l’Irak où il mourut, qu’il n’avait jamais touché quoi que ce soit de plus doux que les mains de Mu",{"data":2436,"marks":2437,"value":126,"nodeType":120},{},[2438],{"type":125},{"data":2440,"marks":2441,"value":2442,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ. ","La douceur du Prophète ﷺ : un fondement de sa pédagogie",{"metadata":2445,"sys":2451,"fields":2458},{"tags":2446,"concepts":2450},[2447],{"sys":2448},{"type":14,"linkType":1908,"id":2449},"nature",[],{"space":2452,"id":2454,"type":18,"createdAt":2455,"updatedAt":2455,"environment":2456,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":2453},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7nkRlAw45R3SQcEBhJe0IR","2022-09-01T12:49:41.603Z",{"sys":2457},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":2459,"description":29,"file":2460},"matthew-smith-rFBA42UFpLs-unsplash",{"url":2461,"details":2462,"fileName":2467,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/7nkRlAw45R3SQcEBhJe0IR/84194a9ebab90766d27f01f353b22e3d/matthew-smith-rFBA42UFpLs-unsplash.jpg",{"size":2463,"image":2464},3135830,{"width":2465,"height":2466},3333,5000,"matthew-smith-rFBA42UFpLs-unsplash.jpg",{"metadata":2469,"sys":2472,"fields":2481},{"tags":2470,"concepts":2471},[],[],{"space":2473,"id":2475,"type":99,"createdAt":2476,"updatedAt":2476,"environment":2477,"publishedVersion":841,"revision":25,"contentType":2479,"locale":26},{"sys":2474},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2cLCqfJRikQ9C3EiWCTC3C","2022-09-02T13:01:01.342Z",{"sys":2478},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":2480},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2482,"url":2483,"description":2484,"shortDescription":2566,"preview":2567},"Al-Qaswâ’, la chamelle du Prophète ﷺ","al-qaswa-la-chamelle-du-prophete",{"data":2485,"content":2486,"nodeType":418},{},[2487,2494,2501,2508,2523,2530,2545,2552,2559],{"data":2488,"content":2489,"nodeType":131},{},[2490],{"data":2491,"marks":2492,"value":2493,"nodeType":120},{},[],"Al-Qaswa était une chamelle, rien de plus commun dans l’Arabie du 7e siècle. Moyen de locomotion très prisé, quelquefois considérés comme des animaux de prestige, les chameaux étaient très présents chez les Arabes de cette époque. Cette chamelle n’avait donc rien de particulier qui nous aurait poussés à préserver son souvenir malgré le passage des siècles… Si ce n’est qu’elle était la monture la plus aimée du Prophète ﷺ.",{"data":2495,"content":2496,"nodeType":131},{},[2497],{"data":2498,"marks":2499,"value":2500,"nodeType":120},{},[],"Lors de l’Hégire, avant de quitter La Mecque pour Médine, Abû Bakr, heureux d’avoir le meilleur compagnon de voyage que l’on puisse espérer, s’était procuré deux chamelles, dont l’une était destinée au Messager de Dieu ﷺ (et que ce dernier lui rachètera). Après trois jours passés dans la grotte de Thawr afin de brouiller les pistes, les deux hommes se mirent en route. Le Prophète ﷺ nomma sa chamelle « al-Qaswâ’ ». C’est sur son dos qu’il parcourra les 450 km qui séparent La Mecque de Médine. ",{"data":2502,"content":2503,"nodeType":131},{},[2504],{"data":2505,"marks":2506,"value":2507,"nodeType":120},{},[],"Au terme d’un véritable périple, ils arrivèrent enfin à Médine où les musulmans les attendaient, brûlants d’impatience et rayonnants de joie de voir enfin l’Envoyé de Dieu ﷺ. Al-Qaswâ’ pénétra dans la ville de son pas lent et majestueux, suivie d’une procession de croyants. Tous voulaient avoir comme hôte le Messager de Dieu ﷺ, et certains s’emparèrent de la bride de l’animal pour l’arrêter dans sa marche, mais le Prophète ﷺ les exhorta à laisser la bête s’en aller. Elle déambula longuement dans les ruelles de la ville, s’arrêtant parfois, puis reprenant sa route. Elle entra finalement dans un entrepôt, s'agenouilla et s’immobilisa. Le Prophète ﷺ demanda alors aux propriétaires la permission d’acheter ce terrain, et lorsque ce fut fait, il donna l’ordre qu’une mosquée soit édifiée à cet endroit. ",{"data":2509,"content":2510,"nodeType":131},{},[2511,2515,2519],{"data":2512,"marks":2513,"value":2514,"nodeType":120},{},[],"Après l’Hégire, al-Qaswâ’ continua d’accompagner le Prophète ﷺ lors de plusieurs voyages. Lorsque le Prophète ﷺ se rendit à ",{"data":2516,"marks":2517,"value":982,"nodeType":120},{},[2518],{"type":125},{"data":2520,"marks":2521,"value":2522,"nodeType":120},{},[],"udaybiya, près de La Mecque, vallée dans laquelle il signa le traité du même nom, elle fut sa monture. Un an plus tard, lorsque les musulmans purent finalement accomplir le petit pèlerinage qu’ils n’avaient pu faire l’année précédente, le Prophète ﷺ s’y rendit avec al-Qaswâ’. Et bien plus tard, lorsque des milliers de croyants se rendirent à La Mecque pour libérer la ville sainte, c’est encore avec cette même chamelle que le Prophète ﷺ entra dans sa ville natale, après tant d’années de luttes, de boycotts et d’exclusions. Enfin, al-Qaswâ’ l’accompagna aussi dans l’un de ses derniers moments, lors du Pèlerinage d’adieu, durant lequel le Messager ﷺ, pressentant sa mort approcher, tint ses ultimes discours et donna aux croyants ses dernières recommandations. ",{"data":2524,"content":2525,"nodeType":131},{},[2526],{"data":2527,"marks":2528,"value":2529,"nodeType":120},{},[],"Cette même année, lorsqu’il mourut, al-Qaswâ’ fut si attristée qu’elle cessa de s’alimenter.                                                      Même les soins et l’attention prodigués par les compagnons ne la firent pas changer d’avis. Ne pouvant la contraindre, ils la laissèrent finalement s’en aller. Profondément affectée par la perte du Prophète ﷺ, al-Qaswâ’ se rendit alors au cimetière du Baqî‘ et s’y laissa mourir de chagrin. ",{"data":2531,"content":2532,"nodeType":131},{},[2533,2537,2541],{"data":2534,"marks":2535,"value":2536,"nodeType":120},{},[],"C’est voir l’attachement véritable et profond que portait cette chamelle au Messager de Dieu, Mu",{"data":2538,"marks":2539,"value":126,"nodeType":120},{},[2540],{"type":125},{"data":2542,"marks":2543,"value":2544,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ ! Qu’un animal aille jusqu’à mourir de tristesse à la mort de son maître ne peut qu’être le signe d’une affection sincère et profonde.",{"data":2546,"content":2547,"nodeType":131},{},[2548],{"data":2549,"marks":2550,"value":2551,"nodeType":120},{},[],"En effet, le Prophète ﷺ était connu pour son immense bonté et sa clémence envers les créatures. De nombreux récits rapportent combien de fois il fit preuve de miséricorde envers des animaux, combien il prenait soin des bêtes et était doux à leur égard. Il ne pouvait donc qu’être aimé de toutes les créatures...                           ",{"data":2553,"content":2554,"nodeType":131},{},[2555],{"data":2556,"marks":2557,"value":2558,"nodeType":120},{},[],"L’histoire du Prophète ﷺ avec al-Qaswâ’ est l’occasion de tirer une belle leçon sur la miséricorde du Prophète ﷺ envers les animaux, à plus forte raison dans un monde comme le nôtre, où leurs droits les plus fondamentaux sont bafoués. Aujourd’hui, la douceur et la bienveillance que nous devrions avoir à leur égard sont remplacées par de la maltraitance et de la cruauté. ",{"data":2560,"content":2561,"nodeType":131},{},[2562],{"data":2563,"marks":2564,"value":2565,"nodeType":120},{},[],"Par ailleurs, c’est aussi l’humilité du Messager de Dieu ﷺ qui apparaît dans cette histoire : le fait  que cet homme, le meilleur des hommes, Prophète de l’humanité soit bienveillant avec des animaux, est une attitude magnifique. De nos jours, les grands de ce monde méprisent les êtres humains et sont tyranniques à leur égard. Alors que dire de ce qu’ils font des animaux…Mais il n’y a  finalement là rien d’étonnant...  Al-Qaswâ’ n’était-elle pas la monture de celui qui n’avait été envoyé « que comme une miséricorde pour l’humanité »? (21 : 107)","Al-Qaswâ’, la chamelle de celui qui n’avait été envoyé « que comme une miséricorde pour l’humanité » (21 : 107)",{"metadata":2568,"sys":2571,"fields":2579},{"tags":2569,"concepts":2570},[],[],{"space":2572,"id":2574,"type":18,"createdAt":2575,"updatedAt":2575,"environment":2576,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":2573},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4xAKM9pHv5J3taiEFWDsiw","2022-09-01T12:43:38.440Z",{"sys":2577},{"id":22,"type":14,"linkType":23},6,{"title":2482,"description":29,"file":2580},{"url":2581,"details":2582,"fileName":2585,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/4xAKM9pHv5J3taiEFWDsiw/3bad27ac5c5b6f1bac0942ee04b6adf0/yana-yuzvenko-B-rnDwqZ_g8-unsplash.jpg",{"size":2583,"image":2584},1522098,{"width":61,"height":61},"yana-yuzvenko-B-rnDwqZ_g8-unsplash.jpg",{"metadata":2587,"sys":2590,"fields":2599},{"tags":2588,"concepts":2589},[],[],{"space":2591,"id":2593,"type":99,"createdAt":2594,"updatedAt":2594,"environment":2595,"publishedVersion":2096,"revision":25,"contentType":2597,"locale":26},{"sys":2592},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3oWh9VxEGIRmvXR5KKecSA","2022-08-26T13:00:39.669Z",{"sys":2596},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":2598},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2600,"url":2601,"description":2602,"shortDescription":2691,"preview":2692},"Le Prophète ﷺ et Jâbir b. ‘Abdallâh","le-prophete-et-jabir-b-abdallah",{"data":2603,"content":2604,"nodeType":418},{},[2605,2612,2627,2642,2649,2656,2663,2670,2684],{"data":2606,"content":2607,"nodeType":131},{},[2608],{"data":2609,"marks":2610,"value":2611,"nodeType":120},{},[],"Jâbir b. Abdallâh est un compagnon médinois entré en islam à l’âge de 15 ans. C’est en effet à cet âge-là qu’il participa, aux côtés de son père Abdallâh b. ‘Amr, au deuxième serment d'allégeance d’al-‘Aqaba, trois mois avant que n’ait lieu l’hégire.",{"data":2613,"content":2614,"nodeType":131},{},[2615,2619,2623],{"data":2616,"marks":2617,"value":2618,"nodeType":120},{},[],"Lors de la bataille d’U",{"data":2620,"marks":2621,"value":126,"nodeType":120},{},[2622],{"type":125},{"data":2624,"marks":2625,"value":2626,"nodeType":120},{},[],"ud, Jâbir, qui avait alors 18 ans ne put participer à la défense de la ville contre l’armée mecquoise. Son père lui avait en effet ordonné de rester, prévoyant ainsi que s’il mourait, Jâbir s’occuperait de ses neuf soeurs. Son père Abdallâh tomba martyr ce jour-là, laissant au jeune Jâbir le soin de la famille ainsi que d’importantes dettes. ",{"data":2628,"content":2629,"nodeType":131},{},[2630,2634,2638],{"data":2631,"marks":2632,"value":2633,"nodeType":120},{},[],"Mais la bataille d’U",{"data":2635,"marks":2636,"value":126,"nodeType":120},{},[2637],{"type":125},{"data":2639,"marks":2640,"value":2641,"nodeType":120},{},[],"ud eut lieu durant le mois de mars, soit plus de six mois avant la saison des récoltes dans les plantations dattières qui se déroulaient normalement entre le mois d’octobre et novembre. Quand l’usurier vint alors lui demander d’honorer la dette de son père qui venait de mourir, Jâbir n’avait aucun moyen de payer. ",{"data":2643,"content":2644,"nodeType":131},{},[2645],{"data":2646,"marks":2647,"value":2648,"nodeType":120},{},[],"Jâbir, démuni, vint alors voir le Prophète ﷺ, qui était devenu comme un père pour lui alors qu’il ne le connaissait depuis à peine trois ans.",{"data":2650,"content":2651,"nodeType":131},{},[2652],{"data":2653,"marks":2654,"value":2655,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ fit alors le trajet à pied pour intercéder auprès du créancier, qui vivait dans les quartiers sud de la ville de Médine, à 6 km de la mosquée. Face au refus du créancier d’accorder tout délai supplémentaire, le Prophète ﷺ, impuissant, fit avec Jâbir un déplacement de 8 km à pied jusqu’au verger de ce dernier. Arrivé sur place, affligé et triste de ne pas pouvoir secourir son compagnon et ami, le Prophète ﷺ, qui était le chef d’un État qui comprenait déjà quinze mille habitants, prit les arbres dans ses bras, et commença à prier dans le verger et à demander à Dieu de résoudre la dette de Jâbir. ",{"data":2657,"content":2658,"nodeType":131},{},[2659],{"data":2660,"marks":2661,"value":2662,"nodeType":120},{},[],"Après avoir passé plusieurs heures à prier dans le verger, le Prophète ﷺ a ordonné de récolter les dattes, palmier après palmier et supervisa lui-même l’opération qui dura plusieurs heures. ",{"data":2664,"content":2665,"nodeType":131},{},[2666],{"data":2667,"marks":2668,"value":2669,"nodeType":120},{},[],"À la suite de cet épisode, Jâbir put honorer la dette de son père, et il lui resta après cela encore la moitié de la récolte. ",{"data":2671,"content":2672,"nodeType":131},{},[2673,2676,2680],{"data":2674,"marks":2675,"value":297,"nodeType":120},{},[],{"data":2677,"marks":2678,"value":126,"nodeType":120},{},[2679],{"type":125},{"data":2681,"marks":2682,"value":2683,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, voyant cela, fut très touché par la grâce que Dieu lui avait accordé ce jour-là en exauçant sa demande par un miracle. Empli de gratitude envers Dieu le Très Haut, il prononça alors les mots suivants : «J’atteste que je suis le Prophète de Dieu ».",{"data":2685,"content":2686,"nodeType":131},{},[2687],{"data":2688,"marks":2689,"value":2690,"nodeType":120},{},[],"Cette anecdote nous montre l’attention que le Prophète ﷺ accordait à chaque compagnon, jeune ou vieux, pauvre ou riche. Elle montre le temps qu’il prenait pour eux, et l’énergie qu’il investissait pour résoudre chacun de leurs problèmes, lui qui avait pourtant à ce moment-là déjà 56 ans, et était le chef de l’Etat médinois. Enfin, considérons le fait que Jâbir soit venu demander de l’aide au Prophète ﷺ au moment où il s’est retrouvé le plus démuni. Une confiance rare qui atteste de la grande proximité, de l’affection et de l’amitié qui liaient le Prophète ﷺ à chacun de ses compagnons.","L’attention extrême du Prophète ﷺ envers les jeunes et les pauvres de Médine.",{"metadata":2693,"sys":2696,"fields":2703},{"tags":2694,"concepts":2695},[],[],{"space":2697,"id":2699,"type":18,"createdAt":2700,"updatedAt":2700,"environment":2701,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":2698},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"ORPojPupfIjOHCfNZYFrB","2022-07-19T12:49:30.937Z",{"sys":2702},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":2704,"description":29,"file":2705},"Palmiers de Médine",{"url":2706,"details":2707,"fileName":2710,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/ORPojPupfIjOHCfNZYFrB/378adb7f00066c214646de0d0bf6a86d/_________________-_panoramio.jpeg",{"size":2708,"image":2709},1513438,{"width":1136,"height":1137},"نخل_و_نخل_-_panoramio.jpeg",{"metadata":2712,"sys":2715,"fields":2724},{"tags":2713,"concepts":2714},[],[],{"space":2716,"id":2718,"type":99,"createdAt":2719,"updatedAt":2719,"environment":2720,"publishedVersion":841,"revision":25,"contentType":2722,"locale":26},{"sys":2717},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5e0GsTRjh06MdhL6f5jqnL","2022-08-19T16:01:11.894Z",{"sys":2721},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":2723},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2725,"url":2726,"description":2727,"shortDescription":2797,"preview":2798},"‘Umar b. al-Khattab et son frère médinois, une belle collaboration","umar-b-al-khattab-et-son-frere-medinois-une-belle-collaboration",{"data":2728,"content":2729,"nodeType":418},{},[2730,2737,2743,2750,2756,2771,2777,2784,2790],{"data":2731,"content":2732,"nodeType":131},{},[2733],{"data":2734,"marks":2735,"value":2736,"nodeType":120},{},[],"Quelques mois après l’hégire, le Prophète ﷺ réunit les chefs de famille mecquois et médinois, et leur proposa pour faciliter l’intégration des réfugiés mecquois, que chacun des médinois aisés prenne une famille mecquoise sous son aile. Les deux chefs de famille devinrent  alors des «frères». Cette action fut la solution afin de permettre l’adaptation des mecquois réfugiés à  leur nouvelle vie à Médine. Elle permit  aussi d’unir et renforcer les liens entre les musulmans de différentes origines et cultures. ",{"data":2738,"content":2739,"nodeType":131},{},[2740],{"data":2741,"marks":2742,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2744,"content":2745,"nodeType":131},{},[2746],{"data":2747,"marks":2748,"value":2749,"nodeType":120},{},[],"Concrètement, chacun des Ansârs (médinois) recevait chez lui un Muhâjir (immigré) et partageait avec lui sa maison. En échange, le Mecquois devait enseigner au Médinois qui le logeait ce qu’il connaissait  de la révélation et de la religion. Ayant profité de plusieurs années d’enseignement auprès du Messager de Dieu ﷺ, les Muhâjirins étaient souvent davantage  cultivés sur le sujet. Cette collaboration alla même jusqu’à faire travailler les frères ensemble pour partager leurs gains. Ils héritèrent  même l’un de l’autre.",{"data":2751,"content":2752,"nodeType":131},{},[2753],{"data":2754,"marks":2755,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2757,"content":2758,"nodeType":131},{},[2759,2763,2767],{"data":2760,"marks":2761,"value":2762,"nodeType":120},{},[],"Prenons ici l’exemple de ‘Umar b. al-Kha",{"data":2764,"marks":2765,"value":178,"nodeType":120},{},[2766],{"type":125},{"data":2768,"marks":2769,"value":2770,"nodeType":120},{},[],"âb dont le frère médinois travaillait dans l’exploitation des dattiers. Pourtant, tous deux souhaitèrent ardemment passer la journée en compagnie du Prophète ﷺ pour bénéficier de ses enseignements. ‘Umar proposa alors une solution ingénieuse : travailler en alternance !",{"data":2772,"content":2773,"nodeType":131},{},[2774],{"data":2775,"marks":2776,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2778,"content":2779,"nodeType":131},{},[2780],{"data":2781,"marks":2782,"value":2783,"nodeType":120},{},[],"À tour de rôle, l’un travaillait à la palmeraie pendant que l’autre étudiait ! Le soir venu, celui qui avait passé la journée en compagnie du Messager de Dieu ﷺ allait transmettre à l’autre ce qu’il avait appris. ",{"data":2785,"content":2786,"nodeType":131},{},[2787],{"data":2788,"marks":2789,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2791,"content":2792,"nodeType":131},{},[2793],{"data":2794,"marks":2795,"value":2796,"nodeType":120},{},[],"La solution proposée par ‘Umar nous éclaire sur la manière dont le croyant doit vivre sa vie. Il ne doit pas délaisser son rôle social et professionnel sous prétexte de pratique religieuse. Au contraire, comme le faisait ‘Umar,  le croyant se doit de travailler pour être  acteur dans la société,  de gagner honnêtement sa vie tout en gagnant en sagesse et en science et ce, afin de s’élever dans sa foi.","Un exemple de fraternité",{"metadata":2799,"sys":2802,"fields":2810},{"tags":2800,"concepts":2801},[],[],{"space":2803,"id":2805,"type":18,"createdAt":2806,"updatedAt":2807,"environment":2808,"publishedVersion":1094,"revision":432,"locale":26},{"sys":2804},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"63LXqnSWsKVMlC2hm9aLBU","2022-07-19T12:30:22.148Z","2022-07-19T12:30:28.949Z",{"sys":2809},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":2811,"file":2812},"Calligraphie du nom de ‘Umar à la mosquée Sainte-Sophie",{"url":2813,"details":2814,"fileName":2817,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/63LXqnSWsKVMlC2hm9aLBU/a0d9c2d6b46d15a047ee707bba7ec05c/Hagia_Sopia__6163502494_.jpg",{"size":2815,"image":2816},1922531,{"width":1137,"height":1137},"Hagia_Sopia__6163502494_.jpg",{"metadata":2819,"sys":2822,"fields":2831},{"tags":2820,"concepts":2821},[],[],{"space":2823,"id":2825,"type":99,"createdAt":2826,"updatedAt":2826,"environment":2827,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":2829,"locale":26},{"sys":2824},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"73ulgENb6Fnx322vZLxRx5","2022-08-12T13:00:32.111Z",{"sys":2828},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":2830},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":2832,"url":2833,"description":2834,"shortDescription":3003,"preview":3004},"L'invocation du Prophète Muhammad ﷺ après Ta'if","linvocation-du-prophete-muhammad-apres-taif",{"data":2835,"content":2836,"nodeType":418},{},[2837,2844,2869,2875,2882,2888,2912,2918,2950,2956,2983,2989],{"data":2838,"content":2839,"nodeType":131},{},[2840],{"data":2841,"marks":2842,"value":2843,"nodeType":120},{},[],"Juste après sa première rencontre avec l'ange Gabriel, la Mère des croyants Khadîja emmène le Prophète ﷺ voir son cousin chrétien Waraqa b. Nawfal. Lors de cette rencontre Waraqa dit au Prophète ﷺ : « - [...] Puissé-je vivre jusqu'au jour où ton peuple te chassera.  ",{"data":2845,"content":2846,"nodeType":2868},{},[2847,2858],{"data":2848,"content":2849,"nodeType":2857},{},[2850],{"data":2851,"content":2852,"nodeType":131},{},[2853],{"data":2854,"marks":2855,"value":2856,"nodeType":120},{},[],"M'expulsera-t-on ? s'étonne le Prophète ﷺ ","list-item",{"data":2859,"content":2860,"nodeType":2857},{},[2861],{"data":2862,"content":2863,"nodeType":131},{},[2864],{"data":2865,"marks":2866,"value":2867,"nodeType":120},{},[],"Il n'est personne qui soit venu avec un message semblable sans qu'il n’ait été traité avec hostilité. Si je vis jusque-là, je te prêterai main-forte. »","unordered-list",{"data":2870,"content":2871,"nodeType":131},{},[2872],{"data":2873,"marks":2874,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2876,"content":2877,"nodeType":131},{},[2878],{"data":2879,"marks":2880,"value":2881,"nodeType":120},{},[],"Sept années après cet épisode, le Prophète ﷺ a effectivement été traité avec hostilité par les siens qui l'ont boycotté, persécuté et ont comploté afin de l'assassiner. ",{"data":2883,"content":2884,"nodeType":131},{},[2885],{"data":2886,"marks":2887,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2889,"content":2890,"nodeType":131},{},[2891,2895,2900,2904,2908],{"data":2892,"marks":2893,"value":2894,"nodeType":120},{},[],"Après trois années de boycott, de souffrances physiques et morales à la fois envers sa propre personne, envers les musulmans et leurs alliés non musulmans, le Prophète ﷺ perd son oncle et père adoptif qui était son garant et son plus grand soutien, Abû ",{"data":2896,"marks":2897,"value":2899,"nodeType":120},{},[2898],{"type":125},"T",{"data":2901,"marks":2902,"value":2903,"nodeType":120},{},[],"âlib. Suite à cette perte, le Prophète ﷺ se rend à ",{"data":2905,"marks":2906,"value":2899,"nodeType":120},{},[2907],{"type":125},{"data":2909,"marks":2910,"value":2911,"nodeType":120},{},[],"â'if afin de chercher assistance et protection, mais il n'y trouvera que des insultes et de l'hostilité. ",{"data":2913,"content":2914,"nodeType":131},{},[2915],{"data":2916,"marks":2917,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2919,"content":2920,"nodeType":131},{},[2921,2925,2929,2933,2937,2941,2946],{"data":2922,"marks":2923,"value":2924,"nodeType":120},{},[],"Les habitants de ",{"data":2926,"marks":2927,"value":2899,"nodeType":120},{},[2928],{"type":125},{"data":2930,"marks":2931,"value":2932,"nodeType":120},{},[],"â'if lui jettent des pierres et le Prophète ﷺ s'en va le visage en sang. Ibn Is",{"data":2934,"marks":2935,"value":126,"nodeType":120},{},[2936],{"type":125},{"data":2938,"marks":2939,"value":2940,"nodeType":120},{},[],"âq rapporte dans le plus ancien ouvrage de ",{"data":2942,"marks":2943,"value":2945,"nodeType":120},{},[2944],{"type":474},"sîra",{"data":2947,"marks":2948,"value":2949,"nodeType":120},{},[]," que nous possédons, que le Messager de Dieu ﷺ s’est alors tourné vers Dieu et a dit : « Ô Seigneur ! Je me plains à Toi de ma faiblesse et de mon impuissance ! Je me plains auprès de Toi, le plus Miséricordieux, d'être persécuté par les gens. Tu es le Seigneur des opprimés et Tu es mon Seigneur. À qui me confies-tu donc ? À des gens distants qui me réservent un piètre accueil ? Ou à un ennemi entre les mains duquel Tu as placé mon destin ? Et si cela n'est pas le signe de ta colère contre moi, alors tout cela m'importe peu ! Je ferai tout jusqu'à ce que Tu sois satisfait ! Car, certes Ton pardon m'est plus cher. J'invoque la lumière de Ton visage pour lequel les ténèbres se sont éclaircies et auquel apparaissent le destin de ce bas monde et de l'au-delà. Ne fais pas descendre sur moi Ta colère et épargne-moi Ton mécontentement ! Nulle puissance et nul pouvoir n’existent en dehors de Toi. » ",{"data":2951,"content":2952,"nodeType":131},{},[2953],{"data":2954,"marks":2955,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2957,"content":2958,"nodeType":131},{},[2959,2963,2968,2974,2979],{"data":2960,"marks":2961,"value":2962,"nodeType":120},{},[],"Dans ce retour à Dieu, nous voyons l'humilité avec laquelle le Prophète ﷺ s'adresse à Lui, mais aussi l'humilité avec laquelle il se considère lui-même. Il est la meilleure des créatures de Dieu et pourtant il ne fait preuve d'aucun orgueil. Il reste humble et s'en remet à Dieu en qui il a entièrement confiance, à la fois pour lui confier ce qu'il ressent, mais aussi pour lui confier son sort. Il sait que son destin est entre les mains de Dieu. Le Prophète ﷺ fait preuve d'acceptation (",{"data":2964,"marks":2965,"value":2967,"nodeType":120},{},[2966],{"type":474},"ri",{"data":2969,"marks":2970,"value":2973,"nodeType":120},{},[2971,2972],{"type":125},{"type":474},"d",{"data":2975,"marks":2976,"value":2978,"nodeType":120},{},[2977],{"type":474},"â",{"data":2980,"marks":2981,"value":2982,"nodeType":120},{},[],"), tout ce qui l'importe c'est la satisfaction de son Seigneur, et il accepte tout ce qui vient de Lui.",{"data":2984,"content":2985,"nodeType":131},{},[2986],{"data":2987,"marks":2988,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":2990,"content":2991,"nodeType":131},{},[2992,2995,2999],{"data":2993,"marks":2994,"value":297,"nodeType":120},{},[],{"data":2996,"marks":2997,"value":126,"nodeType":120},{},[2998],{"type":125},{"data":3000,"marks":3001,"value":3002,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ revient à son Seigneur plein d'humilité, et Lui demande de lui accorder Son pardon. Par ailleurs, il n'invoque Dieu que de manière positive. En aucun cas le Prophète ﷺ ne demande des comptes ou se résigne à un sort négatif. Bien au contraire, il ne demande à Dieu que du bien et n'attend de Lui que de la bonté à son égard. Le Prophète ﷺ ne jette la faute sur personne et se contente de revenir à sa situation et à sa condition, il demande à Dieu de lui pardonner ses fautes et ne reste pas dans un discours victimaire.","Muhammad ﷺ, un modèle d’espérance et d’humilité.",{"metadata":3005,"sys":3008,"fields":3015},{"tags":3006,"concepts":3007},[],[],{"space":3009,"id":3011,"type":18,"createdAt":3012,"updatedAt":3012,"environment":3013,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":3010},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5y6U37EpAeTNpcG8zyNOcI","2022-07-19T12:25:36.497Z",{"sys":3014},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3016,"description":29,"file":3017},"La vallée de Tâ'if",{"url":3018,"details":3019,"fileName":3023,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/5y6U37EpAeTNpcG8zyNOcI/e287aed968025b63cd5fd098d93c02cf/taif.jpg",{"size":3020,"image":3021},574572,{"width":3022,"height":35},1920,"taif.jpg",{"metadata":3025,"sys":3028,"fields":3037},{"tags":3026,"concepts":3027},[],[],{"space":3029,"id":3031,"type":99,"createdAt":3032,"updatedAt":3032,"environment":3033,"publishedVersion":431,"revision":25,"contentType":3035,"locale":26},{"sys":3030},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"JFRgZEpZpLYiFjgqiIivu","2022-08-05T14:31:05.498Z",{"sys":3034},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":3036},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3038,"url":3039,"description":3040,"shortDescription":3122,"preview":3123},"Le dernier sourire du Prophète Muhammad ﷺ","le-dernier-sourire-du-prophete-muhammad",{"data":3041,"content":3042,"nodeType":418},{},[3043,3057,3064,3086,3101,3108],{"data":3044,"content":3045,"nodeType":131},{},[3046,3049,3053],{"data":3047,"marks":3048,"value":1627,"nodeType":120},{},[],{"data":3050,"marks":3051,"value":126,"nodeType":120},{},[3052],{"type":125},{"data":3054,"marks":3055,"value":3056,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ était malade depuis maintenant deux semaines. Il avait d’ailleurs arrêté de diriger la prière depuis plusieurs jours, trop souffrant pour se lever.",{"data":3058,"content":3059,"nodeType":131},{},[3060],{"data":3061,"marks":3062,"value":3063,"nodeType":120},{},[],"Alors qu’Abû Bakr dirigeait la prière du matin, les musulmans furent surpris de constater que tout à droite du premier rang des fidèles, quelqu’un écartait le rideau qui ouvrait sur l’appartement de ‘Â’isha, la Mère des croyants. ",{"data":3065,"content":3066,"nodeType":131},{},[3067,3071,3075,3078,3082],{"data":3068,"marks":3069,"value":3070,"nodeType":120},{},[],"Cette personne, c’était le Messager de Dieu, Mu",{"data":3072,"marks":3073,"value":126,"nodeType":120},{},[3074],{"type":125},{"data":3076,"marks":3077,"value":1643,"nodeType":120},{},[],{"data":3079,"marks":3080,"value":982,"nodeType":120},{},[3081],{"type":125},{"data":3083,"marks":3084,"value":3085,"nodeType":120},{},[],"ârith disait d’ailleurs, qu'il n'avait jamais connu qui que ce soit qui souriait plus souvent que le Messager de Dieu ﷺ, comme l’a rapporté al-Tirmidhî.",{"data":3087,"content":3088,"nodeType":131},{},[3089,3093,3097],{"data":3090,"marks":3091,"value":3092,"nodeType":120},{},[],"Abû Bakr, comme beaucoup d’autres compagnons, pensa alors que l’état de santé du Prophète ﷺ s’était enfin amélioré, et qu’il venait le remplacer pour diriger la prière. Il commença à faire un pas sur le côté pour laisser la place au Messager de Dieu ﷺ. C’est là que, voyant les fidèles si joyeux de le revoir après plusieurs jours d’absence qu’ils en étaient décontenancés, le Prophète Mu",{"data":3094,"marks":3095,"value":126,"nodeType":120},{},[3096],{"type":125},{"data":3098,"marks":3099,"value":3100,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, souriant toujours, leur fit signe de continuer de prier, et il relâcha le rideau.",{"data":3102,"content":3103,"nodeType":131},{},[3104],{"data":3105,"marks":3106,"value":3107,"nodeType":120},{},[],"Il mourut le jour même, avant que ne tombe la nuit. ",{"data":3109,"content":3110,"nodeType":131},{},[3111,3115,3119],{"data":3112,"marks":3113,"value":3114,"nodeType":120},{},[],"Ce visage souriant, fut la dernière image que les compagnons garderont de leur Prophète bien-aimé, leur ami, leur frère, Mu",{"data":3116,"marks":3117,"value":126,"nodeType":120},{},[3118],{"type":125},{"data":3120,"marks":3121,"value":1667,"nodeType":120},{},[],"La dernière fois que les compagnons ont vu sourire le Prophète ﷺ.",{"metadata":3124,"sys":3127,"fields":3134},{"tags":3125,"concepts":3126},[],[],{"space":3128,"id":3130,"type":18,"createdAt":3131,"updatedAt":3131,"environment":3132,"publishedVersion":1918,"revision":25,"locale":26},{"sys":3129},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3WTkY6Iwd8nFId9x959m3a","2022-07-19T09:42:24.544Z",{"sys":3133},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3135,"description":29,"file":3136},"Dernier sourire du Prophète ﷺ",{"url":3137,"details":3138,"fileName":3143,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/3WTkY6Iwd8nFId9x959m3a/e82906f417344aba8681dc41ded9644f/Screen_Shot_2019-03-12_at_19.33.54.png",{"size":3139,"image":3140},361598,{"width":3141,"height":3142},1198,1122,"Screen Shot 2019-03-12 at 19.33.54.png",{"metadata":3145,"sys":3148,"fields":3157},{"tags":3146,"concepts":3147},[],[],{"space":3149,"id":3151,"type":99,"createdAt":3152,"updatedAt":3152,"environment":3153,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":3155,"locale":26},{"sys":3150},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"33u9KI3O4jU7RE1A2JU8vZ","2022-08-05T13:01:09.653Z",{"sys":3154},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":3156},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3158,"url":3159,"description":3160,"shortDescription":3245,"preview":3246},"La relation du Prophète ﷺ avec Zayd b. Hâritha","la-relation-du-prophete-avec-zayd-b-haritha",{"data":3161,"content":3162,"nodeType":418},{},[3163,3170,3193,3216,3231,3238],{"data":3164,"content":3165,"nodeType":131},{},[3166],{"data":3167,"marks":3168,"value":3169,"nodeType":120},{},[],"Ces trois différents, mais complémentaires aspects de cette éducation avaient pour ambition de faire de ces enfants des êtres libres, forts et indépendants, en bref des êtres accomplis. Le pédagogue qu'était le Prophète ﷺ avait une méthodologie particulière afin d'arriver à ce résultat. Aujourd'hui, nous évoquerons l'insistance du Prophète ﷺ quant à l'écoute des plus jeunes, qui permettait ainsi leur émancipation.",{"data":3171,"content":3172,"nodeType":131},{},[3173,3177,3181,3185,3189],{"data":3174,"marks":3175,"value":3176,"nodeType":120},{},[],"Pour cela, nous nous pencherons sur l’histoire de Zayd b. Hâritha. Zayd était encore enfant lorsqu’il avait été fait prisonnier lors d’une razzia contre sa tribu. Suite à cela, il avait été vendu à la Mecque au marché puis racheté et revendu jusqu’à ce qu’il soit offert par Khadija à Mu",{"data":3178,"marks":3179,"value":126,"nodeType":120},{},[3180],{"type":125},{"data":3182,"marks":3183,"value":3184,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ en tant que serviteur, au moment de leur mariage, quinze ans avant la révélation. Plutôt que de trouver chez Mu",{"data":3186,"marks":3187,"value":126,"nodeType":120},{},[3188],{"type":125},{"data":3190,"marks":3191,"value":3192,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ une place de serviteur, Zayd, qui était alors âgé d’environ 15 ans, trouva un foyer où il pu se sentir en sécurité et être aimé.",{"data":3194,"content":3195,"nodeType":131},{},[3196,3200,3204,3208,3212],{"data":3197,"marks":3198,"value":3199,"nodeType":120},{},[],"Quand le père de Zayd apprit que son enfant se trouvait à la Mecque, il s’y rendit pour le libérer en échange  d’une rançon, comme le faisaient alors les Arabes. Quand il proposa cela à Mu",{"data":3201,"marks":3202,"value":126,"nodeType":120},{},[3203],{"type":125},{"data":3205,"marks":3206,"value":3207,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, celui-ci répondit : « Ton enfant est comme le mien ici ; pose-lui la question, et s’il veut aller avec toi, je le lui permets sans que tu ne paies quoi que ce soit. ». Mais quand son père lui proposa de l’accompagner, Zayd refusa. « J’ai vu en mon maître des choses qui me le font préférer à tous, à tout jamais. » Lorsqu’il entendit ces paroles, Mu",{"data":3209,"marks":3210,"value":126,"nodeType":120},{},[3211],{"type":125},{"data":3213,"marks":3214,"value":3215,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, touché et ému, se rendit à la Ka‘ba afin de proclamer publiquement l’affranchissement de Zayd, qui devrait désormais être considéré comme son fils adoptif.",{"data":3217,"content":3218,"nodeType":131},{},[3219,3223,3227],{"data":3220,"marks":3221,"value":3222,"nodeType":120},{},[],"A travers l’histoire de Zayd, nous remarquons l’effort d’écoute que Mu",{"data":3224,"marks":3225,"value":126,"nodeType":120},{},[3226],{"type":125},{"data":3228,"marks":3229,"value":3230,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ fait lui-même et qu’il impose de manière subtile au reste des adultes. Zayd, alors adolescent âgé d’une quinzaine d’années, est considéré comme un égal et le Prophète ﷺ préfère lui donner la parole et l’écouter, et le considérer d’égal à égal plutôt que de le considérer comme immature et inapte à décider par lui-même. D’ailleurs, à l’issu de cet épisode, le Prophète ﷺ choisit d’affranchir l’enfant, de lui redonner officiellement la liberté qu’il avait acquise dans les faits au sein de son foyer. C’est une caractéristique importante du Prophète ﷺ qui encourageait les croyants à en faire de même. Il en vient même à refuser une éventuelle rançon ! Cela montre deux choses. Premièrement, le fait de refuser quelque compensation que ce soit arrête la chaîne de vente de l’enfant et lui rend sa dignité toute entière. Ensuite, ce refus renforce l’importance que le Prophète ﷺ donnait au choix des enfants : la décision finale revient à Zayd, et ne revient ni au Prophète ﷺ, ni à son  père biologique. Aucune somme d’argent n’a à interférer dans cette décision, Zayd prend la décision qui lui conviendra le mieux, car il est libre. Nous voyons donc l’attachement du Prophète ﷺ au concept d’émancipation des enfants qu’il faut éduquer tout en leur faisant confiance à travers une participation active à leur propre éducation.",{"data":3232,"content":3233,"nodeType":131},{},[3234],{"data":3235,"marks":3236,"value":3237,"nodeType":120},{},[],"Nous voyons également à travers l’exemple de Zayd, l’excellent traitement dont le Prophète ﷺ faisait preuve à l’égard des enfants, et l’excellence de ses comportements en général. En effet, ainsi que l’a écrit Voltaire « Personne n’est un héros pour son valet. » Le valet étant la personne la plus proche au quotidien de son maître et ayant ainsi accès à la totalité des défauts de celui-ci car il connaît tous les travers et les moments de faiblesse de celui qu’il sert quotidiennement. Un serviteur ne peut donc pas considérer son maître comme un « héros », car personne ne l’est vraiment. Or à travers la parole de Zayd « J’ai vu en mon maître des choses qui me le font préférer à tous, à tout jamais. » nous nous rendons compte de la noblesse des comportements du Prophète ﷺ qui jusque dans l’intimité de son foyer faisait preuve d’une bienveillance incomparable. Ainsi, le hadith « J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères » prend tout son sens.",{"data":3239,"content":3240,"nodeType":131},{},[3241],{"data":3242,"marks":3243,"value":3244,"nodeType":120},{},[],"A travers Zayd, nous constatons l’importance donnée aux enfants, qui sont en réalité les éléments moteurs de la société de demain. Le Prophète ﷺ les considère dès leur plus jeune âge en leur donnant des responsabilités adaptées à leur situation. Il les intégrait ainsi à la société très tôt, et faisait naître en eux un sentiment d’appartenance à celle-ci et a fortiori un sentiment de responsabilité vis à vis du rôle qu’ils y jouent.","Ecouter, donner de la valeur et marquer la vie des enfants étaient trois aspects essentiels de l'éducation que le Prophète ﷺ leur donnait. ",{"metadata":3247,"sys":3250,"fields":3257},{"tags":3248,"concepts":3249},[],[],{"space":3251,"id":3253,"type":18,"createdAt":3254,"updatedAt":3254,"environment":3255,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":3252},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2DUjMIgUzL2BeFCZYvN36w","2022-07-19T12:35:54.305Z",{"sys":3256},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3258,"description":3259,"file":3260},"Tombeau de Zayd b. Haritha","Source : Wikimedia",{"url":3261,"details":3262,"fileName":3267,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/2DUjMIgUzL2BeFCZYvN36w/030ba5b72e7df05c0a5a91ca94b7685c/Al-Maza__r_al-Janu__bi____Zayd_ibn_H__a__rithah_Shrine_.jpeg",{"size":3263,"image":3264},1098804,{"width":3265,"height":3266},1667,2500,"Al-Mazār_al-Janūbī_(Zayd_ibn_Ḥārithah_Shrine).jpeg",{"metadata":3269,"sys":3272,"fields":3282},{"tags":3270,"concepts":3271},[],[],{"space":3273,"id":3275,"type":99,"createdAt":3276,"updatedAt":3276,"environment":3277,"publishedVersion":3279,"revision":25,"contentType":3280,"locale":26},{"sys":3274},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1CUFkIzGOU1Dafb12HbPeZ","2022-07-29T14:31:07.088Z",{"sys":3278},{"id":22,"type":14,"linkType":23},10,{"sys":3281},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3283,"url":3284,"description":3285,"shortDescription":3495,"preview":3496,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Muhammad. Un nom prononcé tant de fois","muhammad-un-nom-prononce-tant-de-fois",{"data":3286,"content":3287,"nodeType":418},{},[3288,3296,3303,3318,3325,3348,3355,3362,3377,3384,3391,3398,3405,3412,3419,3426,3433,3440],{"data":3289,"content":3290,"nodeType":131},{},[3291],{"data":3292,"marks":3293,"value":3295,"nodeType":120},{},[3294],{"type":474},"Muhammad. Un nom prononcé tant de fois, par tant de générations de croyants, un nom qui résonne dans l'histoire de l'islam.",{"data":3297,"content":3298,"nodeType":131},{},[3299],{"data":3300,"marks":3301,"value":3302,"nodeType":120},{},[],"\nUn nom que nous donnons à nos enfants, que nous prononçons bien souvent pour rappeler que Dieu prie sur Son Prophète ﷺ et faire son éloge. Un nom dont le temps n’a su ternir l’éclat. Il est répété à 4 reprises dans le Coran, et la 47ème sourate porte ce nom. Il est aussi prononcé au cours de la prière rituelle. C’est un nom que portent des millions et des millions de personnes dans le monde. Les parents appellent ainsi leurs fils pour honorer la mémoire du Prophète ﷺ et évoquer son souvenir, tout en nourrissant l’espoir de voir leur progéniture adopter le modèle prophétique dans toute sa noblesse et sa grandeur. ",{"data":3304,"content":3305,"nodeType":131},{},[3306,3310,3314],{"data":3307,"marks":3308,"value":3309,"nodeType":120},{},[],"Le nom de Mu",{"data":3311,"marks":3312,"value":126,"nodeType":120},{},[3313],{"type":125},{"data":3315,"marks":3316,"value":3317,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, lorsqu’il est évoqué chez les croyants, suscite de belles pensées, et ravive l’amour qu’ils lui portent, rappelle son noble caractère, son existence faite d’équité, d’amour envers les créatures et de bienveillance ; Il est celui dont le souvenir lumineux rappelle la droiture, la justice, et la grandeur d’âme dont il fit preuve sa vie durant.",{"data":3319,"content":3320,"nodeType":131},{},[3321],{"data":3322,"marks":3323,"value":3324,"nodeType":120},{},[],"C’est le nom de celui qui a été favorisé par le Créateur, et dont personne ne peut prétendre atteindre la perfection dans son caractère et ses qualités.",{"data":3326,"content":3327,"nodeType":131},{},[3328,3332,3336,3340,3344],{"data":3329,"marks":3330,"value":3331,"nodeType":120},{},[],"\nMu",{"data":3333,"marks":3334,"value":126,"nodeType":120},{},[3335],{"type":125},{"data":3337,"marks":3338,"value":3339,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ était un prénom très peu utilisé dans la péninsule Arabique. C’est le grand-père de l’Envoyé de Dieu ﷺ, ‘Abd al-Mu",{"data":3341,"marks":3342,"value":178,"nodeType":120},{},[3343],{"type":125},{"data":3345,"marks":3346,"value":3347,"nodeType":120},{},[],"alib qui le prénomma ainsi, alors que ce nom était presque inconnu dans la péninsule Arabique. Il espérait que son petit-fils grandirait pour être grandement prié, il lui donna ce prénom qui signifie : le digne de louange, ou le loué abondamment, le plus digne d’éloges… Un nom qui sied parfaitement à la personne du Messager de Dieu ﷺ, puisqu'il est dit dans le Coran : ",{"data":3349,"content":3350,"nodeType":131},{},[3351],{"data":3352,"marks":3353,"value":3354,"nodeType":120},{},[],"“Dieu et Ses anges bénissent le Prophète. Ô croyants ! Bénissez-le et appelez sur lui le salut !” (33 : 56)",{"data":3356,"content":3357,"nodeType":131},{},[3358],{"data":3359,"marks":3360,"value":3361,"nodeType":120},{},[],"La prière sur la Prophète ﷺ détient d’immenses mérites, c’est la raison pour laquelle il est recommandé aux croyants de prier sur lui abondamment.",{"data":3363,"content":3364,"nodeType":131},{},[3365,3369,3373],{"data":3366,"marks":3367,"value":3368,"nodeType":120},{},[],"A",{"data":3370,"marks":3371,"value":126,"nodeType":120},{},[3372],{"type":125},{"data":3374,"marks":3375,"value":3376,"nodeType":120},{},[],"mad et al-Tirmidhî ont rapporté qu’un jour, Ubayy b. Ka‘b demanda au Prophète ﷺ : ",{"data":3378,"content":3379,"nodeType":131},{},[3380],{"data":3381,"marks":3382,"value":3383,"nodeType":120},{},[],"« Ô Messager de Dieu, je fais beaucoup de prières. Quelle proportion dois-je en faire pour toi ? ",{"data":3385,"content":3386,"nodeType":131},{},[3387],{"data":3388,"marks":3389,"value":3390,"nodeType":120},{},[],"- Autant que tu le souhaites",{"data":3392,"content":3393,"nodeType":131},{},[3394],{"data":3395,"marks":3396,"value":3397,"nodeType":120},{},[],"- Le quart ? ",{"data":3399,"content":3400,"nodeType":131},{},[3401],{"data":3402,"marks":3403,"value":3404,"nodeType":120},{},[],"- Ce que tu veux. Si tu fais plus, ce sera mieux pour toi.",{"data":3406,"content":3407,"nodeType":131},{},[3408],{"data":3409,"marks":3410,"value":3411,"nodeType":120},{},[],"- La moitié ? ",{"data":3413,"content":3414,"nodeType":131},{},[3415],{"data":3416,"marks":3417,"value":3418,"nodeType":120},{},[],"-Autant que tu le souhaites. Si tu fais plus ce sera encore mieux pour toi.",{"data":3420,"content":3421,"nodeType":131},{},[3422],{"data":3423,"marks":3424,"value":3425,"nodeType":120},{},[],"- Alors toute ma prière sera alors pour toi.",{"data":3427,"content":3428,"nodeType":131},{},[3429],{"data":3430,"marks":3431,"value":3432,"nodeType":120},{},[],"- Si tu fais cela, alors tous tes tracas disparaîtront et tes péchés seront pardonnés. »",{"data":3434,"content":3435,"nodeType":131},{},[3436],{"data":3437,"marks":3438,"value":3439,"nodeType":120},{},[],"Cette discussion nous indique le mérite de la prière sur le Prophète ﷺ, et nous incite à multiplier les invocations. Le sens de son nom est encore exalté, puisque les musulmans invoquent sans cesse depuis Dieu en sa faveur.",{"data":3441,"content":3442,"nodeType":131},{},[3443,3447,3451,3455,3459,3463,3467,3471,3475,3479,3483,3487,3491],{"data":3444,"marks":3445,"value":3446,"nodeType":120},{},[],"Le premier-né du Prophète Mu",{"data":3448,"marks":3449,"value":126,"nodeType":120},{},[3450],{"type":125},{"data":3452,"marks":3453,"value":3454,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ s’appelait al-Qâsim, ce qui signifie “celui qui divise, qui partage.” De ce fait, le Prophète Mu",{"data":3456,"marks":3457,"value":126,"nodeType":120},{},[3458],{"type":125},{"data":3460,"marks":3461,"value":3462,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ était surnommé Abû al-Qâsim. Il évoque son nom à plusieurs reprises, comme dans ce hadiths rapporté par al-Bukhâri et Muslim, dans lequel le Prophète ﷺ il dit : « J’ai cinq noms : Mu",{"data":3464,"marks":3465,"value":126,"nodeType":120},{},[3466],{"type":125},{"data":3468,"marks":3469,"value":3470,"nodeType":120},{},[],"ammad et A",{"data":3472,"marks":3473,"value":126,"nodeType":120},{},[3474],{"type":125},{"data":3476,"marks":3477,"value":3478,"nodeType":120},{},[],"mad ; al-Ma",{"data":3480,"marks":3481,"value":126,"nodeType":120},{},[3482],{"type":125},{"data":3484,"marks":3485,"value":3486,"nodeType":120},{},[],"î, l’effaceur, par lequel Dieu efface l’incroyance ; al-",{"data":3488,"marks":3489,"value":982,"nodeType":120},{},[3490],{"type":125},{"data":3492,"marks":3493,"value":3494,"nodeType":120},{},[],"âshir, qui sera le premier à être ressuscité et al-‘Âqib. Il n’y aura pas de Prophète après moi. »","Que signifie le nom de notre Prophète Bien-Aimé ﷺ",{"metadata":3497,"sys":3500,"fields":3507},{"tags":3498,"concepts":3499},[],[],{"space":3501,"id":3503,"type":18,"createdAt":3504,"updatedAt":3504,"environment":3505,"publishedVersion":2096,"revision":25,"locale":26},{"sys":3502},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"6LHjknCI9JDdTp66WbKmuP","2022-07-19T09:44:03.019Z",{"sys":3506},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3508,"description":29,"file":3509},"Muhammad, un prénom répété tant de fois",{"url":3510,"details":3511,"fileName":3516,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/6LHjknCI9JDdTp66WbKmuP/c1663b7f24a248085723cb37eb40dc26/______-______-________-__________-______-________-__________-____________-3__1_.png",{"size":3512,"image":3513},254485,{"width":3514,"height":3515},5116,5119,"صور-اسم-محمد-مزخرف-اسم-محمد-بالخط-العربي-3 (1).png",{"metadata":3518,"sys":3521,"fields":3530},{"tags":3519,"concepts":3520},[],[],{"space":3522,"id":3524,"type":99,"createdAt":3525,"updatedAt":3525,"environment":3526,"publishedVersion":1094,"revision":25,"contentType":3528,"locale":26},{"sys":3523},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7ggFSXAV5A82btxqo2DJN1","2022-07-22T13:01:11.103Z",{"sys":3527},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":3529},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3531,"url":3532,"description":3533,"shortDescription":3592,"preview":3593,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Le puits de Rûma, dernier puits prophétique","le-puits-de-ruma-dernier-puits-prophetique",{"data":3534,"content":3535,"nodeType":418},{},[3536,3543,3550,3557,3564,3571,3578,3585],{"data":3537,"content":3538,"nodeType":131},{},[3539],{"data":3540,"marks":3541,"value":3542,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ a entretenu sept puits dans la ville de Médine en leur portant une attention particulière et en les rendant gratuitement accessibles à tout un chacun. Parmi eux, le puits de Rûma, seul puits médinois dont le Prophète (s) s’est abreuvé à être encore actif aujourd’hui.",{"data":3544,"content":3545,"nodeType":131},{},[3546],{"data":3547,"marks":3548,"value":3549,"nodeType":120},{},[],"Au moment de l’hégire, il n’était pas aisé de se procurer de l’eau pour la plupart des Muhajirûn car beaucoup de puits appartenaient à des personnes qui faisaient payer l’eau, parfois à des prix élevés, exerçant ainsi un monopole sur l’eau dans certaines parties de la ville. C’était le cas dans la partie nord-ouest de la ville où se trouvait la source de Rûma. ",{"data":3551,"content":3552,"nodeType":131},{},[3553],{"data":3554,"marks":3555,"value":3556,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ tenta de racheter ce puits pour le rendre public et gratuit mais son propriétaire refusa, demandant une somme très élevée. Le Prophète ﷺ promit alors une source d’eau au Paradis à celui qui le rachèterait. C’est ‘Uthmân b. ‘Affân, surnommé «le riche», qui l’acheta alors, et creusa un puits pour rendre cette source abondante, accessible à tous les habitants de la région. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on le surnommera aussi le puits de ‘Uthmân.",{"data":3558,"content":3559,"nodeType":131},{},[3560],{"data":3561,"marks":3562,"value":3563,"nodeType":120},{},[],"Ce dernier en prit grand soin et acheta même les terres voisines, créant ainsi «un waqf», bien commun appartenant à toute la société, au nom du bien public. Cet entretien s’inscrivait dans la politique mise en place par le Prophète ﷺ visant à racheter et entretenir des puits dans chacune des zones de la ville de Médine. L’objectif était que tout un chacun puisse boire, se laver, abreuver ses bêtes et arroser ses plantations gratuitement. ",{"data":3565,"content":3566,"nodeType":131},{},[3567],{"data":3568,"marks":3569,"value":3570,"nodeType":120},{},[],"Depuis, l’entretien du puits de Rûma n’a jamais cessé puisque la ferme et le puits du waqf de ‘Uthmân existent encore aujourd’hui, soit plus de 1400 ans plus tard. Il nous rappelle que l’entretien des sources d’eau est essentiel, car celles-ci constituent un héritage. Cela n’est pas sans nous rappeler l’importance de la miraculeuse source de Zamzam directement liée au développement de la ville sainte de La Mecque.",{"data":3572,"content":3573,"nodeType":131},{},[3574],{"data":3575,"marks":3576,"value":3577,"nodeType":120},{},[],"Enfin, nous pouvons tirer plusieurs enseignements de cet épisode. D’une part, retenons que le waqf est un acte méritoire et que sa récompense est conséquente pour l’au-delà, comme en témoigne le fait que ‘Uthmân a été récompensé pour cet acte de partage et de générosité par la promesse d’être admis au paradis. ",{"data":3579,"content":3580,"nodeType":131},{},[3581],{"data":3582,"marks":3583,"value":3584,"nodeType":120},{},[],"D’autre part, il est de notre devoir en tant que musulman de préserver les ressources naturelles et d’inciter les autres à le faire en leur enseignant ainsi l’importance de prendre soin des éléments essentiels de la nature comme l’eau.",{"data":3586,"content":3587,"nodeType":131},{},[3588],{"data":3589,"marks":3590,"value":3591,"nodeType":120},{},[],"Cette source naturelle est en effet un élément vital et primordial à la vie quotidienne de l'être humain. Ainsi l’eau est avant tout une miséricorde de Dieu que l’on ne doit pas négliger. «Et de l’eau, nous avons fait toutes choses vivantes ». (21 : 30)","Découvrez comment ‘Uthmân a acheté sa place au paradis",{"metadata":3594,"sys":3597,"fields":3604},{"tags":3595,"concepts":3596},[],[],{"space":3598,"id":3600,"type":18,"createdAt":3601,"updatedAt":3601,"environment":3602,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":3599},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"448bF73vPOSCxB5fWrdBqH","2022-07-19T08:10:02.512Z",{"sys":3603},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3605,"description":29,"file":3606},"Puits de Rûma",{"url":3607,"details":3608,"fileName":3613,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/448bF73vPOSCxB5fWrdBqH/b2457fe3781b16107480b9d17f086e37/8f027cd4-763a-4886-9deb-c05d4a94a589.jpg",{"size":3609,"image":3610},1404289,{"width":3611,"height":3612},2016,1512,"8f027cd4-763a-4886-9deb-c05d4a94a589.jpg",{"metadata":3615,"sys":3618,"fields":3628},{"tags":3616,"concepts":3617},[],[],{"space":3619,"id":3621,"type":99,"createdAt":3622,"updatedAt":3622,"environment":3623,"publishedVersion":3625,"revision":25,"contentType":3626,"locale":26},{"sys":3620},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5ed0Y1t4gxz8jmFkJ5ux0P","2022-07-19T08:07:01.048Z",{"sys":3624},{"id":22,"type":14,"linkType":23},21,{"sys":3627},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3629,"url":3630,"description":3631,"shortDescription":3699,"preview":3700,"disablePreviewOnTopOfPage":3722},"Le discours de Ja‘far ","le-discours-de-jafar",{"data":3632,"content":3633,"nodeType":418},{},[3634,3657,3664,3671,3678,3685,3692],{"data":3635,"content":3636,"nodeType":131},{},[3637,3641,3645,3649,3653],{"data":3638,"marks":3639,"value":3640,"nodeType":120},{},[],"Lors de la cinquième année après la révélation, alors que les persécutions se font de plus en plus intenses envers des croyants à la Mecque, le Prophète Mu",{"data":3642,"marks":3643,"value":126,"nodeType":120},{},[3644],{"type":125},{"data":3646,"marks":3647,"value":3648,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ décide d’envoyer des musulmans se réfugier sous la protection du Négus, roi d’Abyssinie. Lors du second voyage d’exil en Abyssinie, il confère le poste de porte-parole des réfugiés à un jeune âgé de 18 ans seulement. Et ce jeune homme n’est autre que Ja‘far b. Abû ",{"data":3650,"marks":3651,"value":2899,"nodeType":120},{},[3652],{"type":125},{"data":3654,"marks":3655,"value":3656,"nodeType":120},{},[],"âlib. Il le choisit alors même que dans cette émigration, d’autres éminents compagnons étaient présents tels que ‘Uthmân b. ‘Affân par exemple.",{"data":3658,"content":3659,"nodeType":131},{},[3660],{"data":3661,"marks":3662,"value":3663,"nodeType":120},{},[],"En confiant une telle mission à Ja‘far, pourtant si jeune, le Prophète ﷺ en fait un modèle pour les jeunes musulmans. Ayant confiance en la personnalité et les capacités de Ja‘far, le Prophète ﷺ sait qu’il est le mieux placé pour occuper ce poste, et ne l’en prive pas malgré le fait qu’il soit accompagné d’autres compagnons plus âgés. \n",{"data":3665,"content":3666,"nodeType":131},{},[3667],{"data":3668,"marks":3669,"value":3670,"nodeType":120},{},[],"Afin de forcer le retour des musulmans qui étaient partis se réfugier en Abyssinie, les Mecquois envoyèrent deux émissaires afin de convaincre le Négus de renvoyer les musulmans. Le roi donna une chance aux musulmans et les convoqua afin qu’ils se défendent des accusations de criminalité dont les accablaient les Mecquois, qui souhaitaient les faire renvoyer d’Abyssinie.",{"data":3672,"content":3673,"nodeType":131},{},[3674],{"data":3675,"marks":3676,"value":3677,"nodeType":120},{},[],"Ja‘far, qui avait le don d’éloquence, en a alors fait la démonstration par un discours où il met l'accent sur le caractère juste et équitable de son interlocuteur, ainsi que sur les valeurs de la religion musulmane, valeur que l’islam partage d’ailleurs avec le christianisme, religion du Négus :",{"data":3679,"content":3680,"nodeType":131},{},[3681],{"data":3682,"marks":3683,"value":3684,"nodeType":120},{},[],"« Ô Souverain ! Nous vivions plongés dans les ténèbres de l’ignorance. Nous adorions des idoles. Nous vivions dans la luxure. Nous mangions les charognes. Nous ne respections ni les liens de parenté, ni les devoirs de bon voisinage. Et le plus fort d’entre nous dévorait le plus faible. Ainsi étions-nous, jusqu’au jour où Dieu fit naître parmi nous un homme, dont la lignée, l’honnêteté, la sincérité et la pureté d’âme étaient connues et appréciées de tous. Il a appelé à croire en l’Unicité de Dieu et à rejeter l’adoration des idoles, il nous a ordonné de dire la vérité, de tenir nos engagements, d’être miséricordieux et d’honorer les droits de la famille et des voisins. Il nous a aussi enjoint de ne pas enfreindre les interdits, de ne pas verser le sang, de nous détourner des actes infamants, de ne pas faire de faux témoignages, de ne pas manger les biens des orphelins, à prier, de donner l’aumône et de jeûner. Nous avons eu confiance en lui. Nous avons accepté la religion de Dieu qu’il avait apportée. Nous avons adoré Dieu sans rien Lui associer, et avons observé ses prescriptions. Notre peuple s’est alors dressé contre nous. Ils nous ont persécutés afin de nous faire renoncer à l’adoration de Dieu et nous faire revenir à l’adoration des idoles et à la pratique des autres abominations. Notre peuple nous a torturés et opprimés, jusqu’à ce que nous soyons en totale insécurité parmi les nôtres. Nous sommes alors venus dans votre pays, espérant, ô souverain, que vous nous protégiez de leur injustice. »",{"data":3686,"content":3687,"nodeType":131},{},[3688],{"data":3689,"marks":3690,"value":3691,"nodeType":120},{},[],"On peut donc retenir comme premier enseignement de ce discours, l'importance de trouver des valeurs universelles qui nous rassemblent. Il convient ainsi à chacun de respecter l’autre dans sa spécificité et sa différence.",{"data":3693,"content":3694,"nodeType":131},{},[3695],{"data":3696,"marks":3697,"value":3698,"nodeType":120},{},[],"Pour autant, il ne s'agit pas là d’aller dans le sens de l’interlocuteur au détriment de nos propres principes. Les émissaires mecquois tentant de persuader le Négus lui disent que les musulmans font de Jésus un esclave. Quand Ja‘far, le lendemain, est sommé de s'expliquer à ce sujet, c’est sans se détourner, pour préserver ses intérêts que ce dernier explique objectivement le message coranique à ce sujet en s’appuyant sur le verset suivant: « Le messie Jésus, fils de Marie, est seulement l'envoyé de Dieu, Son Verbe déposé dans le sein de Marie, un Esprit émanant du Seigneur ! » (4 : 171)","Le jeune Ja‘far compagnon du Prophète ﷺ, un modèle pour la jeunesse\n",{"metadata":3701,"sys":3704,"fields":3711},{"tags":3702,"concepts":3703},[],[],{"space":3705,"id":3707,"type":18,"createdAt":3708,"updatedAt":3708,"environment":3709,"publishedVersion":841,"revision":25,"locale":26},{"sys":3706},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"6hK8EF7IhKIEoqwOLilHJ0","2022-07-19T08:05:54.218Z",{"sys":3710},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":3712,"description":3713,"file":3714},"Mosquée d'Abyssinie","Cette mosquée a été construite pour commémorer la présence des compagnons en Abyssinie.",{"url":3715,"details":3716,"fileName":3721,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/6hK8EF7IhKIEoqwOLilHJ0/bc62929585522487308b6421787e4a5d/abyssinie1.jpg",{"size":3717,"image":3718},69634,{"width":3719,"height":3720},1024,768,"abyssinie1.jpg",true,{"metadata":3724,"sys":3727,"fields":3737},{"tags":3725,"concepts":3726},[],[],{"space":3728,"id":3730,"type":99,"createdAt":3731,"updatedAt":3731,"environment":3732,"publishedVersion":3734,"revision":25,"contentType":3735,"locale":26},{"sys":3729},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3jeK7lfH0Cg3uaniPopqmT","2022-04-05T13:25:10.348Z",{"sys":3733},{"id":22,"type":14,"linkType":23},28,{"sys":3736},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":3738,"url":3739,"description":3740,"shortDescription":4046,"preview":4047,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"L'obéissance à Dieu et son Prophète ﷺ","lobeissance-a-dieu-et-son-prophete",{"data":3741,"content":3742,"nodeType":418},{},[3743,3760,3768,3777,3783,3808,3851,3875,3896,3956,3964,3973,3979,4021],{"data":3744,"content":3745,"nodeType":131},{},[3746,3750,3756],{"data":3747,"marks":3748,"value":3749,"nodeType":120},{},[],"Dieu dit dans le Coran : ",{"data":3751,"marks":3752,"value":3755,"nodeType":120},{},[3753,3754],{"type":2280},{"type":474},"« Quiconque aura obéi à Allah et à Son Messager sera avec ceux qui ont été comblés des faveurs divines d’entre les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Quelle excellente compagnie que la leur ! »",{"data":3757,"marks":3758,"value":3759,"nodeType":120},{},[]," (4 : 69) ",{"data":3761,"content":3762,"nodeType":131},{},[3763],{"data":3764,"marks":3765,"value":145,"nodeType":120},{},[3766,3767],{"type":2280},{"type":125},{"data":3769,"content":3770,"nodeType":131},{},[3771],{"data":3772,"marks":3773,"value":3776,"nodeType":120},{},[3774,3775],{"type":2280},{"type":125},"L’obéissance à Dieu et à son Messager ﷺ",{"data":3778,"content":3779,"nodeType":131},{},[3780],{"data":3781,"marks":3782,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":3784,"content":3785,"nodeType":131},{},[3786,3790,3795,3799,3804],{"data":3787,"marks":3788,"value":3789,"nodeType":120},{},[],"À travers Sa parole, Dieu nous indique que la voie qui mène à la demeure de la félicité consiste à Lui obéir et à obéir à Son Messager. Point de conflit ou d’opposition dans l’obéissance au premier ou au second, tant le Messager a incarné le parfait modèle de l’obéissance scrupuleuse au Créateur. Interrogée au sujet de son époux, le Prophète ﷺ, ‘Ā’icha dit que « ",{"data":3791,"marks":3792,"value":3794,"nodeType":120},{},[3793],{"type":474},"son comportement était le Coran",{"data":3796,"marks":3797,"value":3798,"nodeType":120},{},[]," » (rapporté par Muslim), c’est-à-dire qu’il en incarnait l’application stricte et parfaite des directives Divines. Allah nous confirme cette exemplarité prophétique en disant : ",{"data":3800,"marks":3801,"value":3803,"nodeType":120},{},[3802],{"type":474},"« Quiconque espère en Dieu, au Jour Dernier et pense abondamment à Dieu a certes un excellent modèle à suivre dans le Messager de Dieu. »",{"data":3805,"marks":3806,"value":3807,"nodeType":120},{},[]," (33 : 21) ",{"data":3809,"content":3810,"nodeType":131},{},[3811,3815,3820,3824,3829,3833,3838,3842,3847],{"data":3812,"marks":3813,"value":3814,"nodeType":120},{},[],"Obéir au Prophète ﷺ revient en fait à obéir à Dieu : ",{"data":3816,"marks":3817,"value":3819,"nodeType":120},{},[3818],{"type":474},"« Quiconque obéit au Messager obéit en fait à Dieu. »",{"data":3821,"marks":3822,"value":3823,"nodeType":120},{},[]," ",{"data":3825,"marks":3826,"value":3828,"nodeType":120},{},[3827],{"type":474},"(4 : 80)",{"data":3830,"marks":3831,"value":3832,"nodeType":120},{},[]," Tandis que l’obéissance à Dieu impose l’obéissance à Son Messager ﷺ : ",{"data":3834,"marks":3835,"value":3837,"nodeType":120},{},[3836],{"type":474},"« Et lorsque Dieu prit l’engagement des prophètes : Quoi que Je vous accorde comme livre ou comme sagesse et que vienne alors le Messager, vous devrez alors croire en lui et lui accorder secours… »",{"data":3839,"marks":3840,"value":3841,"nodeType":120},{},[]," (3 : 81). Cela étant dit, l’obéissance au Prophète ﷺ est à la fois signe et source de guidance : ",{"data":3843,"marks":3844,"value":3846,"nodeType":120},{},[3845],{"type":474},"« Et si vous lui obéissez, vous serez guidés. »",{"data":3848,"marks":3849,"value":3850,"nodeType":120},{},[]," (4 : 54) ",{"data":3852,"content":3853,"nodeType":131},{},[3854,3858,3863,3867,3871],{"data":3855,"marks":3856,"value":3857,"nodeType":120},{},[],"Or cette guidance est recherchée en permanence par le croyant qui répète inlassablement dans chacune de ses prières de jour comme de nuit : ",{"data":3859,"marks":3860,"value":3862,"nodeType":120},{},[3861],{"type":474},"« Guide-nous sur le chemin droit, le chemin de ceux que Tu as comblé de Tes faveurs. » ",{"data":3864,"marks":3865,"value":3866,"nodeType":120},{},[],"(1 : 6) Le verset de la sourate Les Femmes vient donc nous détailler le verset de la sourate al-Fati",{"data":3868,"marks":3869,"value":126,"nodeType":120},{},[3870],{"type":125},{"data":3872,"marks":3873,"value":3874,"nodeType":120},{},[],"a : la guidance se réalise dans l’obéissance à Dieu et à son Prophète ﷺ, à travers l’observation des préceptes du Coran et de la Tradition prophétique. Cela mène à la compagnie des personnes comblées par Dieu que sont les prophètes, les véridiques, les martyrs et le reste des croyants vertueux.",{"data":3876,"content":3877,"nodeType":131},{},[3878,3882,3887,3892],{"data":3879,"marks":3880,"value":3881,"nodeType":120},{},[],"Précisons bien sûr, si besoin en est, que l’obéissance dont nous parlons ici est ",{"data":3883,"marks":3884,"value":3886,"nodeType":120},{},[3885],{"type":125},"une obéissance consentie, clairvoyante et raisonnée à Celui qui n’ordonne que le Bien et ne proscrit que le Mal ",{"data":3888,"marks":3889,"value":3891,"nodeType":120},{},[3890],{"type":474},": « Dieu vous ordonne la Justice, la Bienfaisance, la Générosité envers les proches, et interdit la dépravation, la vilénie, et l’injustice. Il vous exhorte afin que vous vous rappeliez. »",{"data":3893,"marks":3894,"value":3895,"nodeType":120},{},[]," (16 : 90)",{"data":3897,"content":3898,"nodeType":131},{},[3899,3903,3908,3912,3917,3921,3926,3929,3934,3938,3943,3947,3952],{"data":3900,"marks":3901,"value":3902,"nodeType":120},{},[],"L’obéissance dont il est question concerne les différents aspects de la vie. Au niveau cultuel, l’obéissance consistera à suivre autant qu’on le peut le modèle prophétique. À Rabi‘a b. Ka‘b al-aslamī qui venait de lui rendre services, l’Envoyé de Dieu ﷺ demanda : ",{"data":3904,"marks":3905,"value":3907,"nodeType":120},{},[3906],{"type":474},"« Qu’attends-tu (en retour) ? » ",{"data":3909,"marks":3910,"value":3911,"nodeType":120},{},[],"« ",{"data":3913,"marks":3914,"value":3916,"nodeType":120},{},[3915],{"type":474},"J’aimerais être dans ton voisinage au Paradis",{"data":3918,"marks":3919,"value":3920,"nodeType":120},{},[],", dit l’homme.",{"data":3922,"marks":3923,"value":3925,"nodeType":120},{},[3924],{"type":474}," »",{"data":3927,"marks":3928,"value":3823,"nodeType":120},{},[],{"data":3930,"marks":3931,"value":3933,"nodeType":120},{},[3932],{"type":474},"« Aide-moi en multipliant les prières »",{"data":3935,"marks":3936,"value":3937,"nodeType":120},{},[],", lui répondit le Prophète ﷺ (rapporté par Muslim). De même qu’au niveau professionnel et dans la vie de tous les jours, l’obéissance aux règles éthiques de notre religion conduit l’individu aux hauts degrés du Paradis. Abû Sa‘îd rapporte du Prophète ﷺ que « ",{"data":3939,"marks":3940,"value":3942,"nodeType":120},{},[3941],{"type":474},"le commerçant honnête et intègre sera en compagnie des prophètes, des véridiques et des martyrs. » ",{"data":3944,"marks":3945,"value":3946,"nodeType":120},{},[],"(rapporté par ",{"data":3948,"marks":3949,"value":3951,"nodeType":120},{},[3950],{"type":474},"al-Tirmidhî",{"data":3953,"marks":3954,"value":3955,"nodeType":120},{},[],")",{"data":3957,"content":3958,"nodeType":131},{},[3959],{"data":3960,"marks":3961,"value":145,"nodeType":120},{},[3962,3963],{"type":2280},{"type":125},{"data":3965,"content":3966,"nodeType":131},{},[3967],{"data":3968,"marks":3969,"value":3972,"nodeType":120},{},[3970,3971],{"type":2280},{"type":125},"Rechercher les compagnons vertueux",{"data":3974,"content":3975,"nodeType":131},{},[3976],{"data":3977,"marks":3978,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":3980,"content":3981,"nodeType":131},{},[3982,3986,3991,3995,4000,4004,4008,4012,4017],{"data":3983,"marks":3984,"value":3985,"nodeType":120},{},[],"Comme nous devons la rechercher dans cette vie, la compagnie des vertueux est d’autant plus désirée dans la demeure éternelle. Notre mère ‘Ā’icha rapporte qu’un homme vint un jour à la rencontre du Prophète ﷺ pour lui dire ceci : ",{"data":3987,"marks":3988,"value":3990,"nodeType":120},{},[3989],{"type":474},"« Ô Envoyé de Dieu, je t’aime plus que ma femme, que mes enfants et que ma propre personne. Il m’arrive de me retrouver chez moi et lorsque je pense à toi, je ne peux patienter jusqu’à venir te voir. Aussi lorsque je pense à l’au-delà, je me dis que tu rejoindras les prophètes au Paradis tandis que moi, si jamais je rentre au Paradis je serais dans une position inférieure et serais privé de te voir »",{"data":3992,"marks":3993,"value":3994,"nodeType":120},{},[],". Le Prophète ﷺ ne lui répondit pas jusqu’à ce que fut révélé ce verset : ",{"data":3996,"marks":3997,"value":3999,"nodeType":120},{},[3998],{"type":474},"« Quiconque aura obéit à Dieu et à Son Messager sera avec ceux qui ont été comblés des faveurs divines d’entre les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Quelle excellente compagnie que la leur ! » ",{"data":4001,"marks":4002,"value":4003,"nodeType":120},{},[],"(4 : 69) Dans un autre ",{"data":4005,"marks":4006,"value":126,"nodeType":120},{},[4007],{"type":125},{"data":4009,"marks":4010,"value":4011,"nodeType":120},{},[],"adith le Prophète apprit que ",{"data":4013,"marks":4014,"value":4016,"nodeType":120},{},[4015],{"type":474},"« l’individu rejoindra les gens qu’il aura aimé au Jour du Jugement. »",{"data":4018,"marks":4019,"value":4020,"nodeType":120},{},[]," (rapporté par al-Bukhārī et Muslim)",{"data":4022,"content":4023,"nodeType":131},{},[4024,4028,4033,4037,4042],{"data":4025,"marks":4026,"value":4027,"nodeType":120},{},[],"Enfin, ‘Ā’icha rapporte, au sujet des derniers instants avant la mort du Prophète ",{"data":4029,"marks":4030,"value":4032,"nodeType":120},{},[4031],{"type":474},"ﷺ",{"data":4034,"marks":4035,"value":4036,"nodeType":120},{},[]," : ",{"data":4038,"marks":4039,"value":4041,"nodeType":120},{},[4040],{"type":474},"« J’ai entendu l’Envoyé de Dieu ﷺ dire : « Nul prophète n’a été à l’agonie sans qu’on lui ait donné à choisir entre le bas-monde et l’au-delà ». Alors qu’il était dans sa dernière maladie, il fut pris d’une forte toux à la suite de laquelle, je l’entendis dire : « Avec ceux que Dieu a comblés de Ses faveurs parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. » ",{"data":4043,"marks":4044,"value":4045,"nodeType":120},{},[],"(rapporté par al-Bukhārī)","L’institut Sira vous propose une réflexion autour d’un verset du Coran sur le thème de l’obéissance à Dieu et à son Messager ﷺ",{"metadata":4048,"sys":4051,"fields":4058},{"tags":4049,"concepts":4050},[],[],{"space":4052,"id":4054,"type":18,"createdAt":4055,"updatedAt":4055,"environment":4056,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":4053},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1JwxY0xdCsQTeX9scvfZmb","2022-04-05T13:24:08.193Z",{"sys":4057},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4059,"description":29,"file":4060},"15D19174-6626-4D2F-83B6-7122128C3F4B",{"url":4061,"details":4062,"fileName":4067,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/1JwxY0xdCsQTeX9scvfZmb/6e01737f3887e0926cdb48dc4725a1fc/15D19174-6626-4D2F-83B6-7122128C3F4B.jpeg",{"size":4063,"image":4064},487802,{"width":4065,"height":4066},1125,778,"15D19174-6626-4D2F-83B6-7122128C3F4B.jpeg",{"metadata":4069,"sys":4072,"fields":4082},{"tags":4070,"concepts":4071},[],[],{"space":4073,"id":4075,"type":99,"createdAt":4076,"updatedAt":4076,"environment":4077,"publishedVersion":4079,"revision":25,"contentType":4080,"locale":26},{"sys":4074},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3BiW9z4oU4lol1wOiRn5aD","2022-03-18T13:55:59.210Z",{"sys":4078},{"id":22,"type":14,"linkType":23},42,{"sys":4081},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":38,"url":6,"description":4083,"shortDescription":39,"preview":7,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":4156},{"data":4084,"content":4085,"nodeType":418},{},[4086,4101,4108,4115,4122,4129,4136,4143,4150],{"data":4087,"content":4088,"nodeType":131},{},[4089,4093,4097],{"data":4090,"marks":4091,"value":4092,"nodeType":120},{},[],"Environ deux mois (ou trois selon les versions) suivant le décès d’Abû ",{"data":4094,"marks":4095,"value":2899,"nodeType":120},{},[4096],{"type":125},{"data":4098,"marks":4099,"value":4100,"nodeType":120},{},[],"âlib, Khadija décéda, elle qui était l’épouse du Prophète (s) et mère des Croyants.",{"data":4102,"content":4103,"nodeType":131},{},[4104],{"data":4105,"marks":4106,"value":4107,"nodeType":120},{},[],"Elle s’éteignit lors du mois de Ramadan, à la dixième année de la Prophétie. Selon la majorité des savants, elle avait alors soixante-cinq ans et le Prophète (s), cinquante. \n",{"data":4109,"content":4110,"nodeType":131},{},[4111],{"data":4112,"marks":4113,"value":4114,"nodeType":120},{},[],"Avant sa mort, l’ange Gabriel s’approcha du Prophète (s) et dit : « Ô Messager de Dieu, voilà Khadija, elle se présente munie d’un récipient de mets, de nourriture ou de boisson. Quand elle viendra à toi transmets-lui le Salut de Son Seigneur et annonce lui une maison au Paradis faite de roseaux, sans vacarme ni peine. »",{"data":4116,"content":4117,"nodeType":131},{},[4118],{"data":4119,"marks":4120,"value":4121,"nodeType":120},{},[],"L’une des particularités de Khadija est qu’elle a eu l’honneur d’être saluée par Dieu. Cela en dit long sur sa place dans le monde céleste.",{"data":4123,"content":4124,"nodeType":131},{},[4125],{"data":4126,"marks":4127,"value":4128,"nodeType":120},{},[],"Khadija faisait partie des bénédictions que Dieu avait accordées au Prophète (s). Elle l’accompagna durant un quart de siècle, l’entourant de tendresse lors des épreuves et le soutenant dans les pires instants. \n",{"data":4130,"content":4131,"nodeType":131},{},[4132],{"data":4133,"marks":4134,"value":4135,"nodeType":120},{},[],"Elle l’aidait dans la transmission de Son Message et était un pilier  réconfortant dans la vie du Prophète. Et ce, à tous les niveaux, que cela soit spirituellement, émotionnellement ou financièrement. \n",{"data":4137,"content":4138,"nodeType":131},{},[4139],{"data":4140,"marks":4141,"value":4142,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète (s) a déclaré en la décrivant : « Elle m’a cru quand tous m’ont traité de menteur. Elle m’a suivi alors que  tous me désavouaient. Elle m’a soutenu financièrement quand les autres m’ont privé. Dieu m’a donné des enfants d’elle et m’a privé d’avoir des enfants avec d’autres. »",{"data":4144,"content":4145,"nodeType":131},{},[4146],{"data":4147,"marks":4148,"value":4149,"nodeType":120},{},[],"Mais si l’an 10 de la révélation est appelé “ L’année de la tristesse ” c’est parce que l’ensemble de la communauté musulmane sera touché par l’évènement.",{"data":4151,"content":4152,"nodeType":131},{},[4153],{"data":4154,"marks":4155,"value":145,"nodeType":120},{},[],"0620-04-30T00:00+01:00",{"metadata":4158,"sys":4161,"fields":4171},{"tags":4159,"concepts":4160},[],[],{"space":4162,"id":4164,"type":99,"createdAt":4165,"updatedAt":4165,"environment":4166,"publishedVersion":4168,"revision":25,"contentType":4169,"locale":26},{"sys":4163},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5nhL3KvgtiCHFp1iIujYGC","2022-03-07T10:52:09.439Z",{"sys":4167},{"id":22,"type":14,"linkType":23},35,{"sys":4170},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4172,"url":4173,"description":4174,"shortDescription":4291,"preview":4292,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":4311},"Journée internationale des droits de la femme ","journee-internationale-des-droits-de-la-femme",{"data":4175,"content":4176,"nodeType":418},{},[4177,4184,4191,4198,4205,4212,4219,4226,4242,4249,4256,4263,4270,4277,4284],{"data":4178,"content":4179,"nodeType":131},{},[4180],{"data":4181,"marks":4182,"value":4183,"nodeType":120},{},[],"En cette  Journée internationale des droits des femmes, nous pensons à l’épouse du Prophète Muhammad ﷺ, la Mère des Croyants Khadîja, qui dirigeait ses propres affaires et son propre commerce tout en élevant ses enfants.",{"data":4185,"content":4186,"nodeType":131},{},[4187],{"data":4188,"marks":4189,"value":4190,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à la Mère des Croyants Um Salamah, émigrée en Abyssinie, qui y apprit l’art de travailler le cuir avant d’en faire son commerce à son arrivée à Médine. Elle a par ailleurs grandement contribué à enrichir les sources des sciences de l’islam en rapportant 378 hadiths.",{"data":4192,"content":4193,"nodeType":131},{},[4194],{"data":4195,"marks":4196,"value":4197,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à la Mère des Croyants Aïcha qui a rapporté 2210 hadiths, et dont la science et la sagesse en faisaient une véritable référence, si bien qu’elle corrigeait les grands compagnons sur les questions de droit musulman. \n\n",{"data":4199,"content":4200,"nodeType":131},{},[4201],{"data":4202,"marks":4203,"value":4204,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à Safiya, la tante paternelle du Prophète ﷺ qui, alors même qu'elle était retranchée dans le fort de Fâri` pendant la bataille du Fossé, participait à la direction des affaires des musulmans et à leur défense. \n",{"data":4206,"content":4207,"nodeType":131},{},[4208],{"data":4209,"marks":4210,"value":4211,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à Asma’ b. `Umays qui, lors d'une discussion avec Umar, puis, quand celui-ci la reprit, exigeant l’arbitrage du Prophète ﷺ qui tranchera en faveur de cette dernière.",{"data":4213,"content":4214,"nodeType":131},{},[4215],{"data":4216,"marks":4217,"value":4218,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à Ramlah b. al-Harith qui accueillait les invités diplomatiques du Prophète ﷺ.",{"data":4220,"content":4221,"nodeType":131},{},[4222],{"data":4223,"marks":4224,"value":4225,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à la tante de Jâbir b. Abdallah qui a pris en main l’administration de sa ferme après le décès de son mari.",{"data":4227,"content":4228,"nodeType":131},{},[4229,4233,4238],{"data":4230,"marks":4231,"value":4232,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons à cette femme compagnonne du Prophète ﷺ, qui vint le voir après l’an 7 de l’hégire pour lui donner l’idée de construire une chaire dans la mosquée alors trop bondée, pour que tous puissent l’entendre. Elle le fit ensuite construire elle-même et l’offrit au Prophète ﷺ. C’est ainsi d’elle que nous vient la tradition de l’emploi des chaires, ou ",{"data":4234,"marks":4235,"value":4237,"nodeType":120},{},[4236],{"type":474},"minbar",{"data":4239,"marks":4240,"value":4241,"nodeType":120},{},[],", dans les mosquées lors des prêches.",{"data":4243,"content":4244,"nodeType":131},{},[4245],{"data":4246,"marks":4247,"value":4248,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons aux femmes qui avaient demandé au Prophète ﷺ une réunion spécifique pour qu’il leur enseigne l’islam dans sa mosquée.",{"data":4250,"content":4251,"nodeType":131},{},[4252],{"data":4253,"marks":4254,"value":4255,"nodeType":120},{},[],"Nous pensons aux femmes qui priaient dans la mosquée même du Prophète ﷺ, sans aucune barrière ni séparation entre elles et les hommes, et pour lesquelles il fit bâtir une porte dédiée qui existe encore et se nomme toujours la porte des femmes.",{"data":4257,"content":4258,"nodeType":131},{},[4259],{"data":4260,"marks":4261,"value":4262,"nodeType":120},{},[],"Nous ne pouvons que penser à quel point le Prophète ﷺ a élevé la place des femmes, qui durant des siècles avant lui n’avaient constitué que de simples biens dont les hommes pouvaient hériter.",{"data":4264,"content":4265,"nodeType":131},{},[4266],{"data":4267,"marks":4268,"value":4269,"nodeType":120},{},[],"Nous ne pouvons que penser aux femmes qui prêtaient allégeance au Prophète ﷺ et participaient à la gestion de la cité, remplissant des rôles qu’elles n’ont pu obtenir, dans un pays comme la France, avant le siècle dernier.",{"data":4271,"content":4272,"nodeType":131},{},[4273],{"data":4274,"marks":4275,"value":4276,"nodeType":120},{},[],"Aujourd’hui, en observant le monde musulman, force est de constater que les femmes ont  malheureusement perdu les rôles et statuts qu’elles avaient à l’époque du Prophète ﷺ. Comment les musulmans ont-ils pu atteindre un tel niveau d’injustice envers les femmes ?",{"data":4278,"content":4279,"nodeType":131},{},[4280],{"data":4281,"marks":4282,"value":4283,"nodeType":120},{},[],"Nous n’avons pris soin ni des hommes, ni des femmes, nous avons négligé l’être humain, et c’est pour cela que nous avons tout perdu.",{"data":4285,"content":4286,"nodeType":131},{},[4287],{"data":4288,"marks":4289,"value":4290,"nodeType":120},{},[],"L’être humain, sans distinction de genre, est en réalité le pivot central autour duquel le Prophète ﷺ a mené sa lutte. Il a éduqué et élevé l’être humain, et lui a rendu sa dignité, et c’est ainsi qu’il a construit une civilisation. ","Le 8 Mars est la journée internationale des droits de la femme, à cette occasion l’institut sira propose de présenter un tableau, non exhaustif, des grandes figures féminines qui ont gravité autour du Prophète ﷺ et jouèrent un rôle crucial dans l’histoire de l’islam.",{"metadata":4293,"sys":4296,"fields":4303},{"tags":4294,"concepts":4295},[],[],{"space":4297,"id":4299,"type":18,"createdAt":4300,"updatedAt":4300,"environment":4301,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":4298},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1QV2nenUEri8l9mzym9ase","2022-03-07T10:50:25.952Z",{"sys":4302},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4304,"description":29,"file":4305},"A57D35AE-B775-440E-91BD-03FC267D409D",{"url":4306,"details":4307,"fileName":4310,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/1QV2nenUEri8l9mzym9ase/fd15e022bdd1aea5f92fb9b4579cea03/A57D35AE-B775-440E-91BD-03FC267D409D.png",{"size":4308,"image":4309},1587935,{"width":35,"height":35},"A57D35AE-B775-440E-91BD-03FC267D409D.png","1975-03-08T00:00+01:00",{"metadata":4313,"sys":4316,"fields":4327},{"tags":4314,"concepts":4315},[],[],{"space":4317,"id":4319,"type":99,"createdAt":4320,"updatedAt":4321,"environment":4322,"publishedVersion":4324,"revision":24,"contentType":4325,"locale":26},{"sys":4318},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5ltuxctXWnvE2V6iklCcEi","2022-03-02T08:58:34.641Z","2022-07-19T10:36:45.277Z",{"sys":4323},{"id":22,"type":14,"linkType":23},41,{"sys":4326},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4328,"url":4329,"description":4330,"shortDescription":4469,"preview":4470,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":4491},"Le contexte du voyage nocturne ","le-contexte-du-voyage-nocturne",{"nodeType":418,"data":4331,"content":4332},{},[4333,4354,4375,4405,4427,4462],{"nodeType":131,"data":4334,"content":4335},{},[4336,4340,4343,4347,4350],{"nodeType":120,"value":4337,"marks":4338,"data":4339},"Durant la période mecquoise, il y avait eu deux personnalités marquantes qui entouraient le Prophète ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4341,"data":4342},[],{},{"nodeType":120,"value":4344,"marks":4345,"data":4346},". Ces deux piliers de la communauté musulmane s’incarnaient, d’une part à travers Khadija, l’épouse du Prophète ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4348,"data":4349},[],{},{"nodeType":120,"value":4351,"marks":4352,"data":4353}," et, d’autre part, à travers Abu Talib, son oncle. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4355,"content":4356},{},[4357,4361,4364,4368,4371],{"nodeType":120,"value":4358,"marks":4359,"data":4360},"En effet, en Khadija, le Prophète ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4362,"data":4363},[],{},{"nodeType":120,"value":4365,"marks":4366,"data":4367}," trouvait sérénité, apaisement et soutien moral, surtout au début de sa mission, lorsqu’il était en période de doutes. On peut aisément se rappeler l’épisode durant lequel Muhammad ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4369,"data":4370},[],{},{"nodeType":120,"value":4372,"marks":4373,"data":4374},",  alors qu’il reçut le premier message de l’ange Gabriel, est inquiet et va se réfugier dans les bras de Khadija qui le rassure. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4376,"content":4377},{},[4378,4382,4386,4390,4394,4398,4401],{"nodeType":120,"value":4379,"marks":4380,"data":4381},"Par ailleurs, son oncle Abû ",[],{},{"nodeType":120,"value":2899,"marks":4383,"data":4385},[4384],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":4387,"marks":4388,"data":4389},"âlib, a joué un rôle décisif puisqu’il fut source de sécurité financière pour Muhammad (s) et de soutien politique d’envergure. En effet, il le protégea maintes fois contre les manigances orchestrées par les notables polythéistes de Quraysh. On observe ici que même si Abû ",[],{},{"nodeType":120,"value":2899,"marks":4391,"data":4393},[4392],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":4395,"marks":4396,"data":4397},"âlib est polythéiste et ne s’est pas converti à l’Islam (selon l’écrasante majorité des sunnites), il resta jusqu’à la fin de sa vie, un défenseur pour la cause de Muhammad ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4399,"data":4400},[],{},{"nodeType":120,"value":4402,"marks":4403,"data":4404},", qu’il estimait juste. Ceci souligne également que le musulman a un devoir de transmission du message, mais aussi que, c’est uniquement Dieu qui guide et ouvre les coeurs à la réception de Sa Lumière.",[],{},{"nodeType":131,"data":4406,"content":4407},{},[4408,4412,4415,4419,4423],{"nodeType":120,"value":4409,"marks":4410,"data":4411},"Pour finir, l’an 10 de la Révélation constitua une épreuve marquante pour le Prophète ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4413,"data":4414},[],{},{"nodeType":120,"value":4416,"marks":4417,"data":4418}," alors qu’il les perdait tous les deux. Cette année-là, toute la communauté fut endeuillée et on appela donc ce tournant à la fois personnel d’un point de vue de la vie du Prophète ",[],{},{"nodeType":120,"value":4420,"marks":4421,"data":4422},"ﷺ ",[],{},{"nodeType":120,"value":4424,"marks":4425,"data":4426},"et historique puisque marquant la vie des musulmans, l’année de la tristesse. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4428,"content":4429},{},[4430,4434,4437,4441,4444,4448,4451,4455,4458],{"nodeType":120,"value":4431,"marks":4432,"data":4433},"Cela n’est pas sans rappeler une parole sage du noble compagnon Abû Bakr al-Siddiq: «",[],{},{"nodeType":120,"value":486,"marks":4435,"data":4436},[],{},{"nodeType":120,"value":4438,"marks":4439,"data":4440},"Que ceux qui suivaient Muhammad ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4442,"data":4443},[],{},{"nodeType":120,"value":4445,"marks":4446,"data":4447},", sachez que Muhammad ",[],{},{"nodeType":120,"value":4032,"marks":4449,"data":4450},[],{},{"nodeType":120,"value":4452,"marks":4453,"data":4454}," est décédé. Quant à ceux qui suivaient Dieu, sachez que Lui est éternel.",[],{},{"nodeType":120,"value":486,"marks":4456,"data":4457},[],{},{"nodeType":120,"value":4459,"marks":4460,"data":4461},"»",[],{},{"nodeType":131,"data":4463,"content":4464},{},[4465],{"nodeType":120,"value":4466,"marks":4467,"data":4468},"À nous de méditer désormais sur les messages qu’ils nous ont transmis, et qui eux, persistent bien après leur mort.",[],{},"C’est durant le mois de Rajab de la dixième année de la révélation que le Prophète -aleyhi salât wa salam- fit le voyage nocturne. Ce dernier survint dans un contexte particulier que l’institut sira vous raconte ici. ",{"metadata":4471,"sys":4474,"fields":4481},{"tags":4472,"concepts":4473},[],[],{"space":4475,"id":4477,"type":18,"createdAt":4478,"updatedAt":4478,"environment":4479,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":4476},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3KmTZ1bZLqfEuXrdnQI0Wl","2022-03-02T08:57:12.482Z",{"sys":4480},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4482,"description":29,"file":4483},"270A1979-C243-4DC4-AE41-7F3574124BE0",{"url":4484,"details":4485,"fileName":4490,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/3KmTZ1bZLqfEuXrdnQI0Wl/9ea03699a4883540695d0869c3f39ccd/270A1979-C243-4DC4-AE41-7F3574124BE0.jpeg",{"size":4486,"image":4487},499501,{"width":4488,"height":4489},1106,1105,"270A1979-C243-4DC4-AE41-7F3574124BE0.jpeg","0620-03-08T00:00+01:00",{"metadata":4493,"sys":4496,"fields":4507},{"tags":4494,"concepts":4495},[],[],{"space":4497,"id":4499,"type":99,"createdAt":4500,"updatedAt":4501,"environment":4502,"publishedVersion":4504,"revision":432,"contentType":4505,"locale":26},{"sys":4498},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1NAs5BsshwLz0PJWF7nhST","2022-02-10T18:53:55.039Z","2022-07-19T10:40:35.548Z",{"sys":4503},{"id":22,"type":14,"linkType":23},63,{"sys":4506},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4508,"url":4509,"description":4510,"shortDescription":4631,"preview":4632,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Le Prophète ﷺ et son soucis de l’environnement","le-prophete-et-son-soucis-de-lenvironnement",{"nodeType":418,"data":4511,"content":4512},{},[4513,4520,4527,4534,4541,4548,4555,4561,4568,4575,4582,4589,4596,4603,4610,4617,4624],{"nodeType":131,"data":4514,"content":4515},{},[4516],{"nodeType":120,"value":4517,"marks":4518,"data":4519},"Dieu dit : « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne forme comme vous une communauté. Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre. Puis, c’est vers leur Seigneur qu’ils seront ramenés. » (6 : 38)",[],{},{"nodeType":131,"data":4521,"content":4522},{},[4523],{"nodeType":120,"value":4524,"marks":4525,"data":4526},"Le Prophète de la miséricorde ﷺ était une concrétisation de la parole divine. Soucieux et attentionné envers la création de Dieu, le Prophète ﷺ établit dans l’État qu’il a fondé à Médine des règles environnementales.",[],{},{"nodeType":131,"data":4528,"content":4529},{},[4530],{"nodeType":120,"value":4531,"marks":4532,"data":4533},"Il créa ainsi « Haram al-Madina », le sanctuaire de la ville de Médine : il déclara sacrée toute la ville de Médine et ses faubourgs et y interdit ainsi de chasser les animaux sauvages dans la ville et dans un rayon de 6 km autour de celle-ci. Par ailleurs, il interdit également de couper des arbres sur un rayon de plus de 20 km, interdiction qui ne pouvait être levée qu’en cas de besoin urgent.",[],{},{"nodeType":131,"data":4535,"content":4536},{},[4537],{"nodeType":120,"value":4538,"marks":4539,"data":4540},"Alors que nous avons attendu qu’il soit en péril pour simplement commencer à nous y intéresser, l’environnement était en lui-même primordial pour le Prophète ﷺ. La nature constituait pour lui et les compagnons une source éminente de méditation et de réflexion sur la Création, et ainsi un pilier essentiel de leur relation avec Dieu. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4542,"content":4543},{},[4544],{"nodeType":120,"value":4545,"marks":4546,"data":4547},"Tous nos gestes, notre consommation, nos déchets ont un impact sur cet environnement et la nature dont nous faisons également partie. C’est pourquoi nous devons prêter attention à chacun d’entre eux. À nous d’y penser et de prioriser cette attention dans notre quotidien pour contribuer à rendre le monde meilleur, sur les pas de notre Prophète ﷺ.",[],{},{"nodeType":131,"data":4549,"content":4550},{},[4551],{"nodeType":120,"value":4552,"marks":4553,"data":4554},"Sur cette question de l’environnement à Médine, les chercheurs du Centre de Recherche de Médine, notre partenaire, ont effectué un travail très important ces dernières années. Nous avons voulu vous y donner accès en consacrant à l’environnement le dossier de Miséricorde 3, publié en avril 2019. En exclusivité, vous trouverez ci-dessous la conclusion de l’article sur le développement socio-environnemental de Médine. \n(Pour plus d’informations : institut-sira.fr/boutique)",[],{},{"nodeType":131,"data":4556,"content":4557},{},[4558],{"nodeType":120,"value":29,"marks":4559,"data":4560},[],{},{"nodeType":131,"data":4562,"content":4563},{},[4564],{"nodeType":120,"value":4565,"marks":4566,"data":4567},"« Durant les années qui ont suivi l’Hégire, le Prophète ﷺ s’est attaqué à de nombreux problèmes essentiels impactant à la fois la vie des Médinois autochtones, et celle des réfugiés, comme l’accès à l’eau, la propreté de la ville, l’autosuffisance alimentaire, la diminution des violences et le maintien de la paix… Le projet environnemental du Prophète ﷺ visait tout le pays médinois et a profité à l’ensemble des populations toutes confessions confondues. Il avait une vision globale de réforme portée par des projets ambitieux. S’il est parvenu à les mener à bien, c’est parce qu’il avait une compréhension et une connaissance profondes de la réalité de la société dans laquelle il vivait et de son environnement (fiqh al-wâqi‘). Cette compréhension est à corréler avec la force de ses liens avec ses contemporains d’une part, mais aussi avec la Création Divine, d’autre part; des liens qu’il construisait et entretenait à la lumière du message divin et de ses valeurs. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4569,"content":4570},{},[4571],{"nodeType":120,"value":4572,"marks":4573,"data":4574},"Chacun de ces problèmes ainsi abordés représentait un blocage potentiel au premier projet du Prophète ﷺ : établir une paix durable à Médine et ses alentours, afin de permettre aux musulmans de pratiquer librement et dans un cadre détendu leur foi. Parmi les règles essentielles que dicte l’islam, se trouve la suivante : «Tout préjudice est illégal : qu’il soit involontaire ou volontaire.» Cette règle est intimement liée à la vision du monde que promeut le message de l’islam, elle s’applique par conséquent bien sûr aux relations entre les personnes, mais elle s’applique également à la relation entre l’être humain et son environnement. Le Prophète ﷺ a enseigné aux musulmans qu’il n’était pas acceptable de porter préjudice à quoi que ce soit. Il a mis en place un projet environnemental de long terme dans la ville et même le pays médinois, et il en a résulté une profonde transformation de cet environnement : en devenant une ville bien plus verte, les maladies ont reculé, et même les animaux sauvages ont réinvesti le milieu urbain. En effet, Abû Hurayra disait qu’il ne serait pas allé inquiéter une antilope sauvage quand il en voyait une dans la ville. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4576,"content":4577},{},[4578],{"nodeType":120,"value":4579,"marks":4580,"data":4581},"Pourtant, celle-ci a connu une croissance très forte sur plusieurs plans : à la fois économique, avec une société qui a atteint l’autosuffisance alimentaire, mais aussi démographique, avec une population qui a doublé durant les dix années qui ont suivi l’Hégire. Bien au contraire, la protection de l’environnement, alliée à ces projets de développement environnemental, a permis la construction d’une société véritablement unie et en paix, dotée d’une véritable culture et de valeurs communes. Rappelons l’invocation que le Prophète ﷺ avait prononcée à son arrivée à Médine : «Fais-nous aimer la ville de Médine, et réforme-la.» Cette invocation est surpuissante, et diffère grandement des invocations qu’on fait aujourd’hui. Quand il demande à ce que ses compagnons aiment Médine plus que La Mecque, son invocation est exaucée jusqu’à la fin des temps : encore aujourd’hui, beaucoup de musulmans préfèrent Médine à La Mecque. Ces invocations sont cohérentes avec les projets qu’il a fondés et menés, des projets de grande envergure et s’inscrivant dans une vision sur le très long terme. Encore aujourd’hui, bien que la ville de Médine ait énormément grandi comparativement à la ville du Messager de Dieu ﷺ telle qu’elle était de son vivant, elle est encore loin de recouvrir l’intégralité de l’espace que le Prophète ﷺ a protégé avec la règle de hima al-shajar. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4583,"content":4584},{},[4585],{"nodeType":120,"value":4586,"marks":4587,"data":4588},"S’il est parvenu à mettre en place ces projets, malgré une probabilité de succès qui semblait très faible dans un contexte très hostile, c’est grâce à l’immense confiance en Dieu qui fait partie intégrante de sa foi, et à la dimension eschatologique de cet investissement dont le premier but est non pas son succès, mais sa rétribution par Dieu dans la vie future. C’est tout l’esprit du hadith rapporté par Mus‘ab b. ‘Umayr, où le Prophète ﷺ nous enjoint de la sorte : «Si le Jour du Jugement arrivait, alors que l’un d’entre vous tient dans sa main une graine, qu’il la plante.» C’est avec cette conviction et cette volonté de plaire à Dieu que le Prophète ﷺ a établi un projet global à Médine, afin de développer la ville sur tous les plans, tout en se focalisant sur la construction d’une société qui respecte et prend soin de l’être humain et de l’environnement. Par opposition, rappelons ici de quelle manière Dieu décrit les hypocrites dans le Coran : « Il est des gens qui te charment par les propos qu’ils tiennent sur la vie de ce bas monde, allant jusqu’à prendre Dieu à témoin de la pureté de leurs sentiments, alors qu’ils sont, au fond, les plus irréductibles des chicaneurs, car, dès qu’ils te tournent le dos, ils s’empressent de semer le désordre sur la Terre, saccageant récoltes et bétail. Dieu n’aime pas les semeurs de désordre. Et lorsqu’on leur dit : “Craignez Dieu!”, leur arrogance pécheresse s’empare d’eux et ne connaît plus de limite […].» (2 : 204 à 206) Il nous explique dans un autre verset la démarche que nous devons suivre et adopter : «N’obéissez pas à l’ordre des outranciers, qui sèment le désordre sur la terre et n’améliorent rien.». (26 : 151 à 152) Dans la droite lignée de ces versets, le Prophète ﷺ était un bâtisseur de société : il a construit et a développé la ville de Médine. En effet, l’islam prône le développement de l’être humain et de son environnement afin qu’il vive de manière digne. C’est pourquoi la volonté destructrice est totalement antinomique avec la philosophie de vie de l’islam. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4590,"content":4591},{},[4592],{"nodeType":120,"value":4593,"marks":4594,"data":4595},"Bien au contraire, l’islam est une religion de bâtisseurs qui façonnent le monde dans le respect des lois divines, des lois qui sont voulues pour maintenir l’harmonie dans l’univers, non seulement entre les êtres humains eux-mêmes, mais aussi entre les êtres humains et le reste de la Création. Le Prophète ﷺ a véritablement initié une dynamique de construction qui, comme nous le disions, est intimement liée à la spiritualité du musulman et à son désir de satisfaire son Seigneur. Il nous apprend : « Quiconque bâtit un immeuble ou sème une graine, sans commettre d’injustice ni de transgression, accumulera des bonnes actions tant qu’un être vivant créé par Dieu en profitera ou en récoltera les fruits.» Cette dynamique de construction sera perpétuée par les califes immédiatement après lui qui construisirent des routes, des ponts, des barrages et des cités. ‘Umar fonda les villes de Kûfa et de Basura, ‘Uthmân fit construire un barrage pour protéger Médine des inondations, les Abbassides fondèrent Bagdad. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4597,"content":4598},{},[4599],{"nodeType":120,"value":4600,"marks":4601,"data":4602},"L’islam c’est : améliorer, développer et construire. Les compagnons garderont ce dessein à l’esprit, comme l’illustre le comportement du compagnon médinois Abû al-Dardâ’ : il plantait un arbre à Damas lorsqu’un homme le vit et lui fit part de sa surprise de voir un grand compagnon planter un arbre, pensant que cet acte indiquait l’attachement à la vie d’ici-bas et une trop grande espérance dans ce qu’elle peut apporter. Abû al-Dardâ’ lui répondit alors : «Ne te précipite donc pas, j’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire : “à celui qui plante un arbre, chaque fois qu’un humain ou une créature parmi les créatures de Dieu en mange, il sera écrit une aumône.”» C’est dans cette lignée que le musulman doit se placer, afin de développer lui aussi le monde autour de lui, à la fois sur le plan économique, social, culturel et politique, mais aussi bien sûr environnemental, afin d’être de «ceux qui, dans leurs dépenses, tiennent un juste milieu, de façon à n’être ni avares ni prodigues» (25 : 67), et de réaliser son rôle de khalîfa, c’est-à-dire de vicaire de Dieu sur Terre. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4604,"content":4605},{},[4606],{"nodeType":120,"value":4607,"marks":4608,"data":4609},"En islam, toutes ces dimensions économiques, sociales et environnementales sont liées, et il n’y a finalement pas de rupture entre l’homme et son environnement : il en est une partie intégrante. L’être humain est fait d’argile «Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile» (23 : 12) – il est créé, comme tout ce qu’il voit, par le même Créateur – «Dieu est le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est Garant.» (39 : 62) – et c’est à Lui que l’être humain appartient et reviendra de la même manière que Lui reviendra toute Sa création – «C’est à Dieu qu’appartient tout ce qui est dans les Cieux et sur la Terre et c’est à Lui que tout fera retour.» (3 : 109). Cette posture responsable vis-à-vis de notre environnement et du monde qui nous entoure à laquelle nous appelle le Coran ne peut qu’être confrontée avec le modèle consumériste de notre vie moderne – un modèle de développement qui financiarise et exploite la nature et l’être humain et les sacrifie sur l’autel du consumérisme déchaîné et libéré de toute considération morale réelle. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4611,"content":4612},{},[4613],{"nodeType":120,"value":4614,"marks":4615,"data":4616},"Alors même que l’on sait que l’univers a été créé selon des règles fondées sur l’équilibre : «Nous avons étendu la terre, y avons implanté des montagnes et y avons fait pousser toute chose dans une proportion mesurée. Nous l’avons dotée d’éléments nutritifs pour vous, et pour tant d’autres créatures dont vous n’êtes pas les nourriciers. Et il n’est rien dont Nous ne détenions les trésors. Mais Nous ne les faisons descendre qu’en quantité déterminée. Nous envoyons des vents fécondants et Nous faisons descendre du ciel une eau avec laquelle Nous étanchons votre soif, et que vous n’aviez pas vous-mêmes emmagasinée.» (15 : 19 à 22) Dans ces versets, Dieu nous rappelle que cette nature qui nous entoure et dont nous faisons partie doit nous faire revenir à Lui, et que c’est par Lui que nous devons penser notre rapport à la nourriture, Lui, le Riche, qui nous donne accès à Ses trésors dans une «proportion mesurée», et vers Lequel on revient, impuissants, à la recherche de l’eau qui nous permet de vivre, une eau que nous ne sommes pas même en mesure de conserver. Un être humain à l’écoute de la parole divine ne peut que se rappeler qu’il est une composante de cette nature que Dieu a créée – «Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté […]» (6 : 38) – et qu’Il nourrit – «Il n’y a point de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Dieu qui connaît son gîte et son dépôt, car tout est consigné dans un Livre explicite!» (11 : 6) Comment l’être humain qui ne peut pas même comprendre de quelle manière la Création autour de lui glorifie Son Seigneur peut-il être si orgueilleux ? «Les sept Cieux, la Terre et tout ce qu’ils renferment célèbrent le Nom du Seigneur, et il n’est rien dans la Création qui ne proclame Sa gloire. Mais vous ne comprenez pas leur façon de L’exalter. En vérité, Dieu est Plein de compassion et de mansuétude.» (17 : 44) ",[],{},{"nodeType":131,"data":4618,"content":4619},{},[4620],{"nodeType":120,"value":4621,"marks":4622,"data":4623},"Or cette Terre sur laquelle nous marchons sera témoin de nos actes auprès de Dieu, ainsi que nous met en garde le Prophète ﷺ : “Prenez garde à la terre car elle est votre mère. Nul ne fait une seule action sur son dos, qu’elle soit bonne ou mauvaise, sans qu’elle ne la rapporte [à Son Seigneur].” Quand nous développons effectivement ce lien avec le Divin et avec Sa Création, cela se répercute sur la relation individuelle que l’on a avec notre environnement, cette relation dont nous parlions dans le précédent article de ce dossier entre le Prophète ﷺ et la nature. Nous en trouvons l’exemple le plus fort dans le rapport du Prophète ﷺ au monde animal et végétal, et même aux objets autour de lui. Une relation basée sur l’amour et la miséricorde comme c’était le cas avec al-Qaswâ’, la chamelle qu’il acheta à Abû Bakr lors de l’Hégire et qu’il garda durant les dix années qui suivirent. Lorsqu’il mourut, moins de deux mois après son retour du pèlerinage de l’adieu, al-Qaswâ’ fut si attristée qu’elle cessa de s’alimenter. Même les soins et l’attention prodigués par les compagnons ne la firent pas changer d’attitude. Ne pouvant la contraindre, ils la laissèrent finalement s’en aller. Profondément affectée par la perte du Prophète ﷺ,al-Qaswâ’ se rendit alors au cimetière du Baqî‘ et s’y laissa mourir de chagrin. \n",[],{},{"nodeType":131,"data":4625,"content":4626},{},[4627],{"nodeType":120,"value":4628,"marks":4629,"data":4630},"Le Prophète ﷺ est une miséricorde pour les mondes selon l’expression coranique, il était donc une miséricorde tant au niveau social et environnemental, qu’au niveau personnel et individuel. On retrouve ici une caractéristique essentielle du Prophète ﷺ et plus généralement du Message qu’il portait : sa cohérence. Nous tenons pour finir à rappeler au lecteur croyant un point essentiel. En tant que croyants, nous disposons entre nos mains d’un véritable trésor. Ce trésor, c’est le Coran – la parole divine – et la sunna – le modèle prophétique. Or comme le démontrent les précédents développements, le Prophète ﷺ était dans une démarche de préservation et de protection de l’environnement, en un mot, une dynamique écologique. En tant que musulmans et dans le monde en crise que nous connaissons, nous avons, nous aussi, besoin de nous inscrire dans cette dynamique, et de construire le monde de demain en nous cramponnant fermement aux sources lumineuses de notre foi musulmane.",[],{},"Loin d’être un sujet qui était inexistant, comme on pourrait le penser, l’environnement et sa protection fut au cœur de la politique de notre Prophète ﷺ. Découvrez ici comment.",{"metadata":4633,"sys":4636,"fields":4643},{"tags":4634,"concepts":4635},[],[],{"space":4637,"id":4639,"type":18,"createdAt":4640,"updatedAt":4640,"environment":4641,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":4638},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5ydCbetY5f4ouIceF7xkSx","2022-02-10T18:53:21.153Z",{"sys":4642},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4644,"description":29,"file":4645},"Yathrib au moment de l’hégire ",{"url":4646,"details":4647,"fileName":4652,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/5ydCbetY5f4ouIceF7xkSx/ff2dc228b3a77965626105949e01ea12/214D60A4-9467-4732-AF7A-B680594F3DE6.jpeg",{"size":4648,"image":4649},509547,{"width":4650,"height":4651},1018,1367,"214D60A4-9467-4732-AF7A-B680594F3DE6.jpeg",{"metadata":4654,"sys":4657,"fields":4667},{"tags":4655,"concepts":4656},[],[],{"space":4658,"id":4660,"type":99,"createdAt":4661,"updatedAt":4661,"environment":4662,"publishedVersion":4664,"revision":25,"contentType":4665,"locale":26},{"sys":4659},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7qUGbbiKeGG9a7lHlLx7s0","2022-02-04T09:23:11.817Z",{"sys":4663},{"id":22,"type":14,"linkType":23},43,{"sys":4666},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4668,"url":4669,"description":4670,"shortDescription":4798,"preview":4799,"gregorianHistoricalEventDate":4820},"Le traité d'al-Hudaybiyya ","le-traite-dal-hudaybiyya",{"data":4671,"content":4672,"nodeType":418},{},[4673,4689,4696,4703,4719,4735,4742,4749,4756,4763,4770,4777,4784,4791],{"data":4674,"content":4675,"nodeType":131},{},[4676,4680,4685],{"data":4677,"marks":4678,"value":4679,"nodeType":120},{},[],"La trêve qui émana du traité d'al-Hudaybiyya, en l'an 6 de l'Hégire, marqua une nouvelle ère dans la vie des musulmans mais également dans l'action islamique. Revenons sur ce qui fut une « ",{"data":4681,"marks":4682,"value":4684,"nodeType":120},{},[4683],{"type":474},"Victoire éclatante",{"data":4686,"marks":4687,"value":4688,"nodeType":120},{},[]," » (S. 48 / V.1) pour le Prophète Muhammad ﷺ et ses compagnons. ",{"data":4690,"content":4691,"nodeType":131},{},[4692],{"data":4693,"marks":4694,"value":4695,"nodeType":120},{},[],"Cela faisait six ans que les musulmans n'avaient pu se rendre à La Mecque lorsque le Prophète ﷺ vit en songe que ses compagnons et lui-même entraient dans la Ville Sainte et accomplissaient les rites de la `Umra (ou petit pèlerinage), la tête rasée, et se vit de surcroît remettre les clés de la Ka`ba. Heureux, il informa ses compagnons de la bonne nouvelle, mais également du voyage immédiat qui se préparait, car le Prophète ﷺ eut pour dessein de se rendre à La Mecque et d’accomplir cette `Umra.",{"data":4697,"content":4698,"nodeType":131},{},[4699],{"data":4700,"marks":4701,"value":4702,"nodeType":120},{},[],"Ce fut alors en ce premier lundi du mois sacré de Dhû Al-Qa'da, que le Prophète ﷺ, à la tête de mille quatre cents musulmans, dont son épouse Oum Salama, monta sur sa chamelle Al-Qaswâ' et prit la route pour La Mecque. Les musulmans n'étaient pas armés, à l'exception de leurs épées légères de voyage, qu'ils gardaient dans leurs fourreaux comme simple précaution nécessaire, exclusivement en cas de légitime défense. En effet, ils n'avaient nullement l'intention de combattre en ce mois sacré.",{"data":4704,"content":4705,"nodeType":131},{},[4706,4710,4715],{"data":4707,"marks":4708,"value":4709,"nodeType":120},{},[],"Arrivé à Dhû al-Hulayfa, le Prophète ﷺ ordonna à ses compagnons d'effectuer la sacralisation, et de revêtir Al-Ihrâm (ou l'habit du pèlerin). Il envoya également un éclaireur s'enquérir de la situation chez les Quraysh et apprit que ces derniers avaient préparé, sous la direction de Khalid Ibn Al-Walid et 'Ikrima ibn Abi Jahl, une armée en vue de réprimer fermement les musulmans. Le Prophète ﷺ interrogea ses compagnons pour délibérer et prendre la bonne décision, entre continuer leur chemin vers La Mecque ou faire face à l’agression de Quraysh. Abu Bakr répondit : « ",{"data":4711,"marks":4712,"value":4714,"nodeType":120},{},[4713],{"type":474},"Dieu et Son serviteur savent mieux que quiconque ! Nous sommes venus avec l'intention d'acquitter la `Umra et non pour combattre, mais si quelqu'un s'interpose entre nous et la Maison de Dieu, nous le combattrons",{"data":4716,"marks":4717,"value":4718,"nodeType":120},{},[]," ». Le Prophète ﷺ apprécia cette réponse et c'est ainsi que les musulmans poursuivirent leur voyage. Cet événement met en lumière les intentions purement pacifistes des musulmans, et non belliqueuses à l'instar des Qurayshites.",{"data":4720,"content":4721,"nodeType":131},{},[4722,4726,4731],{"data":4723,"marks":4724,"value":4725,"nodeType":120},{},[],"Pour éviter l'armée ennemie, le Prophète ﷺ voulut prendre un chemin différent, et demanda à un homme de la tribu d'Aslam de les conduire à La Mecque en évitant tout affrontement. Aussi arrivèrent-ils sur la plaine d'Al-Hudaybiyya, au Sud de La Mecque, à seulement une journée de marche de la Ville Sainte, quand la chamelle du Messager de Dieu ﷺ s'assit brusquement, et refusa de se relever. Certains ont alors suggéré qu'elle était rétive et rebelle, et le Prophète ﷺ leur répondit qu'un tel comportement n'était pas dans sa nature, puis il dit : « ",{"data":4727,"marks":4728,"value":4730,"nodeType":120},{},[4729],{"type":474},"Elle est retenue pour la même raison qui a retenu l'éléphant",{"data":4732,"marks":4733,"value":4734,"nodeType":120},{},[]," ». Il faisait ainsi allusion à l'événement des gens de l'Éléphant survenu l'année même de sa naissance. Ils s'installèrent donc sur la plaine d'Al-Hudaybiyya, ouvert à toutes propositions de paix qui garantiraient une bonne relation avec les Mecquois. ",{"data":4736,"content":4737,"nodeType":131},{},[4738],{"data":4739,"marks":4740,"value":4741,"nodeType":120},{},[],"Il faut noter que les Qurayshites étaient conscients que s'ils empêchaient les musulmans d'entrer à La Mecque et d'accomplir le pèlerinage, les autres Arabes remettraient en cause leurs agissements, car le prestige des Qurayshites reposait sur le fait qu'ils étaient les gardiens de la Ka'ba, et que toute personne était libre d'y pratiquer le culte. Ils envoyèrent alors leur premier émissaire, Budayl Ibn Warqâ', qui avait toujours été favorable à l'islam, de même que sa tribu, les Khuzâ'a. L'émissaire interrogea donc le Prophète ﷺ qui lui fit part de sa venue pacifiste et Budayl l'informa sur la position belliqueuse de son peuple. Le prophète ﷺ parla de convenir à un accord commun. Plusieurs émissaires furent ainsi envoyés, et ils retournèrent tous favorables à l'entrée des musulmans à La Mecque et frappés par l'amour inébranlable que les musulmans avaient pour le Prophète ﷺ. Toutefois, les Qurayshites restaient réticents. ",{"data":4743,"content":4744,"nodeType":131},{},[4745],{"data":4746,"marks":4747,"value":4748,"nodeType":120},{},[],"Les négociations semblaient interminables, Muhammad ﷺ décida donc d'envoyer un premier émissaire, qui fut emprisonné puis libéré suite à l'intervention de certains notables, alors il demanda à `Umar Ibn Al-Khattab de se rendre à La Mecque. Ce dernier suggéra d'envoyer 'Uthmân ibn 'Affân car son clan était plus puissant que celui de `Umar. L'absence de 'Uthmân se prolongea, et une rumeur naquit selon laquelle il avait été tué, et le Prophète ﷺ, attristé par cette nouvelle, ne pouvait faire autrement que choisir de combattre les Qurayshites. Il appela ses compagnons, debout sous un arbre, afin qu'ils lui prêtent serment de ne pas fuir au cas où ils seraient à leur tour attaqués. Ce serment est d'ailleurs relaté dans la sourate Al-Fath, au verset dix-huit. Néanmoins, il s'avéra que sa mort n'était qu'une rumeur infondée.",{"data":4750,"content":4751,"nodeType":131},{},[4752],{"data":4753,"marks":4754,"value":4755,"nodeType":120},{},[],"Enfin, les Qurayshites déléguèrent Suhayl Ibn 'Amr pour établir un pacte de paix avec les musulmans. Après une longue discussion entre le Prophète ﷺ et Suhayl, un traité fut rédigé et mentionna les clauses suivantes :",{"data":4757,"content":4758,"nodeType":131},{},[4759],{"data":4760,"marks":4761,"value":4762,"nodeType":120},{},[]," - Les musulmans retourneront chez eux cette année et reviendront l'année prochaine pour accomplir la `Umra, pendant trois jours. Et les Qurayshites s'engagent à ne rien tenter contre eux.",{"data":4764,"content":4765,"nodeType":131},{},[4766],{"data":4767,"marks":4768,"value":4769,"nodeType":120},{},[],"- La guerre sera suspendue pendant dix années.",{"data":4771,"content":4772,"nodeType":131},{},[4773],{"data":4774,"marks":4775,"value":4776,"nodeType":120},{},[],"- Si l'un des Quarayshites rejoint Muhammad ﷺ sans la permission de son tuteur, il sera renvoyé. Mais si l'un des musulmans rejoint les Qurayshites, il ne sera pas renvoyé. ",{"data":4778,"content":4779,"nodeType":131},{},[4780],{"data":4781,"marks":4782,"value":4783,"nodeType":120},{},[],"- Quiconque souhaitera s'allier à Muhammad ﷺ pourra le faire, et de même pour les Qurayshites.",{"data":4785,"content":4786,"nodeType":131},{},[4787],{"data":4788,"marks":4789,"value":4790,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ fut conciliant, et même Suhayl était surpris de le voir accepter toutes ces conditions. Cette attitude suscita de l'incompréhension chez les compagnons, et lorsque le Prophète ﷺ leur dit de sacrifier les bêtes et de se raser la tête, personne ne se leva. Il alla retrouver son épouse, Umm Salama, et lui demanda conseil. Il suivit sa suggestion qui était de commencer à sacrifier l'animal puis de se raser lui-même afin que tout le monde le suivent, et les compagnons agirent tel que Umm Salama l'avait dit précédemment au Prophète ﷺ. De plus, face à l'affliction qu'éprouvèrent les compagnons devant ce traité qu'ils jugèrent injuste et l'amertume de n'avoir pu effectuer la `Umra après tout ces préparatifs, Dieu révéla la sourate Al-Fath ou « La Victoire », qui apaisa un grand nombre des musulmans. En vérité, cet accord était un succès, et le Prophète ﷺ le comprit dès le début. Il dit, en mentionnant cette sourate qu'elle « était plus chère que tout ce que le soleil éclaire mis ensemble ». ",{"data":4792,"content":4793,"nodeType":131},{},[4794],{"data":4795,"marks":4796,"value":4797,"nodeType":120},{},[],"Beaucoup d'enseignements sont à tirer à la lumière de cet événement. En effet, ce traité eut un impact sociopolitique considérable pour les musulmans, qui furent reconnus officiellement par les Quraysh, eurent une période de paix, de calme, où leur principal opposant était inoffensif, virent leur nombre s'accroître ostensiblement et de surcroît, la liberté religieuse était enfin de vigueur. Le Prophète ﷺ excella dans sa sagesse, son sens de la diplomatie, sa patience, et sa capacité à visualiser sur le long terme. Il consulta et écouta les conseils de son épouse Umm Salama, et ceci expose son exemplarité, et certes Muhammad ﷺ est le meilleur des hommes. \n\n","Pour comprendre comment la libération de La Mecque fut possible, il faut revenir deux ans en arrière et s'arrêter sur un traité qui fut fondamental : le traité d'al-Hudaybiyya. L'Institut Sira vous en parle ici.",{"metadata":4800,"sys":4803,"fields":4810},{"tags":4801,"concepts":4802},[],[],{"space":4804,"id":4806,"type":18,"createdAt":4807,"updatedAt":4807,"environment":4808,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":4805},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"oeJqwkNRn1GJe5Wwr76wi","2022-02-04T09:02:59.748Z",{"sys":4809},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4811,"description":29,"file":4812},"La vallée de Hudaybya dans les années 1980",{"url":4813,"details":4814,"fileName":4819,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/oeJqwkNRn1GJe5Wwr76wi/4e1a5b9bdbce801a7b15be61d56a11ca/La_vall__e_de_Hudaybya_dans_les_ann__es_1980.jpg",{"size":4815,"image":4816},387144,{"width":4817,"height":4818},1600,1093,"La vallée de Hudaybya dans les années 1980.jpg","0628-03-28T00:00+01:00",{"metadata":4822,"sys":4825,"fields":4836},{"tags":4823,"concepts":4824},[],[],{"space":4826,"id":4828,"type":99,"createdAt":4829,"updatedAt":4830,"environment":4831,"publishedVersion":4833,"revision":24,"contentType":4834,"locale":26},{"sys":4827},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3xxyY0WeKGOIw5KAwT1yQp","2022-01-10T11:59:32.554Z","2022-07-19T11:00:51.152Z",{"sys":4832},{"id":22,"type":14,"linkType":23},58,{"sys":4835},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4837,"url":4838,"description":4839,"shortDescription":4899,"preview":4900,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":4920},"La rupture du jeune pendant l'expédition de libération de la Mecque","la-rupture-du-jeune-pendant-lexpedition-de-liberation-de-la-mecque",{"nodeType":418,"data":4840,"content":4841},{},[4842,4857,4864,4871,4878,4885,4892],{"nodeType":131,"data":4843,"content":4844},{},[4845,4849,4853],{"nodeType":120,"value":4846,"marks":4847,"data":4848},"Après que les Mecquois aient rompu le traité de paix de ",[],{},{"nodeType":120,"value":982,"marks":4850,"data":4852},[4851],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":4854,"marks":4855,"data":4856},"udaybiya qu’ils avaient signé avec l’État musulman de Médine deux ans auparavant, le Prophète ﷺ quitta en grand secret la ville de Médine, avec l’armée musulmane, pour se diriger vers La Mecque. Or cette expédition tombait au cours du mois de Ramadan, la 8ème année de l’hégire.",[],{},{"nodeType":131,"data":4858,"content":4859},{},[4860],{"nodeType":120,"value":4861,"marks":4862,"data":4863},"Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète ﷺ était sorti de Médine avec 10 000 soldats, en direction de La Mecque. Ils étaient alors à jeun. Arrivés à al-Kadyd – une oasis située entre ‘Asafan (ville entre Médine et La Mecque) et Qudayd – le Prophète ﷺ et ceux qui l’accompagnaient rompirent leur jeûne. Et ceci avant même la rencontre avec les Mecquois.",[],{},{"nodeType":131,"data":4865,"content":4866},{},[4867],{"nodeType":120,"value":4868,"marks":4869,"data":4870},"Il a même été rapporté qu’une fois à l’arrêt, le Prophète ﷺ demanda un gobelet d’eau, puis le souleva afin que tout le monde le voie, avant de boire, leur montrant qu’il fallait rompre le jeûne. On l’informa que certaines personnes avaient tout de même continué à jeûner, il dit alors que ceux-là sont les « désobéissants ». [Muslim]",[],{},{"nodeType":131,"data":4872,"content":4873},{},[4874],{"nodeType":120,"value":4875,"marks":4876,"data":4877},"Ainsi, le Prophète ﷺ n’hésite pas à faire usage de l’autorisation d’annuler le jeûne en cas de guerre (difficulté extrême) et de privilégier la facilité à la difficulté. Il fit cela alors même qu’ils n’étaient pas certains d’atteindre cette difficulté extrême puisqu’ils n’avaient pas encore rencontré les Mecquois au moment où ils rompirent le jeûne. Le Prophète ﷺ usa donc de cette facilité accordée par Dieu par anticipation des événements, planifiant son action.  ",[],{},{"nodeType":131,"data":4879,"content":4880},{},[4881],{"nodeType":120,"value":4882,"marks":4883,"data":4884},"Quant aux personnes qui continuèrent à jeûner, si la réaction du Prophète ﷺ les concernant peut paraître surprenante, elle est en réalité cohérente avec l’ensemble de son message. Elle vise en effet à condamner une forme d’extrémisme dans le rituel et une vision étriquée de l’adoration de Dieu. Au moment où le Prophète ﷺ lui-même ne jeûnait plus, et ordonnait même de manger et boire, préconisant la facilité autorisée par Dieu, se forcer à continuer le jeûne dans de telles circonstances conduit à se porter au niveau des désobéissants à Dieu et à son Prophète ﷺ.",[],{},{"nodeType":131,"data":4886,"content":4887},{},[4888],{"nodeType":120,"value":4889,"marks":4890,"data":4891},"Cet épisode n’est qu’une illustration parmi d’autres de la révélation Divine : « C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu afin que vous soyez témoins parmi les hommes et que le Prophète vous soit témoin. (...) »  (2 : 143)",[],{},{"nodeType":131,"data":4893,"content":4894},{},[4895],{"nodeType":120,"value":4896,"marks":4897,"data":4898},"Certes, il nous appartient de remplir nos obligations, mais il nous appartient aussi de respecter les limites de notre corps, que Dieu nous a confié. Dans cette optique, la Parole Divine et la vie du Prophète ﷺ nous guident vers le chemin du milieu qui permet de concilier les besoins de l’âme et ceux du corps, dans la voie de Dieu.",[],{},"Découvrez comment le Prophète ﷺ concilia expédition militaire et jeûne du mois de Ramadan.",{"metadata":4901,"sys":4904,"fields":4911},{"tags":4902,"concepts":4903},[],[],{"space":4905,"id":4907,"type":18,"createdAt":4908,"updatedAt":4908,"environment":4909,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":4906},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"6chhUEAdt6BMZuZUvqzHtm","2021-12-30T16:49:31.141Z",{"sys":4910},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":4912,"description":29,"file":4913},"ufLk6HRTsgllfNce5nzbH-j2N1s4gbUu-vLHg-0GZT8",{"url":4914,"details":4915,"fileName":4919,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/6chhUEAdt6BMZuZUvqzHtm/6a2b676f820ac17f890f2ee8121da3ae/ufLk6HRTsgllfNce5nzbH-j2N1s4gbUu-vLHg-0GZT8.jpg",{"size":4916,"image":4917},482903,{"width":1080,"height":4918},1365,"ufLk6HRTsgllfNce5nzbH-j2N1s4gbUu-vLHg-0GZT8.jpg","1620-02-13T00:00+01:00",{"metadata":4922,"sys":4925,"fields":4935},{"tags":4923,"concepts":4924},[],[],{"space":4926,"id":4928,"type":99,"createdAt":4929,"updatedAt":4930,"environment":4931,"publishedVersion":4324,"revision":432,"contentType":4933,"locale":26},{"sys":4927},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4luiuenomsvO7px5rowo51","2021-12-30T16:50:13.638Z","2022-02-04T09:24:50.851Z",{"sys":4932},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":4934},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":4936,"url":4937,"description":4938,"shortDescription":5103,"preview":4900,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":5104},"La libération de la Mecque","la-liberation-de-la-mecque",{"data":4939,"content":4940,"nodeType":418},{},[4941,4964,4970,4977,4983,4990,4996,5011,5017,5024,5030,5037,5043,5067,5073,5088],{"data":4942,"content":4943,"nodeType":131},{},[4944,4948,4952,4956,4960],{"data":4945,"marks":4946,"value":4947,"nodeType":120},{},[],"Le traité de ",{"data":4949,"marks":4950,"value":982,"nodeType":120},{},[4951],{"type":125},{"data":4953,"marks":4954,"value":4955,"nodeType":120},{},[],"udaybiya est venu instaurer la paix entre les musulmans et les Quraychites en l’an 6 de l’hégire. Le traité établissait deux alliances en Arabie : celle de Quraysh d’une part et celle de Médine d’autre part. Suite à sa signature, la tribu des Banû Bakr s’est alliée à Quraych, alors que la tribu de Khuzâ‘a s’était alliée au Prophète ﷺ. Après deux années de paix, pendant le mois de ramadan de la huitième année de l’hégire, la tribu des Banû Bakr, qui bénéficie d’une aide logistique de Quraych attaquera les Banû Khuzâ‘a, alliés des musulmans. Plusieurs personnes seront tuées durant ce raid, qui violait la paix instaurée par le traité de ",{"data":4957,"marks":4958,"value":982,"nodeType":120},{},[4959],{"type":125},{"data":4961,"marks":4962,"value":4963,"nodeType":120},{},[],"udaybiya. Le pacte étant rompu, le Prophète ﷺ estime qu’il est temps de libérer La Mecque de l’emprise de l’oligarchie qurayshite. Conscient de la gravité du raid qui venait d’avoir lieu, Abû Sufyân, chef de Quraysh, se rend à Médine pour convaincre le Messager de Dieu ﷺ de renouveler la trêve que son camp venait de rompre, en vain. ",{"data":4965,"content":4966,"nodeType":131},{},[4967],{"data":4968,"marks":4969,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":4971,"content":4972,"nodeType":131},{},[4973],{"data":4974,"marks":4975,"value":4976,"nodeType":120},{},[],"Après le départ d’Abû Sufyân, le Prophète ﷺ demande à ses compagnons et ses alliés de se préparer pour une expédition militaire sans les informer de la destination. Le Prophète ﷺ quitte alors Médine et, en appelant les différentes tribus auxquelles il est allié, forme une armée de 10 000 hommes. Son but : se rendre à La Mecque avec une armée suffisamment importante pour que les Mecquois se rendent sans affrontement.",{"data":4978,"content":4979,"nodeType":131},{},[4980],{"data":4981,"marks":4982,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":4984,"content":4985,"nodeType":131},{},[4986],{"data":4987,"marks":4988,"value":4989,"nodeType":120},{},[],"Sur le chemin, le Prophète ﷺ rencontre son oncle al-Abbâs et sa famille qui étaient venus s’installer à Médine. Ces derniers rejoignirent alors l’expédition. Étant en état de jeûne, les musulmans s’arrêtèrent à un point d’eau pour passer la nuit. C’est ce soir-là qu’Abû Sufyân vient embrasser l’islam. Le Prophète ﷺ afin d’honorer son adversaire d’hier, déclare alors : « Celui qui se réfugiera dans la maison de Abû Sufyân aura la vie sauve ; celui qui demeurera dans sa propre maison n’aura rien à craindre ni pour lui ni pour sa famille ; et celui qui entrera dans la mosquée sacrée sera également en sécurité. » Il demande ensuite à Abû Sufyân de relayer ses paroles à La Mecque, afin que les habitants de la ville sachent que le Prophète ﷺ ne recherche ni l’affrontement, ni la vengeance. ",{"data":4991,"content":4992,"nodeType":131},{},[4993],{"data":4994,"marks":4995,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":4997,"content":4998,"nodeType":131},{},[4999,5003,5007],{"data":5000,"marks":5001,"value":5002,"nodeType":120},{},[],"Toutes ces précautions, le Prophète ﷺ les prend afin d’éviter toute effusion de sang, par respect pour la vie humaine. Avant le départ d’Abû Sufyân, Mu",{"data":5004,"marks":5005,"value":126,"nodeType":120},{},[5006],{"type":125},{"data":5008,"marks":5009,"value":5010,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ insiste pour que ce dernier voie défiler l’armée musulmane. C’est alors que Sa’d b. ‘Ubâda, chef des Khazraj, s’exclame : « Aujourd’hui sera le jour du massacre ! L’inviolable sera commis ! Et Dieu humiliera Quraych. » Le Prophète ﷺ le reprend alors, en disant : « Non, aujourd’hui le temple sacré sera exalté. Aujourd’hui, Dieu rendra sa puissance au peuple de Quraych. » On voit encore une fois que le Messager de Dieu ﷺ avait pour intention de libérer La Mecque sans verser une seule goutte de sang, afin d’y rétablir la justice et la vérité. ",{"data":5012,"content":5013,"nodeType":131},{},[5014],{"data":5015,"marks":5016,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":5018,"content":5019,"nodeType":131},{},[5020],{"data":5021,"marks":5022,"value":5023,"nodeType":120},{},[],"Ensuite, pour que toute résistance mecquoise soit impossible, le Prophète ﷺ va diviser l’armée en cinq groupes de manière à empêcher les Mecquois de se battre, étant submergés de toutes parts. Seul le groupe dirigé par Khâlid b. al-Walîd fut attaqué, obligeant les musulmans à se défendre. Douze Mecquois perdront la vie et deux musulmans tomberont martyrs. ",{"data":5025,"content":5026,"nodeType":131},{},[5027],{"data":5028,"marks":5029,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":5031,"content":5032,"nodeType":131},{},[5033],{"data":5034,"marks":5035,"value":5036,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ entre dans la ville, incliné sur sa monture, afin de remercier Dieu de lui avoir accordé cette victoire, et de ne l’avoir jamais abandonné durant les vingt douloureuses années qui venaient de s’écouler. Il rappelle à tous les croyants que le succès et la victoire n’appartiennent pas à l’être humain, et que Dieu, le Tout-Puissant, en est le seul véritable acteur.",{"data":5038,"content":5039,"nodeType":131},{},[5040],{"data":5041,"marks":5042,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":5044,"content":5045,"nodeType":131},{},[5046,5050,5055,5059,5063],{"data":5047,"marks":5048,"value":5049,"nodeType":120},{},[],"Arrivé devant la ",{"data":5051,"marks":5052,"value":5054,"nodeType":120},{},[5053],{"type":474},"Ka‘ba",{"data":5056,"marks":5057,"value":5058,"nodeType":120},{},[],", le Prophète ﷺ abat les idoles qui y étaient placées en récitant les versets suivants : « Voici que la vérité est venue et que l’erreur a disparu ! Certes, l’erreur est vouée à disparaître. » (17 : 81) ; « Voici venu le règne de la Vérité. Quant au mensonge, il est à jamais révolu » (34 : 49). Après avoir effectué les circumambulations rituelles, le Messager de Dieu ﷺ va nettoyer l’intérieur de la ",{"data":5060,"marks":5061,"value":5054,"nodeType":120},{},[5062],{"type":474},{"data":5064,"marks":5065,"value":5066,"nodeType":120},{},[]," en compagnie de Usâma b. Zayd et Bilâl. ",{"data":5068,"content":5069,"nodeType":131},{},[5070],{"data":5071,"marks":5072,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":5074,"content":5075,"nodeType":131},{},[5076,5080,5084],{"data":5077,"marks":5078,"value":5079,"nodeType":120},{},[],"Enfin, le Prophète ﷺ rassemble les Mecquois pour leur annoncer qu’il leur pardonne les années d’injustice, de persécution, de guerre et de traîtrise. Ces derniers n’en sont pas surpris, malgré les vingt années de persécution qui viennent de s’écouler. En effet, ils connaissent bien Mu",{"data":5081,"marks":5082,"value":126,"nodeType":120},{},[5083],{"type":125},{"data":5085,"marks":5086,"value":5087,"nodeType":120},{},[],"ammad ﷺ, le Messager de Dieu ﷺ et savent sa clémence et sa miséricorde. Contrairement à une idée reçue, l’islam n’est alors imposé à aucun polythéiste mecquois, synonyme encore une fois que l‘islam ne s’est pas répandu par la force et la violence, mais par la justice et l’éthique des croyants. ",{"data":5089,"content":5090,"nodeType":131},{},[5091,5095,5099],{"data":5092,"marks":5093,"value":5094,"nodeType":120},{},[],"\nCette victoire avait en effet été annoncée dès la signature du traité de ",{"data":5096,"marks":5097,"value":982,"nodeType":120},{},[5098],{"type":125},{"data":5100,"marks":5101,"value":5102,"nodeType":120},{},[],"udaybiya en l’an 6 de l’Hégire, suite à la révélation du verset : « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante, afin que Dieu te pardonne tes fautes, passées et présentes, parachève sur toi Sa grâce et te dirige dans la voie droite. Dieu te prête ainsi un puissant secours » (48 : 1 à 3)\n\n","A la fin du mois de décembre 629, le 29 précisément, les Musulmans libérèrent la Mecque du polythéisme. L'Institut Sira propose ici de vous raconter cet évènement clé de l'histoire de l'Islam.","0629-12-29T00:00+01:00",{"metadata":5106,"sys":5109,"fields":5119},{"tags":5107,"concepts":5108},[],[],{"space":5110,"id":5112,"type":99,"createdAt":5113,"updatedAt":5114,"environment":5115,"publishedVersion":4504,"revision":24,"contentType":5117,"locale":26},{"sys":5111},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"wrHVWOF52SXZluSpknGHj","2021-12-22T15:52:07.897Z","2021-12-24T10:33:52.426Z",{"sys":5116},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":5118},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":5120,"url":5121,"description":5122,"shortDescription":5202,"preview":5203},"Le rôle social de la mosquée","le-role-social-de-la-mosquee",{"data":5123,"content":5124,"nodeType":418},{},[5125,5132,5139,5146,5153,5160,5167,5174,5181,5188,5195],{"data":5126,"content":5127,"nodeType":131},{},[5128],{"data":5129,"marks":5130,"value":5131,"nodeType":120},{},[],"Etymologiquement, le mot « Masjid » signifie « lieu où l’on se prosterne » ou encore « lieu où l’on adore Dieu », cependant le rôle de la mosquée ne se limite pas uniquement à l’accomplissement des cinq prières.",{"data":5133,"content":5134,"nodeType":131},{},[5135],{"data":5136,"marks":5137,"value":5138,"nodeType":120},{},[],"Tout d’abord, il est bon de rappeler que la mosquée était comme aujourd’hui un lieu de prière et d’éducation, en effet les fidèles se rassemblent pour effectuer les cinq prières mais aussi pour écouter les prêches. C’est quatre jours après l’Hégire qu’a lieu le premier prêche du vendredi, dans un champ au nord de la ville de Quba, située dans le sud de l’agglomération médinoise. ",{"data":5140,"content":5141,"nodeType":131},{},[5142],{"data":5143,"marks":5144,"value":5145,"nodeType":120},{},[],"Notons que les enfants aussi avaient leur place à la mosquée. En réalité, la relation mosquée-enfant est essentielle. Pour preuve, le Prophète ﷺ a fait en sorte de la développer dès le premier jour de la construction de sa mosquée grâce à son tempérament tolérant, patient et indulgent. C’est de cette manière que les enfants ont été - dès leur enfance et sont restés par la suite - très liés à la mosquée. Pourtant, à cette époque tout comme aujourd’hui, l’enfant se comporte toujours comme un enfant, jouant, sautillant, gambadant, courant, pleurant et peut-être même riant pendant la prière. Ainsi, durant le Pèlerinage de l’Adieu, Ibn ‘Abbâs, encore enfant, arrive avec son ami sur le dos d’un âne en passant devant le Messager de Dieu ﷺ alors qu’il guidait la prière à Minâ. Lui et son ami relâchent alors l’animal pour le voir s’ébattre entre les rangs des hommes en prière. Deux fillettes les rejoignent et se mêlent aux rangs. Devant tout cela, non seulement le Prophète ﷺ est resté indifférent, mais Ibn ‘Abbâs précise qu’aucun compagnon ne les a réprimandés. Ibn ‘Abbâs deviendra par la suite l’un des précurseurs de l’exégèse du Coran et l’un des plus grands savants de la première génération de l’islam post-prophétique.",{"data":5147,"content":5148,"nodeType":131},{},[5149],{"data":5150,"marks":5151,"value":5152,"nodeType":120},{},[],"La mosquée est le lieu de réunion et de rencontre pour les musulmans et surtout le reflet véritable de leur unité. En effet, c’est là où l’on se rencontre, que l’on discute et que l’on construit des projets pour la communauté médinoise. La mosquée est ouverte à tous et toute personne sans distinction de confession peut y entrer et discuter de ce qui la préoccupe concernant la cité et ses problèmes.",{"data":5154,"content":5155,"nodeType":131},{},[5156],{"data":5157,"marks":5158,"value":5159,"nodeType":120},{},[],"La mosquée rassemble les fidèles de différentes manières. Lors d’un décès, elle est le lieu où la communauté soutient le défunt ainsi que sa famille car c’est là que les rites funéraires se déroulent. Les dépouilles des morts sont transportées à la mosquée où est accomplie la prière mortuaire, rituel spirituel à valeur sociale permettant, grâce aux invocations, de faciliter le processus de deuil individuel et collectif. Si c’est la mosquée qui joue ce rôle, c’est parce que la famille du défunt a besoin d’un soutien particulier qu’elle trouve dans ce lieu. En effet, les musulmans, et ce, déjà à l’époque des compagnons, présentent leurs condoléances et restent avec la famille afin d’adoucir son chagrin en rappelant au proche du défunt l’importance de la patience et la difficile réalité de la mort.",{"data":5161,"content":5162,"nodeType":131},{},[5163],{"data":5164,"marks":5165,"value":5166,"nodeType":120},{},[],"Et si elle rassemble les fidèles lors des décès, elle les rassemblent aussi lors des deux fêtes religieuses musulmanes. D’ailleurs, Äicha rapporte que des spectacles se sont déjà tenu dans la mosquée du Prophète ﷺ à l’occasion de l’Aïd. Elle dit ainsi, dans un hadith rapporté par al-Bukhâri : « J’ai vu le Prophète ﷺ debout au niveau de la porte de ma chambre tandis que les Abyssiniens pratiquaient des jeux dans la mosquée le jour de l’Aïd. »",{"data":5168,"content":5169,"nodeType":131},{},[5170],{"data":5171,"marks":5172,"value":5173,"nodeType":120},{},[],"D’autres manifestations culturelles avaient d’ailleurs lieu dans la mosquée du Prophète ﷺ, où celui-ci invitait notamment Hassân b. Thâbit, qui était surnommé le “Poète du Prophète ﷺ” à réciter ses poèmes. ",{"data":5175,"content":5176,"nodeType":131},{},[5177],{"data":5178,"marks":5179,"value":5180,"nodeType":120},{},[],"La mosquée a également été utilisée comme un centre d’hébergement pour les prisonniers de guerre. Certains d’entre eux ont ainsi pu être logés à la mosquée, tout en étant libres de se déplacer dans Médine. Ce n’est que plusieurs années après la mort du Prophète ﷺ, que ‘Umar, qui sera alors calife, par manque de place, construira un bâtiment spécifique.",{"data":5182,"content":5183,"nodeType":131},{},[5184],{"data":5185,"marks":5186,"value":5187,"nodeType":120},{},[],"Enfin, en plus d'être un lieu qui rassemble les musulmans, cette mosquée était une maison et une école. Pendant la nuit, les plus pauvres et les plus démunis y trouvent refuge. Ils sont appelés ahl al-Suffa, car ils dorment à l’arrière de la mosquée, dans une zone couverte spécialement réservée à leur accueil, la suffa. Ces personnes n’ont pas de demeure ni assez d’argent pour subvenir à leurs besoins. De fait, le Prophète  ﷺa utilisé la mosquée comme lieu d’hébergement où les nécessiteux pouvaient dormir le temps de trouver un travail. Ils y sont ainsi logés, mais également nourris grâce à un impôt sur les palmeraies.",{"data":5189,"content":5190,"nodeType":131},{},[5191],{"data":5192,"marks":5193,"value":5194,"nodeType":120},{},[],"Quelques-uns continueront tout de même de vivre dans la mosquée sans prendre réellement un rôle actif dans la société. Certains parce qu’ils étaient incapables de travailler, d’autres par choix pour être au plus près du Prophète ﷺ. Ceux-ci deviendront pour la plupart connus dans l’Histoire musulmane pour une raison simple : en plus de les accueillir, la mosquée avait contribué à leur éducation. Ayant vécu pour certains des années dans la mosquée du Prophète ﷺ où celui-ci passait le plus clair de son temps, ils avaient pu bénéficier de ses enseignements, de sa sagesse. Ils avaient également pu apprendre à lire et à écrire, car des cours étaient dispensés à la mosquée. Les savants affirmeront plus tard que la mosquée du Prophète ﷺ est à considérer comme la première université de la civilisation musulmane.",{"data":5196,"content":5197,"nodeType":131},{},[5198],{"data":5199,"marks":5200,"value":5201,"nodeType":120},{},[],"Suite à la mort du Prophète ﷺ, leur grande connaissance sera reconnue et respectée en ce qui concerne les sciences religieuses. Parmi eux, nous pouvons citer par exemple, Abû Hurayra, l’homme qui a rapporté le plus de hadiths du Prophète ﷺ, mais aussi ‘Abdallah b. ‘Umar et Abû Dharr al-Ghifârî. Dans l’ensemble, ce sont plus de 40% des hadiths authentiques dont nous disposons aujourd’hui qui ont été transmis par ces personnes. En les accueillant dans la mosquée et en les élevant par le savoir, le Prophète ﷺ est ainsi parvenu à accorder un rôle social essentiel à ceux qui étaient initialement exclus de la société.","Hormis pour les prières, aujourd’hui, la mosquée apparaît souvent comme un lieu vide et invisible, Pourtant au temps du Prophète ﷺ, la mosquée était une institution avec de multiples fonctions sociales. L'Institut Sira propose ici de vous les présenter.",{"metadata":5204,"sys":5207,"fields":5214},{"tags":5205,"concepts":5206},[],[],{"space":5208,"id":5210,"type":18,"createdAt":5211,"updatedAt":5211,"environment":5212,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":5209},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4i2heXBu7kVQG4x7zYNoIt","2021-12-24T10:28:28.434Z",{"sys":5213},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":5215,"description":29,"file":5216},"Screenshot 20211223-183547 Instagram",{"url":5217,"details":5218,"fileName":5222,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/4i2heXBu7kVQG4x7zYNoIt/46236a5f259867fc075bdfea4626941a/Screenshot_20211223-183547_Instagram.jpg",{"size":5219,"image":5220},612556,{"width":35,"height":5221},716,"Screenshot_20211223-183547_Instagram.jpg",{"metadata":5224,"sys":5227,"fields":5237},{"tags":5225,"concepts":5226},[],[],{"space":5228,"id":5230,"type":99,"createdAt":5231,"updatedAt":5231,"environment":5232,"publishedVersion":5234,"revision":25,"contentType":5235,"locale":26},{"sys":5229},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"7J8ARCmIEct4zbhdvZJ5y2","2021-12-14T10:43:17.172Z",{"sys":5233},{"id":22,"type":14,"linkType":23},29,{"sys":5236},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":5238,"url":5239,"description":5240,"shortDescription":5292,"preview":5293},"Le rôle politique de la mosquée ","le-role-politique-de-la-mosquee",{"nodeType":418,"data":5241,"content":5242},{},[5243,5250,5257,5264,5271,5278,5285],{"nodeType":131,"content":5244,"data":5249},[5245],{"nodeType":120,"value":5246,"marks":5247,"data":5248},"La mosquée, en plus d’être un lieu de prière était alors un lieu de réunion, de consultation et de prise de décision. Étant le lieu de rassemblement des musulmans pour la prière, c’est sans surprise qu’on apprend que la mosquée du Prophète ﷺ à Médine a été le théâtre des principales réunions de cette époque. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5251,"data":5256},[5252],{"nodeType":120,"value":5253,"marks":5254,"data":5255},"Ainsi, c’est dans la mosquée que les musulmans se sont regroupés avant la bataille de Uhud pour décider de la marche à suivre, pour contrer l’armée mecquoise qui était aux portes de la ville. Cette réunion a été très intense puisque des avis contraires s’y sont opposés. Il y avait d’une part, l’avis des jeunes qui souhaitaient repousser l’envahisseur à l’extérieur de la ville. Et d’autre part, l’avis du Prophète ﷺ et des compagnons plus âgés qui préféraient suivre la voie la plus prudente et fortifier la ville. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5258,"data":5263},[5259],{"nodeType":120,"value":5260,"marks":5261,"data":5262},"Près de deux ans plus tard, lorsque le Prophète ﷺ apprit que les Mecquois avaient monté une coalition pour occuper la ville de Médine et éradiquer l'État naissant médinois, c’est encore dans la mosquée que s’est tenue la réunion au cours de laquelle Salmane le Perse proposa l’idée de creuser un fossé pour défendre la ville. L’importance de ces réunions et de ces événements, qui ont marqué l’Histoire de l’Islam, atteste de l’importance de la mosquée du Prophète ﷺ, ce lieu qui lors de ces réunions historiques, n’avait qu’une surface de 600 mètres carrés.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5265,"data":5270},[5266],{"nodeType":120,"value":5267,"marks":5268,"data":5269},"En tant que lieu central et cœur battant de la Cité, c’est à la mosquée que le Prophète ﷺ recevait les délégations diplomatiques et les chefs de tribus. C’est donc l’endroit où de nombreuses alliances furent signées mais aussi où des conversions importantes et des serments d’allégeance au Prophète ﷺ eurent lieu.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5272,"data":5277},[5273],{"nodeType":120,"value":5274,"marks":5275,"data":5276},"D’ailleurs, en l’an 8 de l’Hégire, c’est dans la mosquée que le Prophète ﷺ reçut la délégation chrétienne venant de la cité de Najrân, près du Yémen. Au moment où cette délégation eut besoin de célébrer leur culte, le Prophète ﷺ les invita à prier au sein même de l’enceinte de la mosquée, et plus précisément dans sa partie avant. Le pilier où leurs prières ont eu lieu est encore connu et est l’un des piliers qui délimitent l’honorable Rawda, cette partie située à l’avant de la mosquée, que le Prophète ﷺ a qualifié de “jardin du Paradis”. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5279,"data":5284},[5280],{"nodeType":120,"value":5281,"marks":5282,"data":5283},"On voit donc de quelle manière la mosquée fut dès le début de l’islam, un lieu d’échanges important. Au-delà d’un simple lieu de culte, la mosquée revêt toute l’importance d’un lieu vivant où la vie politique et citoyenne prennent toute leur place. Et en tant que chef politique habitant la mosquée, le Prophète ﷺ y recevait tout un chacun musulmans, comme non musulmans.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5286,"data":5291},[5287],{"nodeType":120,"value":5288,"marks":5289,"data":5290},"La mosquée, en plus d’être un lieu de prière était alors un lieu de réunion, de consultation et de prise de décision ou se sont tenues parmi les principales réunions de cette époque. ⁣",[],{},{},"La mosquée du Prophète ﷺ, un haut lieu de la cité médinoise. ",{"metadata":5294,"sys":5297,"fields":5304},{"tags":5295,"concepts":5296},[],[],{"space":5298,"id":5300,"type":18,"createdAt":5301,"updatedAt":5301,"environment":5302,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":5299},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1pBCUx13j4hkvi91tVgsj9","2021-12-14T10:39:05.032Z",{"sys":5303},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":5305,"description":29,"file":5306},"Mosquée du prophète ",{"url":5307,"details":5308,"fileName":5312,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/1pBCUx13j4hkvi91tVgsj9/73d3532b8acce59165dffe1591eb410e/suffa2.jpg",{"size":5309,"image":5310},272631,{"width":5311,"height":5311},1000,"suffa2.jpg",{"metadata":5314,"sys":5317,"fields":5327},{"tags":5315,"concepts":5316},[],[],{"space":5318,"id":5320,"type":99,"createdAt":5321,"updatedAt":5322,"environment":5323,"publishedVersion":1218,"revision":432,"contentType":5325,"locale":26},{"sys":5319},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1Ei4mOIWdJnhBVnTGZbMNP","2021-12-10T12:59:53.565Z","2021-12-10T13:01:06.498Z",{"sys":5324},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":5326},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":63,"url":41,"description":5328,"shortDescription":64,"preview":42,"disablePreviewOnTopOfPage":639},{"nodeType":418,"data":5329,"content":5330},{},[5331,5338,5344,5351,5357,5372,5378,5393,5399,5414,5420,5427,5433,5440,5446],{"nodeType":131,"content":5332,"data":5337},[5333],{"nodeType":120,"value":5334,"marks":5335,"data":5336},"La question des droits des animaux est devenue un enjeu fort dans notre société. En France, par exemple, c’est seulement en 1963 que la loi a créé le délit d’actes de cruauté envers l’animal et c’est en 1999 que le la date du 10 décembre fut choisie comme la journée internationale pour les droits des animaux.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5339,"data":5343},[5340],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5341,"data":5342},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5345,"data":5350},[5346],{"nodeType":120,"value":5347,"marks":5348,"data":5349},"Pourtant, dès le VIIème siècle, notre noble Prophète ﷺ nous dispense des enseignements d’une grande finesse sur le respect dû à l’animal.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5352,"data":5356},[5353],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5354,"data":5355},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5358,"data":5371},[5359,5363,5367],{"nodeType":120,"value":5360,"marks":5361,"data":5362},"Ainsi, le Prophète ﷺ ordonnait de prendre soin de l’animal lorsqu’il est utilisé comme moyen de transport, ce qui était particulièrement le cas à cette époque. Anas b. Mâlik rapporte que lors des différents voyages, le Prophète Mu",[],{},{"nodeType":120,"value":126,"marks":5364,"data":5366},[5365],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":5368,"marks":5369,"data":5370},"ammad ﷺ recommandait aux voyageurs de commencer par décharger les affaires de leurs montures lors des haltes, mêmes courtes, qui ponctuaient leur trajet, afin de soulager l’animal et le laisser se reposer. De même, il leur demandait d’être indulgent envers leurs montures et de respecter leurs droits, en ralentissant lorsqu’ils atteignaient un endroit où les animaux pouvaient s’abreuver et repaître, et en accélérant légèrement le pas lorsque la terre était aride et que la bête ne trouvait rien à manger.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5373,"data":5377},[5374],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5375,"data":5376},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5379,"data":5392},[5380,5384,5388],{"nodeType":120,"value":5381,"marks":5382,"data":5383},"Un jour, au cours d’un voyage, la Mère des croyants ‘Â’icha força sa monture à avancer en la tirant de force. Le Prophète Mu",[],{},{"nodeType":120,"value":126,"marks":5385,"data":5387},[5386],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":5389,"marks":5390,"data":5391},"ammad ﷺ l'invita à être douce et bienveillante avec les animaux, lui expliquant que la bienveillance n’accompagne pas un acte sans le rendre meilleur et que l’absence de bienveillance ternit l’action réalisée. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5394,"data":5398},[5395],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5396,"data":5397},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5400,"data":5413},[5401,5405,5409],{"nodeType":120,"value":5402,"marks":5403,"data":5404},"Par ailleurs, le Prophète ﷺ a mis un terme à certaines habitudes qui faisaient souffrir les animaux. Par exemple, les tribus arabes balafraient ou coupaient une oreille de l’animal afin de le différencier des autres bêtes. Il arrivait également que les animaux soient employés comme cible d’entraînement. Le Prophète Mu",[],{},{"nodeType":120,"value":126,"marks":5406,"data":5408},[5407],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":5410,"marks":5411,"data":5412},"ammad ﷺ interdit à ses compagnons de rudoyer les animaux qui étaient à leur charge et les mit en garde : toute personne qui torture un animal, le rudoie ou le marque sera maudite par Dieu.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5415,"data":5419},[5416],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5417,"data":5418},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5421,"data":5426},[5422],{"nodeType":120,"value":5423,"marks":5424,"data":5425},"Inversement, Dieu récompense le soin accordé aux animaux, ainsi que l’a confirmé le Prophète ﷺ en réponse à la question posée à ce propos par les compagnons. D’ailleurs, dans les récits du Prophète ﷺ on trouve l’exemple d’un homme qui entra au paradis car il était descendu dans un puits récupérer de l’eau pour abreuver un chien assoiffé et celui d’une femme qui alla en enfer à cause d’un chat qu’elle avait séquestré. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5428,"data":5432},[5429],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5430,"data":5431},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5434,"data":5439},[5435],{"nodeType":120,"value":5436,"marks":5437,"data":5438},"Le Prophète ﷺ exprime également sa compassion envers les animaux dans la façon de les consommer. Il ordonne ainsi de n’utiliser que des couteaux aiguisés afin de ne pas faire souffrir la bête. Il est d’ailleurs interdit de montrer l’outil avec lequel l’animal sera égorgé ou encore de laisser une bête voir l'égorgement d’une autre, afin de ne pas l’effrayer. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5441,"data":5445},[5442],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5443,"data":5444},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5447,"data":5452},[5448],{"nodeType":120,"value":5449,"marks":5450,"data":5451},"Tout au long de sa vie, à travers de multiples autres actes, le Prophète ﷺ nous a fourni un savoir-être entier avec les animaux, fondé sur l’idée qu’ils ne sont pas des objets, sur l’interdiction de les torturer ou les maltraiter et sur la miséricorde, si nous souhaitons obtenir la miséricorde divine. \n\n",[],{},{},{"metadata":5454,"sys":5457,"fields":5468},{"tags":5455,"concepts":5456},[],[],{"space":5458,"id":5460,"type":99,"createdAt":5461,"updatedAt":5462,"environment":5463,"publishedVersion":5465,"revision":24,"contentType":5466,"locale":26},{"sys":5459},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2kTmZkPjrRUON6I29PIhNy","2021-12-03T13:04:07.148Z","2021-12-03T14:42:09.412Z",{"sys":5464},{"id":22,"type":14,"linkType":23},280,{"sys":5467},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":88,"url":66,"description":5469,"shortDescription":89,"preview":67,"disablePreviewOnTopOfPage":639},{"nodeType":418,"data":5470,"content":5471},{},[5472,5488,5561,5568,5576,5583,5590,5596,5603,5609,5616,5623,5630,5636,5643,5650,5657,5663,5670,5676,5682,5689,5696,5703,5710,5716,5723,5730,5737,5744,5751,5758,5765,5772,5778,5785,5792,5798,5805,5811,5817,5824,5831,5838,5845,5852,5859,5866,5873,5879,5886,5893],{"nodeType":131,"content":5473,"data":5487},[5474,5478,5483],{"nodeType":120,"value":5475,"marks":5476,"data":5477},"Nous présentons donc quatre portraits, sélectionnés parmi de nombreux compagnons aux vies riches en enseignements. Ces portraits ne constituent pas des entrées biographiques exhaustives, mais une présentation de ces compagnons à travers le prisme du handicap. Après avoir rappelé les grandes lignes de leur vie, nous nous intéresserons à la manière dont ils ont vécu leur infirmité et comment celle-ci était perçue par la société musulmane naissante. L’objectif ici n’est surtout pas de réduire ces compagnons à leur handicap, mais au contraire, de découvrir des personnalités ayant occupé des fonctions importantes, un rôle de premier plan dans l’histoire musulmane, et dont le handicap n’a absolument pas été un obstacle pour leur épanouissement spirituel, individuel et social.\r\n\r\nAvant d’aller plus loin, il faut souligner que cet article présente tout de même certaines limites. Tout d’abord, le sujet est tellement vaste et complexe qu’il serait difficile de l’aborder de façon exhaustive dans le cadre d’un article. Nous aurions par exemple aimé aborder certaines formes de handicap, telles que l’autisme ou les handicaps cognitifs et mentaux. Nous tenions également à présenter au moins un portrait féminin mais nous n’avons pas trouvé suffisamment de sources pour proposer un portrait complet. Nous poursuivons les recherches sur ce sujet et encourageons vivement nos lecteurs à en faire de même.\r\n\r\nD’autre part, le format de cet article ne permettant pas une recension complète de tous les compagnons en situation de handicap, il nous a fallu faire une sélection. Nous avons donc choisi de présenter les portraits de quatre compagnons : ‘Abdallah b. Mas’ûd, Ibn Umm Maktûm, ‘Amr b. al-Jamûḥ et Ṭalḥa b. ‘Ubaydallah. Pour conclure cette introduction nous terminons par une remarque : par soucis de concision et de clarté, nous n'indiquerons pas les sources utilisées ici. Néanmoins, pour les trouver, nous vous invitons à consulter cet article dans notre revue ",[],{},{"nodeType":120,"value":5479,"marks":5480,"data":5482},"Miséricorde",[5481],{"type":474},{},{"nodeType":120,"value":5484,"marks":5485,"data":5486}," n°4 qui est disponible aussi bien en format électronique que physique.\r\n\r\nAvant de commencer, d’autres compagnons méritent également d’être mentionnés :",[],{},{},{"nodeType":2868,"content":5489,"data":5560},[5490,5500,5510,5520,5530,5540,5550],{"nodeType":2857,"content":5491,"data":5499},[5492],{"nodeType":131,"content":5493,"data":5498},[5494],{"nodeType":120,"value":5495,"marks":5496,"data":5497},"\r\r‘Abdallah b. ‘Abbâs, qui perdit la vue vers la fin de sa vie. On rapporte qu’il a alors dit : « Si Dieu a ôté la lumière de mes yeux, Il a certes mis une lumière sur ma langue et dans mon cœur ; un cœur clairvoyant et un esprit imperturbable. Quant à ma langue, elle est aussi tranchante qu’un sabre brandi. »",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5501,"data":5509},[5502],{"nodeType":131,"content":5503,"data":5508},[5504],{"nodeType":120,"value":5505,"marks":5506,"data":5507},"\r\rAsmâ bint Abû Bakr al-Ṣiddîq, qui perdit également la vue à un âge avancé, sans que cela ne diminue en rien son courage ou son sens de la justice.",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5511,"data":5519},[5512],{"nodeType":131,"content":5513,"data":5518},[5514],{"nodeType":120,"value":5515,"marks":5516,"data":5517},"Mu‘âdh b. Jabal : selon plusieurs sources, ce compagnon boitait à cause d’une malformation congénitale. Il est pourtant l’un des compagnons les plus savants et parmi ceux auxquels le Prophète ﷺ a donné le plus de responsabilités, en le nommant gouverneur, collecteur d’impôt et enseignant au Yémen.\r",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5521,"data":5529},[5522],{"nodeType":131,"content":5523,"data":5528},[5524],{"nodeType":120,"value":5525,"marks":5526,"data":5527},"Une compagnonne nommée Umm Zufar, une femme noire, qui souffrait d’une forme sévère d’épilepsie, à tel point que ses vêtements tombaient durant ses crises. Lorsqu’elle s’est rendue auprès du Prophète ﷺ pour l’implorer d’invoquer Dieu pour sa guérison, il lui a laissé le choix entre patienter et obtenir le Paradis, ou bien demander à Dieu sa guérison. Umm Zufar choisit alors la patience mais demanda au Prophète ﷺ qu’il fasse des invocations afin qu’elle ne se découvre plus pendant les crises : elle est décrite dans le hadith en question comme étant une femme du Paradis.\r",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5531,"data":5539},[5532],{"nodeType":131,"content":5533,"data":5538},[5534],{"nodeType":120,"value":5535,"marks":5536,"data":5537},"‘Uthmân b. Madh’ûn, qui devint borgne en conséquence de son agression par un polythéiste mecquois qui lui reprochait d’avoir cru au message du Prophète ﷺ et d’avoir ouvertement exprimé sa foi. Lorsqu’il perdit son œil, il proclama ces vers devenus célèbres : « Si mon œil a été pris par la main d’un païen qui n’a pas été guidé, j’ai obtenu une bien meilleure compensation auprès du Tout-Miséricordieux :\r Son Pardon. Et ce qui satisfait le Tout-Miséricordieux, ô mon peuple, me rend heureux. »\r",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5541,"data":5549},[5542],{"nodeType":131,"content":5543,"data":5548},[5544],{"nodeType":120,"value":5545,"marks":5546,"data":5547},"‘Abd al-Rahmân b. ‘Awf, qui reçut de nombreuses blessures lors de la bataille d’Uḥud, notamment à la jambe, ce qui le rendit boiteux. Il perdit également plusieurs dents durant les affrontements, ce qui lui causa des problèmes d’élocution par la suite.\r",[],{},{},{},{"nodeType":2857,"content":5551,"data":5559},[5552],{"nodeType":131,"content":5553,"data":5558},[5554],{"nodeType":120,"value":5555,"marks":5556,"data":5557},"Nusayba bint Ka‘b (surnommée Umm ‘Amâra), connue pour sa participation héroïque à la bataille d’Uḥud durant laquelle elle reçut douze blessures. On rapporte qu’elle fut amputée lors de la bataille d’al-Yamâma (qui eut lieu sous le califat d’Abû Bakr).",[],{},{},{},{},{"nodeType":131,"content":5562,"data":5567},[5563],{"nodeType":120,"value":5564,"marks":5565,"data":5566},"\r\n\r\nCette liste pourrait encore s’allonger et chacun de ces portraits mériterait d’être développé. Cependant, nous avons dû nous limiter à présenter quelques-unes parmi ces nombreuses figures, qui ont été touchées par des infirmités plus ou moins lourdes (cécité, vieillesse, nanisme, invalidité physique d’un membre) mais qui ont, malgré leur incapacité physique, joué un rôle prépondérant dans l’avènement de l’islam. Par leur force spirituelle et leurs sacrifices, ces compagnons ont instauré un modèle qui continue de traverser les siècles, et leurs histoires sont de véritables sources d’inspiration.\r\n\r\n",[],{},{},{"nodeType":5569,"content":5570,"data":5575},"heading-3",[5571],{"nodeType":120,"value":5572,"marks":5573,"data":5574},"‘ABDALLAH B. MAS‘ÛD, LE COMPAGNON DONT LES MOLLETS PÈSENT, AUPRÈS DE DIEU, PLUS LOURD QUE LE MONT UḤUD",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5577,"data":5582},[5578],{"nodeType":120,"value":5579,"marks":5580,"data":5581},"\r\n\r\nCe compagnon a une place importante dans la biographie du Prophète ﷺ : l’Envoyé de Dieu ﷺ a fait son éloge plusieurs fois, notamment en incitant les musulmans à apprendre le Coran auprès de lui. Il faisait partie de l’entourage proche du Prophète ﷺ, au point d’être considéré comme l’un de ses confidents. À l’époque, certains pensaient même qu’il faisait partie de la famille du Prophète ﷺ, car il se rendait très souvent dans la demeure de celui-ci accompagné de sa mère, et passait beaucoup de temps auprès de lui. Côtoyer le Messager de Dieu ﷺ de près lui a permis de s’imprégner de ses qualités, à tel point que Ḥudhayfa affirmait qu’il ne connaissait personne ressemblant plus au Prophète ﷺ en terme de guidée, de dignité et de caractère qu’Ibn Mas‘ûd.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5584,"data":5589},[5585],{"nodeType":120,"value":5586,"marks":5587,"data":5588},"\r\n\r\n‘Abdallah était issu d’une famille modeste. Par ailleurs, dans le contexte de l’époque, sa petite taille et sa faible condition physique constituaient un handicap pour lui. Il est rapporté qu’il avait des mollets très fins, et que sa taille ne dépassait pas quatre empans, soit environ un mètre vingt. En des termes contemporains, ‘Abdallah était donc une personne de petite taille. À première vue, ses conditions sociales et physiques portent à croire qu’il n’était pas prédisposé à jouer un rôle significatif dans l’essor de l’islam. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5591,"data":5595},[5592],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5593,"data":5594},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5597,"data":5602},[5598],{"nodeType":120,"value":5599,"marks":5600,"data":5601},"Pourtant son\r histoire démontre bien le contraire. Malgré sa faiblesse physique, il a été le premier compagnon à avoir osé réciter le Coran publiquement à La Mecque et à avoir ainsi fait entendre la parole Divine aux polythéistes. Les Mecquois n’ont pas supporté cet affront, et ont violemment attaqué ‘Abdallah, le ruant de coups et l’injuriant publiquement.\r Ibn Mas’ûd fait partie des dix premiers musulmans à avoir suivi le Prophète ﷺ. Il était donc parmi les rapprochés de Dieu et de Son Messager ﷺ. Le Prophète ﷺ l’aimait et le valorisait en lui attribuant des tâches honorifiques : garder son coussin, son siwâk, ses sandales ou encore l’eau de ses ablutions en voyage. C’est aussi Ibn Mas’ûd qui abritait le Prophète ﷺ lorsque celui-ci faisait ses grandes ablutions, et le réveillait quand il dormait.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5604,"data":5608},[5605],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5606,"data":5607},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5610,"data":5615},[5611],{"nodeType":120,"value":5612,"marks":5613,"data":5614},"\r\n\r\nQuels enseignements pouvons-nous tirer de ces faits ? Tout d’abord, nous constatons que le Prophète ﷺ n’a pas hésité à prendre un homme socialement et physiquement désavantagé sous son aile. Il a commencé par lui confier des tâches simples pour le valoriser et le mettre en confiance. Sans s’arrêter aux apparences, il ﷺ a reconnu la grandeur d’âme de cet homme et a construit une relation étroite et solide avec lui. Le Prophète ﷺ était conscient des compétences de ‘Abdallah et savait qu’il était capable d’accomplir des choses remarquables. Il lui a permis de s’épanouir en apprenant le Coran auprès de lui : c’est ainsi que ‘Abdallah est devenu un expert éminent du Coran, raison pour laquelle le Prophète ﷺ aimait écouter sa récitation et a exhorté les musulmans à apprendre de lui.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5617,"data":5622},[5618],{"nodeType":120,"value":5619,"marks":5620,"data":5621},"\r\n\r",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5624,"data":5629},[5625],{"nodeType":120,"value":5626,"marks":5627,"data":5628},"Par ailleurs, le Messager de Dieu ﷺ savait qu’Ibn Mas’ûd était assez endurant pour résister aux persécutions des Mecquois. Il l’a laissé réciter publiquement le Coran, malgré le risque de représailles que cet acte impliquait. Ainsi, pour le Prophète ﷺ, qu’une personne soit en situation de handicap n’était pas un prétexte pour la surprotéger au point de la déposséder de toute responsabilité et de tout rôle actif dans la société. Bien que le handicap demande une attention et des soins particuliers, les personnes qu’il touche font parfois preuve d’une force (mentale, spirituelle, physique) telle qu’elle leur permet de relever certains défis que même des personnes considérées comme « valides » ne pourraient ou n’oseraient accomplir. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5631,"data":5635},[5632],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5633,"data":5634},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5637,"data":5642},[5638],{"nodeType":120,"value":5639,"marks":5640,"data":5641},"C’est dans cet esprit que ‘Abdallah a pu participer aux deux émigrations vers l’Abyssinie. Son profond attachement au Prophète ﷺ l’a cependant incité à revenir à la Mecque puis à le rejoindre à Médine dès qu’il en a eu la possibilité. C’est d’ailleurs à Médine que ‘Abdallah a pu démontrer une nouvelle compétence : celle de la lutte aux côtés des musulmans lorsque ceux-ci ont été attaqués, et son effort pour la protection de la collectivité. Il a ainsi assisté, aux côtés du Messager de Dieu ﷺ, à la bataille de Badr ainsi qu’à toutes les batailles qui ont suivi. Il a continué de se battre pour protéger l’État musulman et libérer les territoires occupés même après la mort du Prophète ﷺ, sous le califat d’Abû Bakr, puis sous celui d’Umar. Ibn Mas’ûd aurait très bien pu être exempté du combat en raison de son handicap, mais le Messager de Dieu ﷺ connaissait son courage et sa bravoure et ne l’a jamais empêché de participer aux combats. L’attitude du Prophète ﷺ à l’égard de ‘Abdallah illustre bien le devoir qui incombe à chaque musulman de reconnaître chaque personne atteinte d’un handicap à sa juste valeur, de croire en elle et de mettre en valeur ses compétences. Il s’agit aussi de l’encourager lorsqu’elle exprime la volonté d’accomplir quelque chose. Cette attitude est possible car il n’y a pas de discrimination en islam.\r\n",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5644,"data":5649},[5645],{"nodeType":120,"value":5646,"marks":5647,"data":5648},"\r\n",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5651,"data":5656},[5652],{"nodeType":120,"value":5653,"marks":5654,"data":5655},"Nous avons vu que le Prophète ﷺ n’a pas surprotégé ‘Abdallah, mais l’a au contraire encouragé à accomplir des actes courageux bien qu’ils puissent comporter une part de risque. Pour autant, quand la situation l’exigeait, le Prophète ﷺ n’hésitait pas à défendre ‘Abdallah et à faire taire les moqueries à son sujet. Ainsi, lorsque certains compagnons se moquèrent d’Ibn Mas’ûd en voyant ses mollets, l’Envoyé de Dieu ﷺ leur dit : « Vous riez des mollets d’Ibn Mas’ûd ? Sachez que dans la balance de Dieu, ils\r pèsent plus lourds que le mont Uḥud ! » À travers cet événement, le Prophète ﷺ a enseigné aux croyants qu’auprès de Dieu, la véritable valeur d’une personne n’est pas à chercher dans les apparences, mais dans sa substance intérieure, car « Dieu ne regarde ni vos corps, ni vos apparences, mais Il regarde vos cœurs et vos actes18. »Le Prophète ﷺ ne tolérait absolument pas les moqueries et les railleries dirigées contre le handicap de ‘Abdallah. Il mettait toujours en lumière les qualités spirituelles et religieuses de ce dernier, telles que sa piété et sa maîtrise du Coran, qui constituaient un contrepoids considérable à son désavantage physique. Quand il ne défendait pas Ibn Mas’ûd, le Prophète ﷺ l’honorait, notamment pour sa façon de réciter le Coran : il exprimait d’ailleurs publiquement son appréciation particulière pour la récitation de ‘Abdallah.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5658,"data":5662},[5659],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5660,"data":5661},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5664,"data":5669},[5665],{"nodeType":120,"value":5666,"marks":5667,"data":5668},"\r\n\r\nVers la fin de sa vie, ‘Abdallah b. Mas’ud a même occupé des missions politiques et diplomatiques. Outre ses fonctions religieuses à Kûfa en Iraq, il a assumé le rôle de trésorier public sous le califat de ‘Umar. Après une mission diplomatique au Châm (actuelle Syrie), il est revenu s’installer définitivement dans la ville de Kûfa en l’an 21 de l’Hégire, et a servi de liaison entre les habitants de la région et le gouvernement central de Médine. Sa carrière politique et sa position sociale étaient alors au sommet, puisqu’il était à la fois gouverneur, ambassadeur et savant. Il s’est consacré ensuite davantage à l’enseignement religieux. Il est décédé des suites d’une maladie à Médine en l’an 32 (652-653) et a été enterré au cimetière du Bâqî’.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5671,"data":5675},[5672],{"nodeType":120,"value":806,"marks":5673,"data":5674},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5677,"data":5681},[5678],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5679,"data":5680},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5683,"data":5688},[5684],{"nodeType":120,"value":5685,"marks":5686,"data":5687},"\r\nMalgré sa situation de handicap, la vie de ‘Abdallah b. Mas’ûd a été d’une richesse exceptionnelle. Proche du Prophète ﷺ, il a pu apprendre le Coran à ses côtés et a consacré sa vie à appliquer la parole Divine et la transmettre. Il a participé à toutes les batailles aux côtés du Prophète ﷺ pour défendre les musulmans lorsqu’ils étaient attaqués. Il puisait assurément sa force dans le lien qu’il entretenait avec Dieu, Son Envoyé ﷺ et Sa Parole. Son engagement sans faille, son courage et sa résilience font de lui un véritable exemple pour chacun.",[],{},{},{"nodeType":5569,"content":5690,"data":5695},[5691],{"nodeType":120,"value":5692,"marks":5693,"data":5694},"\r\n\r\nṬALḤA B. ‘UBAYDALLAH, « LE MARTYR VIVANT »",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5697,"data":5702},[5698],{"nodeType":120,"value":5699,"marks":5700,"data":5701},"\r\n\r\nṬalḥa b. ‘Ubaydallâh est né en l’an 25 avant l’hégire à La Mecque. Il a été parmi les premiers compagnons à se convertir à l’islam et à émigrer vers Médine. Malgré les persécutions qu’il a subies après sa conversion, il n’a jamais faibli et les épreuves qu’il a endurées n’ont fait qu’augmenter sa foi. Sa place auprès de Dieu est telle qu’il fait partie des dix compagnons du Prophète ﷺ promis au Paradis de leur vivant. Par ailleurs, le Prophète ﷺ le surnommait « le généreux » (al-fayyâḍ), « la source du bien » (al-khayr) ou encore « le très-généreux » (al-jûd).\r Al-Wâqidî rapporte que Ṭalḥa avait la peau mate, une chevelure abondante, ni frisée ni raide, un beau visage avec une base du nez amincie/aplatie. À propos de sa démarche, il affirme qu’il « avait le pas rapide sans que cela ne le décoiffe ».  Chez al-Dhahabî, nous trouvons une autre description. Mûsâ b. Ṭalḥa décrit ainsi son père en ces termes :\r « Mon père était blanc de peau, et légèrement roux, de taille modérément petite, large de poitrine et des épaules, les pieds massifs, et lorsqu’il se retournait, tout son corps se retournait. Il a été parmi les premiers convertis à l’islam. Il a subi beaucoup de persécutions du fait de sa conversion, et a émigré vers Médine. Il a manqué la bataille de Badr car il était en voyage dans la région de l’actuelle Syrie pour le commerce, et s’est attristé de son absence. Le Messager de Dieu ﷺ lui a alors offert une part du butin [de la bataille], le considérant symboliquement comme ayant participé à la bataille. »",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5704,"data":5709},[5705],{"nodeType":120,"value":5706,"marks":5707,"data":5708},"\r\n\r\nṬalḥa n’a pas participé à la bataille de Badr, mais il a eu un rôle de premier plan lors de la bataille d’Uḥud. Durant cette bataille, alors que le rapport des forces tournait en défaveur des musulmans, le Messager de Dieu ﷺ se retrouva encerclé par les ennemis. Seuls quelques compagnons, dont Ṭalḥa faisait partie, sont restés auprès de lui pour le protéger. Durant cet événement, Ṭalḥa a mis sa vie en péril pour protéger le Prophète ﷺ, et on rapporte qu’il aurait reçu entre trente-cinq et trente-neuf blessures en s’interposant entre les ennemis et l’Envoyé de Dieu ﷺ. D’après certaines recensions, il a été blessé à la main et ses doigts ont été coupés. D’autres mentionnent que son index et son bras ont été paralysés en conséquence de ses blessures. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5711,"data":5715},[5712],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5713,"data":5714},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5717,"data":5722},[5718],{"nodeType":120,"value":5719,"marks":5720,"data":5721},"Qays b. abî Ḥâzim rapporte en effet qu’il a vu la main avec laquelle Ṭalḥa protégeait le Prophète ﷺ paralysée le jour d’Uḥud. Aisha et Umm Ishaq, les deux filles de Ṭalḥa, ont rapporté :\r « Notre père a reçu vingt-quatre blessures le jour de Uḥud, dont une qui laissa une cicatrice carrée sur son visage, ainsi qu’une lésion du nerf sciatique et une paralysie au doigt. Lorsqu’on l’a retrouvé, il était inconscient et son corps était recouvert de blessures. Il a reçu la plupart de ses blessures en protégeant le Messager de Dieu ﷺ[qui était tombé dans un piège creusé dans le sol, alors que les deux hommes se retiraient vers la montagne]. Il [le Prophète ﷺ] avait perdu connaissance et avait été blessé au visage, par\r un coup qui avait également cassé l’une de ses incisives. Alors, Ṭalḥa l’avait porté et marché à reculons, combattant chaque polythéiste qui les rattrapait. »",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5724,"data":5729},[5725],{"nodeType":120,"value":5726,"marks":5727,"data":5728},"\r\n\r\nÀ la lecture de ces témoignages, on comprend mieux les paroles du Prophète ﷺ au sujet de Ṭalḥa : « Quiconque souhaite voir un martyr marchant sur Terre, qu’il regarde Ṭalḥa b. ‘Ubaydallah. » Malgré la blessure de guerre qui le rendit infirme de la main, Ṭalḥa a continué à œuvrer pour le bien des musulmans. En effet, outre ses compétences militaires et sa générosité, Ṭalḥa s’est également distingué dans l’histoire de l’islam en développant la sécurité alimentaire des Médinois. Il a contribué à la diversification alimentaire de la ville, en plantant des céréales dans la vallée de Qanâ, près du mont Uḥud, une grande première pour la région. Avant cela, les Médinois se nourrissaient presque uniquement de dattes, les palmiers-dattiers étant la principale ressource alimentaire cultivée dans la ville. Ṭalḥa avait également acheté un puits, près duquel il laissait toujours de la nourriture, permettant aux gens de s’y nourrir et de s’y abreuver gracieusement. Enfin, il était également connu pour sa grande générosité et ses nombreuses aumônes.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5731,"data":5736},[5732],{"nodeType":120,"value":5733,"marks":5734,"data":5735},"\r\n\r\nTalḥa a gardé ses principes et ses vertus en toutes circonstances. Son handicap ne l’a freiné à aucun moment sur la voie de l’effort et des bonnes actions, que ce soit dans le commerce, l’agriculture, le combat ou encore la charité. Il a gardé cette constance jusqu’à son dernier souffle, puisqu’il a finalement trouvé la mort durant la « bataille du chameau ».",[],{},{},{"nodeType":5569,"content":5738,"data":5743},[5739],{"nodeType":120,"value":5740,"marks":5741,"data":5742},"\r\n\r\n‘ABDALLAH B. UMM MAKTÛM : LE SUPPLÉANT DU PROPHÈTE ﷺ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5745,"data":5750},[5746],{"nodeType":120,"value":5747,"marks":5748,"data":5749},"\r\n\r\nLorsque le Prophète ﷺ s’absentait de Médine, notamment lors des expéditions, il désignait toujours un compagnon pour le suppléer dans la gestion des affaires. Si plusieurs compagnons ont assumé cette responsabilité, c’est à ‘Abdallah b. Umm Maktûm qu’elle a été le plus souvent attribuée, ce qui lui a valu d’être surnommé « le suppléant du Prophète ﷺ».",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5752,"data":5757},[5753],{"nodeType":120,"value":5754,"marks":5755,"data":5756},"\r\n\r\nQui était ‘Abdallah ? Pour quelles raisons le Mes-sager de Dieu ﷺ lui a-t-il confié ces missions ? La majorité des musulmans a déjà entendu son nom en raison des versets bien connus qui ont été révélés à son sujet. Le Coran évoque ce compagnon, qui était atteint de cécité, dans la sourate 80, « Il s’est renfrogné » en prenant sa défense à la suite d’une mésaventure avec le Prophète ﷺ. Alors que le Messager de Dieu ﷺ présentait l’islam aux chefs et notables mecquois récalcitrants lors d’une assemblée, Ibn Umm Maktûm, qui était déjà musulman, se présenta au Prophète ﷺet lui demanda de lui enseigner l’islam. Le moment était mal choisi aux yeux du Prophète ﷺ, vu les enjeux importants que comportait cette audience. De contrariété, son visage changea d’expression et il fronça les sourcils devant l’insistance de ‘Abdallah, sans que celui-ci ne puisse le remarquer, puisqu’il était aveugle. C’est alors que lui furent révélés les versets suivants :",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5759,"data":5764},[5760],{"nodeType":120,"value":5761,"marks":5762,"data":5763},"\r\n\r\r\n\r« Il [Muhammad] a pris l’air sévère et s’est détourné, lorsque l’aveugle vint à lui. Que sais-tu de lui ? Peut-être cherche-t-il à se purifier, ou à écouter tes exhortations pour en tirer profit ? Comment donc ! À celui qui est plein de suffisance, tu portes un intérêt tout particulier, alors qu’il ne tient pas à toi qu’il ne se purifie ; tandis que celui qui vient vers toi, avec empressement mû par la crainte de Dieu, tu ne t’en soucies même pas ! N’agis plus ainsi ! Le Coran est un rappel qui s’adresse à tout homme qui veut en méditer le sens ! » (80 : 1-12)\r\n\r\n",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5766,"data":5771},[5767],{"nodeType":120,"value":5768,"marks":5769,"data":5770},"Au premier abord, cette remontrance adressée par Dieu au Prophète ﷺ, et sa pérennisation dans des versets coraniques, peuvent paraître étonnantes. En effet, le Prophète ﷺ n’a pas commis de véritable péché mais plutôt une erreur de jugement, en accordant moins d’importance à la demande d’un musulman sincère venu à lui pour se purifier, qu’à une assemblée dont les participants, par suffisance et mépris, montrèrent de surcroît très peu d’intérêt pour ses propos. Le Prophète ﷺ avait seulement froncé les sourcils, en considérant certainement ce geste comme étant sans conséquence face à un homme aveugle, puisque celui-ci ne pouvait le voir, et ne subissait donc pas de préjudice. Or, cette sourate met en lumière la manière par laquelle l’islam a exigé, dès ses débuts, le respect et la considération pour les personnes atteintes de handicap. Ces personnes doivent être traitées avec le même respect et les mêmes droits que les personnes en bonne santé, même en ce qui concerne des réactions aussi subtiles qu’un froncement de sourcils.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5773,"data":5777},[5774],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5775,"data":5776},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5779,"data":5784},[5780],{"nodeType":120,"value":5781,"marks":5782,"data":5783},"Par ailleurs, cette révélation est un rappel percutant de la valeur de la personne atteinte de handicap et de son droit à la dignité puisque, d’une part, les versets viennent défendre un homme aveugle sans même que celui-ci n’ait eu connaissance de la réaction du Prophète ﷺ; d’autre part, le Coran présente cet homme comme une âme noble en recherche de savoir et de purification. L’image que donne ici Ibn Umm Maktûm est celle d’un homme sûr de lui, n’hésitant pas à faire valoir ses droits en matière d’apprentissage et d’éducation.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5786,"data":5791},[5787],{"nodeType":120,"value":5788,"marks":5789,"data":5790},"\r\n\r\nLa persévérance et la soif d’apprendre de ‘Abdallah ont porté leurs fruits puisqu’il a occupé plusieurs fonctions religieuses. En effet, il a été, avec Mus’ab b. ‘Umayr, le premier musulman envoyé à Médine avant l’Hégire pour transmettre et enseigner l’islam30. Après l’Hégire, il a également été nommé en tant que muezzin du Prophète ﷺ avec\r Bilâl b. Rabâḥ. Le Prophète ﷺ l’a même désigné comme imam pour le remplacer en son absence. Tous ces éléments présupposent des compétences et des connaissances plutôt développées en matière de religion et impliquent donc qu’Ibn Umm Maktûm a consacré un temps conséquent à son apprentissage. En effet, s’il n’avait pas eu les compétences nécessaires, le Messager de Dieu ﷺ ne lui aurait pas attribué des fonctions aussi importantes. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5793,"data":5797},[5794],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5795,"data":5796},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5799,"data":5804},[5800],{"nodeType":120,"value":5801,"marks":5802,"data":5803},"Le Prophète ﷺ a montré l’exemple avec son attitude envers ce compagnon : il enseigne aux croyants que le rôle d’un individu dans la société ne peut être défini ni conditionné par son handicap, mais bien par ses compétences, ses qualités et sa volonté. Le message est clair : chaque être humain possède en lui le potentiel de contribuer positivement à la société, quelle que soit sa condition physique.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5806,"data":5810},[5807],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5808,"data":5809},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5812,"data":5816},[5813],{"nodeType":120,"value":806,"marks":5814,"data":5815},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5818,"data":5823},[5819],{"nodeType":120,"value":5820,"marks":5821,"data":5822},"Fait moins connu, un autre passage du Coran a été révélé en lien avec notre compagnon. Il s’agit du verset 4:95, dans lequel est évoqué le combat dans la voie de Dieu. Ce verset condamne en effet les croyants qui restent chez eux au lieu d’aller lutter dans le sentier de Dieu. Ceci a causé beaucoup d’inquiétude pour Ibn Umm Maktûm qui, en raison de sa cécité, ne pouvait répondre à l’exhortation de ce verset, ni prétendre à la récompense que celui-ci promettait. Il a alors fait part de sa préoccupation au Prophète ﷺ en ces termes : « Ô Envoyé de Dieu ! Je jure par Dieu que si j’avais la capacité de combattre, je l’aurais fait ! » En réponse à l’inquiétude de ce compagnon33, la révélation a complété le verset en y ajoutant la précision : « sauf ceux qui y sont astreints par une incapacité quelconque ». Le verset final est alors devenu : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier de Dieu-sauf ceux qui y sont astreints par une incapacité quelconque. »",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5825,"data":5830},[5826],{"nodeType":120,"value":5827,"marks":5828,"data":5829},"\r\n\r\nLes circonstances autour de la révélation de ce verset laissent penser que Dieu a prédestiné l’intervention de ce compagnon aveugle afin de rappeler la présence des personnes en situation de handicap dans la société. Ce verset est une sorte d’éducation, une invitation à toujours prendre en compte ces personnes et les limitations qu’elles peuvent rencontrer, dans toutes les circonstances de la vie. D’autre part, cette scène de la sîra montre également qu’Ibn Umm Maktûm n’a pas hésité à exprimer ses besoins, sa réalité, et son souci d’agir pour le bien commun. D’ailleurs, sa situation n’a pas empêché celui-ci de prendre part au combat dans la voie de Dieu. En effet, des récits historiques rapportent qu’il a participé à la bataille d’Al-Qâdisiyya en l’an 15 de l'Hégire sous le califat de ‘Umar b. al-Khaṭṭâb. Selon\r certains historiens musulmans, ‘Abdallah est décédé lors de cette bataille : ne pouvant combattre du fait de sa cécité, il a demandé à ses compagnons de l’encercler afin qu’il puisse porter et protéger le drapeau de l’islam.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5832,"data":5837},[5833],{"nodeType":120,"value":5834,"marks":5835,"data":5836},"\r\n\r\nLe portrait d’Ibn Umm Maktûm est ainsi celui d’une personne pleinement investie à la fois dans son cheminement spirituel et dans la vie collective. Malgré sa propre situation, il n’hésitait pas à aider les personnes dans le besoin. Ainsi, lorsque l’une de ses cousines a divorcé, le Prophète ﷺ a conseillé à cette dernière de se rendre chez Ibn Umm Maktûm pendant quelque temps, et il l’a donc accueillie chez lui36. Il était actif sur différents projets. Il souhaitait acquérir le savoir, participer au combat et ne pas être lésé du fait de son handicap. C’était un homme plein de bravoure et de courage, doté d’une force spirituelle impressionnante. Tout cela est le fruit de cette valorisation et responsabilisation dont il a été l’objet de la part du Prophète ﷺ, de la force d’Ibn Umm Maktûm et de la bienveillance de son entourage.",[],{},{},{"nodeType":5569,"content":5839,"data":5844},[5840],{"nodeType":120,"value":5841,"marks":5842,"data":5843},"\r\n\r\n‘AMR B. AL-JAMÛḤ, LE « BOITEUX »",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5846,"data":5851},[5847],{"nodeType":120,"value":5848,"marks":5849,"data":5850},"\r\n\r\n‘Amr b. Jamûḥ était l’un des dirigeants de la ville de Yathrib (devenue Médine après l’Hégire) et l’un des chefs des Banû Salama. Il figurait parmi les personnalités les plus nobles de la ville. Il aurait embrassé l’islam à un âge très avancé. Il était connu pour sa générosité durant toute sa vie, et l’islam l’a rendu encore plus charitable. C’est d’ailleurs ‘Amr qui se chargeait de préparer le banquet lorsque le Prophète ﷺ se mariait. Ses biographes rapportent par ailleurs qu’il était très boiteux.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5853,"data":5858},[5854],{"nodeType":120,"value":5855,"marks":5856,"data":5857},"\r\n\r\nLes quatre enfants de ‘Amr étaient musulmans et distingués par leur bravoure au combat. Lorsque leur père a émis le souhait de participer à la bataille de Badr, par inquiétude pour ‘Amr, ses fils ont demandé au Prophète ﷺ de ne pas lui permettre de participer. Le Messager de Dieu ﷺ a alors rappelé à ‘Amr qu’il était exempté du combat du fait de son handicap physique, mais ‘Amr a continué d’insister, en vain. Il est même allé jusqu’à réprimander ses enfants : « Vous m’avez ôté l’accès au Paradis le jour de Badr. » Ce passage est intéressant car il illustre l’une des définitions du handicap : « ce qui empêche quelqu’un ou quelque chose de développer, d’exprimer au mieux toutes ses possibilités ou d’agir en toute liberté. » La déficience physique de ‘Amr était certes une réalité indéniable, mais l’attitude surprotectrice de ses enfants représentait pour lui une forme de handicap supplémentaire. En effet, il s’est retrouvé privé de tout rôle dans la défense de la ville alors qu’il se savait en capacité d’agir. Cette capacité n’a pas été entravée par sa jambe handicapée, mais par l’ingérence de son entourage qui l’a jugé incapable de contribuer à l’effort collectif.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5860,"data":5865},[5861],{"nodeType":120,"value":5862,"marks":5863,"data":5864},"\r\n\r\nLe refus de ses enfants de le laisser participer à la bataille n’a pas dissuadé ‘Amr, loin de là. En effet, l’année suivante, en l’an 3H/625, il a de nouveau fait part au Prophète ﷺ de sa volonté de participer à la\r bataille d’Uḥud, en ayant cette fois-ci bien préparé ses arguments pour le convaincre. Il lui a dit : « Ô Messager de Dieu ! Je souhaite participer au combat mais mes enfants m’en empêchent. » Le Prophète ﷺ, voulant le raisonner, lui a rappelé le verset : « Aucun grief n’est à faire à l’aveugle, au boiteux, au malade. » (24 : 61) ‘Amr a continué d’insister en mettant en avant ses talents de cavalier, et en soulignant le fait que son handicap ne le gênait pas du tout lorsqu’il se déplaçait à cheval : « Ô Messager de Dieu ﷺ, je suis bon cavalier. Par Dieu ! Je souhaite entrer au Paradis en boitant fièrement. » Voyant sa détermination et ses nobles intentions, le Prophète ﷺ a fini par permettre à ‘Amr de prendre part au combat. Cette détermination est retranscrite par Hind, l’épouse de ‘Amr, qui l’a entendu, avant d’aller au front, demander à Dieu de ne pas le faire revenir chez lui [pour qu’il tombe en martyr]. On rapporte que ‘Amr s’est battu avec beaucoup de vigueur aux côtés de ses quatre fils et ce jusqu’à son dernier souffle : il est effectivement tombé en martyr lors de cette bataille.",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5867,"data":5872},[5868],{"nodeType":120,"value":5869,"marks":5870,"data":5871},"\r\n\r\nTout comme pour Ibn Umm Maktûm, plusieurs enseignements peuvent être tirés de l’histoire de ‘Amr, à commencer par le fait que son handicap n’a pas été synonyme de fatalité, d’inactivité ou de renoncement à toute ambition. Bien qu’il était exempté de combat par le Coran, ‘Amr souhaitait atteindre le degré de martyr. Pourquoi le Prophète ﷺ a-t-il laissé ce compagnon prendre part à la bataille malgré le danger particulier que celle-ci comportait pour lui ? Selon Shakeel Siddiq, la raison est que le Prophète ﷺ « ne peut pas devenir un obstacle entre Dieu et Ses serviteurs. » Ainsi, lorsque ‘Amr lui a fait part de son souhait d’entrer au Paradis en boitant, le Messager de Dieu ﷺ n’a pas pu refuser, car cela aurait signifié le brisement de l’élan spirituel d’un croyant qui cherchait sincèrement à plaire à Dieu. ",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5874,"data":5878},[5875],{"nodeType":120,"value":29,"marks":5876,"data":5877},[],{},{},{"nodeType":131,"content":5880,"data":5885},[5881],{"nodeType":120,"value":5882,"marks":5883,"data":5884},"De plus, ‘Amr était pleinement conscient du risque de mourir sur le front mais il\r connaissait la valeur du martyr. L’empêcher de suivre ses aspirations serait revenu à limiter sa liberté de décision, et surtout à le priver de la récompense Divine qu’il cherchait. Ainsi, le Prophète ﷺ et ‘Amr nous enseignent ici qu’une personne en situation de handicap, même frappée d’une infirmité physique, est tout à fait en droit d’avoir de hautes ambitions spirituelles, et de pouvoir juger elle-même de sa capacité à les réaliser. Il incombe alors à son entourage de l’aider à atteindre ses objectifs, ou du moins de ne pas s’y opposer, car la force spirituelle peut permettre de dépasser les limites liées au handicap physique. ‘Amr avait déjà l’habitude de mettre ses biens au service de l’islam et des bonnes œuvres, et il a continué dans cette voie jusqu’à donner sa vie pour la défense du Prophète ﷺ et des musulmans.",[],{},{},{"nodeType":5569,"content":5887,"data":5892},[5888],{"nodeType":120,"value":5889,"marks":5890,"data":5891},"\r\n\r\nCONCLUSION",[],{},{},{"nodeType":131,"content":5894,"data":5899},[5895],{"nodeType":120,"value":5896,"marks":5897,"data":5898},"\r\n\r\nAvec ces quatre portraits, nous avons pu découvrir un aperçu des relations sociales des compagnons porteurs de handicaps avec leur entourage, et la manière dont ces relations ont façonné leurs vies. Toute personne ayant vécu avec la maladie connaît très bien le défi que représente l’équilibre à trouver entre vulnérabilité et autonomie, entre exigence de respect et besoin d’empathie. Notre société contemporaine a beaucoup à apprendre de l’exemple de la relation des compagnons en situation de handicap avec le Prophète ﷺ. Cette relation conjuguait la protection avec l’encouragement d’une part, mais aussi l’ajustement nécessaire de la personne (à son handicap) avec la création de conditions adaptées par son entourage, afin de lui donner la chance de s’épanouir et même de briller, sans que le handicap ne soit un obstacle infranchissable.\r\n\r\nCes compagnons, ont été, et continuent d’être, des exemples de courage et de résilience pour tout un chacun. Leurs histoires doivent inciter les musulmans à agir et à chercher à faire le bien malgré les épreuves de la vie. En définitive, les enseignements que nous tirons de ces quatre portraits convergent tous vers un aspect fondamental de la sîradu Prophète ﷺ : le respect de la dignité et de l’humanité de chacun.\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n",[],{},{},{"metadata":5901,"sys":5904,"fields":5915},{"tags":5902,"concepts":5903},[],[],{"space":5905,"id":5907,"type":99,"createdAt":5908,"updatedAt":5909,"environment":5910,"publishedVersion":5912,"revision":432,"contentType":5913,"locale":26},{"sys":5906},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2mFFpU7pqpoecO0LthbpLa","2021-11-18T16:09:50.433Z","2022-07-19T12:28:20.708Z",{"sys":5911},{"id":22,"type":14,"linkType":23},171,{"sys":5914},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":5916,"url":5917,"description":5918,"shortDescription":5967,"preview":5968},"Le Prophète Muhammad ﷺ et la nature","le-prophete-muhammad-et-la-nature",{"nodeType":418,"data":5919,"content":5920},{},[5921,5928,5953,5960],{"nodeType":131,"data":5922,"content":5923},{},[5924],{"nodeType":120,"value":5925,"marks":5926,"data":5927},"Le Messager de Dieu ﷺ est pour tout(e) musulman(e) l’exemple de la perfection humaine dans tous les domaines de la vie. C’est pourquoi il est « un excellent modèle pour ceux qui aspirent à Dieu, au Jour Dernier, et (se) rappellent de Dieu sans cesse» (33 : 21). Alors que les questions environnementales occupent une place de plus en plus importante dans nos vies, nous avons voulu en savoir plus sur le lien qu’entretenait le Prophète Muhammad ﷺ avec la nature. Pour y répondre, nous avons puisé dans plusieurs sources : le Coran, la sunna et la sîra.\r\n\r\nParmi toutes les qualités du Prophète ﷺ et celles que Dieu décrit dans le Coran, c’est sa miséricorde qui permet, selon nous, d’apprécier son lien avec la nature. Était-il une miséricorde seulement pour les musulmans? Pour tous les croyants ? Ou bien pour l’ensemble des êtres humains ? En réalité, nous pouvons avec confiance affirmer qu’il était tout cela et davantage encore en s’appuyant sur ce verset : « Ô Muhammad ! Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes/l’univers.» (21 : 107) À travers notre réflexion, nous aurons l’occasion de constater à quel point le lien qu’entretenait l’Envoyé de Dieu ﷺ avec le monde animal, végétal et minéral, était empreint de miséricorde, de respect, de bonté, d’affection et même d’amour.",[],{},{"nodeType":131,"data":5929,"content":5930},{},[5931,5935,5940,5944,5949],{"nodeType":120,"value":5932,"marks":5933,"data":5934},"LE PROPHÈTE ﷺET LE MONDE ANIMAL\r\n\r\nCertaines catégories de personnes, à l’instar du Prophète Salomon ﷺ, ont reçu de la part de Dieu le don de comprendre les animaux. C’était également le cas du Prophète Muhammad ﷺ, qui utilisait cette aptitude pour (r)établir le bien et la justice à leur égard, montrant par-là que leur bien-être et respect font pleinement partie de l’islam.\r\n\r\nC’est ainsi qu’en passant devant un chameau très amaigri (littéralement « dont le ventre était collé au dos»), il exprima sa désapprobation envers cette attitude de négligence envers l’animal, une attitude qui vient troubler l’harmonie voulue par Dieu sur Terre : « Craignez Dieu dans le traitement de ces bêtes qui ne peuvent s’exprimer ! Montez-les avec bienveillance et mangez-les avec vertu !» (Hadith rapporté par Abû Dâwûd) Dans un autre hadith, nous apprenons qu’en voyant le Prophète ﷺ, un chameau se mit à blatérer et des larmes coulèrent de ses yeux. Il s’approcha alors de lui et caressa sa bosse et cela apaisa le chameau. Le Prophète ﷺ ne manqua pas par la suite, de réprimander le propriétaire du chameau (un jeune Médinois) pour qu’il cesse cette maltraitance, en lui disant que l’animal s’était plaint à lui d’être affamé et épuisé [Hadith cité par l’imam Nawawî dans son ouvrage ",[],{},{"nodeType":120,"value":5936,"marks":5937,"data":5939},"Le Jardin des vertueux",[5938],{"type":474},{},{"nodeType":120,"value":5941,"marks":5942,"data":5943},"(n° 967)]. \r\n\r\nCette attitude bienveillante et respectueuse ne se limite pas aux animaux domestiques. Au cours d’un voyage avec le Prophète ﷺ, un groupe de compagnons s’amusa à enlever deux oisillons de leur nid. Voyant leur mère s’agiter, le Prophète ﷺ blâma ses compagnons et leur demanda de rendre les oisillons à leur mère. Ensuite, il aperçut qu’ils avaient également brûlé une fourmilière et de nouveau, il leur reprocha leur acte (Hadith rapporté par Abû Dâwûd, n° 2675).\r\n\r\nÀ travers ces quelques exemples qui mériteraient d’être médités et développés davantage, c’est en réalité toute une éthique envers les animaux qui se\r dessine. Le Prophète ﷺ rétablit et assure tranquillité, bien-être et dignité aux animaux de son vivant (en corrigeant l’attitude des compagnons) et jusqu’à la fin des temps (puisqu’il est un modèle à suivre). Plein de bonté, il lui arrivait même de faire des invocations pour des animaux, comme pour le chameau de Jâbir (voir al-Bukhârî, hadith n° 2718).\r\n\r\nÀ l’instar de ses concitoyens, l’Envoyé de Dieu ﷺ possédait lui aussi des animaux : il aurait notamment possédé une dizaine de chevaux, trois mules et un âne, vingt chamelles laitières, cent moutons, une brebis ou encore un coq blanc. Ibn Sayyid al-Nâs (m. 734 H) consacre un chapitre entier à ce thème dans son ouvrage ",[],{},{"nodeType":120,"value":5945,"marks":5946,"data":5948},"Lumière des yeux, ou le Guide précieux.",[5947],{"type":474},{},{"nodeType":120,"value":5950,"marks":5951,"data":5952}," Nous y apprenons ainsi qu’il donnait un nom à chacun de ses animaux qui, loin d’être choisi au hasard, correspondait réellement aux caractéristiques de ces derniers. Dans son commentaire de l’ouvrage, le Dr. Zakaria Seddiki fait remarquer que ce choix réfléchi [des noms] montrait que le Prophète ﷺ connaissait parfaitement les qualités de ses animaux.\r\n\r\nAinsi, l’un de ses chevaux s’appelait al-Murtajiz, « celui dont le hennissement était semblable au tonnerre »,car son hennissement était tellement puissant et mélodieux qu’il donnait l’impression de chanter quand il hennissait. Sabha – ce cheval qui avait provoqué la joie du Prophète ﷺ lorsqu’il remporta une course avec lui – avait été nommé ainsi car il galopait en tendant bien ses pattes. Le mot \"sabha\" vient en effet de la racine « s - b - h» qui signifie notamment « nager », d’où le nom de ce cheval. Peut-être, pensons-nous, qu’il pourrait aussi y avoir une allusion au fait que cet animal glorifiait Dieu, cette même racine renvoyant à l’idée de la glorification Divine (al-tasbîh) : « Ne vois-tu pas que ceux qui habitent les cieux et la terre louent Dieu, ainsi que les oiseaux en rangs ? Chacun connaît Sa prière et Sa louange. Dieu sait parfaitement ce qu’ils accomplissent.» (24 : 41) Enfin, citons la belle relation qu’il avait avec al-Bahr(« L’océan »), cheval qu’il caressa en lui offrant ces douces paroles :\r « Tu es vraiment un océan.»\r\n\r\nS’agissant de ses mules, il est rapporté que lorsque al-Duldul (première mule qu’il a montée après la prophétie) avait atteint un âge avancé, elle éprouvait des difficultés à manger seule car elle avait perdu ses dents. Alors, l’Envoyé de Dieu ﷺlui moulait de l’orge lui-même et la nourrissait de ses mains «par miséricorde et fidélité ». Par ailleurs cette relation de bienveillance était également partagée par les animaux qui manifestaient une affection particulière envers le Prophète ﷺ. En effet, comme le mentionne le Dr Zakaria Seddiki, l’âne du Prophète ﷺ nommé Ya‘fûr, décéda de tristesse durant le Pèlerinage d’adieu, qui annonçait alors l’approche du décès du Prophète ﷺ.\r\n\r\nLE PROPHÈTE ﷺ ET LE MONDE VÉGÉTAL\r\n\r\nCette relation bienveillante ne touchait pas uniquement les animaux puisque l’Envoyé de Dieu ﷺ avait aussi une relation particulière avec les arbres. Pour attirer l’attention des croyants sur ces derniers, il utilisait les arbres pour illustrer ses enseignements. Ainsi, Ibn ‘Umar rapporte que le Prophète ﷺ a comparé les croyants à des palmiers : « Parmi les arbres, il en est un dont les feuilles ne tombent pas et qui est semblable au musulman […] c’est le palmier (al-nakhlah) [hadith rapporté par Muslim (n° 2811)].» Nous avons vu que le Prophète ﷺ avait fait des invocations pour le chameau de Jâbir. Il fera la même chose pour les dattiers de ce jeune compagnon, afin que Dieu bénisse ses arbres («wa daʻâ fî tamarihâ bi al-barakah») et qu’il puisse en récolter les fruits bénis pour les revendre et honorer ses dettes [hadith rapporté par al-Bukhârî (n° 2395)].\r\n\r\nC’est toutefois un autre hadith, assez extraordinaire, qui témoigne de la profondeur et de la beauté de la relation du Messager de Dieu ﷺ avec les végétaux.\r En effet, le Prophète Muhammad ﷺ avait l’habitude de prononcer ses prêches sur le tronc d’un palmier. Une compagnonne propose de lui fabriquer un minbar en bois afin de ne plus utiliser le tronc de palmier sur lequel il avait l’habitude de s’appuyer pour ses sermons. Lorsque le Prophète ﷺ commença son discours sur son nouveau minbar, les personnes présentes entendirent des gémissements qui provenaient du tronc de palmier. Ce tronc de palmier gémissait de tristesse jusqu’à ce que le Prophète ﷺ– qui interrompit son prêche et descendit de son minbar – aille le rejoindre pour le réconforter en le caressant [hadith rapporté par al-Bukhârî (n° 3583)]. Est-ce le fait qu’un tronc de palmier ait des sentiments et pleure qui doit le plus nous étonner, ou bien la compassion éprouvée par l’Envoyé de Dieu ﷺ envers lui ? Gloire à Dieu dont les signes ne laissent pas indifférents celles et ceux qui aspirent à Lui.\r\n\r\nLE PROPHÈTE ﷺ ET LE MONDE MINÉRAL ET « INANIMÉ »\r\n\r\nPour finir, développons le dernier aspect de notre réflexion qui concerne la relation qu’avait le Prophète ﷺ avec le monde minéral. Nous pouvons penser, au premier abord, que les minéraux, éléments inanimés et dépourvus de vie, ne mériteraient peut-être pas autant d’attention et d’affection que les animaux et les végétaux. Pourtant, le Messager de Dieu ﷺ leur offre la même miséricorde et attention qu’aux autres créatures de Dieu.\r\n\r\nPar exemple, en voyant le mont Uhud, notre Prophète ﷺdit ainsi : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons [hadith rapporté par al-Bukhârî (n° 3367)].» Ce hadith est doublement merveilleux : d’un côté il montre qu’il déborde d’amour pour la Création de Dieu. Et, de l’autre, nous apprenons qu’une montagne a la capacité d’aimer ! Par ailleurs, s’il nommait ses animaux, il donnait aussi un nom à ses objets. C’est le cas de ses épées : Dhû al-Fiqâr, qu' il l’offrira à son cousin ‘Alî ; Ma’tûr, qu’il avait hérité de son père et avec laquelle il arriva à Médine ; ou encore al-Qadîb, première épée qu’il porta après la prophétie. Ses lances, son sceptre, ses cuirasses ou encore son casque et son turban avaient eux aussi des noms.\r\n\r\nPourquoi le Messager de Dieu ﷺ donnait-il des noms à ses objets ? Les commentaires du Dr Zakaria Seddiki nous éclairent sur cette question :\r « L’histoire littéraire des Arabes montre en effet que ceux-ci pouvaient donner de multiples noms aux choses présentes dans leur vie quotidienne[…]. Par ailleurs, le fait que les armes du Prophète ﷺ portaient un nom prouve qu’il leur donnait une considération un peu similaire aux êtres vivants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, en nommant ces choses\r inanimées, le Prophète ﷺ laissait entendre qu’il percevait bien plus qu’un simple objet. Un lien, pourrait-on dire, affectif se tissait naturellement avec l’être vivant qu’il côtoyait, mais de surcroît la matière qu’il possédait était respectée.» (citation provenant de : Ibn Sayyid al-Nâs, Lumière des yeux, ou le Guide précieux (Précis de la biographie du Prophète ﷺ), Ennour/La Maison des savoirs, p.189.)\r\n\r\nIci, nous sommes loin d’une attitude purement matérialiste où le fait de posséder les objets devient une finalité en soi. Au contraire, le Prophète ﷺ les honore et en prend soin, nous enseignant ainsi le respect de toute chose ; et si quelqu’un témoigne une certaine forme de respect envers des objets inanimés, ce respect sera, inéluctablement, bien plus remarquable lorsqu’il s’agira des êtres vivants !\r\n\r",[],{},{"nodeType":131,"data":5954,"content":5955},{},[5956],{"nodeType":120,"value":5957,"marks":5958,"data":5959},"\rCONCLUSION\r\n\r\nCe rapide exposé sur les formes de lien qu’entretenait le Prophète ﷺ  avec la nature – mais aussi tout être, qu’il soit animé ou inanimé – nous aide à apprécier combien l’amour, le respect et la miséricorde sont les fondements du rapport du musulman à la Vie. L’intérêt de ce travail n’est pas uniquement historique et spirituel. Il vise aussi à nous inciter à mesurer ô combien la nature est importante, merveilleuse et sacrée. Cela, en vue d’agir en conséquence car « le Messager de Dieu est un beau modèle pour quiconque aspire à Dieu, au Jour Dernier et (se) rappelle (de) Dieu fréquemment. » (33 : 21) Marchons-nous bien sur la voie tracée par notre Prophète bien-aimé ﷺ ? Quel rapport avons-nous avec le monde qui nous entoure ? Ces questions méritent toute notre attention au vu de l’importance que le Prophète ﷺ leur donne dans sa vie et ses enseignements.\r\n\r\nLes quelques exemples que nous avons cités – il y en a de nombreux autres qui n’attendent que d’être (re)découverts ! – illustrent à quel point l’Envoyé de Dieu ﷺ est une miséricorde pour l’univers tout entier. De plus, à la lecture de ces récits (le chameau qui se plaint, le palmier qui gémit, la montagne qui aime…), nous nous émerveillons de la beauté de la Création et de la grandeur du Créateur ! En effet, pour celui qui est en quête de Dieu, tout est signe. À ce sujet, on rapporte qu’un compagnon affirma que quand le Prophète ﷺ les avait quittés, ils avaient tellement développé leurs perceptions intérieures que même le mouvement d’un oiseau dans le ciel était pour eux un enseignement !\r\n\r\nPour finir, à travers l’exemple prophétique, nous pouvons proposer trois pistes de réflexion pour rétablir notre lien à la nature.\r Tout d’abord, nous savons en effet que, conformément à la tradition arabe de l’époque, peu après sa naissance, le petit Muhammad ﷺfut envoyé chez une nourrice (Halîma) d’une tribu du désert (les Banû Sa‘d). Nous savons également qu’il fit quelques voyages avec son oncle Abû Tâlib ou encore pour le compte de\r Khadîja quand il travaillait pour elle. Il a aussi, toujours durant sa jeunesse, été berger vers l’âge de 13 ans. Ce contact avec la nature et les animaux dès les premières années de sa vie et tout au long de sa jeunesse a probablement participé à forger cette profonde relation qu’il continua d’entretenir à l’âge adulte. Tout éducateur (parent, enseignant…) devrait ainsi offrir aux enfants un contact bienveillant et régulier avec la nature, a fortiori dans nos sociétés urbaines et ultra-connectées où le virtuel prend de plus en plus de place dans nos vies.\r\n\r\nEnsuite, il paraît urgent de revoir notre relation avec Dieu et Son Envoyé ﷺ : sortir d’une religiosité d’apparence pour aller vers l’essence même de l’islam qui s’adresse à la fois à nos corps, nos intelligences et nos cœurs. Notre mauvaise relation avec la nature – autrement dit, la Création – n’est en réalité, que le triste reflet de notre mauvaise relation avec le Créateur et finalement également avec Son Messager ﷺ.\r\n\r\nCela nous amène au dernier point : revenir à Dieu et à Son Messager ﷺ, c’est revenir à Son Message : le Coran et la sunna. Le Prophète ﷺ, en tant que porteur de ce Message Divin, était profondément marqué par celui-ci. Nous pouvons donc aisément deviner l’incidence qu’avaient sur lui des versets comme : « Les sept cieux, la terre et ce qu’ils contiennent louent Dieu. Il n’existe rien qui ne célèbre Sa louange, mais vous ne comprenez pas leur louange[…]. » (17 : 44) Mais quel effet ont-ils sur nous ? Sur notre perception du monde, sur nos gestes quotidiens et sur nos émotions ?\r\n\r\nEn tant que porteur du message de l’islam, tout croyant devrait ainsi s’évertuer à faire revivre ces préceptes. Au-delà de l’émerveillement qu’ils peuvent susciter de par leur beauté et profondeur, leur mise en pratique s’avère essentielle et vitale, aujourd’hui plus qu’hier, au regard des urgences environnementales actuelles et à venir.\r\n\r\r\n\r\r\r\n\r\r",[],{},{"nodeType":131,"data":5961,"content":5962},{},[5963],{"nodeType":120,"value":5964,"marks":5965,"data":5966},"\r\n\r\n",[],{},"Alors que les questions environnementales occupent une place de plus en plus importante dans nos vies, nous avons voulu en savoir plus sur le lien qu’entretenait le Prophète Muhammad ﷺ avec la nature",{"metadata":5969,"sys":5972,"fields":5979},{"tags":5970,"concepts":5971},[],[],{"space":5973,"id":5975,"type":18,"createdAt":5976,"updatedAt":5976,"environment":5977,"publishedVersion":78,"revision":25,"locale":26},{"sys":5974},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"2F3TQ0A3j8YMtd4EkXn666","2021-11-18T16:08:53.020Z",{"sys":5978},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":5980,"description":29,"file":5981},"Uhud",{"url":5982,"details":5983,"fileName":5988,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/2F3TQ0A3j8YMtd4EkXn666/755a19cb203874ddade48c4e2cbdeb3f/m02.jpg",{"size":5984,"image":5985},619176,{"width":5986,"height":5987},1008,728,"m02.jpg",{"metadata":5990,"sys":5993,"fields":6004},{"tags":5991,"concepts":5992},[],[],{"space":5994,"id":5996,"type":99,"createdAt":5997,"updatedAt":5998,"environment":5999,"publishedVersion":6001,"revision":24,"contentType":6002,"locale":26},{"sys":5995},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"4eAVODFstRb7U2AqGqn8NV","2021-10-18T09:19:24.081Z","2022-07-19T10:58:38.196Z",{"sys":6000},{"id":22,"type":14,"linkType":23},81,{"sys":6003},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":6005,"url":6006,"description":6007,"shortDescription":6093,"preview":6094,"disablePreviewOnTopOfPage":639,"gregorianHistoricalEventDate":6115},"L'hégire du Prophète ﷺ","lhegire-du-prophete",{"nodeType":418,"data":6008,"content":6009},{},[6010,6017,6033,6049,6062,6070,6087],{"nodeType":131,"data":6011,"content":6012},{},[6013],{"nodeType":120,"value":6014,"marks":6015,"data":6016},"Il serait naturel de penser que le Prophète ﷺaurait été le premier à fuir la Mecque pour Médine. Ce serait mal le comprendre. À l’inverse, c’est seulement après que la quasi-totalité des musulmans mecquois aient émigré qu’il entreprend le voyage.\r\n\r\nLes Qurayshites craignent cette nouvelle situation, car elle risque d’impliquer un désastre économique et politique à moyen terme. En effet, Médine est une ville commerciale qui se trouve sur la route des caravanes du Nord. Ils craignent donc que les musulmans s’attaquent à leurs convois et leur bloquent ainsi un accès commercial vital à la Syrie. De plus, les Médinois ont la réputation d’être de bons guerriers. Leur entrée en islam pourrait changer le rapport de force entre Quraysh et les musulmans. Les notables de la Mecque décident donc de se réunir au parlement de la cité, Dâr al-Nadwâ, pour décider du sort du Prophète ﷺavant son départ.\r\n\r\nAprès un court débat, c’est l’avis d’Abû Jahl qui est retenu. Il propose de tuer le Prophète ﷺ. Personne n’avait encore jamais osé proposer cela. En effet, Muḥammad ﷺétait issu d’une des branches les plus nobles de Quraysh. Le tuer, dans ce système tribal, entraînerait, par devoir de préservation de l’honneur clanique, la vengeance des siens. Pourtant, Abû Jahl trouve un moyen de contourner ce problème. Chaque clan de Quraysh et des tribus alliées enverrait un jeune homme, issu d’une famille noble. Ils le frapperaient tous de leur arme. De cette manière, la responsabilité de son sang serait répartie entre tous les clans. La vengeance de la famille du Prophète ﷺne pourrait plus s’exercer. Par ce détour, le meurtre de Muḥammad ﷺ, pourtant issu d’un clan très puissant, n’entrainerait pas une guerre de clans.\r\n\r\nL’ange Gabriel informe le Messager de Dieu ﷺdu complot. Ce dernier demande aussitôt à son meilleur ami Abû Bakr de faire les préparatifs du voyage et d’attendre ses instructions. Abû Bakr pleure de joie en apprenant qu’il accompagne le Prophète ﷺpour Yathrib, qui ne deviendra Médine qu’après l’Hégire. Une fois chez lui, le Prophète ﷺdemande à ’Alî b. Abî Ṯâlib, son cousin, de prendre sa place dans son lit. Il le couvre de son manteau et lui assure la protection de Dieu. Il lui demande de rester encore un peu de temps à la Mecque pour restituer leurs dépôts à leurs propriétaires polythéistes. Au passage, il est presque ironique de constater que le Prophète ﷺavait un comportement tellement exemplaire, avant et après l’islam, que les notables mecquois ont continué à déposer leur argent chez lui quand ils partaient en voyage. Il restait à leurs yeux, la personne en qui on pouvait le plus avoir confiance à la Mecque, alors même qu’ils le persécutaient et planifiaient de le tuer. Le Prophète ﷺsort de chez lui avant que les assassins n’y entrent et se rend chez Abû Bakr. Ils quittent ensuite la Mecque, ville natale du Prophète ﷺ.",[],{},{"nodeType":131,"data":6018,"content":6019},{},[6020,6023,6029],{"nodeType":120,"value":5964,"marks":6021,"data":6022},[],{},{"nodeType":120,"value":6024,"marks":6025,"data":6028},"Dans la grotte de Thawr",[6026,6027],{"type":125},{"type":2280},{},{"nodeType":120,"value":6030,"marks":6031,"data":6032},"\r\n\r\nLe Prophète ﷺannonce à Abû Bakr qu’ils ne se dirigent pas vers le Nord où se situe Médine, mais vers le Sud. En effet, le Prophète ﷺsouhaite se réfugier quelques jours dans une grotte située à environ dix kilomètres de la Mecque dans la montagne de Thawr.\r\n\r\nSi le Prophète ﷺse dirige vers le Sud, c’est parce qu’il sait que les polythéistes se lanceront à sa recherche. Il cherche donc à brouiller les pistes, en allant à l’opposé de la route que tous attendent qu’il prenne. Durant le séjour du Prophète ﷺet d’Abû Bakr dans la grotte, c’est Asmâ’, fille d’Abû Bakr, qui leur apporte de quoi manger. Enceinte alors du futur ’Abdullâh b. al-Zubayr, elle attache les vivres sur son ventre, utilisant sa grossesse pour les camoufler. Son frère, ’Abdullâh, est chargé d’apporter des nouvelles de La Mecque aux deux fugitifs. ’Âmir b. Fuhayra, ancien esclave affranchi par Abû Bakr, a pour mission d’effacer les traces\r laissées par ’Abdullâh et Asmâ’ en faisant passer les troupeaux de bêtes de son employeur et ancien maître sur les chemins empruntés.\r\n\r\nCette organisation sans faille est ce qui permet au Prophète ﷺde ne pas être capturé. En effet, les notables mecquois, apprenant sa fuite, ont promis 100 chameaux à quiconque leur apporterait le Prophète ﷺ, mort ou vif. Cette récompense, astronomique à l’époque, lance sur les traces du Prophète ﷺde nombreux jeunes combattants de la Mecque et de ses environs.\r\n\r\nÀ leur arrivée, Abû Bakr s’empresse de pénétrer en premier dans la grotte, inquiet d’y trouver des scorpions ou un serpent. Le récit de leur voyage comporte de nombreux épisodes qui montrent la sollicitude, l’amour et le dévouement qu’avait Abû Bakr pour le Prophète ﷺ.\r\n\r\nLe Prophète ﷺ restera trois jours dans la grotte de Thawr. Durant son séjour, malgré toutes les précautions, des pisteurs à sa poursuite parviennent tout de même jusqu’à l’entrée de la grotte. Abû Bakr est effrayé, contrairement au Prophète ﷺqui reste serein et confiant. Les pisteurs ne trouvant personne, ils décident alors de repartir. Dieu révélera à ce sujet : « Si vous ne voulez pas prêter assistance au Prophète, Dieu lui a déjà prêté la Sienne lorsque, chassé par les négateurs et se trouvant dans la grotte avec son compagnon, il disait à celui-ci : ’Ne sois pas triste ! 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Celle-ci leur offre son hospitalité et donne après leur départ une description précise du Prophète ﷺà son mari. Par la suite, le Prophète ﷺcroise un cavalier du nom de Surâqa b. Mâlik. En voyant le groupe au loin, Surâqa brandit son épée et fait galoper son cheval dans leur direction. Un miracle se produit alors : les pattes de son cheval s’enfoncent dans le sol, ce qui l'arrête dans sa course. Après trois tentatives, Surâqa comprend qu’une force surnaturelle protège le Prophète ﷺ. Il demande à l’approcher en toute sécurité et lui propose son aide et même ses vivres, mais le Prophète ﷺlui demande juste de retourner à la Mecque et d’égarer les polythéistes dans leurs recherches.\r\n\r\nSur la route pour Médine, le Prophète ﷺren-contre aussi Burayda b. al-Ḥaṣîb, chef du clan d’Aslam de la tribu des Banî Aslam. Ce dernier, par appât du gain, recherchait aussi le Prophète ﷺ, accompagné d’un groupe de cavaliers. Après une brève discussion avec le Prophète ﷺ, il embrasse l’islam, ainsi que plusieurs de ses hommes. Les Banî Aslam deviennent alors des alliés du Prophète ﷺ. De nombreux épisodes de la vie du Prophète ﷺmontrent sa force de conviction et son immense éloquence. À de nombreuses reprises, il s’en est servi afin de résorber les tensions et éviter les conflits, et faire de certains ennemis de l’islam certains de fervents défenseurs de cette religion.\r\n\r\r\n\r",[],{},{"nodeType":131,"data":6050,"content":6051},{},[6052,6058],{"nodeType":120,"value":6053,"marks":6054,"data":6057},"L’arrivée à Qubâ’ et l’entrée à Médine",[6055,6056],{"type":2280},{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":6059,"marks":6060,"data":6061},"\r\n\r\nAu moment de l’Hégire, la ville de Yathrib est une grande agglomération de villages multi-ethnique et multi-religieuse. Un tiers des habitants, répartis dans trois tribus, sont juifs. Le reste de la population est partagé en deux grandes tribus arabes, les Aws et les Khazrajs, partiellement entrées en islam. À son arrivée, le Prophète ﷺfait une halte à Qubâ’, un village mitoyen, au sud de la cité. Il y arrive le jeudi 8 du mois de Rabî’ al-Awwal et y reste quatre jours. Il est logé par un homme des Aws appelé Kulthûm b. al-Hadm, alors qu’Abû Bakr est logé par les Khazrajs. Il débute la construction de la première mosquée de l’islam, la mosquée de Qubâ’. Le Prophète ﷺdira plus tard que faire une prière dans cette mosquée revient à effectuer un petit pèlerinage (’umra). Le vendredi matin, il envoie chercher les Banû al-Najjâr, de la tribu des Khazrajs, dont est issue son arrière-grand-mère, afin qu’ils l’escortent, ainsi que Abû Bakr, jusqu’à Médine. Arrivé au niveau du territoire des Banî Sâlim, le Prophète ﷺaccomplit la prière du vendredi accompagné d’une centaine de mu-sulmans.\r\n\r\nLe Prophète ﷺentre à Yathrib un lundi, le 12 de Rabî’ al-Awwal, deux semaines après son départ de la Mecque. ",[],{},{"nodeType":131,"data":6063,"content":6064},{},[6065],{"nodeType":120,"value":29,"marks":6066,"data":6069},[6067,6068],{"type":2280},{"type":125},{},{"nodeType":131,"data":6071,"content":6072},{},[6073,6079,6083],{"nodeType":120,"value":6074,"marks":6075,"data":6078},"Analyses et enseignements contemporains",[6076,6077],{"type":2280},{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":5964,"marks":6080,"data":6082},[6081],{"type":125},{},{"nodeType":120,"value":6084,"marks":6085,"data":6086},"Le Prophète ﷺdemande à ’Alî de rester à la Mecque pour restituer leurs dépôts aux polythéistes, alors que les notables de la cité persécutent les croyants physiquement et économiquement. En agissant de la sorte, le Prophète ﷺrappelle que l’individu ne doit pas juger tout un peuple à cause d’injustices commises par certains. Il ne doit pas même être injuste envers ceux qui sont injustes avec lui. Il est essentiel de rester honnête et juste envers tout un chacun.\r\n\r\nLors de l’Hégire, le Prophète ﷺest aidé par les enfants d’Abû Bakr et ’Âmir b. Fuhayra. Au cours de sa vie, le Prophète ﷺétait entouré de nombreux jeunes comme al-Arqam, ’Alî, ’Abdullâh b. ’Umar, ’Abdullâh b. al-Zubayr, Anas b. Mâlik, Usâma b. Zayd, etc. Il avait toujours à cœur d’exploiter le potentiel des jeunes et veilla à ne pas les laisser en marge de sa mission. De façon parfois étonnante, il leur donna des responsabilités importantes, en leur confiant des charges selon leurs compétences et leurs capacités. Les jeunes générations représentent le présent et l’avenir d’une société, et cela, le Prophète ﷺl’avait très bien compris. En rapprochant de lui la jeunesse, le Prophète ﷺa formé et éduqué lui-même les plus jeunes. L’éducation est en islam un principe fondamental. Lors de l’Hégire, le guide du Prophète ﷺest un polythéiste. Alors même qu’on promet d’offrir 100 chameaux à celui qui amènera le Prophète ﷺmort ou vif, ce dernier place sa confiance en une personne qui ne partage pas sa foi. Concrètement, le Prophète ﷺmet l’avenir de l’islam et des croyants entre ses mains. Cet acte du Prophète ﷺprouve qu’il n’y a aucune relation entre « confiance » et « foi en Dieu ».\r\n\r\nC’est la preuve qu’en tant que musulmans, nous pouvons tout à fait travailler avec des non-musulmans, et même leur accorder toute notre confiance. À Qûbâ’, le Prophète ﷺest logé chez les Aws et non chez les Khazrajs. Il souhaite passer le message suivant aux Arabes : l’islam n’a aucune relation avec le tribalisme. En effet, son arrière-grand-mère était de cette tribu. Le Messager de Dieu ﷺne veut pas que les Aws, qui étaient en conflit avec les Khazrajs avant l'islam, pensent qu’il privilégie ces derniers. En islam, le meilleur musulman est le plus pieux, qu’il soit un homme ou une femme, un enfant ou un adulte, arabe ou non arabe. Dieu dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Omniscient et bien Informé. »(49 : 13)",[],{},{"nodeType":131,"data":6088,"content":6089},{},[6090],{"nodeType":120,"value":29,"marks":6091,"data":6092},[],{},"Nombreux d'entre nous pensons que la Hijrah a eu lieu durant le début du mois de Muharram et mettons en relation cet évènement avec le début de l'année hégirienne alors que la réalité est tout autre ! En effet, le voyage de l'Hégire s'est déroulé au cours du mois de Rabî' al-awwal et le Prophète arriva le 12 de ce mois à Médine. Voici son déroulement.",{"metadata":6095,"sys":6098,"fields":6105},{"tags":6096,"concepts":6097},[],[],{"space":6099,"id":6101,"type":18,"createdAt":6102,"updatedAt":6102,"environment":6103,"publishedVersion":2096,"revision":25,"locale":26},{"sys":6100},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1BfDXWISUS5zMeyeNydXD7","2021-10-18T09:18:58.936Z",{"sys":6104},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":6106,"description":29,"file":6107},"Le voyage de l'hégire",{"url":6108,"details":6109,"fileName":6114,"contentType":829},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/1BfDXWISUS5zMeyeNydXD7/9c03b9f3689a2b0a92d256aea4f96d5c/h__gire.png",{"size":6110,"image":6111},460289,{"width":6112,"height":6113},439,553,"hégire.png","0622-09-09T00:00+01:00",{"metadata":6117,"sys":6120,"fields":6131},{"tags":6118,"concepts":6119},[],[],{"space":6121,"id":6123,"type":99,"createdAt":6124,"updatedAt":6125,"environment":6126,"publishedVersion":6128,"revision":432,"contentType":6129,"locale":26},{"sys":6122},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"9eHt1qaF0W804TmJYy19f","2021-10-08T14:41:22.425Z","2021-10-08T14:41:43.822Z",{"sys":6127},{"id":22,"type":14,"linkType":23},33,{"sys":6130},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":6132,"url":6133,"description":6134,"shortDescription":6282,"preview":6283,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Qui aimes-tu le plus au monde ?","qui-aimes-tu-le-plus-au-monde",{"data":6135,"content":6136,"nodeType":418},{},[6137,6161,6167,6174,6180,6211,6217,6224,6230,6237,6243,6250,6256,6263,6269,6276],{"data":6138,"content":6139,"nodeType":131},{},[6140,6144,6149,6152,6157],{"data":6141,"marks":6142,"value":6143,"nodeType":120},{},[],"Plus de mille ans après la révélation et les débuts de l'appel à l'islam par le Prophète ﷺ on peut avoir l'impression qu'évidemment, le Prophète ﷺ allait réussir à répandre le Message de Dieu en Arabie et au-delà. On peut avoir l'impression qu'évidemment, le Prophète ﷺ est le meilleur homme qui ait jamais foulé la terre et qu'évidemment les gens l'aimeraient et le suivraient. Pourtant, rien n'était aussi simple et évident à l'époque. Et l'amour que les compagnons éprouvaient pour le Prophète ﷺ  était un amour justifié par son noble caractère et son comportement exemplaire envers eux. À ce propos, Dieu dit dans le Coran : « ",{"data":6145,"marks":6146,"value":6148,"nodeType":120},{},[6147],{"type":474},"C’est par quelque miséricorde de la part de Dieu que tu (Muḥammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. ",{"data":6150,"marks":6151,"value":4459,"nodeType":120},{},[],{"data":6153,"marks":6154,"value":6156,"nodeType":120},{},[6155],{"type":474},"  ",{"data":6158,"marks":6159,"value":6160,"nodeType":120},{},[],"(3 : 159) En effet, le Prophète ﷺ était une personne non seulement compatissante, mais aussi très à l'écoute. ",{"data":6162,"content":6163,"nodeType":131},{},[6164],{"data":6165,"marks":6166,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6168,"content":6169,"nodeType":131},{},[6170],{"data":6171,"marks":6172,"value":6173,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ, en plus de son attachement à la dignité humaine, était un homme pour qui chaque être humain en tant qu'individu avait une importance particulière. Et cette importance, chaque personne l'ayant côtoyé s'en rendait compte. Les petites filles par exemple, n'hésitaient pas à venir à sa rencontre pour lui prendre la main et se promener avec le Messager de Dieu ﷺ à travers tout Médine. Mais le plus marquant encore, est sûrement l'assurance de chacun d'être la personne que le Prophète ﷺ  aimait le plus !",{"data":6175,"content":6176,"nodeType":131},{},[6177],{"data":6178,"marks":6179,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6181,"content":6182,"nodeType":131},{},[6183,6187,6191,6195,6200,6203,6208],{"data":6184,"marks":6185,"value":6186,"nodeType":120},{},[],"Al-Bukhârî rapporte que ‘Amr b. al-‘Â",{"data":6188,"marks":6189,"value":1959,"nodeType":120},{},[6190],{"type":125},{"data":6192,"marks":6193,"value":6194,"nodeType":120},{},[]," a dit : « ",{"data":6196,"marks":6197,"value":6199,"nodeType":120},{},[6198],{"type":474},"J’ai demandé au Prophète ",{"data":6201,"marks":6202,"value":4420,"nodeType":120},{},[],{"data":6204,"marks":6205,"value":6207,"nodeType":120},{},[6206],{"type":474},": ‘Quelle est la personne que tu aimes le plus ?’ Il m’a répondu : ‘’Aïcha’’. Je lui ai dit : ‘’ Et parmi les hommes ?’’ Il m’a répondu : ‘’Son père’’ (Abû Bakr). Je lui ai demandé : ‘’ Puis qui d’autre ? ‘’Il a répondu : « ‘Umar. »",{"data":6209,"marks":6210,"value":486,"nodeType":120},{},[],{"data":6212,"content":6213,"nodeType":131},{},[6214],{"data":6215,"marks":6216,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6218,"content":6219,"nodeType":131},{},[6220],{"data":6221,"marks":6222,"value":6223,"nodeType":120},{},[],"‘Amr rapporte qu’il a réitéré la question plusieurs fois, sans que son nom ne vienne. Il a alors arrêté de le faire, de peur que son nom ne vienne jamais, alors qu’il était au préalable convaincu que c’était lui, la personne que le Prophète ﷺ aimait le plus au monde, tellement celui-ci était bon envers lui. ",{"data":6225,"content":6226,"nodeType":131},{},[6227],{"data":6228,"marks":6229,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6231,"content":6232,"nodeType":131},{},[6233],{"data":6234,"marks":6235,"value":6236,"nodeType":120},{},[],"Si chaque compagnon pensait qu'il était la personne que le Prophète ﷺ aimait le plus au monde, on peut s'interroger sur la manière dont le Prophète ﷺ les traitait et sur le comportement qu'il adoptait. ",{"data":6238,"content":6239,"nodeType":131},{},[6240],{"data":6241,"marks":6242,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6244,"content":6245,"nodeType":131},{},[6246],{"data":6247,"marks":6248,"value":6249,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ ne détournait jamais le regard et le visage lorsqu'une personne discutait avec lui, et il attendait systématiquement que la personne en question mette fin à la conversation, il ne le faisait jamais lui-même. Le Prophète ﷺ était la personne la plus souriante que les compagnons aient vue, et son sourire a été la dernière chose qu'ils aient vue de notre Bien-Aimé Prophète ﷺ. Mais ce n'est pas tout, le Prophète ﷺ qui était un mari, un père, un chef d'État, un guide spirituel, en somme, un homme très occupé, donnait à ses compagnons de son temps sans compter.",{"data":6251,"content":6252,"nodeType":131},{},[6253],{"data":6254,"marks":6255,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6257,"content":6258,"nodeType":131},{},[6259],{"data":6260,"marks":6261,"value":6262,"nodeType":120},{},[],"Lorsque nous pensons aux compagnons du Prophète ﷺ, ce sont Abû Bakr, ‘Umar, ‘Alî ou ‘Uthmân qui nous viennent en tête. Alors qu'en vérité, le Prophète ﷺ  a eu des milliers de compagnons ! Et malgré son statut et son emploi du temps très chargé, lorsque l'un de ses compagnons avait besoin d'aide, il faisait tout son possible pour lui venir en aide. Citons l'exemple de Salmân al-Fârisî, pour qui le Prophète ﷺ  avait consacré des heures entières afin de l'aider à planter des dattiers pour qu’il puisse racheter sa liberté. ",{"data":6264,"content":6265,"nodeType":131},{},[6266],{"data":6267,"marks":6268,"value":145,"nodeType":120},{},[],{"data":6270,"content":6271,"nodeType":131},{},[6272],{"data":6273,"marks":6274,"value":6275,"nodeType":120},{},[],"Le Prophète ﷺ est le meilleur des exemples, et ce, à tous les égards. C'est à nous de faire vivre les enseignements qu'il nous a transmis en les pratiquant au quotidien. C'est à nous de faire preuve du meilleur des comportements tous les jours et de montrer le meilleur de nous-même envers toutes les  personnes qui nous entourent et que nous côtoyons chaque jour. À notre tour, demandons-nous si les personnes que nous connaissons répondraient sans hésiter que nous sommes la personne la plus souriante qu'elles aient jamais vue ? Et quoi de plus beau que de partager autour de nous ces sourires, et cette affection ?",{"data":6277,"content":6278,"nodeType":131},{},[6279],{"data":6280,"marks":6281,"value":326,"nodeType":120},{},[],"Alors que nous entrons dans le mois de rabi' al-awwal, qui est le mois de la naissance du dernier des prophètes ﷺ, rappelons-nous pour qui notre cœur frémit, vers qui notre amour se dirige ! ",{"metadata":6284,"sys":6287,"fields":6294},{"tags":6285,"concepts":6286},[],[],{"space":6288,"id":6290,"type":18,"createdAt":6291,"updatedAt":6291,"environment":6292,"publishedVersion":24,"revision":25,"locale":26},{"sys":6289},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"CB4PP5nEPi3ABG8K7T4y2","2021-10-08T14:34:57.067Z",{"sys":6293},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":6295,"description":29,"file":6296},"Abbas Baghdady 13",{"url":6297,"details":6298,"fileName":6303,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/CB4PP5nEPi3ABG8K7T4y2/2c9bcb8468fe0c4a22b9c20cf54ed2fb/Abbas_Baghdady_13.jpg",{"size":6299,"image":6300},199039,{"width":6301,"height":6302},640,637,"Abbas Baghdady 13.jpg",{"metadata":6305,"sys":6308,"fields":6319},{"tags":6306,"concepts":6307},[],[],{"space":6309,"id":6311,"type":99,"createdAt":6312,"updatedAt":6313,"environment":6314,"publishedVersion":6316,"revision":2096,"contentType":6317,"locale":26},{"sys":6310},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3Gmzy9OKS5DH0FoKEqEBF2","2021-09-26T11:01:18.674Z","2022-09-03T18:47:12.645Z",{"sys":6315},{"id":22,"type":14,"linkType":23},354,{"sys":6318},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":6320,"url":6321,"description":6322,"shortDescription":6689,"preview":6690},"Quel était l’âge de 'Âicha au moment de son mariage avec le Prophète ﷺ ?","quel-etait-lage-de-aisha-au-moment-de-son-mariage-avec-le-prophete",{"data":6323,"content":6324,"nodeType":418},{},[6325,6332,6339,6345,6357,6363,6375,6381,6393,6399,6411,6417,6429,6435,6447,6453,6465,6471,6483,6489,6501,6508,6514,6526,6532,6544,6550,6562,6568,6580,6586,6598,6604,6616,6623,6630,6636,6648,6654,6662,6669,6675,6682],{"data":6326,"content":6327,"nodeType":131},{},[6328],{"data":6329,"marks":6330,"value":6331,"nodeType":120},{},[],"Le Messager de Dieu ﷺ demanda en mariage ‘Âicha – la mère des croyants – à La Mecque après le décès de sa première épouse Khadîja. Toutefois, leur mariage eut lieu à Médine quelques années plus tard. ‘Âicha fut sa troisième épouse, puisque, suite au décès de Khadîja, il s’était marié avec Sawda bint Zam‘a avant l’hégire. La date du mariage du Prophète ﷺ avec ‘Âicha est débattue au sein du vaste corpus de textes qui composent les sources de la sîra. Les sources divergent en effet pour situer le moment du mariage du Prophète ﷺ avec elle : certains récits mentionnent que le mariage se déroula avant la bataille de Badr tandis que d’autres affirment qu’il eut lieu après ladite bataille qui se déroula 20 mois après l'hégire. Cependant, ce qui est certain, c’est que ce mariage n’a été consommé que plusieurs mois au moins après l’hégire. En effet, des avis soutiennent qu’il fut célébré durant le mois de Shawwâl, 9 mois après l’hégire, alors que d’autres affirment qu’il aurait eu lieu lors du huitième ou dixième mois de la seconde année hégirienne. Le sujet de notre article vise à exposer ce qui nous semble être le plus conforme à la vérité à ce propos.",{"data":6333,"content":6334,"nodeType":131},{},[6335],{"data":6336,"marks":6337,"value":6338,"nodeType":120},{},[],"Dans ce but, nous nous appuierons sur divers récits et sources authentiques desquels nous tirerons des indices et arguments qui nous conduiront, nous l’espérons, à ce qui est le plus juste.",{"data":6340,"content":6341,"nodeType":131},{},[6342],{"data":6343,"marks":6344,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6346,"content":6347,"nodeType":131},{},[6348,6353],{"data":6349,"marks":6350,"value":6352,"nodeType":120},{},[6351],{"type":2280},"1. ",{"data":6354,"marks":6355,"value":6356,"nodeType":120},{},[],"Pour commencer, il est nécessaire de rappeler que la société arabe où l’islam est apparu est une société orale où l’écriture occupe une place mineure. C’est précisément ce qui justifie qu’une grande majorité des Arabes contemporains du Prophète ﷺ, dont ce dernier, étaient illettrés. Dans le même sens, étant donné qu’ils n’avaient pas de calendrier précis, ils se servaient des événements majeurs ayant marqué leur vie et leur mémoire comme référence pour dater un fait et le situer par rapport à un autre. À titre d’exemple, l’Envoyé de Dieu ﷺest né durant « l’année de l’éléphant ». C’est durant cette année-là qu’Abraha l’Éthiopien, gouverneur du Yémen à cette époque, envoya son armée avec à sa tête des éléphants afin de détruire la Ka‘ba. Cet événement est mentionné dans les ouvrages de sîra. A fortiori, aucune administration civile n’enregistrait les naissances et les décès à cette époque. Toutes les informations mentionnant l’âge des individus ayant vécu durant cette période sont donc approximatives. Afin d’illustrer cela, nous pouvons mentionner le cas du grand-père du Prophète ﷺ‘Abd al-Muttalib, et celui de Hassân b. Thâbit et al-Nâbigha Al-Ja‘diyy, considérés tous deux comme les plus grands poètes en leur temps. Il est rapporté que tous trois moururent à l’âge de 120 ans. On peut légitimement s’interroger sur la précision de ce chiffre. Les récits ne mentionnent pas en effet que l’un aurait par exemple vécu 115 ans, et l’autre 125, mais qu’ils vécurent tous les trois 120 ans. Ce chiffre est aussi avancé pour l’âge auquel seraient décédées d’autres personnalités de leur temps. Il arrive d’ailleurs même que différents âges de décès soient avancés pour une seule et même personne. Nous pouvons également citer l’avis notoire et répandu selon lequel, l’épouse du Prophète ﷺ, Khadija, avait 40 ans lorsqu’elle l’épousa. Or, nous savons qu’elle a donné naissance à six enfants par la suite, ce qui implique qu’elle était probablement dans ses années les plus fertiles. Certes, il ne fait aucun doute qu’une femme qui atteindrait sa quarantième année puisse encore enfanter, mais donner naissance à six enfants reste peu probable. Toutefois si, une femme a six enfants, sur une période d’environ 10 ans, cela signifie soit qu’elle est probablement jeune et dans une période idéale pour enfanter, soit, qu’elle aurait plus ou moins, entre 18 et 35 ans. D’ailleurs, certains récits mentionnent différents âges lors de leur mariage :45, 35, 30, 28 ou encore 25 ans. Tous ces chiffres, concernant son âge, sont cités dans différents ouvrages de sîra. Nonobstant, pour donner prédominance à un récit sur l’autre, nous devons tenir compte d’autres éléments. En effet, il est important de rappeler que les chroniqueurs et historiens arabo-musulmans des premiers siècles de l’islam portaient une plus grande attention aux évènements majeurs qu’à leur dates précise. Tout cela ayant occasionné une certaine confusion sur le plan historique. C’est pourquoi cette situation épineuse implique un travail scrupuleux et précis sur la datation et l’âge des personnages historiques des premières années de l’islam.",{"data":6358,"content":6359,"nodeType":131},{},[6360],{"data":6361,"marks":6362,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6364,"content":6365,"nodeType":131},{},[6366,6371],{"data":6367,"marks":6368,"value":6370,"nodeType":120},{},[6369],{"type":2280},"2. ",{"data":6372,"marks":6373,"value":6374,"nodeType":120},{},[],"Ensuite, bien qu’il soit courant d’entendre que le Messager de Dieu ﷺ aurait demandé la main de ‘Âicha alors qu’elle avait 6 ans, puis qu’ils se sont mariés quand elle en avait 9, nous affirmons pour notre part que cet avis est fortement douteux. Tout d’abord, rappelons qu’avant de se marier avec le Prophète ﷺ, ‘Âicha avait déjà été promise à Jubayr b. Mut‘im. Or, cette demande était une demande sérieuse et avait bien dépassé le stade d’une simple discussion entre les deux familles. En effet, lorsqu’Abû Bakr avait appris que le Prophète ﷺsouhaitait épouser sa fille ‘Âicha, il lui dit « Ô Messager de Dieu ﷺ, je l’ai déjà promise à Mut‘im b. ‘Adiyy pour son fils Jubayr. Laisse-moi le temps de me libérer de mon engagement envers eux». Cela montre que ce projet de mariage était déjà bien avancé. Et c’est grâce à l’agilité et l’habileté d’Abû Bakr qu’il a été possible d’y renoncer sans provoquer de la rancœur entre les deux familles.",{"data":6376,"content":6377,"nodeType":131},{},[6378],{"data":6379,"marks":6380,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6382,"content":6383,"nodeType":131},{},[6384,6389],{"data":6385,"marks":6386,"value":6388,"nodeType":120},{},[6387],{"type":2280},"3. ",{"data":6390,"marks":6391,"value":6392,"nodeType":120},{},[],"Comment le Prophète ﷺ a-t-il eu l’idée de se marier avec ‘Âicha ? Rappelons, avant de répondre à cette question, qu’il se maria avec Khadîja alors qu’il avait une vingtaine d’années. Il vécut auprès d’elle une vie paisible et heureuse pendant 25 ans. Elle donna naissance à quatre filles et deux garçons (ces derniers moururent en bas âge). Lorsque l’Envoyé de Dieu ﷺreçut la révélation pour la première fois, Zaynab, sa fille aînée, était mariée à Abû al-‘ s b. Rabî‘. Quant à Ruqayya et sa soeur Umm Kulthûm, elles étaient mariées respectivement à ‘Utba et ‘Utayba, les deux fils d’Abû Lahab – l’oncle du Prophète ﷺ. Toutefois, leur mariage n’avait pas encore été consommé. Lorsque Abû Lahab, qui était réputé pour être l’un des plus ardents ennemis de l’islam ordonna à ses deux fils de les répudier, ils s'exécutèrent. Ruqayya se maria alors avec ‘Uthmân b. ‘Affân. Quand le Messager de Dieu ﷺ ordonna à une poignée de musulmans d’émigrer en Abyssinie durant la 5eannée de la révélation, ‘Uthmân et son épouse Ruqayya furent parmi les premiers à émigrer. Cinq ans plus tard (soit dix ans après la révélation, et trois ans avant l’hégire), Khadîja décédera. Quelque temps après son décès, Khawla bint Hakîm – l’une des tantes de Muhammad ﷺ et l’une des premières personnes à avoir embrassé l’islam à La Mecque – vint trouver le Prophète ﷺ pour lui parler. Connaissant l’attachement du Prophète ﷺ envers sa défunte épouse, elle savait le grand vide que cela avait laissé chez lui. N’était-elle pas celle qui le soulageait dans ses moments de souffrance ? N’était-elle pas celle auprès de qui il trouvait réconfort et qui avait fait de son foyer un lieu de repos et de sérénité ? C’était elle qui l'encourageait à continuer dans sa lutte et à persévérer dans l’appel à l’islam. C’est pour toutes ces raisons que Khawla vint trouver le Prophète ﷺafin de lui proposer de se remarier. Le trouvant ouvert à cette idée, elle lui demanda s’il souhaitait une femme qui avait ou pas été mariée préalablement. Puis elle lui proposa deux noms :Sawda bint Zam‘a et ‘Âicha, la fille d’Abû Bakr. Le Prophète ﷺ l’a chargera alors de les demander toutes deux en mariage en son nom. Peu de temps après cette discussion, le Messager de Dieu ﷺ se maria avec Sawda. Quant à son mariage avec ‘Âicha, il n’advint qu’après l’émigration à Médine, qui n’eut lieu que 3 ans au moins après cette entrevue. Lorsque Khawla bint Hakîm fît part du souhait du Prophète ﷺ à Abû Bakr, celui-ci lui expliqua qu’il devait d’abord mettre un terme à la promesse de mariage avec Jubayr b. Mut‘im. On peut alors se demander pourquoi ni le Prophète ﷺ, ni qui que ce soit d’autre au sein de la famille de ‘Âicha n’a-t-il évoqué le fait qu’elle soit trop jeune pour se marier ? Pourtant, le Prophète ﷺavait mis en avant le jeune âge de sa fille Fâtima à deux reprises, alors que deux de ses plus illustres compagnons, Abû Bakr et ‘Umar, avaient demandé la main de cette dernière. Comment Khawla, dont on peut souligner la clairvoyance, pour avoir compris l’émotion suscitée chez le Prophète ﷺ par la perte de Khadîja, aurait-elle pu lui soumettre l’idée de se marier à une enfant de six ans, plus jeune donc que ses propres filles à lui ? Une enfant de cet âge qui vivrait chez le Prophète ﷺ n’aurait-elle pas été un fardeau de plus qui se serait ajouté à tout ce qu’il avait déjà à endurer ? Par ailleurs, l’idée de Khawla était de rechercher un mariage assez rapide afin que celui ci apporte réconfort et soutien au Prophète ﷺ. Sachant qu’elle ne pensait pas qu’il allait demander en mariage les deux femmes qu’elle lui avait proposées. On peut donc en déduire qu’elle n’envisageait pas un mariage à conclure des années plus tard. Ce qu’elle souhaitait pour son neveu, c’était qu’il se marie avec une femme qui comblerait au moins partiellement le vide que Khadîja avait laissé et qu’elle lui apporte sérénité et apaisement. L’enjeu est grand, et c’est pour cette raison qu’elle a mûrement réfléchi et qu’elle n’a gardé que deux noms à proposer au Prophète ﷺ. Or, si ‘Âicha avait 6 ans à ce moment-là, comme l’avance une version très répandue, pourquoi l’aurait-elle choisie ? Ce serait en effet très surprenant. Une enfant de 6 ans nécessite elle-même une grande attention, il serait donc impossible de lui confier une responsabilité aussi lourde que celle de s’occuper d’un homme qui porte sur ses épaules l’une des missions les plus difficiles de l’Histoire. Enfin, gardons à l’esprit que si elle avait six ans à ce moment-là, elle aurait été plus jeune que les deux filles cadettes du Prophète ﷺ qui vivaient encore toutes les deux avec lui.",{"data":6394,"content":6395,"nodeType":131},{},[6396],{"data":6397,"marks":6398,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6400,"content":6401,"nodeType":131},{},[6402,6407],{"data":6403,"marks":6404,"value":6406,"nodeType":120},{},[6405],{"type":2280},"4. ",{"data":6408,"marks":6409,"value":6410,"nodeType":120},{},[],"Parmi les éléments pouvant nous orienter sur l’âge de ‘Âicha lors de son mariage, nous pouvons nous référer au moment de son entrée en islam. Ibn Ishâq, qui a écrit le premier récit détaillé de la vie du Prophète ﷺ et des débuts de l’Islam, mentionne une liste de 51 hommes et femmes ayant répondu à l’appel du Prophète. Aucun enfant en bas-âge ne figure sur cette liste. ‘Alî y figure, mais on sait que sa conversion intervient alors qu’il a une dizaine d’années. La plupart des personnes figurant sur cette liste faisaient partie des 101 compagnons ayant participé à l’émigration en Abyssinie qui eut lieu durant la cinquième année après la révélation. A ce moment-là, la communauté musulmane comptait environ deux cents personnes. On peut donc en déduire légitimement que les cinquante-et-un compagnons de cette liste avaient embrassés l’islam bien avant cette émigration, au sujet de laquelle nous reviendrons. Ibn Ishâq rapporte ceci :« [Les premiers à avoir cru en la prophétie du messager de Dieu sont : Kha-dîja, ‘Alî b. ‘Abû Tâlib, Zayd b. Hâritha, Abû Bakr b. Abû Quhâfa, ‘Uthmân b. ‘Affân, al-Zubayr b. al-‘Awwâm, ‘Abd al-Rahmân b. ‘Awf, Sa‘d b. Abî Waqqâs, Talha b. ‘Ubaydallâh] Puis se sont convertis :Abû ‘Ubayda dont le nom est 'Amir b. ‘Abdallâh b. al-Jarrâh, Abû Salama dont le nom est ‘Abdallâh b. ‘Abd al-Asad, al-Arqam b. Abî al-Arqam, ‘Uthmân b. Madh‘ûn ainsi que ses deux frères Qudâma et ‘Abdallah, ‘Ubayda b. al-Hârith b. ‘Abd al-Muttalib, Sa‘îd b. Zayd b. ‘Amr ainsi que son épouse Fâtima bint al-Khattâb (la sœur de ‘Umar), Asmâ’ bint Abî Bakr ainsi que ‘Âicha bint Abî Bakr qui était jeune à ce moment-là, Khabbâb b. al-Arat l’allié des Banî Zu-hra…». Nous savons, en nous basant sur les différents récits et événements de la sîra, qu’ils figuraient tous parmi les premiers convertis. En ce qui concerne l’ordre des noms de cette liste, on constate que Asmâ’ et ‘Âicha sont respectivement mentionnées en 19eet 20eposition. Il serait étonnant que ‘Âicha soit le seul enfant en bas âge à être cité. En effet, si elle avait 9 ans lors de son mariage avec le Prophète ﷺ, cela impliquerait qu’au moment de l’émigration en Abyssinie, soit 5 ans après la révélation, elle n’aurait eu que 1 an. Or, comme nous l’avons déjà mentionné, tous ceux qui figurent sur cette liste avaient embrassé l’islam bien avant cette émigration. ‘Âicha ne pouvait donc pas avoir 9 ans lors de son mariage, qui ne se déroula qu'entre 8 et 10 ans après cette émigration. Cette émigration n’ayant elle-même eu lieu, selon Ibn Ishâq, qu’au moins plusieurs mois après que ‘Âicha se soit convertie à l’islam. De plus, il existe de nombreux arguments et preuves confirmant que ‘Âicha se convertit à une étape précoce de l’appel à l’islam. Si nous supposons qu’elle avait 10 ans lors de sa conversion (pour rester cohérent sur le fait qu’elle se soit convertie de son propre chef) et que sa conversion aurait eu lieu l’année de l’émigration en Abyssinie (soit 5 ans après la première révélation), cela signifierait qu’elle avait 19 ans lors de son mariage avec le Prophète ﷺ. Mais si l’on suppose qu’Ibn Ishâq parle davantage d’une enfant de 12 ans et que ‘Âicha s’est convertie peu après ses deux parents, elle aurait alors eu une vingtaine d’années lors de son mariage.",{"data":6412,"content":6413,"nodeType":131},{},[6414],{"data":6415,"marks":6416,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6418,"content":6419,"nodeType":131},{},[6420,6425],{"data":6421,"marks":6422,"value":6424,"nodeType":120},{},[6423],{"type":2280},"5. ",{"data":6426,"marks":6427,"value":6428,"nodeType":120},{},[],"Si ‘Âicha avait vraiment 9 ans lors de la célébration de son mariage, alors elle avait 8 ans lorsque le Prophète ﷺ émigra à Médine avec son père Abû Bakr. Penchons-nous alors sur ce récit rapporté par Ibn Ishâq, avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à ‘Âicha :« Le Messager de Dieu ﷺ ne manquait jamais de rendre visite à Abû Bakr chez lui, soit très tôt le matin, soit en soirée. Jusqu’au jour où Dieu lui ordonna de quitter secrètement La Mecque, sans que personne ne soit au courant, afin d’émigrer [à Médine]. C’est ainsi qu’il nous rendit visite à une heure qui lui était inhabituelle, à midi lorsque la chaleur est intense. Lorsqu’Abû Bakr l’aperçut, il dit :‘Rien ne ferait venir l’Envoyé de Dieu ﷺ à cette heure-ci s’il n’y avait pas quelque chose d’important’. […] Le Messager de Dieu ﷺ s’assit alors que j’étais auprès de mon père ainsi que de ma sœur Asma’. Le Prophète ﷺ dit alors [à Abû Bakr] :‘Fais sortir ceux qui sont présents !’, ce à quoi Abû Bakr répondit :‘Ô Messager de Dieu ﷺ, seules mes deux filles sont avec nous. Mais qu’y a-t-il […] ?’. Il dit alors :‘Dieu m’a ordonné d’émigrer’. Abû Bakr lui demanda :‘Ô Messager de Dieu ﷺ, est-ce que je t’accompagnes ?’ et il lui répondit :‘Oui, tu m’accompagnes’. Par Dieu, je n’avais jamais vu auparavant une personne pleurer de joie comme Abû Bakr à ce moment-là. Il dit ensuite :‘Ô Prophète ﷺ de Dieu, voici deux montures que j’avais préparées pour cette occasion ». ‘Âicha rapporte ici un événement dont elle a été le témoin privilégié juste avant l’émigration vers Médine. Selon les différentes narrations, son mariage avec le Prophète ﷺ se déroula un an environ après cet événement. Dès lors, si l’on suppose qu’elle avait effectivement 9 ans lors de son mariage, c’est qu’elle aurait eu 8 ans ou moins lors de cette conversation entre le Prophète ﷺ et son père. Compte tenu de la description faite de son père, il ressort qu’elle a observé les effets qu’une telle nouvelle avait produit sur le visage et dans les yeux de ce dernier. Est-il possible qu’une enfant de 8 ans puisse avoir un tel discernement au point de distinguer les larmes de joie et de tristesse ? Le sentiment spontané d’une enfant de cet âge voyant son père pleurer ne la pousserait-il pas à ressentir de la détresse voire de la colère ? Il semblerait plus réaliste qu’une fillette de 8 ans dans cette situation veuille consoler son père en le prenant dans ses bras par exemple, tout en étant certainement troublée et confuse. Or on constate qu’il n’en fut rien, bien au contraire. ‘Âicha comprit que son père pleurait de joie et ne fut nullement affectée par ce qu’il se passait. Par ailleurs, il est évident que ce projet d’émigration devait rester strictement secret. Serait-il sage d’en parler devant des enfants qui ne comprendraient pas l’importance de l’affaire et la nécessité de garder le secret ? D’ailleurs, nous savons que quand les Qurayshites ont réalisé que le Prophète ﷺ et Abû Bakr avaient quitté La Mecque, Abû Jahl s’empressa d’interroger Asmâ’. Il la gifla violemment quand elle lui dit qu’elle ignorait où était son père. Si ‘Âicha n’avait que 8 ans à ce moment-là, le Messager de Dieu ﷺ aurait-il pris le risque d’exprimer son intention d’émigrer en sa présence et ainsi de mettre en danger l’opération ?",{"data":6430,"content":6431,"nodeType":131},{},[6432],{"data":6433,"marks":6434,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6436,"content":6437,"nodeType":131},{},[6438,6443],{"data":6439,"marks":6440,"value":6442,"nodeType":120},{},[6441],{"type":2280},"6. ",{"data":6444,"marks":6445,"value":6446,"nodeType":120},{},[],"Les réactions de ‘Âicha lors de certaines circonstances nous renseignent sur sa personnalité, sa psychologie mais aussi sur son âge. Parmi ces événements, nous pouvons évoquer l’épisode dit de la « calomnie » : les hypocrites de l’époque propagèrent une rumeur accusant ‘Âicha d’avoir eu une relation extra-conjugale avec Safwân b. al-Mu‘attal, l’un des jeunes compagnons du Prophète ﷺ. Cette rumeur mensongère continua à alimenter les discussions à Médine un mois durant sans que le Prophète ﷺ ne puisse trouver un élément qui tranche la question et rétablisse la vérité. Durant cette période, ‘Âicha fut malade au point de devoir retourner chez ses parents afin que sa mère lui prodigue tous les soins nécessaires. Un jour, alors que le Messager de Dieu ﷺ lui rendit visite, il lui demanda de se repentir si toutefois elle avait commis un tel péché. Elle se mura dans le silence sans tenter de se défendre et demanda à ses parents de répondre à sa place mais ces derniers lui répondirent qu’ils ne savaient quoi répondre. ‘Âicha persista dans son entêtement en ne disant mot, ni même pour essayer de se défendre. Convaincue de son innocence, elle espérait le secours divin qui viendrait prouver son innocence. C’est à ce moment-là que fut révélé un verset du Coran qui allait l’innocenter. Cet événement se déroula durant la 5eannée de l’hégire, soit 3 ou 4 ans après son mariage. Si ‘Âicha avait 9 ans lors de son mariage, alors elle aurait été âgée de 12 ou 13 ans lors de cette épreuve de la calomnie. Penchons-nous donc sur la situation en détail : une femme qui saisit les paroles et rumeurs l’accusant d’adultère ; ses propres parents incapables de prendre sa défense ;et enfin son propre mari – qui n’est autre que le Messager de Dieu ﷺ– lui demandant de se repentir si toutefois elle avait commis ce péché. Or quelle attitude a été adoptée ici par cette supposée fillette de 13 ans face à toute cette pression ? Elle a persévéré, sachant parfaitement qu’elle était innocente. C’est Dieu lui-même qui innocentera ‘Âicha dans un verset du Coran. Immédiatement après avoir reçu cette révélation, le Prophète ﷺ s’empressa de lui annoncer cette bonne nouvelle. Mais quand la mère de ‘Âicha lui demanda de rejoindre son mari, elle garda la même attitude et lui répondit :« Par Dieu ! Je n’irai pas vers lui et ne remercierai que Dieu le Tout Puissant9! ». Nous sommes ici face à une femme adulte blâmant son mari. Elle blâmait ici Muhammad, dans sa dimension humaine, et non sa dimension prophétique, et l’accablait. Or, il semble impossible qu’une telle attitude vienne d’une enfant de 13 ans, mais plutôt d’une femme mature cherchant à affirmer sa droiture et sa personnalité dans un tel moment de contrariété face à son époux.",{"data":6448,"content":6449,"nodeType":131},{},[6450],{"data":6451,"marks":6452,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6454,"content":6455,"nodeType":131},{},[6456,6461],{"data":6457,"marks":6458,"value":6460,"nodeType":120},{},[6459],{"type":2280},"7. ",{"data":6462,"marks":6463,"value":6464,"nodeType":120},{},[],"L’un des faits les plus marquants de l’Histoire musulmane est la bataille d’Uhud, lors de laquelle les musulmans ont essuyé leur premier revers militaire dans leur lutte contre les polythéistes. Avant le départ pour Uhud, le Messager de Dieu ﷺ s’est rendu auprès de ses troupes et a constaté la présence d’un certain nombre de jeunes parmi elles. Il a alors ordonné à tous ceux âgés de moins de 15 ans de retourner à Médine, ce qu’ils firent. Les femmes aussi participaient aux expéditions militaires en présence du Messager de Dieu ﷺ. Elles prodiguaient généralement les premiers soins aux blessés et ne manquaient pas d’encourager les combattants. Durant la bataille d’Uhud, certaines d’entre elles participèrent même au combat. D’ailleurs, de nombreux textes mentionnent le courage dont a fait preuve Nusayba bint Ka‘b lorsqu’elle repoussa plusieurs attaques de polythéistes qui visaient à tuer le Prophète ﷺ. C’est durant le mois de Shawwâl, la troi-sième année de l’hégire que se déroula cette bataille – soit environ deux ans après le mariage de ‘Âicha. Un hadith authentique que l’on retrouve dans plusieurs chapitres du recueil de l’imam al-Bukhârî, mentionne le récit suivant rapporté par Anas b. Mâlik :« Le jour de la bataille d’Uhud, lorsque les gens commencèrent à fuir en laissant le Prophète ﷺ. […] J’ai vu ‘Âicha, la fille d’Abû Bakr, et Umm Sulaym faire preuve d’un grand dévouement. Elles portaient des outres sur leur dos (dans d’autres versions, elles les déplaçaient) pour abreuver les musulmans. Ensuite, elles revenaient les remplir d’eau. » Si elle avait 9 ans lors de son mariage, elle aurait donc eu 11 ans ou peut-être moins lors de cette bataille. Or, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, le Messager de Dieu ﷺ n'autorisait pas ceux qui avaient moins de 15 ans à participer au combat. Si ‘Âicha avait 11 ans à ce moment là, comment aurait-il pu lui permettre d’y participer ?",{"data":6466,"content":6467,"nodeType":131},{},[6468],{"data":6469,"marks":6470,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6472,"content":6473,"nodeType":131},{},[6474,6479],{"data":6475,"marks":6476,"value":6478,"nodeType":120},{},[6477],{"type":2280},"8. ",{"data":6480,"marks":6481,"value":6482,"nodeType":120},{},[],"Le savoir de ‘Âicha est un indicateur supplémentaire sur son âge. Elle était connue pour sa grande connaissance de l’islam. Elle apportait ainsi son expertise en exprimant ses avis personnels avec beaucoup d’assurance. D’ailleurs, en cas de divergences, elle ne se privait pas de réfuter les avis des compagnons les plus savants. Un ouvrage de l’imam Badr al-Dîn al-Zarkashiyy est entièrement consacré aux corrections et aux rectifications scientifiques apportées par ‘Âicha aux compagnons. Dans son introduction, ce dernier écrit :« J’ai réuni dans cet ouvrage ce qui la distinguait, les sujets dans lesquels elle eut différents avis, les traditions éclairées qu’elle a pu rapporter, ainsi que ses apports déterminants sur le plan scientifique, les confrontations qu’elle a eues sur certains sujets avec les savants de l’époque, les grands de son époque qui la consultait, ses fatwas ou encore ses efforts d’interprétation (ijtihâd) ». L’imam al-Zarkashiyy a également mentionné une vingtaine des plus illustres compagnons avec qui elle aurait été en divergence comme ‘Umar b. al-Khattâb, ‘Alî b. Abî Tâlib, ou ‘Abdallâh b. ‘Abbâs. Cinquante-neuf de ses corrections sont ainsi rapportées. À l’instar de toutes les filles de son époque, ‘Âicha a reçu les rudiments élémentaires en matière d’éducation à La Mecque. Néanmoins, elle a certainement profité du fait d’être issue de la famille de Abû Bakr, le compagnon et l’ami le plus proche du Prophète ﷺ, à la fois en terme d’ouverture d’esprit mais aussi de finesse intellectuelle. Par la suite, c’est auprès du Prophète ﷺlui-même qu’elle acquit la majeure partie de sa science. Si elle avait réellement 9 ans lors de son mariage, elle aurait alors eu 18 ans ou moins lors du décès de ce dernier. À cet âge, toute personne entre dans une phase de structuration intellectuelle qui lui permet d’acquérir les outils de la compréhension, tandis que la phase de débats ou de critiques se développe chez l’individu plutôt à l’âge de la maturité, donc bien après. Ce degré n’est atteignable qu’au prix d’efforts considérables et indispensables de la part de l’apprenant et de l’enseignant. Ainsi, l’élève pourra comprendre et assimiler certains outils [scientifiques] qui lui permettront de mettre en cause les théories et de débattre sur certaines questions. Or, les connaissances de ‘Âicha semblent relever de cette catégorie, car elle avait en effet la capacité de débattre de ce qu’elle avait assimilé en matière de connaissances. En conséquence, cela montre bien qu’elle était plus âgée que l’âge très jeune, souvent avancé pour son mariage.",{"data":6484,"content":6485,"nodeType":131},{},[6486],{"data":6487,"marks":6488,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6490,"content":6491,"nodeType":131},{},[6492,6497],{"data":6493,"marks":6494,"value":6496,"nodeType":120},{},[6495],{"type":2280},"9. ",{"data":6498,"marks":6499,"value":6500,"nodeType":120},{},[],"Nous est-il possible de connaître l’année de naissance de ‘Âicha ? Cela semble difficile d’après les éléments cités précédemment, parmi lesquels l’absence de calendrier ou de datation qui permettrait de retenir les dates de naissance et de décès à cette époque. Nous pouvons néanmoins nous appuyer sur un certain nombre d’éléments pour essayer d’y parvenir. Tout d’abord, le célèbre historien Muhammad b. Jarîr al-Tabarî cite dans ses Chroniques qu’Abû Bakr a eu quatre enfants – deux d’une première épouse et deux d’une seconde – qui sont tous nés avant le début de la révélation. Or, le mariage de ‘Âicha a eu lieu au moins 14 ans après le début de la révélation.",{"data":6502,"content":6503,"nodeType":131},{},[6504],{"data":6505,"marks":6506,"value":6507,"nodeType":120},{},[],"Nous savons, par ailleurs, que sa sœur Asmâ’, qui avait dix ans de plus qu’elle, est décédée en l’an 73 de l’hégire, à l’âge de 100 ans, voire un peu plus. Ces deux éléments – l’âge du décès d’Asmâ’ et le fait qu’elle avait 10 ans de plus que ‘Âicha – ne peuvent être affirmés de manière catégorique. Toutefois, si l’on suppose que ces informations sont vraies, on pourrait en conclure que ‘Âicha serait née 4 ou 5 ans avant la révélation et que, par conséquent, elle avait 18 ou 19 ans lors de son mariage avec le Messager de Dieu ﷺ. Enfin, un récit souligne qu’Abû Bakr avait 28 ans lorsqu’il s’est marié à Umm Rumân, la mère de ‘Âicha. Or, Abû Bakr avait deux ans de moins que le Prophète ﷺ :il avait donc 38 ans au début de la révélation. À côté de cela, rien n’indique qu’il aurait eu des enfants décédés en bas-âge. Tout cela nous amène à penser qu’Umm Rumân et Abû Bakr ont eu leurs deux enfants dans les cinq années ayant précédé la révélation. ‘Âicha serait alors née au moins 5 ans avant l’avènement de l’islam et aurait plutôt eu 19 ou 20 ans lors de son mariage.",{"data":6509,"content":6510,"nodeType":131},{},[6511],{"data":6512,"marks":6513,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6515,"content":6516,"nodeType":131},{},[6517,6522],{"data":6518,"marks":6519,"value":6521,"nodeType":120},{},[6520],{"type":2280},"10. ",{"data":6523,"marks":6524,"value":6525,"nodeType":120},{},[],"Tous ces arguments nous poussent à nous demander pourquoi tant de gens continuent, malgré tout, à répéter que‘Âicha s’est « fiancée à 6 ans et mariée à 9 ans » ? La réponse est que ce récit a été rapporté par l’imam al-Bukhârî. C’est un sujet qui serait très long à traiter ici. Toutefois, nous savons que tout hadith est composé de deux éléments : la chaîne de transmission (sanad) et le texte (matn). La chaîne de transmission relève du champ des spécialistes du hadith (muhaddithûn), le texte de celui des juristes (fuqahâ’). Ainsi, selon les juristes, s’il n‘y a aucune défaillance évidente dans le texte (selon leurs critères), celui-ci sera considéré comme authentique, à condition que la chaîne de transmission le soit aussi. Quant aux muhaddithûn, leur méthodologie rigoureuse leur permet d’apprécier le texte selon ses rapporteurs. Cette science de la critique des narrateurs – connue sous le nom d’al-jarh wa al-ta‘dîl classifie les rapporteurs selon leur degré de fiabilité. En regardant de plus près le hadith mentionnant que ‘Âicha avait 9 ans quand elle s’est mariée avec le Messager de Dieu ﷺ, nous remarquons que le rapporteur [du hadith] n’est autre que Hishâm b. ‘Urwa b. al-Zubayr b. al-‘Awwâm. Les spécialistes du hadith le comptent parmi les personnes dignes de confiance. Néanmoins, ils précisent qu’il pouvait faire preuve d’un certain laxisme dans les récits qu’il a rapportés de son père après s’être installé en Irak à la fin de sa vie. Ainsi, les récits rapportés quand il vivait encore dans le Hijâz sont authentiques, tandis que ceux rapportés en Irak ne bénéficient pas de la même appréciation. Or, tous les récits qu’il a rapportés en lien avec notre sujet provenaient de son père alors qu’il vivait en Irak. C’est pourquoi tous les arguments et indices ayant été avancés précédemment semblent de loin les plus convaincants et, nous ne pouvons donc pas considérer ce récit comme étant tout à fait authentique.",{"data":6527,"content":6528,"nodeType":131},{},[6529],{"data":6530,"marks":6531,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6533,"content":6534,"nodeType":131},{},[6535,6540],{"data":6536,"marks":6537,"value":6539,"nodeType":120},{},[6538],{"type":2280},"11. ",{"data":6541,"marks":6542,"value":6543,"nodeType":120},{},[],"Â’isha a rapporté pas moins de 2210 hadiths dont une partie figure dans les deux recueils de hadiths authentiques d’al-Bukhârî et Muslim. L’authenticité de ces hadiths ne peut être remise en cause. Ces textes nous renseignent, par ailleurs, sur de nombreux évènements dont elle avait été témoin et cela nous permet également de situer son âge. Dans les récits qu’elle rapporte, elle fait preuve d’une extrême précision, emploie des termes clairs (ne nécessitant aucun commentaire exégétique) et sans aucune ambiguïté, chose qu’un enfant d’un tel âge ne saurait faire. Ses mots n’ont nullement besoin d’être expliqués. D’ailleurs, il n’apparaît en aucun cas qu’elle était une petite fille lors de l’émigration. Penchons-nous sur certains récits qui sont dans le recueil de hadiths authentiques d’al-Bukhârî. ‘Urwa b. al-Zubayr rapporte que ‘Âicha a dit :« J’ai toujours connu mes parents musulmans. Aucun jour ne passait sans que le Messager de Dieu ﷺne vienne nous rendre visite aux deux extrémités de la journée (le matin et le soir). Lorsque les musulmans ont commencé à être persécutés, Abû Bakr prit le départ pour l’Abyssinie. En arrivant à Bark al-Ghimâd, il rencontra Ibn al-Dughunna, notable de la tribu d’al-Qârra qui lui dit :‘Ô Abû Bakr, où vas-tu ?’ Abû Bakr répondit :‘Les miens m’ont chassé. Je souhaite parcourir la terre afin d’adorer mon Seigneur’. Ibn al-Dughunna lui dit alors :‘Un homme comme toi ne doit ni fuir ni être chassé. Tu donnes à celui qui n’a rien, tu maintiens les liens de parenté, tu aides le faible, tu prends soin de l’hôte et tu soulages l’éprouvé. Je t’offre ma protection. Retourne donc d’où tu viens et adore ton Seigneur dans ta cité !’. Puis, Ibn al-Dughunna prit la route avec Abû Bakr. À son arrivée à La Mecque, Ibn al-Dughunna rendit visite aux notables de Quraysh qui étaient alors mécréants et leur dit :‘Un homme comme Abû Bakr ne doit ni fuir, ni être chassé. Voulez-vous chasser un homme qui donne aux nécessiteux, maintient les liens de parenté, aide les faibles, fait preuve d’hospitalité et soulage l’éprouvé ?’ ». Ils acceptèrent alors de respecter la protection accordée par Ibn al-Dughunna et lui garantirent qu’Abû Bakr serait en sécurité. Puis ils lui dirent :« Dis à Abû Bakr d’adorer son Seigneur chez lui ! Qu’il prie et qu’il lise ce qu’il veut tant qu’il lui plaît sans toutefois nous déranger ni le faire publiquement car nous craignons qu’il n’égare nos enfants et nos femmes ». Ibn al-Dughunna l’informa alors de cela et c’est ainsi qu’Abû Bakr commença à adorer Dieu au sein de sa maisonnée sans prier ni lire le Coran publiquement. Plus tard, Abû Bakr eut l’idée de construire, dans la cour de sa maison, un oratoire visible où il priait et lisait du Coran. Cela attira les femmes et les enfants des polythéistes qui venaient le regarder avec étonnement. Abû Bakr était un homme très sensible qui avait du mal à retenir ses larmes lorsqu’il lisait le Coran, ce qui effraya les notables de Quraysh. Ils envoyèrent un émissaire afin d’en informer Ibn al-Dughunna et lui dirent :« Nous avions accepté la protection que tu as donné à Abû Bakr à condition qu’il adore son Seigneur chez lui. Il vient d’outrepasser cela en construisant un oratoire dans la cour de sa maison. Il y prie et y lit le Coran publiquement. Nous craignons vraiment qu’il égare nos femmes et nos enfants. Va le voir ! S’il souhaite se contenter d’adorer son Seigneur chez lui, il pourra le faire mais s’il refuse et persiste à faire cela de manière publique, alors demande-lui de te libérer de ton engagement envers lui ! Nous ne voulons pas te manquer de respect mais nous ne pouvons accepter que cela soit fait publiquement par Abû Bakr ». ‘Âicha dit alors :« C’est ainsi qu’Ibn al-Dughunna alla voir Abû Bakr et lui dit :‘Tu sais très bien ce que nous avions conclu et ce qui nous lie. Soit tu te contentes de ce que nous avions conclu, soit tu me défies de mon engagement ! Il ne me plairait pas que les arabes puissent entendre que j’aurais manqué à mes engagements’, ce à quoi Abû Bakr répondit :‘Je te libère de ta protection, et j’accepte la protection de Dieu’ ». En résumé, que devons-nous retenir de ce long hadith quant à notre sujet ? Ce récit commence par : « J’ai toujours connu mes parents musulmans », mettant en évidence que ‘Âicha est née dans un foyer enraciné dans les préceptes de l’Islam. Elle continue en rapportant l’émigration de son père en Abyssinie qui a eu lieu lors de la cinquième année de la révélation. La précision et les détails de cette narration sont une preuve supplémentaire qu’elle devait être âgée d’au moins 8 ou 9 ans à ce moment-là et qu’elle n’avait donc pas moins de 19 ans lorsqu’elle s’est mariée avec le Messager de Dieu ﷺ.",{"data":6545,"content":6546,"nodeType":131},{},[6547],{"data":6548,"marks":6549,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6551,"content":6552,"nodeType":131},{},[6553,6558],{"data":6554,"marks":6555,"value":6557,"nodeType":120},{},[6556],{"type":2280},"12. ",{"data":6559,"marks":6560,"value":6561,"nodeType":120},{},[],"Dans son Musnad, l’imam Ahmad rapporte d’après Abû Salama b. ‘Abd al-Rahmân b. ‘Awf et de Yahyâ b. ‘Abd al-Rahmân b. Abî Balta‘a :« Lorsque Khadîja est décédée, Khawla bint Hakîm, la femme de ‘Uthmân b. Madh‘ûn s’est rendue auprès du Prophète ﷺ et a dit : “ Ô Messager de Dieu ﷺ! Ne veux-tu pas te marier ? - Avec qui ? répondit Muhammad ﷺ - Je pense à une jeune fille qui ne s’est jamais mariée, et je pense à une veuve, déclara Khawla. - Qui est la jeune fille qui ne s’est jamais mariée ? demanda-t-il - La fille de la créature de Dieu qui t’es la plus chère, ‘Âicha bint Abî Bakr, lui dit-elle. - Et qui est la veuve ? - Sawda, la fille de Zam‘a. Elle croit en toi et suit tes enseignements, continua Khawla. - Va les voir et demande-les en mon nom toutes deux », lui dit. Elle alla donc chez Abû Bakr et dit: « Ô Umm Rumân ! Quelle bénédiction et quel bienfait Allah vous a comblé ! » Abû Bakr lui demanda ce qu’il y avait. Et Khawla que de répondre :« Le Messager de Dieu ﷺm’a envoyé afin de vous demander la main de ‘Âicha ». Abû Bakr demanda alors :« Est-ce possible alors qu’elle est la fille de son frère ?». Elle retourna donc voir le Prophète ﷺpour lui faire part de cette interrogation. Il répondit :« Retourne vers lui et dis-lui :je suis ton frère et tu es mon frère en islam. Il m’est donc permis de me lier à toi [en épousant ta fille]». En résumé, ce récit montre que le Messager de Dieu ﷺ fit sa demande auprès de ‘Âicha en même temps que pour Sawda. Cet événement se déroula durant la dixième année de la révélation, soit trois ans avant l’émigration vers Médine. Si nous considérons qu’elle avait 6 ans [lors de cette demande] comme l’avancent certaines sources, alors elle aurait 9 ans au moment de l’émigration médinoise. Or, son mariage eut lieu lors de la deuxième année après l’hégire, il nous apparaît alors évident qu’elle n’avait non pas 9 mais plutôt 11 ans. Ce raisonnement démontre donc qu’il est impossible qu’elle ait eu 9 ans lors de son mariage avec le Prophète ﷺ. Cette version qui affirme que le mariage eut lieu alors qu’ elle avait 9 ans s’avère donc être incohérente et non valide. Toutefois, si nous prenons en considération les autres récits sur ce sujet, il semble certain qu’elle avait bien plus de 6 ans lorsque le Messager de Dieu ﷺ la demanda en mariage. Or, les différents ouvrages de sîra concordent sur le fait qu’ils se marièrent cinq ans après leurs fiançailles.",{"data":6563,"content":6564,"nodeType":131},{},[6565],{"data":6566,"marks":6567,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6569,"content":6570,"nodeType":131},{},[6571,6576],{"data":6572,"marks":6573,"value":6575,"nodeType":120},{},[6574],{"type":2280},"13. ",{"data":6577,"marks":6578,"value":6579,"nodeType":120},{},[],"Tentons maintenant de déduire l’âge de ‘Âicha en le comparant à celui de sa sœur Asmâ’. D’après toutes les sources, Asmâ’ avait dix ans de plus que ‘Âicha. Ces mêmes sources dissipent toute possibilité de divergence sur le fait que Asmâ’ soit née 27 ans avant l’épisode de l’émigration médinoise. Elle avait donc 14 ans en l’an 610, année durant laquelle eut lieu la révélation. Ce résultat, nous l’obtenons en soustrayant les 27 années (période qui s’étend entre la naissance de Asmâ’ jusqu’à l’émigration médinoise) aux 13 qui correspondent au nombre d’années de la révélation mecquoise : 27 - 13 = 14. Nous obtenons alors le résultat de 14 ans, qui correspond à l’âge qu’avait Asma au moment de la révélation. Toutes les sources sont unanimes sur le fait que ‘Âicha avait dix ans de moins que sa sœur Asmâ’. Elle avait donc 4 ans quand la révélation a commencé. Ainsi, ‘Âicha est née en l’an 606. Par conséquent, elle avait 14 ans quand le Prophète ﷺ l’a demandée en mariage. Or, comme nous le disions précédemment, selon les différentes narrations rapportées par les spécialistes de la sîra, ils se marièrent cinq ans après cette demande :‘Âicha aurait donc été âgée de 17 ou 18 ans lorsqu’elle s’est mariée.",{"data":6581,"content":6582,"nodeType":131},{},[6583],{"data":6584,"marks":6585,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6587,"content":6588,"nodeType":131},{},[6589,6594],{"data":6590,"marks":6591,"value":6593,"nodeType":120},{},[6592],{"type":2280},"14. ",{"data":6595,"marks":6596,"value":6597,"nodeType":120},{},[],"Pour confirmer ce calcul, nous pouvons aussi aborder les choses sous un autre angle, en partant non pas de la date de naissance d’Asmâ’, mais de son décès. Les sources affirment sans possibilité de divergence qu’elle décéda après un événement majeur : l’assassinat de son fils ‘Abdallâh b. al-Zubayr en l’an 73 de l’hégire. Elle avait alors 100 ans. Afin de connaître son âge lors de l’émigration à Médine, nous pouvons soustraire l’âge qu’elle avait lors de son décès :100-73 = 27. Elle avait donc 27 ans lors de la grande émigration vers Médine. Cela correspond parfaitement à l’âge mentionné par les différentes sources historiques. En soustrayant la différence d’âge entre les deux sœurs, soit 10 ans, nous obtenons le résultat suivant : 27 - 10 = 17. D’après ce calcul, ‘Âicha avait 17 ans lors de l’émigration [vers Médine]. Puisqu’elle a épousé le Prophète ﷺ un an après l’hégire, elle devait alors avoir 18 ans à cette période (soit 17 + 1 = 18). Ceci vient étayer et confirmer les calculs qui prouvent l’âge qu’elle avait réellement lors de son mariage. Cet avis est renforcé par le fait qu’al-Tabarî affirme dans ses Chroniques que tous les enfants d’Abû Bakr sont nés durant la période préislamique. Et, en effet, ‘Âicha est bien née 4 ans avant le début de la révélation.",{"data":6599,"content":6600,"nodeType":131},{},[6601],{"data":6602,"marks":6603,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6605,"content":6606,"nodeType":131},{},[6607,6612],{"data":6608,"marks":6609,"value":6611,"nodeType":120},{},[6610],{"type":2280},"15. ",{"data":6613,"marks":6614,"value":6615,"nodeType":120},{},[],"Exposons à présent certaines incohérence set défaillances du récit selon lequel ‘Âicha avait neuf ans lors de son mariage. En étudiant ce récit, nous pouvons relever qu’il a été rapporté selon quatre chaînes de transmission–qui comportent toutes un doute quant à la fiabilité de l’un des rapporteurs. Ces chaînes de transmission sont les suivantes : -D’après al-A‘mash, qui rapporte d’Ibrâhîm, qui rapporte d’al-Aswad, qui a rapporté de ‘Âicha. -Hishâm b. ‘Urwa rapporte de son père, qui rap-porte de ‘Âicha. -Al-Zuhrî, rapporte de ‘Urwa, qui rapporte de ‘Âicha. - Muhammad b. Bishr qui dit : Muhammad b. ‘Amr m’a rapporté et dit : « Abû Salama et Yahyâ m’ont rapporté ». Or, al-A‘mash était un escamoteur, tout comme al-Zuhrî. Muhammad b. ‘Amr est pour sa part un rapporteur [classé] faible (da‘îf). Quant à Hishâm b. ‘Urwa, il est dit de lui qu’il lui arrivait de se tromper, d’avoir une mauvaise mémoire et d’être, lui aussi, un escamoteur. D’ailleurs, l’imam Mâlik n’acceptait pas de lui les récits qu’il a rapportés suite à son voyage en Irak.",{"data":6617,"content":6618,"nodeType":131},{},[6619],{"data":6620,"marks":6621,"value":6622,"nodeType":120},{},[],"Un escamoteur, mudallis, est un rapporteur de hadith qui omet volontairement le nom de celui qui lui a rapporté le hadith et cite le nom de l’enseignement de celui qui a été omis. Les savants du hadith considèrent qu’il y a ici un manque d’honnêteté intellectuelle. Un tel comportement est donc considéré incompatible avec la nécessité de l’honnêteté parfaite des rapporteurs des hadiths jugés authentiques.",{"data":6624,"content":6625,"nodeType":131},{},[6626],{"data":6627,"marks":6628,"value":6629,"nodeType":120},{},[],"Notons d’ailleurs, que tous ceux qui ont rapporté ce récit de Hishâm provenaient d’Irak ou y avaient voyagé : Jarîr a grandi à Koufa ; Abda b. Sulaymân : Koufa ; Sufyân b. ‘Uyayna : Koufa ; Abû Mu‘âwiya : Koufa ; Abû Usâma : Koufa ; Wakî‘ : Koufa ; Yahyâ b. Hâshim : Bagdad et Koufa ; Hammâd b. Salama : Bassora ; Ja‘far b. Sulaymân : Bassora ; Hammâd b. Zayd : Koufa ; Wuhayb b. Khâlid : Bassora ; Abân al-‘Attâr : Bassora ; Yûnus b. Bukayr : Koufa ; Ismâ‘îl b. Zakariyyâ : Koufa ; ‘Abda b. Sulaymân : Koufa Ils étaient donc tous originaires d’Irak ou avaient voyagé là-bas, à l’exception d’un rapporteur médinois, ‘Abd al-Rahmân b. Abî al-Zinâd qui était aussi un rapporteur faible. Pourquoi n’y a-t-il alors aucune chaîne de transmission fiable parmi toutes celles-ci ? Où sont les rapporteurs fiables et les savants de Médine ? Est-il possible qu’aucun d’entre eux n’a entendu Hishâm rapporter ce hadith alors qu’il a longtemps vécu à Médine lui-même ? Aussi, comment ignorer que l’imam Shâfi‘î refusait de prendre en compte les récits escamotés et que l’imam Mâlik récusait les récits post-irakiens de Hishâm ? N’est-il pas concevable de penser que ces rapporteurs (qui avaient, rappelons-le, l’habitude d’escamoter ou de dissimuler des hadiths) auraient tous rapporté ce hadith après l’avoir entendu d’une seule et même personne, un élève de leur professeur et qu’ils auraient donc omis en rapportant le hadith et sa chaine de transmission ? Dans les chaînes de transmission qu’ils ont rapportées, il manque systématiquement une personne. N’est-il pas possible que chacun d’entre eux ait entendu ce hadith de la bouche d’une personne connue pour mentir et qu’ils auraient alors rapporté ce hadith en l’attribuant directement à leur professeur sans intermédiaire entre lui et eux, en dissimulant le nom de ce menteur ?",{"data":6631,"content":6632,"nodeType":131},{},[6633],{"data":6634,"marks":6635,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6637,"content":6638,"nodeType":131},{},[6639,6644],{"data":6640,"marks":6641,"value":6643,"nodeType":120},{},[6642],{"type":2280},"16. ",{"data":6645,"marks":6646,"value":6647,"nodeType":120},{},[],"L’imam al-Bukhârî dit : « Ibrâhîm b. Mûsâ nous rapporte de Hishâm b. Yûsuf qui nous rapporte qu’Ibn Jurayj les informa que Yûsuf b. Mâhak a dit : Alors que j’étais auprès de ‘Âicha, la mère des croyants nous dit : « Alors que j’étais enfant et que je jouais aux côtés du Prophète ﷺ, il reçut une révélation : « Mais leur vrai rendez-vous sera l’Heure du Jugement Dernier. Et cette heure-là sera bien plus douloureuse et bien plus amère ! » » Le résumé de ce récit provient du hadith rapporté par l’imam al-Bukhârî que l’on retrouve dans le chapitre des vertus du Coran dans une version bien plus longue. Ce verset fut révélé 7 années avant la bataille de Badr (lors de la 8e année post-révélation). Or, dans le récit rapporté par l’imam al-Bukhârî, ‘Âicha était une enfant. Quand fut révélé ce verset ? Et où ? Au sujet de ce verset : « leur rassemblement sera bientôt mis en déroute et ils fuiront» (54 :45), al-Qurtubî dit :« Sa‘îd b. Jubayr rapporte de Sa‘d b. Abî Waqqâs :« Lorsque fut révélé le verset du Coran (54 :45), je ne savais pas quel rassemblement serait mis en déroute. Lorsque le jour de la bataille de Badr arriva, j’aperçus le Prophète ﷺ s’emparer de son armure en disant :« Ô mon Dieu, Quraysh est venu avec tout son orgueil et son arrogance afin de Te combattre Toi et Ton Prophète ﷺ, détruis-les ! ». Sa‘d b. Abî Waqqâs ajoute que c’est à ce moment qu’il comprit l’exégèse de ce verset. Cela faisait partie des miracles du Prophète ﷺ car il avait évoqué des événements qui ne s’étaient pas encore déroulés. D’après Ibn ‘Abbâs, il s’écoula 7 années entre la révélation de ce verset et la bataille de Badr. Ce verset a donc été révélé à la Mecque. Par conséquent, 7 ans avant Badr alors que ‘Âicha était déjà une petite fille. Ce qui est incompatible avec le fait qu’elle aurait eu 9 ans lors de son mariage qui eut lieu peu avant ou peu après Badr. En effet, comment aurait-elle pu se souvenir avec une telle précision de la révélation de ce verset si elle n’avait eu 2 ans à ce moment-là ? Nous avons ainsi présenté l’ensemble des arguments de cette étude portant sur l’âge de la Mère des Croyants ‘Âicha, au moment de son mariage avec le Prophète ﷺ. Dieu est bien sûr, seul le plus savant.",{"data":6649,"content":6650,"nodeType":131},{},[6651],{"data":6652,"marks":6653,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6655,"content":6656,"nodeType":131},{},[6657],{"data":6658,"marks":6659,"value":6661,"nodeType":120},{},[6660],{"type":2280},"Conclusion",{"data":6663,"content":6664,"nodeType":131},{},[6665],{"data":6666,"marks":6667,"value":6668,"nodeType":120},{},[],"D’après tout ce que nous avons avancé comme arguments, nous ne pouvons que réfuter la thèse selon laquelle ‘Âicha était encore enfant lorsqu’elle se maria au Prophète ﷺ. Nous pouvons affirmer qu’elle avait très probablement entre 15 et 16 ans avec une marge d’une ou deux années de plus ou de moins tout au plus. La plupart de nos arguments reposent sur des analyses rationnelles et logiques, tandis que d’autres s’appuient sur des considérations réalistes, qui ne sont pas moins probantes. C’est le cas par exemple de la façon dont s’est déroulé son mariage ou encore de sa participation à la bataille de Uhud. Néanmoins, malgré tous ces arguments, beaucoup de personnes resteront encore attachées au récit avançant qu’elle se maria à 9 ans. Ceux-ci sont répartis en 3 catégories. La première regroupe les personnes qui veulent à tout prix ternir la religion musulmane. Ils mettent tout en œuvre pour nuire à la personnalité du Prophèteﷺ et exploitent toutes les occasions et récits possibles pour y parvenir. D’ailleurs, ils ne montreront aucun intérêt à notre analyse exposée ici puisqu’ils ne recherchent pas la vérité. En revanche, les deux autres catégories regroupent des musulmans. D'abord, il y a ceux qui se cramponnent aux enseignements qu’ils ont reçus lors de leur enfance ou de leur adolescence. En effet, ils ont beaucoup de mal à accepter un avis allant à l’encontre de ce qu’ils ont appris ou de ce qu’ils croient. Ensuite, viennent les personnes ayant étudié et appris sur un mode traditionnel et qui éprouvent une certaine difficulté à remettre en cause ou rejeter un récit issu d'un hadith présent dans les recueils authentiques. Ces deux dernières catégories déploient énormément d’efforts pour justifier leur position selon laquelle ‘Âicha avait 9 ans lors de son mariage. Ils se justifient par le fait que les filles de la péninsule arabique atteignaient l’âge de la puberté très tôt à cause des fortes chaleurs. Leur argumentation est infondée et leurs efforts resteront vains. D’ailleurs, nous pouvons leur poser la question suivante (toujours dans le contexte d’âge d’adolescence) : cela implique t-il alors que ces mêmes filles atteignaient l’âge de la ménopause plus tôt ? Comment expliquer alors que Khadîja donna naissance à 6 enfants en se mariant à 40 ans ? Encore une fois, nous nous en remettons à Dieu, Il est seul le plus savant",{"data":6670,"content":6671,"nodeType":131},{},[6672],{"data":6673,"marks":6674,"value":29,"nodeType":120},{},[],{"data":6676,"content":6677,"nodeType":131},{},[6678],{"data":6679,"marks":6680,"value":6681,"nodeType":120},{},[],"Bibliographie :",{"data":6683,"content":6684,"nodeType":131},{},[6685],{"data":6686,"marks":6687,"value":6688,"nodeType":120},{},[],"- Histoire de Damas, Ibn ‘assâkir, édition de l’académie des lettres de Damas, version arabe non traduite - Tabaqât Al-koubrâ, Ibn sa’d, version non traduite - Muhammad, ibn ishâq, éditions Al-Bouraq - Recueil de l’imam Ahmad - La biographie du Prophète, Ibn Hishâm, édition Dar El-Manar - Sahîh de l’imam al-Bukhârî, édition Al-Maktaba Al-Asriya (version arabe/francais)","La question de l’âge de ‘Â'isha lors de son mariage est une question sensible car les sources à ce sujet divergent fortement. Nous vous présentons ici l'étude du Centre de Recherche de Médine que nous avons traduite pour apporter une réponse satisfaisante aux musulmans francophones.",{"metadata":6691,"sys":6694,"fields":6701},{"tags":6692,"concepts":6693},[],[],{"space":6695,"id":6697,"type":18,"createdAt":6698,"updatedAt":6698,"environment":6699,"publishedVersion":2096,"revision":25,"locale":26},{"sys":6696},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5VoztaBqO3bPs0fe5JBekI","2021-09-26T10:55:24.881Z",{"sys":6700},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":6702,"description":29,"file":6703},"Aicha bint abi Bakr",{"url":6704,"details":6705,"fileName":6710,"contentType":37},"//images.ctfassets.net/n1ldbcju78cd/5VoztaBqO3bPs0fe5JBekI/0e9957383f0c5e70bd3f1a119a7fb0b4/aicha.jpg",{"size":6706,"image":6707},50313,{"width":6708,"height":6709},832,631,"aicha.jpg",{"metadata":6712,"sys":6715,"fields":6724},{"tags":6713,"concepts":6714},[],[],{"space":6716,"id":6718,"type":99,"createdAt":6719,"updatedAt":6719,"environment":6720,"publishedVersion":2347,"revision":25,"contentType":6722,"locale":26},{"sys":6717},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"5a95wU057HXKwJ7u1wwsq7","2021-09-17T08:36:00.471Z",{"sys":6721},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"sys":6723},{"type":14,"linkType":105,"id":106},{"title":6725,"url":6726,"description":6727,"shortDescription":3295,"preview":6916,"disablePreviewOnTopOfPage":639},"Le prénom Muhammad","le-prenom-muhammad",{"data":6728,"content":6729,"nodeType":418},{},[6730,6737,6750,6756,6762,6783,6789,6795,6808,6814,6820,6826,6832,6838,6844,6850,6856,6862,6868],{"data":6731,"content":6732,"nodeType":131},{},[6733],{"data":6734,"marks":6735,"value":6736,"nodeType":120},{},[],"Un nom que nous donnons à nos enfants, que nous prononçons bien souvent pour rappeler que Dieu prie sur Son Prophète ﷺ et faire son éloge. Un nom dont le temps n’a su ternir l’éclat. Il est répété à 4 reprises dans le Coran, et la 47ème sourate porte ce nom. Il est aussi prononcé au cours de la prière rituelle. C’est un nom que portent des millions et des millions de personnes dans le monde. 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:",[],{},{"nodeType":2868,"data":7063,"content":7064},{},[7065,7075,7085],{"nodeType":2857,"data":7066,"content":7067},{},[7068],{"nodeType":131,"data":7069,"content":7070},{},[7071],{"nodeType":120,"value":7072,"marks":7073,"data":7074},"l’amour du Prophète ﷺ",[],{},{"nodeType":2857,"data":7076,"content":7077},{},[7078],{"nodeType":131,"data":7079,"content":7080},{},[7081],{"nodeType":120,"value":7082,"marks":7083,"data":7084},"les épouses du Prophète ﷺ",[],{},{"nodeType":2857,"data":7086,"content":7087},{},[7088],{"nodeType":131,"data":7089,"content":7090},{},[7091],{"nodeType":120,"value":7092,"marks":7093,"data":7094},"la prière sur le Prophète ﷺ",[],{},{"nodeType":131,"data":7096,"content":7097},{},[7098],{"nodeType":120,"value":145,"marks":7099,"data":7100},[],{},{"nodeType":131,"data":7102,"content":7103},{},[7104],{"nodeType":120,"value":7105,"marks":7106,"data":7107},"Les étudiants étudient aussi les lieux de Médine et son patrimoine afin d’avoir une vision de terrain de la Sîra (mosquée Abû Bakr, mosquée al-Dir’, maison d’Abû Ayyûb, les piliers de la Rawda, Mosquée al-Fath, etc.).",[],{},{"nodeType":5569,"data":7109,"content":7110},{},[7111],{"nodeType":120,"value":7112,"marks":7113,"data":7114},"Support de cours",[],{},{"nodeType":2868,"data":7116,"content":7117},{},[7118,7157,7167],{"nodeType":2857,"data":7119,"content":7120},{},[7121,7128,7134,7143,7150],{"nodeType":131,"data":7122,"content":7123},{},[7124],{"nodeType":120,"value":7125,"marks":7126,"data":7127},"Le livre de référence ",[],{},{"nodeType":131,"data":7129,"content":7130},{},[7131],{"nodeType":120,"value":486,"marks":7132,"data":7133},[],{},{"nodeType":131,"data":7135,"content":7136},{},[7137],{"nodeType":120,"value":7138,"marks":7139,"data":7142},"L’ultime joyau de la prophétie",[7140,7141],{"type":2280},{"type":474},{},{"nodeType":131,"data":7144,"content":7145},{},[7146],{"nodeType":120,"value":486,"marks":7147,"data":7149},[7148],{"type":474},{},{"nodeType":131,"data":7151,"content":7152},{},[7153],{"nodeType":120,"value":7154,"marks":7155,"data":7156},"(le Nectar cacheté) d’al-Mubârakfûrî.",[],{},{"nodeType":2857,"data":7158,"content":7159},{},[7160],{"nodeType":131,"data":7161,"content":7162},{},[7163],{"nodeType":120,"value":7164,"marks":7165,"data":7166},"L’équipe enseignante se base aussi sur des travaux de recherche effectués sur la Sîra à Médine ces dernières années.",[],{},{"nodeType":2857,"data":7168,"content":7169},{},[7170],{"nodeType":131,"data":7171,"content":7172},{},[7173],{"nodeType":120,"value":7174,"marks":7175,"data":7176},"Afin d’assurer le suivi des élèves des QCM sont proposés aux élèves tout le long de l’année scolaire avec un examen en fin d’année.",[],{},{"nodeType":5569,"data":7178,"content":7179},{},[7180],{"nodeType":120,"value":7181,"marks":7182,"data":7183},"Horaires de cours",[],{},{"nodeType":131,"data":7185,"content":7186},{},[7187],{"nodeType":120,"value":7188,"marks":7189,"data":7190},"Jeudi de 19h30 à 21h30 Distanciel\nDimanche de 9h30 à 12h30 Présentiel",[],{},{"nodeType":5569,"data":7192,"content":7193},{},[7194],{"nodeType":120,"value":7195,"marks":7196,"data":7197},"Agenda des cours",[],{},{"nodeType":131,"data":7199,"content":7200},{},[7201,7206],{"nodeType":120,"value":7202,"marks":7203,"data":7205},"Rentrée des cours : ",[7204],{"type":2280},{},{"nodeType":120,"value":7207,"marks":7208,"data":7209},"Jeudi 30 septembre",[],{},{"nodeType":131,"data":7211,"content":7212},{},[7213,7217,7226],{"nodeType":120,"value":7214,"marks":7215,"data":7216},"Pour participer, prendre rendez-vous sur ",[],{},{"nodeType":7218,"data":7219,"content":7221},"hyperlink",{"uri":7220},"https://shatibi.fr/etude-approfondie-de-la-sira-1#",[7222],{"nodeType":120,"value":7223,"marks":7224,"data":7225},"ce lien",[],{},{"nodeType":120,"value":7227,"marks":7228,"data":7229},".",[],{},"Lancement de la SIRA Academy",{"metadata":7232,"sys":7235,"fields":7242},{"tags":7233,"concepts":7234},[],[],{"space":7236,"id":7238,"type":18,"createdAt":7239,"updatedAt":7239,"environment":7240,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":7237},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"1Klm5UCDViC2MXBiNS22c5","2021-05-29T10:04:51.581Z",{"sys":7241},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":7243,"description":7244,"file":7245},"Coupole verte","La coupole verte vue de 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remercier","a-travers-ce-texte-jaimerai-le-remercier",{"data":7271,"content":7272,"nodeType":418},{},[7273,7280,7287,7294,7301,7308,7315,7322,7329],{"data":7274,"content":7275,"nodeType":131},{},[7276],{"data":7277,"marks":7278,"value":7279,"nodeType":120},{},[],"Nous sommes cinq. Je suis la dernière à monter dans la voiture. Nous faisons un arrêt au centre commercial Auchan. Les filles bavardent. Je suis très silencieuse. Je n'ai jamais vraiment aimé parler en voiture. Quand nous prenons la route, mes yeux se posent sur un livre. Je demande à qui est ce livre ? Une fille que nous nommerons B. lève la main et me dit \"si tu veux tu peux le lire\". Je prends le livre dans mes mains et le titre apparaît ainsi que son auteur \"La Sira du Prophète Muhammad pour les jeunes par Sofiane Meziani.\" Cette fois-ci, rien ne me bloquait, je sentais que mon cœur était prêt à rencontrer le dernier des Prophètes. Je me mis à lire sans jamais m'arrêter. Pendant toute l’heure du trajet, je n'ai jamais cessé de lire. Je me nourrissais du livre, je sentais mon cœur battre réellement pour la première fois envers un être humain. Un être que je rencontrais à travers ce livre. La première fois que j'ai lu la vie du Prophète Muhammad (Saws), j'ai lu le livre avec passion. Je ne me suis pas attardée sur les leçons qu'Il (saws) pouvait m'enseignées. Je tournais chaque page et à chaque fois, j'étais étonnée par sa magnifique personnalité. J'ai pleuré en silence.... mais j'ai pleuré. Il était si miséricordieux, si généreux, si empathique, si bienveillant, si indulgent, si patient... toutes ces qualités en une personne. Oui ! il était bien le dernier des Prophètes, oui c'était lui la dernière pierre à l'édifice. C'était lui qui s'était battu avec persévérance pour qu'aujourd'hui, moi, Claudia, je puisse dire fièrement “je suis musulmane !”. Allah avait choisi le plus grandiose des êtres humains pour la plus grandiose des missions. ",{"data":7281,"content":7282,"nodeType":131},{},[7283],{"data":7284,"marks":7285,"value":7286,"nodeType":120},{},[],"Jamais ce jour-là, je n'ai cessé de lire et ce, même quand nous sommes arrivées à la plage. Même B. remarqua mon engouement pour le livre. \"On ne t'entend pas\" m’avait t-elle dit. \"Oui, j'aimerai garder ce livre si ça ne t'embête pas, j'aimerai le relire ce soir chez moi\" lui avais-je demandé. Elle me répondit alors que je pouvais le garder.. ",{"data":7288,"content":7289,"nodeType":131},{},[7290],{"data":7291,"marks":7292,"value":7293,"nodeType":120},{},[],"Finalement, nous sommes rentrées plus tard que prévu et je me suis endormie sur le chemin du retour. ",{"data":7295,"content":7296,"nodeType":131},{},[7297],{"data":7298,"marks":7299,"value":7300,"nodeType":120},{},[],"Arrivée chez moi, je m'étale sur mon lit. Je me mets à méditer sur cette grande rencontre qui, je suis sûre, allait changer ma vie. Oui, c'est évident tout serait bien mieux car à partir de ce jour il y aura quelqu’un dans ma vie qui ne pourrait jamais me décevoir. Je ferme les yeux sur ses mots et je me réveille une heure plus tard. Une fois réveillée, j'envoie un texto à B. \"Mais pourquoi ne pas m'avoir parlé du Prophète (Saws) avec plus d'insistance? Toi qui sait que je lisais la biographie des Prophètes ?\" Elle me répond du tac au tac \"Tu devais le rencontrer toi-même.” ; \"Mais il est extraordinaire, comment c'est possible qu'il soit aussi patient, aussi gentil ?\" Elle me répondit :\" Et oui... c'est notre SuperStar !\" ",{"data":7302,"content":7303,"nodeType":131},{},[7304],{"data":7305,"marks":7306,"value":7307,"nodeType":120},{},[],"Moi qui avais \"perdu\" mes parents, qui n'était réellement proche de personne, j'avais trouvé la SuperStar de ma vie. Tout ce que j'avais enduré pendant mon enfance, prenait un sens. Allah m’avait préparée à accepter complètement cet amour. Cet amour qui prenait autant de place ne pouvait être destiné qu'à une seule personne : Le Prophète Muhammad (Saws).",{"data":7309,"content":7310,"nodeType":131},{},[7311],{"data":7312,"marks":7313,"value":7314,"nodeType":120},{},[],"Depuis, je vis chaque jour à ses côtés, même si il n'est pas là physiquement. Il m'apporte chaque jour son aide à travers sa vie, ses épreuves, sa personnalité, son comportement, ses erreurs... Et par-dessus tout il m'apporte une communauté. J'ai la sensation d'appartenir à une gigantesque famille. Moi qui n'en a jamais vraiment eu : j'appartiens désormais à la plus belle des familles, celle du Prophète de l'Islam (Saws). ",{"data":7316,"content":7317,"nodeType":131},{},[7318],{"data":7319,"marks":7320,"value":7321,"nodeType":120},{},[],"Donc à travers ce texte, j'aimerai le remercier : merci très cher bien aimé, car je ne ressens plus la douleur d'être orpheline depuis que je sais que toi tu as perdu ton père avant ta naissance. ",{"data":7323,"content":7324,"nodeType":131},{},[7325],{"data":7326,"marks":7327,"value":7328,"nodeType":120},{},[],"Merci car j'observe d'un autre angle ce qui me semble être pour moi un mal, depuis que je sais que tu as été une source de bénédiction pour ta nourrice Hâlima. Elle qui pensait accueillir un orphelin, en réalité se retrouvait face au futur Messager d'Allah. Tu as été pour elle une source de bienfaits. ",{"data":7330,"content":7331,"nodeType":131},{},[7332],{"data":7333,"marks":7334,"value":7335,"nodeType":120},{},[],"Quand mon cœur s'obscurcit, je me souviens qu'à l'âge de deux ans, des anges te couchèrent au sol et te fendirent la poitrine pour purifier ton cœur. Comme tu étais pur, j'essaye de revenir à Allah pour que mon cœur soit aussi doux que possible. ","Co-gagnante du concours Mawlid 2020 - Claudia Christmann",{"metadata":7338,"sys":7341,"fields":7348},{"tags":7339,"concepts":7340},[],[],{"space":7342,"id":7344,"type":18,"createdAt":7345,"updatedAt":7345,"environment":7346,"publishedVersion":2578,"revision":25,"locale":26},{"sys":7343},{"type":14,"linkType":15,"id":16},"3fmjwgJ17pyKOnZiBeJjIx","2021-05-29T22:08:25.898Z",{"sys":7347},{"id":22,"type":14,"linkType":23},{"title":7349,"file":7350},"fille musulmane face à la 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","lumiere-des-coeurs",{"nodeType":418,"data":7376,"content":7377},{},[7378,7385,7392,7399,7406,7413,7420,7427,7434,7441,7448,7455,7459,7466,7473,7480,7487,7490,7497,7504,7507,7514,7517,7524,7531,7538,7545,7548,7555,7562,7569,7576,7583,7590,7593,7600,7607,7613],{"nodeType":131,"content":7379,"data":7384},[7380],{"nodeType":120,"value":7381,"marks":7382,"data":7383},"Ô celui qui a éclairé le monde par sa bonté",[],{},{},{"nodeType":131,"content":7386,"data":7391},[7387],{"nodeType":120,"value":7388,"marks":7389,"data":7390},"Sa piété sa gentillesse et ces innombrables qualités",[],{},{},{"nodeType":131,"content":7393,"data":7398},[7394],{"nodeType":120,"value":7395,"marks":7396,"data":7397},"Il fut miséricorde pour l’humanité",[],{},{},{"nodeType":131,"content":7400,"data":7405},[7401],{"nodeType":120,"value":7402,"marks":7403,"data":7404},"Auprès des hommes le bien 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